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 [FB] Ce qui ne te tue pas te rend plus fort | feat Galaad

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MessageSujet: [FB] Ce qui ne te tue pas te rend plus fort | feat Galaad   Mar 9 Mai - 11:30



Ce qui ne te tue pas te rend plus fort
feat Galaad



Errance. Fragments. C'est ce qu'il est depuis cette rencontre : les fragments brisés d'une âme errante. La pâle copie de l'homme qu'il a été, l'original étant déjà terne. Il a essayé, Dyfnig. Il a essayé de tenir les apparences, de faire comme s'il ne s'était rien passé, mais c'est un mensonge dont il est incapable de se persuader. Cain l'a trop abîmé pour ça. Trop brisé. Trop de tout. De ces images imprégnées sur sa rétine, de la douleur qui persiste. De son esprit que l'on brise tout autant que son corps. Dyfnig, c'est un fantôme depuis.

Ce sont surtout ses proches qui prennent la mesure de ce changement muet en lui, ce changement qu'il nie. Honte et déchéance qu'il ne souhaite avouer à personne. Depuis longtemps, il sait qu’il est le mouton noir de ses frères et sœurs même s’il est aujourd’hui rentré dans le rang. Il reste – et il sera sûrement toujours – le maillon faible malgré tous ses efforts pour briller. Alors qu’adviendrait-il si tout ceci se savait ? Si ces tragiques jours parvenaient aux oreilles de ses proches ? Lui, le sorcier certes moyen mais d’expérience, anéanti par un jeune freluquet, un blanc-bec se riant de lui ? Il ne veut pas vivre cela, la pitié ou la déception qui en découlerait. Non, il ne veut pas car il sait que cela le tuera, achèvera le travail de Cain. Alors il se tait et affronte en silence cette nouvelle épreuve qui s’impose à lui – la dernière, qui sait ?

« Veux-tu bien faire au moins l’effort de paraître maître de toi avant que ton frère arrive ? Tu donnes l’impression de ne pas être chez toi. » Il sursaute. La femme. Sa femme. Il ne l’a pas entendu arriver, perdu dans ses pensées et dans le hall, comme s’il errait dans la maison sans savoir où aller. Mais aussitôt elle disparaît, telle la projection de sa conscience passant juste pour lui rappeler que la réalité l’attend. Manipulation de sa part autant que banalité, Galaad et sa famille ont été invités chez eux pour le dîner. Une œuvre de sa femme, bien sûr. Le ton sec a le mérite de le lui rappeler brusquement alors que la panique l’étouffe. Maintenant il angoisse à chaque fois à l’idée de passer du temps avec les personnes proches de lui, par peur qu’on ne lui pose cette question qu’il a appris à craindre : « Tu vas bien ? » car non, il ne va pas bien. Non, rien ne tourne rond dans sa tête depuis qu’on a brisé ce qu’il y avait à l’intérieur comme à l’extérieur. Et oui, il a peur. Peur que le mensonge « Oui » ne fonctionne plus, qu’il soit percé à jour. Peur qu’on ne le prenne de haut ou en pitié si la vérité éclate. Et il est fatigué Dyfnig, oui. Il est fatigué de tout cela, autant qu’il a mal, autant qu’il a peur. Un jour, il faudra que tout ceci cesse car il en meurt à petit feu.

Un carillon léger se fait entendre, annonçant la venue de leurs hôtes. Son frère, sa femme et leurs enfants. Trop de monde, trop de bruits stressants pour lui et cela se lit dans ses yeux. Mais il se ressaisit, il essaie. Il ne veut pas paraître décevant aux yeux de Galaad, même si l’effort que lui demande de maintenir les apparences est immense et éprouvant. Il aurait préféré ne pas être celui les accueillant, mais il est trop tard pour se dérober. « Bonsoir à vous. » La voix ne vacille pas, mais on ne peut pas en dire autant des yeux.



Dernière édition par Dyfnig U. Slughorn le Dim 9 Juil - 11:58, édité 3 fois
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Galaad Slughorn
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Âge :  48 ans, le demi siècle s'approche et avec lui toutes ses promesses.
Sang :  Pur, depuis toujours et pour toujours - âme souillée de tout les pêchés, le poids du monde sur les épaules.
Allégeance :  Grindelwald, jusqu'à la mort de celui-ci. Il ne pense à présent plus qu'à lui-même, prêt à tout pour s'hisser sur le trône vacant. Les Zdravko sont pour cela essentiel, sa loyauté prétendument donnée à Aleksei.
Profession :  Directeur du département d'unification des nations, une fonction de la plus haute importance pour l'homme qui manie le bulgare aussi bien que l'anglais. Dévoué depuis 1948 à la cause de celui en qui il croit (bras droit chez les Spasenis).
Ancienne école :  Il est né dans la mauvaise génération, Galaad. Il est né avec ceux condamnés aux murs du château anglais, ayant toujours regretté quelque part ne pas avoir fait ses classes dans le froid de Durmstrang. C'est donc sous l'étendard des verts et argents qu'il a effectué sa scolarité - loup parmi les agneaux s'il en est.

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MessageSujet: Re: [FB] Ce qui ne te tue pas te rend plus fort | feat Galaad   Sam 13 Mai - 15:07




Ce qui ne te tue pas te rend plus fort


GALAAD & DYFNIG

FIN MARS 1950

Galaad nouait mécaniquement le noeud de sa cravate, lissant l’épais tissu d’un costume lie de vin du revers de la main. Un sourire fantomatique au coin des lèvres alors que ses yeux glissent une énième fois sur l’enveloppe encore ouverte sur le bureau de chêne. Le patriarche avait toujours apprécié son frère cadet, trouvant dans la compagnie du plus jeune quelque chose qu’il ne retrouvait pas chez ses autres frères. Une fragilité à protéger, peut être. Une fissure à réparer. Des souvenirs à chérir, très certainement. D’aussi loin qu’il puisse s’en souvenir, Dyfnig avait toujours été le frère dont il s’est le plus occupé. Celui qu’il a souvent, probablement trop souvent, protégé. Celui qu’il a toujours défendu malgré ses errances et ses faiblesses.

Si toute la famille était invitée à la réception, c’est uniquement accompagné de ses trois enfants aînés que Galaad prévoyait de s’y rendre ce soir. Gaenor était à Durmstrang et Laverna était - elle - condamnée à garder le lit depuis des mois. Sa femme réduite à une ombre, silhouette fantomatique quittant rarement les murs de sa chambre. Pas une once d’amour pour venir la sauver, pas le moindre mot pour venir minimiser ses tourments. Jolie Laverna abandonnée à la maladie rongeant son corps et son âme. Pas d’amour entre les époux d’hier, pas même de considération entre les étrangers d’aujourd’hui.

Transplanant dans un bruit sec jusque sur le perron du manoir de son frère, lèvres serrées dans un sourire poli. La carillon résonne lointain alors qu’ils attendent devant la porte, le frère droit dans ses bottes - le maintien comme s’il s’agissait là d’un rendez-vous d’affaires. Il avait oublié comment se détendre, Galaad. Ne retrouvant un peu de naturel qu’au creux des bras d’une liaison de moins en moins discrète - les murmures, bas et effrayés, se frayant parfois dans les couloirs du Ministère. Le bras droit et une toute jeune milicienne, amants indiscrets. « Bonsoir à vous. » la voix de son frère le sort de ses pensées, les lippes du Slughorn s’étirant dans un sourire où vivait encore les restes d’une humanité laissée au creux de leur enfance. Il le connait par coeur, Dyfnig. Il le connait par coeur pour l’avoir trop souvent défendu, pour l’avoir trop souvent poussé. Sûrement Galaad a t’il été trop dur avec lui. Probablement l’a t’il abimé, à sa façon. Toujours est-il que les yeux du frère n’ont plus de secret pour lui et si rien ne transparait dans son ton, ses orbes fuyantes suffisent à lui mettre la puce à l’oreille. Saluant sa femme et échangeant avec elle quelques politesses de circonstance, il ne tarde cependant pas à se diriger vers son frère, déposant une main malgré elle autoritaire sur son épaule. Il se comporte à la vie comme au Ministère, Galaad, les traits constamment étouffés derrière une chape de sérieux.

Les enfants et l’épouse de Dyfnig se dirigent vers la salle de réception, Galaad retenant ce dernier dans le hall quelques minutes de plus. Le silence est retombé entre les dalles de marbre et des bribes de conversation leur parviennent du lointain. La paume du Slughorn retombe le long de son corps et l’aîné ne peut s’empêcher de scruter son cadet. Il y a des démons perdus au creux de ses joues et trop de cauchemars noyés au fond de ses yeux. S’appuyant contre le mur dans un geste à la nonchalance toute factice - « Comment vas tu Dyfnig ? » parce qu’il sait qu’il ne pourra pas lui mentir, parce qu’il a déjà été trahi par ses orbes vacillantes. Mais si le patriarche sent que quelque chose se trame au fond du coeur de son frère, il n’a cependant pas idée de l’ampleur de la tempête à venir. De la colère. De la rancoeur. De la douleur. De la vengeance aussi, aussi amère et aigre soit-elle au palais.

Il ne sait pas encore, Galaad, que son monde s’apprête à trembler.


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MessageSujet: Re: [FB] Ce qui ne te tue pas te rend plus fort | feat Galaad   Dim 21 Mai - 15:37




Ce qui ne te tue pas te rend plus fort
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Dyfnig esquisse une forme de sourire, ou quelque chose d’approchant. La crainte du faux pas est bien présente, mais il est heureux malgré tout de voir son frère et sa fratrie. Mais la main pèse sur son épaule comme le poids de son fardeau secret, stoppant le temps l’espace d’un instant. L’angoisse lui tord l’estomac et il ne rêve plus que de pouvoir disparaître, là, tout de suite. De ne plus être le centre d’attention de Galaad en cet instant. Sous son air paisible et rêveur, c’est une tempête silencieuse qui se déchaîne contre les parois de son crâne, qui rugit la peur et le traumatisme lancinant. Une vilaine et sale blessure de l’âme qui refuse de cicatriser. Qui d’autre que Galaad pour s’en soucier, qui d’autre que lui pour lire l’inhabituel là où tous le monde au Ministère ne voit que l’introversion qui s’est amplifiée ? Et pourtant, il est le dernier contre lequel il a envie de se retrouver pour entendre cette question à laquelle il ne saurait mentir convenablement face à Galaad. « Bien. Et toi ? » Un souffle fantomatique, une réponse loin d’être convenable et il en a bien conscience. Ses prunelles évitent avec obstination le regard de Galaad dans lequel il sait qu’il ne lira aucune lueur convaincue de ses paroles.

« Je suis content que tu sois là ce soir. Cela fait longtemps qu’on ne s’est pas réuni tous ensemble. » Banalités inhabituelles dans sa bouche lorsqu’ils ne sont qu’entre eux, mots pour meubler le silence et rompre le malaise de la situation. Il sait qu’il ne tiendra pas, qu’il est incapable de tenir tête ou feindre devant lui. Et cela ne manque pas lorsque ses yeux croisent finalement ceux de l’aîné, où il voit alors sa volonté d’entretenir les apparences se briser pour de bon, fragile comme du verre. Il ouvre la bouche pour s’exprimer, mais les mots se coincent dans sa gorge, les lèvres se referment sur le vide. Il ne peut plus continuer ainsi, mais il ne trouve pas les mots, n’a jamais cherché à en mettre sur ce qu’il a vécu. « Excuse-moi, je… Peut-être qu’il serait plus judicieux d’en parler après le dîner. Et les enfants ne doivent pas savoir. Je ne veux pas qu'ils sachent. » La voix douce souffle ces mots presque en une supplique. S’il parle maintenant, il va perdre le peu de contenance qu’il lui reste. Il va se briser une seconde fois, pour peu qu’il reste encore quelque chose d’intact en lui qui ait été épargné par la tempête.

Ses yeux glissent n’importe où sauf de nouveau sur son frère, comme s’il craignait de voir surgir le diable en personne à l’idée de tout lui raconter. Ses mains viennent se joindre dans son dos, ne sachant quoi faire de celles-ci et de crainte qu’elles ne trahissent encore un peu plus sa nervosité. Galaad qui l’a toujours soutenu. Son frère qui a été toujours été là pour lui. Même après tout ceci, il ignore ce que l’aîné en dira ou pensera une fois qu’il sera passé aux aveux. Et c’est peut-être bien là ce qui lui fait le plus peur : car s’il venait à ne pas comprendre ou à rejeter la faute des événements sur lui, cela le briserait pour de bon.


Dernière édition par Dyfnig U. Slughorn le Dim 9 Juil - 11:59, édité 1 fois
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Galaad Slughorn
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Profession :  Directeur du département d'unification des nations, une fonction de la plus haute importance pour l'homme qui manie le bulgare aussi bien que l'anglais. Dévoué depuis 1948 à la cause de celui en qui il croit (bras droit chez les Spasenis).
Ancienne école :  Il est né dans la mauvaise génération, Galaad. Il est né avec ceux condamnés aux murs du château anglais, ayant toujours regretté quelque part ne pas avoir fait ses classes dans le froid de Durmstrang. C'est donc sous l'étendard des verts et argents qu'il a effectué sa scolarité - loup parmi les agneaux s'il en est.

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MessageSujet: Re: [FB] Ce qui ne te tue pas te rend plus fort | feat Galaad   Jeu 1 Juin - 22:36




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GALAAD & DYFNIG

FIN MARS 1950

Probablement le langage corporel des deux frères a t’il déjà livré tout ses secrets, se connaissant l’un l’autre comme l’on connait les vers d’un vieux poème. Oh, ils avaient encore leurs secrets. Leurs non-dits. Il y a des sujets qu’il vaut mieux laisser au fond des placards, des dissimulés qu’il vaut mieux ignorer. Toutes les familles n’avaient-elles pas après tout leurs cadavres et leurs squelettes cachés loin des regards dérobés. Des mots qu’on évite de prononcer, des noms qu’on évite de mentionner. « Bien. Et toi ? » l’inhabituel se confirme et le souffle mensonger est trop ténu que pour être tout à fait sincère. Ses yeux fuient les siens, Dyfnig s’obstinant à faire en sorte que jamais leurs regards ne se croisent. « Très bien. » assène t’il, distrait à présent. Les enfants et Amelia se sont déjà glissés vers la grande salle à manger, les deux frères maintenant seuls dans le silence pesant du hall. « Je suis content que tu sois là ce soir. Cela fait longtemps qu’on ne s’est pas réuni tous ensemble. » l’aîné penche légèrement la tête, esquissant un fin sourire. Il a raison, malgré la banalité de l’énoncé. Les réceptions familiales sont devenues plus rares - Galaad déplaçant pour le moment ses pions depuis le haut du Ministère. Tour d’ivoire des puissants. La maladie de Laverna et le début de son affaire avec Vidja n’avaient fait que remplir un peu plus son emploi du temps déjà bien chargé au départ. « C’est vrai… Je suis content d’être là. » si le ton est plat, le fond n’en reste pas pour le moins sincère. Toujours.

Le malaise de Dyfnig presque palpable dans l’air les entourant alors que Galaad continue de chercher ses yeux - bien conscient qu’il y trouverait une partie des réponses. Ses billes brisées incapables de cacher leurs trop nombreux secrets. Les mots se sont échangés sans grande conviction, suivis d’un silence plus lourd encore qu’auparavant. Tension électrique des mots qui grondent et des syllabes qui se cherchent. Enfin, le bras droit happe ses yeux. Pupilles d’or et de fer cherchant instantanément à découvrir la vérité, Galaad ne ménageant pas son cadet. S’il l’avait toujours protégé, s’il avait toujours couvert ses errances - il ne l’avait pour autant jamais couvé. Et si Dyfnig avait toujours eu les faveurs de son frère, ce dernier ne s’était jamais montré moins dur envers lui. Plus patient, certainement. Plus tolérant, aussi. Mais jamais indulgent. Rien n’était jamais doux avec Galaad, de toute façon.

Il ne se ravise pas alors qu’il voit son frère chercher ses mots, soutenant son regard jusqu’au bout.  « Excuse-moi, je… Peut-être qu’il serait plus judicieux d’en parler après le dîner. Et les enfants ne doivent pas savoir. Je ne veux pas qu'ils sachent. » il hésite quelques secondes, Galaad. Sensible à ses suppliques, il finit par hocher doucement la tête. S’il ne se doute pas le moins du monde de la nature des aveux de Dyfnig, il se force pour autant à se composer un sourire encourageant. Son visage réagissant avec un naturel déconcertant au masque qu’il se force à porter, l’homme aux milles faces se métamorphosant jour après jour. « Dans ce cas nous en parlerons après le dîner. » il acquiesce alors que ses mots sonnent malgré eux comme une promesse. Il n’oubliera pas, Galaad et le temps de Dyfnig est maintenant compté avant de passer aux confessions. « Ne les faisons pas attendre plus longtemps que nécessaire. » glisse t’il avec une pointe d’impertinence, se dirigeant vers la porte du salon d’un pas décidé.
+++

Le repas se termine tout comme il a commencé, sur un éclat de rire factice. Les compliments s’échangent avec des sourires de façade et la dernière gorgée de vin est avalée avec éloge. Les minutes passent autour d’une tasse de café jusqu’à ce que la pendule ne sonne dix heures, Galaad reculant doucement la lourde chaise de bois et prétextant devoir à présent s’entretenir avec son frère d’affaires familiales. Le moment était venu. Croisant le regard de Dyfnig d’une orbe délibérément neutre devant le reste de la famille, l’aîné se dirige vers le bureau de son hôte, refermant la porte derrière eux. De nouveau en tête à tête, le silence retombe comme une chape oppressante, Galaad s’asseyant dans l’un des fauteuils. Un soupir s’échappe de ses lèvres serrées, le Slughorn ne pouvant cacher une pointe d’inquiétude de percer le masque. Il ne dit rien, préférant laisser à Dyfnig l’occasion de se livrer de lui-même.


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MessageSujet: Re: [FB] Ce qui ne te tue pas te rend plus fort | feat Galaad   Sam 15 Juil - 10:35




Ce qui ne te tue pas te rend plus fort
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Soulagement. Son corps entier se détend au fur et à mesure, alors que l’aîné accepte de lui laisser un répit. Le temps pour lui de mettre de l’ordre dans ses idées, de créer une cohérence dans son discours. De se préparer mentalement, au risque de s’écrouler dans le cas contraire. Durant le dîner, il est plus ou moins absent le Dyfnig, absorbé dans son petit monde imaginaire où il s’est reclus en pensant à ce qu’il va bien pouvoir dire à Galaad. Mais surtout, comment le dire. Comment reconnaître qu’un gamin l’a défait et a fait de lui son jouet. Il participe brièvement aux conversations lorsque ses pensées l’oppressent de trop. Fort heureusement, Amelia a beau être froide et stricte, elle tient à merveille son rôle d’épouse. Elle s’assure de mener le rythme des discussions tout au long du repas lorsque ce n’est pas son frère qui s’en charge, sous revers d’un sourire qui lui semble artificiel. Mais il ne s’en formalise pas, bien au contraire. Intérieurement, il la remercie pour cela.

________________________________


Et les voilà tous les deux seuls à présent, avec un Dyfnig qui reste planté devant la porte fermée alors que Galaad prend ses aises. Cette solitude qu’il a tant redouté face à lui, mais pourtant nécessaire. Ce silence également. Il sait que son frère lui indique par celui-ci de s’ouvrir de lui-même, de trouver l’angle approprié pour lui exposer son lourd secret. Et il a beau avoir retourné le problème dans tous les sens sous sa caboche pendant le dîner, il est encore incertain des mots qui vont bien pouvoir franchir ses lèvres. Il paraît que les premiers sont toujours les plus difficiles lorsqu’on se confie à quelqu’un, que le reste coulera comme un fleuve une fois que son lit aura été tracé par les premiers mots. Alors son regard croise celui de Galaad pour se donner du courage, et il s’approche enfin pour s’asseoir à son tour dans un fauteuil face à son aîné. Les mains se joignent dans un ballet nerveux, les orbes sont fixées au sol, à la recherche des précieux mots pour débuter ses aveux.

Le plus simple n’est-il finalement pas de débuter par le commencement ? Le Slughorn s’éclaircit la voix, celle-ci ne portant pourtant pas plus que nécessaire. Il sait qu’Amelia s’interroge sur son attitude et le fait qu’il se couvre constamment même dans leur intimité, qu’il la tient à l’écart de lui depuis tout ce temps. Il sait qu’elle ne viendra pas le confronter car elle sait tenir la place qu’elle pense être la sienne. Alors dans le doute, il préfère que sa voix ne porte que pour les oreilles de Galaad, plutôt que jusqu’à la porte du bureau. Même s’il n’y a en vérité personne derrière, mais n’est-ce pas plus prudent ainsi ? « Tu te souviens de cette réception ? Celle où j’ai disparu pendant plusieurs jours. Je n’ai pas été tout à fait honnête sur la véritable raison de cette absence. » Le pavé est lancé dans la marre, mais il faut bien un début à cette histoire. Il guette l’attention dans les yeux de son frère, afin de s’assurer que ce à quoi il fait référence lui parle. « Je ne me souviens même plus de ce que j’avais trouvé comme excuse. Quelque chose bien loin de la réalité dans tous les cas. » Un rire bref lui échappe, sans joie. Il a encore fuit le regard de son frère. Il n’a pas aimé mentir ainsi à tout son entourage, ce n’est pas dans sa nature. Mais la honte et la souffrance l’ont emporté sur ses principes. « J’ai rencontré quelqu’un ce soir-là. Un homme qui s’est montré assez curieux de mon savoir sur la magie temporelle. Je ne me suis pas méfié, tu sais comme je peux me perdre à en discuter des heures quand on me lance sur le sujet… » Un autre sourire cette fois-ci, un peu amusé, un peu coupable. Coupable de ne pas s’être d’avantage méfié face à l’inconnu. Face à ce sourire factice que lui a servi Cain afin d’installer un climat de confiance pour l’attirer dans ses filets et l’enfer.  

Finalement il relève silencieusement les yeux vers Galaad, comme pour y laisser voir tous ce qu’il ne parvient pas encore à avouer. « C’était un Mangemort. Il voulait en savoir plus sur les possibilités qu’offre la magie temporelle. Par exemple, si… il est possible de repousser la mort avec. » Son frère le sent-il ? Sent-il le dénouement à cette histoire venir ? Les Mangemorts ne sont pas réputés tendres, mais il préfère s’en tenir à la surface, à ce que Cain voulait de lui plutôt que sur la manière dont il s’y est pris pour le faire parler. Sans réellement s’en rendre compte il a refermé étroitement sa main droite sur son avant-bras, où l’une des nombreuses blessures qu’on lui a infligé serpente aujourd’hui sur sa chair en une insidieuse cicatrice, rappel éternel de son supplice et de son impuissance.

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Galaad Slughorn
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MessageSujet: Re: [FB] Ce qui ne te tue pas te rend plus fort | feat Galaad   Jeu 20 Juil - 17:14




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GALAAD & DYFNIG

FIN MARS 1950

Il y a une certaine appréhension au fond des yeux de Galaad alors qu’il regarde Dyfnig se battre contre un démon invisible, chercher ses mots et fixer le sol. Comme une mauvais pressentiment. Comme si l’aîné sentait l’air s’alourdir et le sol trembler. Le silence est pesant, porteur déjà de trop d’aveux. Immobile, il attend la sentence. Derrière son masque impassible, son esprit s’emballe et la colère commence à ronger ses veines. Rage naissante dirigée sur le monde et non sur son cadet dont les mains se tordent dans une valse de malaise. Il a ses défauts, Galaad. Probablement nombreux et prononcés, sa soif de puissance éteignant la plupart du temps son coeur et ses principes. C’était un homme droit, diaboliquement rigide, et calculateur. Modelé par leur père pour reprendre un jour les rênes de l’empire. Statue d’argile à qui on avait oublié de donner la faculté d’écouter ses sentiments. Mais malgré tout ses travers et tout ses vices, le Slughorn tenait à l’homme assis en face de lui. Il y tenait comme on aime le sang, il y tenait comme on protège la famille. Il y tenait comme on protège un ami. Affection maladroite et la plupart du temps muette, mais pourtant toujours présente à l’arrière des pensées de Galaad.

« Tu te souviens de cette réception ? Celle où j’ai disparu pendant plusieurs jours. Je n’ai pas été tout à fait honnête sur la véritable raison de cette absence. » alarmé, le Slughorn acquiesce doucement du menton, ses yeux maintenant plantés sur le visage de Dyfnig. Son cadet a à présent toute son attention, l’aîné se penchant automatiquement vers lui, une de ses paumes venant lisser le tissu de son veston dans un geste automatique. Il se souvient. Et il se demande où toute cette histoire peut bien mener. « Je ne me souviens même plus de ce que j’avais trouvé comme excuse. Quelque chose bien loin de la réalité dans tous les cas. » ses sourcils se froncent un instant alors que son attention s’aiguise. Son estomac se tord sous son rire, le cerf forçant ses lèvres à esquisser un sourire encourageant. Il sonne presque vrai. Le chef de famille a l’habitude de changer de s’habiller chaque jour d’un masque différent, le patriarche dégainant ses expressions comme on promet des chimères. Cela ne suffira probablement pas à leurrer Dyfnig, lui qui a vu les masques se construire et se défaire. Cela ne suffira sans doute pas à le rassurer, mais - l’estomac tordu d’inquiétude, c’est là tout ce qu’il peut lui offrir pour l’encourager à continuer. Parce qu’il en a trop et pas assez dit à la fois. Assez que pour réveiller le monstre dévorant son coeur, trop peu que pour apaiser les manigances de son esprit.

« J’ai rencontré quelqu’un ce soir-là. Un homme qui s’est montré assez curieux de mon savoir sur la magie temporelle. Je ne me suis pas méfié, tu sais comme je peux me perdre à en discuter des heures quand on me lance sur le sujet… » Galaad semble comme figé, suspendu aux lèvres de Dyfnig. Il a entendu assez de récits, a vu assez d’horreur que pour tracer mentalement les contours de l’histoire. Mais il a besoin de savoir. Il a besoin de savoir chaque détail. « C’était un Mangemort. Il voulait en savoir plus sur les possibilités qu’offre la magie temporelle. Par exemple, si… il est possible de repousser la mort avec. » le dénouement de l’histoire coule comme un filet d’eau claire. Lentement, Galaad se relève. Fait quelques pas, s’arrête face à la fenêtre. Le silence retombe, puissant et pesant. Les mots de Dyfnig tournent inlassablement au fond de la tête du patriarche. Chacune de ses syllabes, analysées, pesées.

L’aîné n’est pas en colère. Pas contre Dyfnig, du moins. Pas contre ce frère qu’il n’a pas réussi à protéger. Un léger soupir s’échappe de ses lèves fines alors qu’il passe une main fatiguée sur ses traits. Pendant quelques secondes, c’est une rare vue d’humanité qui se peint sur son visage. Quelques secondes à vif avant de s’enfermer de nouveau dans le rôle attendu de lui. Il se rassied face à Dyfnig et c’est d’un ton résigné qu’il reprend la parole. « Quel Mangemort ? » un nom. C’est tout ce qu’il faut à Galaad pour exercer son courroux. Car le patriarche est certain d’une chose - et d’une seule: toucher à l’un d’entre eux est le toucher lui. Et même s’il ne sait pas encore tout, même s’il n’a pas encore les détails de ce qui est arrivé à Dyfnig - il peut lire assez de peine et de souffrance au fond de ses yeux que pour s’armer de vengeance. Il teintera Londres du sang du malheureux que pour avoir osé versé une seule goutte du sien. Il ne peut empêcher le nom du groupuscule de résonner avec une rage glaciale dans la pièce feutrée.

« Tu as bien fait de m’en parler. » ajoute t’il dans un souffle, cherchant ses yeux pour s’y accrocher. Maigre consolation. « Je ne peux pas t’obliger à m’en dire plus - » une pause « - mais plus j’en sais, plus je serai à même de t’aider. » Plus nous serons à même de nous venger, aurait-il pu ajouter. Galaad pose les mains sur le bois du bureau, laissant quelques minutes à Dyfnig que pour réfléchir à ses options. « Tu n'as pas à me raconter tout ce qu'il s'est passé si tu ne te sens pas prêt. » Porte de secours offerte aux peines de son frère. « Mais je veux t'aider, Dyfnig. » et pour ça, j'ai besoin de savoir. Il n'a pas besoin de le dire, c'est sous-entendu derrière chacun de ses mots, aussi doucereux soient-ils. Il ne veut pas le forcer, Galaad, mais il a besoin de ses aveux que pour échafauder ses plans. Alors, le patriarche tente de l'y amener autrement. Peut être Dyfnig ne s'ouvrira t'il pas entièrement ce soir. Mais Galaad sait, au fond, qu'il finira par avoir le fin mot de l'histoire. Il le faut. Il peut l'aider à se venger. Il peut l'aider à se relever. Il peut l'aider à se reconstruire. Mais Galaad ne peut pas battre pour lui ses démons, et alors qu'il rive ses orbes aux siennes - il ne peut qu'espérer que Dyfnig continuera de se confier à lui.


You'll never know what hit you, won't see me closing in. i'm gonna make you suffer. this hell you put me in, i'm underneath your skin. the devil within. you'll never know what hit you.


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[FB] Ce qui ne te tue pas te rend plus fort | feat Galaad
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