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 thistle and blood ı

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MessageSujet: thistle and blood ı   Ven 8 Juil - 13:05

Zornitsa Luviana Levski
petite citation



A little taste of magic on your lips
▲ Nom : Susurré à l'oreille des sangs-purs, ce nom montre une puissance depuis longtemps acquise. Une puissance qui aurait pu ne jamais voir le jour dans cette famille. Mais ils y sont arrivés, avec de la persévérance et du temps. Levski, un nom noble, que l'on entend pourtant pas dans toutes les bouches. Ils s'arrangent tous pour travailler derrière le rideau, derrière les autres. Être en coulisse, une tradition familiale depuis bien longtemps acquise. Personne ne connaît les secrets de la famille, qui les garde bien précieusement, à l'abri de tous. On ne peut faire confiance à personne en ce bas monde. Surtout pas aux autres.
▲ Prénom : Une douce mélodie sur la langue. C'est là tout ce que sa mère demandait quand le patriarche a choisi le prénom. Tous deux sont venus à la conclusion que Zornitsa était suffisamment poétique, et suffisamment emprunt de cette touche familiale, de cette beauté qui était si chère au cœur de la matriarche. En second prénom, comme une autre tradition familiale, Luviana fut donné au nouveau-né. Celui-ci n'était pas choisit au hasard, il s'agissait du prénom de la grand-mère maternelle du patriarche. Une longue tradition qui perdure depuis des lustres.
▲ Date et lieu de naissance : Une nuit froide, un éclair dans le ciel, le tonnerre approchant. Et une future mère hurlant, le pouls haletant, prête à mettre au monde une petite fille aux cheveux sombres comme le crépuscule. La première fille de la génération poussa son premier cri un deux novembre, une date maudite, mais une bénédiction pour ses parents. La demeure de la famille ne fut jamais si heureuse de voir naître un enfant en un jour si sinistre. Et depuis ils chérissent tous ce jour gratifiant de la rpésence d'une fille héritière d'une famille d'or et de chardons.
▲Nature du sang : Rouge comme une rose fraîchement coupée dans un jardin d'un vert étincelant. Mais plus qu'une simple couleur, une pureté à l'évidence venue de la chance et du destin. La famille se montre très possessive de son sang pur et de cette pureté qu'ils ont toujours voulu protéger à tout prix, qu'importe les sacrifices à accomplir, qu'importe le temps qu'il faut pour purifier encore plus les branches de ce lignage bulgare d'exception. La pureté est un bienfait de cette société, et quiconque dont le sang n'est pas aussi pur que celui de chaque membre de cette famille se verrait bien mal avisé de tenter un rapprochement quelconque.
▲Profession : Dans ce cercle, dans ce clan bulgare, on ne choisit pas son métier par pur hasard. Une intention, qu'elle soit bonne ou mauvaise, se cache toujours derrière chaque profession. Ainsi, lorsqu'il fut temps de choisir un métier, elle n'eut pas un choix extraordinaire, mais elle eut tout de même un choix à faire. Plusieurs possibilités s'offrent toujours à ces membres quand vient l'âge de choisir un métier. Elle a choisi l'écriture, et le journalisme. Mais la ruse et la patience sont de mise. Et derrière ce métier moyennement acceptable se cache une entourloupe, un double jeu. Si journaliste mode le jour, elle est également et surtout à la tête de l'Entreprise, un réseau de tueurs à gages, entraînés pour se débarrasser de quiconque se trouvera sur la Liste.
▲Statut matrimonial : Lier sa vie à une autre personne n'est pas une simple question d'amour. Il s'agit d'un sacrifice. Un sacrifice qu'elle n'est pas encore prête à faire. Elle ne cherche pas à dépendre de quelqu'un. Elle pourrait bien évidemment. Et la tête de la famille l'en encourage. Mais ce serait probablement trop de secrets, trop de complications. Alors pour le moment, elle reste célibataire. Même si elle sait qu'ultimement, elle devra se marier, pas pour forcément fonder une famille cependant. Qu'importe, pour le moment elle reste seule, jusqu'à ce que son père ou son oncle ne la force à un mariage arrangé, auquel cas, elle devra céder.
▲Ancienne maison (ou école pour les bulgares) :L'apprentissage de la magie, un art complexe et si fascinant. Toute la famille a toujours fait ses école à Durmstrang, en plus du tutorat dispensé par les deux patriarches. Elle n'a pas échappé à cette tradition, mêlant garçons et filles, dans un entraînement physique et mental d'une extrême rigueur, les poussant à être plus forts, plus rapides et plus rusés que la plupart de leurs camarades. Une tradition qui paie de jours en jours. Et plus les années passent, plus les membres de la famille apprennent de techniques pour améliorer leur entraînement.
▲Patronus : Elle n'aime pas beaucoup les détraqueurs. Bien qu'elle n'en ait pas peur, et qu'elle n'en ai vu qu'un seul dans sa vie. Et la seule et unique fois où elle a eu à maîtriser ce sortilège, qu'elle connaît depuis bien longtemps, grâce à ce tutorat intensif, le patronus qui jaillit de sa baguette fut un étalon, majestueux et fort, une belle métaphore pour sa propre personne semble t-il.
▲Baguette Magique : L'unique outil de sa magie, l'unique outil qu'elle utilise de jours en jours, d'années en années. Une baguette si rigide et si longue qu'elle ne rentrerait pas dans une poche. Elle mesure vingt-neuf centimètres, a été fabriqué avec un bois de hêtre, particulièrement fort selon les dires de la communauté magique, et possède en son cœur un crin de licorne, ce qui rend la baguette particulièrement capricieuse. Mais elle a réussi à la dompter, à en devenir l'unique maîtresse.
▲Amortentia : Une potion si facile à maîtriser, si facile à reconnaître. Pendant ses heures de potions, l'amortentia prenait déjà l'odeur d'un bout de bois et d'une bougie en train de brûler. Peut-être était-ce là un signe de son penchant pour un monde débarrassé de toute vermine, de tous ces gens qu'elle rêverait de voir morts, et qui, pour la plupart, finissent dans une caisse en bois, s'ils survivent.
▲Epouvantard : L'épouvantard, la peur du peureux. Mais elle connaît bien son épouvantard. Souvent, les domestiques de la famille n'arrivent pas à se débarrasser des épouvantards alors elle s'en charge, sans oublier de punir le serviteur après coup. Une tâche si simple, mais si compliquée pour ces moins que rien. Son épouvantard, surgissant de nul part, dans ces pièces froides et sans saveurs, représente toujours une cage. La mort ne lui fait pas peur. Être enfermée jusqu'à la fin de ses jours, voilà une vraie peur.

Je jure solennellement de faire usage du sortilège
Incarcerem
pour servir ma cause

"Parlez-nous un peu de vous. Si vous deviez vous décrire en quelques mots que diriez-vous ?"

Elle se glisse, consciemment, derrière ces idiots, et elle trancherait presque leur gorges à l'aide d'un couteau, d'une lame aiguisée, ou même d'un sortilège de la mort. Mais elle ne le fait pas. Puisque se faire aider, même de ceux qu'elle exècre, est là toute la beauté de cette vie. Laisser les autres faire le travail dont on ne veut pas, ne pas se salir les mains de ce sang souillé et souillant. Puis se débarrasser des preuves à l'aide d'autres raclures, d'autres ordures bonnes à ne faire que ce qu'on leur demande. C'est une vie de rêve qu'elle tient dans les mains, ne pas se salir, et toujours sourire pour montrer une image de petite héritière bien dans sa peau et admirable à la face du monde. Voilà qu'elle va et vient, entre les pays, entre les familles, entre les meurtres et les assassins. Voilà qu'elle se décide enfin à bouger, puis elle se rétracte, pour éviter que quelqu'un ne la soupçonne de quoi que ce soit. Une ruse emprunte d'un grain d'amertume tout de même. L'amertume qu'on n'envie à personne. L'amertume qu'on se délecte de ne pas ressentir, quand, à l'aube, on ne se réveille pas en se demande si notre vie aurait été beaucoup moins intéressante si on avait agi nous même. Elle se pose des tas de questions, sans pour autant y répondre, malgré une intelligence qui lui a été transmise de part les nombreux savoirs qu'on lui a autorisé à enrichir à l'école et en dehors. Elle se délecte de ce malheur qui envahi le monde, et de ce bonheur qui peu à peu envahit son cœur. Le malheur des autres fait son entière satisfaction. Cette vie elle l'a choisie, quand elle a décidé de rentrer dans le rang, de suivre sa famille. Pas par peur, mais par ambition. L'ambition d'être meilleure que les autres, l'ambition pour cette famille de toujours tirer les ficelles comme elle l'entend, sans que quelqu'un vienne fouiller dans leurs affaires. La colère qui s'en suivrait serait fatale. Autant la sienne que celle de toute la famille, de cette famille qui est si chère à son cœur, pour qui elle mourrait.Une pointe de nostalgie pour toutes ces années passées à ne vouloir que la liberté, même si la liberté, elle l'a obtenue, le jour où elle a décidé de prendre les rênes de toute cette entreprise de meurtre de masse.

"Grindelwald domine l'Angleterre et la Bulgarie depuis 6 ans en quoi cela-t-il influé sur votre quotidien ?"

La famille était si heureuse quand elle a apprit l'accession – bien qu'ils ne soient pas dupes quant au pourquoi du comment – au pouvoir de Grindelwald. Depuis ce jour béni, où la famille a enfin pu célébrer une victoire qu'ils attendaient depuis bien longtemps, à l'ombre des autres, peu de choses ont changé socialement. Si ce n'est que ce train de vie, cette manière de vivre et de se comporter, s'est améliorée considérablement. Dans le cas de l'aînée de la famille, il ne s'est agit que de pouvoir trouver un travail en Angleterre, et de pouvoir traverser les deux pays en un claquement de doigt. Le reste n'a pas réellement changé. Elle vit toujours très bien, est toujours payée trois fortunes pour un travail pour lequel elle fournit de nombreux efforts. La seule chose qui a probablement changé concerne ces liés, que la famille s'est attribuée, avec soin. L'Entreprise n'a vu le jour qu'il y a quatre ans, et n'est connue de pratiquement personne. Ainsi, l'accession au pouvoir de Grindelwald n'a pas été un véritable soucis. Ceci dit, si le gouvernement venait à apprendre l'existence de cette organisation, l'avenir de la famille s'en verrait peut-être menacé. Mais pour le moment, elle et son frère et leur petit trafic de têtes coupées se portent bien. La famille en elle-même n'a pas réellement changée, et c'est là quelque chose de bénéfique. La même dynamique est toujours mise en place, et bien qu'une attention beaucoup plus particulière de la part d'autres familles montre le bout de son nez, il n'est rien de dramatique. Le cercle familial est toujours très restreint, les domestiques sont toujours triés sur le volet, les amis sont examinés en profondeur pour savoir s'ils ne cherchent pas à nuire, comme la famille a toujours fait, depuis des décennies. La méthode de travail ne change pas, on ne change pas une équipe qui gagne, et on ne partage pas ses secrets avec n'importe qui. Bien sûr les alliances avec deux autres familles changent les choses, mais ce n'est pas une véritable nouveauté, les alliances ayant été crées avant même la naissance de l'aînée. Tout est donc très calme depuis l'accession de Grindelwald, même plus calme qu'avant. La famille s'enrichit et se crée un destin bien à elle.

"Vous voyez un passant dans la rue se faire malmener par deux spaseni, serviteurs de grindelwald, que faites-vous ?"

Dans l'esprit de toute autre personne, l'idée serait probablement d'aider un innocent. Pas pour elle. Non. Elle se refuse à cette évidence. Innocent avant d'avoir été reconnu coupable n'est pas une expression qu'elle emploierait pour parler de quiconque. Dans l'esprit de la famille les seuls innocent, coupables pourtant, sont le cercle familial. Ces gens qu'elle protégerait avec sa vie. Le reste, eh bien, ils sont bien là où ils sont, tant qu'ils y restent. Les Spaseni ne font que leur travail après tout. Et si quelqu'un mérite correction, alors correction doit lui être infligée. C'est aussi simple que cela. Elle n'irait pas se mettre dans le chemin de la justice, aussi cruelle soit-elle. Mais est-ce réellement de la cruauté ? C'est bien là la question. Elle n'y pense pas réellement. En situation réelle, elle ne bougerait pas vraiment pour empêcher quoi que ce soit. Les seules personnes envers qui elle est loyale sont sa famille, et les familles alliées. Le reste ne sont que de vulgaires pantins, des jouets que l'ont peu manier. Elle n'irait pas à leur rencontre pour les aider, elle ne se mettrait pas en travers du chemin d'officiers de l'ordre établi. Parce que ce serait un affront terrible à la place de la famille dans ce cercle admis. Également parce qu'elle n'en retirerait probablement rien. Et plus particulièrement, rien de bon. Sauver des innocents n'est pas une fin en soi. Sauver sa réputation, et sauver l'honneur de sa famille, voilà un vrai défi, qui, chaque jour, demande de la concentration et une force de caractère colossale. S'interposer pour des inconnus, pour des coupables, voilà une idée saugrenue. On ne s'oppose pas à la loi. On ne s'oppose pas à l'établissement roi. Ce n'est pas une manière de fonctionner. Que peut-on savoir de ce que cet inconnu a fait de répréhensible ? Et si, par pur malheur il se faisait malmener pour avoir dérangé l'ordre public ? S'opposer à Grindelwald et sa loi reviendrait à signer un arrêt de mort avec son propre sang, ce qu'elle ne souhaite absolument pas, à personne, et surtout pas à elle-même ou quelqu'un de sa famille. La famille d'abord, le reste du monde peut bien s'occuper de lui-même.

« Vous voila devant le miroir du Riséd, que pensez-vous y voir ? »

Le bonheur, l'ultime bonheur, est-ce réellement une fin en soit ? Elle ne pense pas réellement. Et ses désirs les plus chers se réalisent tours à tours, comme s'ils attendaient, les uns après les autres, patiemment leur tour. Un objet aussi puissant et aussi vain que le miroir du Risèd serait d'une inutilité immense pour la famille. Puisqu'ils ne veulent pas les choses, ils obtiennent les choses. Parfois de manière peu reluisante, de toute évidence, mais en général, ils arrivent à leur fin, pour que de leur côté, leurs idéaux soit atteints. Quelques secondes devant un miroir qui montre notre souhait le plus cher ne serait pas d'une grande utilité pour elle. Elle n'y verrait probablement qu'une race de créatures; de moins que rien, étendus au sol, une flaque de sang les englobant. Voilà ce qu'elle souhaiterait le plus au monde. Se débarrasser de toutes ces personnes, tous ces sous-fifres qui lui causent ou lui causeront du tort. C'est là le rêve ultime. Un monde débarrassé de moldus, de nés-moldus, de créatures magiques hybrides ainsi que de tous ces sang-mêlés. Elle n'oublierai évidemment pas toutes ces personnes dont elle rêverait de voir le cœur arraché, puis déposé dans un cercueil, symbole d'une vie passée à faire du tort à ceux qui se sont vengés. Si elle plongeait son regard  sur ce miroir aux propriétés extraordinaires et pourtant si dévastatrices, elle y verrait toute cette famille, cette puissance accumulée à travers les décennies, au dessus des cadavres de ces idiots, pris a main dans le sac, à voler et tricher. Car une famille se dresse au-dessus d'eux dans ces domaines, dans cette tricherie, et cette traîtrise. Cette famille se dresse au dessus des autres et pourtant ne se retrouve jamais en une des journaux pour un quelconque scandale. Car garder le secret de l'entreprise familiale, de ces meurtres, de cette manipulation délicieuse et rusée, est essentiel pour survivre dans cette société sorcière corrompue par tout et rien à la fois. Se débarrasser d'opposants est si facile, garder le secret l'est beaucoup moins. Il s'agit de ruse, et de ne faire confiance qu'aux membres proches de la famille. Il est essentiel que ce cercle ne s'ouvre pas ou peu, pour éviter toute surprise qui causeraient la ruine de la famille. Ainsi, se débarrasser de toute personne qui nuit à la famille, voilà le véritable souhait de tous. Se cacher de toute cette traîtrise est également essentiel, pour ne pas se faire repérer, et pour continuer comme on le souhaite à manipuler le monde sorcier dans notre sens. Manipulation, dissimulation, traîtrise, fausses déclarations, voilà là tout l'univers de ce cercle, ce clan de meurtriers indirects.

« Par chance, vous vous trouvez en présence des trois reliques de la mort, mais vous ne pouvez en choisir qu’une. Laquelle prendriez-vous ? »

La chance n'aurait rien à voir là dedans. Pour trouver une relique, l'on doit être rusé et agile, et patient. Puisque les reliques ne se laissent pas trouver au hasard. C'est au moins ce qu'elle a apprit au fil des années. Il faut savoir qu'un mythe habite la famille depuis maintenant plusieurs décennies. L'on dit que l'un des reliques – sans jamais nommer laquelle, ce qui est plutôt étrange, en soit – aurait appartenu, à un moment ou un autre, à un patriarche de la famille. Elle pense que ce sont des fariboles, un mensonge visant à augmenter la popularité de la famille. C'est d'ailleurs pour cela, que pendant ses années à Durmstrang, elle a cherché à connaître des informations sur les trois reliques, le conte étant une tradition bien connue dans la famille. Mais les informations repêchées furent bien peu de choses en y regardant de plus prêt. Pourtant ses recherches étaient poussées, mais les détails de l'appartenance à qui que ce soit des reliques sont souvent tus. Quoi qu'il en soit, elle a toujours été attirée par ces reliques, ces objets de la Mort. Cette Mort qu'elle ne craint pas, qu'elle accueillerait si le choix s'imposait. Pourtant, celle qui se dénote des autres est bien la Baguette de Sureau. La Cape n'aurait aucune utilité pour elle, déjà capable de passer inaperçu de temps à autres. La Pierre serait probablement une mauvaise idée, quand on connaît ses effets dévastateurs – ou du moins ce que Beedle en dit. La Baguette, elle, serait une idée formidable dans les mains de la bonne personne. Dans ses mains à elle, elle agirait comme s'il s'agissait d'une baguette tout à fait ordinaire. Se faire bien voir des autres est toujours un avantage, mais se montrer supérieur avec un objet qui l'est n'est pas du tout une idée brillante. La ruse est de ne pas divulguer d'informations de ce type à quiconque. Se vendre à qui que ce soit serait une terrible erreur, encore plus en tant que propriétaire d'une Baguette légendaire, qui fait languir les esprits. Se fondre dans la masse, en exécutant ses petits plans, voilà un moyen facile et efficace d'arriver à ses fins. C'est ce qu'elle ferait si elle possédait une telle baguette. Mais de toute évidence, cette Baguette n'existe pas, ou n'a pas été vue depuis de nombreuses années, et si c'était le cas, elle serait probablement cachée très profondément et très loin pour que personne ne la trouve ou ne mette la main dessus.


▲ pseudo ou prénom :  bluejeez/kevin
▲ âge :  vingt-deux ans  
▲pays : le pays entre l'espagne et l'angleterre, oui là, ce gros machin
▲ Connexion  : tous les jours  
▲ scénario ou inventé : inventé
▲ avatar : gina rodriguez
▲ Où avez-vous connu le forum ? :    
▲ quelque chose à rajouter :      
▲ crédits :  images (luthicn+starrfires) avatar (angeldust)
lyrics (f+tm halsey ingrid michaelson the blow robert petersson placebo)
CORRUPTION WILL HAUNT YOU ↓ MUDBLOODS AND MURMURS


Dernière édition par Zornitsa Levski le Mar 26 Juil - 15:41, édité 33 fois
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MessageSujet: Re: thistle and blood ı   Ven 8 Juil - 13:06

if you're not ready to fight, stop living there's no use



and the fever began to spread from my heart down to my legs but the room is so quiet [...] i was looking for a breath of a life, a little touch of heavenly light breath of life
Des mots sur les lèvres de son oncle. Les même, depuis bientôt une bonne demie heure. Un ordre, pas une supplique. S'entraîner, encore et encore, jusqu'à ce que ses os soient en état de décomposition. Elle ne comprend pas le but de ces exercices. Mais elle se plie aux règles de la famille, de ces entraînements carnassiers. Parce que son père l'exige. Et qu'elle comprend à demi-mot ce qu'on lui demande. Il ne s'agit pas de magie. Il s'agit de défense et d'attaque. Avec un bâton de bois, avec une barre en fer, avec ses mains, ses pieds, ses jambes, ses bras. Elle a prit plusieurs kilos de muscles, de manière à pouvoir affronter quiconque à n'importe quel moment. Elle est vive, agile, et pourtant, elle souffre. Elle ne se plaint pourtant pas. Elle s'exécute, comme un soldat de guerre. Une goutte de sueur perle sur son front brûlant, ses mains sont moites, et elle voudrait en finir. Elle ne regarde pas son oncle pendant qu'elle tente de se battre contre son adversaire invisible, animé par cette magie encore inconnue. Elle n'a que douze ans. Mais elle comprend déjà les principes de la famille. Les principes qui régiront toute sa vie, si elle en croit son oncle. Il est beaucoup plus rustre que son propre père. Il porte un amour inconditionnel à sa famille, mais il ne fait pas l'effort de ne pas secouer les héritiers. Ils le sont tous. Et elle est la première. La première d'une lignée d'héritiers, eux et leur sang pur. Les premiers cours qu'elle a reçu, la première leçon qu'on lui dispensa se concentra sur cette pureté, et sur ce moyen d'affaiblir les autres, de montrer cette puissance et de prouver que la famille est la meilleure. Ils sont tous obsédés par le sang. Elle, pour le moment, elle ne s'en préoccupe que très peu. Douze ans, elle a encore tout le temps pour penser au sang, à ce sang qui coulera probablement en abondance, une fois qu'elle sera plus âgée. Pour le moment elle se concentre sur son ennemi, prêt à l'attaquer à tout instant. Elle tente de l'entendre, d'entendre le bâton que le mannequin invisible porte à la main, mais son ouïe laisse à désirer. Elle n'a pas encore réussi à développer ce sens, pas autant que sa vue et son odorat. On attend d'elle qu'elle soit meilleure, plus agile, plus puissante, plus rapide, plus forte que les autres. Et pour la majeure partie elle se contente de faire son rôle, avec une quasi perfection. Mais cela n'a pas été toujours le cas. Pendant longtemps elle se plaignait, et elle refusait de continuer ses exercices, même si, ultimement, elle y était obligée, par son père, et surtout par son oncle. Elle a apprit de ses erreurs. Bien sûr, elle n'eut pas de punitions. On ne punit pas chez les Levski. La famille est sacrée, et on prend soin les un des autres. On prend soin de ne pas heurter physiquement les autres. Le mental peut être touché, à un certain degré, mais le physique doit rester intact. Ils se considèrent tous comme les choses les plus précieuses de la vie des autres membres de la famille. Et après tout, c'est bien vrai. Concentres-toi, Zorna. La voix de son oncle résonne dans sa tête, comme une indication d'où aller, d'où se diriger. Mais elle est perdue. Les yeux fermés, elle tente d'oublier le monde extérieur, d'oublier ce bruit de cigale que l'on entend au loin, à cause de cette fenêtre ouverte à quelques mètres d'elle. Ils se trouvent tous les deux dans la salle d'entraînement de la demeure familiale, héritée par son père à elle. Son oncle ne vit pas ici, ou du moins pas réellement. De nombreuses réunions entre les deux frères ont fréquemment lieu, mais pour la majeure partie du temps, il vit dans sa propre demeure majestueuse, se dressant fièrement au dessus des autres, sur une colline surélevée, à l'ombre des autres, entourée d'un jardin magnifique et de clôtures magiques. Et trois fois par semaines pendant les vacances, quand ils ne sont pas tous à Durmstrang, on leur dispense des cours physiques et magiques. Elle reprend ses esprits, tente de se concentrer. Mais trop tard. L'invisible guerrier lui enfonce le bout de bois dans la poitrine et elle vole, à dix bon mètres, s'écrasant sur le sol de marbre, dur et froid, dans un vacarme assourdissant. Elle se relève. Elle se relèvera toujours. Parce qu'on lui a apprit à ne jamais abandonner. Elle revient à l'endroit où le guerrier l'a projeté, elle reprend sa position, et elle tente de bloquer une fois de plus tous les bruits environnants. C'est un exercice d'une extrême difficulté. Et il le sait. Elle sait que son oncle le sait. Mais le pacte familial indique que l'enfant doit se soumettre aux exercices dès son plus jeune âge. Pour son propre bien. Alors elle obéit. Et elle reprend contenance, avec un peu de difficulté. Bientôt, elle ne ressent plus aucun bruit. Elle a tenté de fermer son esprit aux bruits environnants, et il semblerait que cela ait marché. Elle a toujours les yeux fermés. Il attaque. Avec force et aplomb. Et pour la première fois, elle le sent. Elle sent le bout de bois se dresser au dessus de sa tête. Son propre bout de bois finit au dessus de sa tête, ses deux mains à chaque extrémité. Le guerrier est bloqué. C'était l'unique leçon d'aujourd'hui. Il se révèle, et explose en millions de petites lumières. Elle souhaiterait continuer. Mais d'autres choses l'attendent. Des exercices théoriques.

La demeure familiale est si belle en ces moments. Un mois de Décembre comme ceux précédent cette année. Et pourtant, elle ne profite pas de la neige, ou de ses vacances. Les vacances sont faites pour s'entraîner. Pourtant, pour le moment, elle ne s'en plaint pas. Il y a deux ans, c'était éreintant, mais désormais elle s'y est faite. Elle arrive dans la salle à manger, prête à dévorer un repas en compagnie de son petit frère et de son père. Peut-être même son oncle les rejoindra. Leur mère ne les rejoint presque jamais. Trop occupée, ou bien ailleurs. Malgré des rôles bien distincts dans le cercle familial, les épouses ne sont pas en reste de leurs activités. Elles aussi ont à faire, plus rapidement et plus intensément que leurs compères masculins. Son père lève la tête, d'un air intrigué, alors qu'elle s'installe à sa droite, dans sa tenue de combat. Son frère est déjà là, absorbé par une soupe ou un quelconque repas. Séance intéressante, Zornitsa?, demande son père, en reprenant la lecture de son journal. Elle rit à la remarque et regarde son père. Disons qu'oncle Sergei est efficace, comme à son habitude. Leurs discussions, sont toujours extrêmement courtes. Pas par manque d'intérêt, mais son père est toujours absorbé par un quelconque journal, ou un rapport d'une quelconque importance. Quelles nouvelles?, demande t-elle, d'un ton assuré. Il ne répond pas tout de suite, puis part immédiatement sur une conversation autre, incapable de répondre. Elle se renfrogne, et regarde son assiette.
Now my neck is open wide, begging for a fist around it [...] And there's an old man sitting on the throne that's saying that I probably shouldn't be so mean castle
Durmstrang, ce royaume de beauté et de mystères. Elle y vit désormais une bonne partie de l'année, et jamais, ô non jamais, elle n'échangerait cette vue pour quoi que ce soit. Elle aime Durmstrang. Le château est somptueux, les endroits voisins splendides. L'essence du savoir à une certaine échelle. Ici, elle trouve tout ce qu'elle désire. Tout ce qu'elle cherche à connaître, elle peut facilement y trouver des réponses ici, dans la bibliothèque, où rien ne lui est interdit. Elle a quinze ans et pourtant elle a soif de savoir, encore et toujours plus de savoir, jusqu'à en mourir un jour peut-être. Le savoir est vital pour elle. Elle aime la magie, mais elle aime en connaître tous les recoins. Elle aime également l'histoire, l'histoire de cette civilisation qu'elle chérit tant. Bien sûr, ses histoires préférées sont celles de sa famille, et l'avènement des Levski vers un rang supérieur. Elle ne s'y plonge pourtant pas souvent. Mais dès qu'elle le fait, elle se sent chez elle, à la maison. Elle ressent cette proximité avec des gens qu'elle n'a jamais connu pourtant. C'est étrange comme sensation, mais si gratifiant. Elle se dirige vers le parc, vers un arbre, planté là, au milieu de nulle part. Elle aime beaucoup se retrouver là, à l'abri de cet arbre, quand le vent n'a pas décidé de gâcher sa journée. Elle y trouve le repos et le réconfort dont elle a besoin. Le château est toujours très bruyant, et il n'existe pas un endroit à l'intérieur où un élève ne traîne pas. Ici, elle est tranquille, seule, sans que personne ne vienne la déranger. Et souvent, c'est tout ce qu'il lui faut, du calme et du repos, pour pouvoir accomplir sa magie, et améliorer sa maîtrise de cette dernière. Elle est déjà probablement meilleure que quatre-vingt-dix pour cent des élèves, mais elle tend à être encore meilleure. Elle s'asseoit, et elle sort sa baguette, faisant virevolter au nom de sa voix quelques feuilles. De la magie élémentaire. De la magie qu'elle connait depuis bien longtemps. Même avant Durmstrang elle connaissait ces sortilèges, si pas par la pratique, par la théorie au moins. Cette acharnement dans l'entraînement magique de la famille est bénéfique au final. Elle est plus puissante et meilleure que d'autres. Elle se sent plus puissante. Elle se sent au-dessus des autres, en terme de magie. Parce qu'elle connait des choses que d'autres ne connaissent pas. Elle n'est pourtant pas une âme sombre, recluse dans la magie noire. Elle n'aime pas vraiment la magie noire. Elle la trouve trop abrupte, trop peu douce, trop vulgaire et brouillone. Elle préfère tous les autres types de magies. Et pourtant, de temps à autres, elle se surprend à utiliser cette magie sombre, qu'elle n'a pas de peine à maîtriser. Cette magie qu'elle apprend au jour le jour mais qui lui fait un peu peur. Ce qui, en soit, est plutôt comique, étant donné sa non-vulnérabilité à l'égard de tout. Les minutes passent, et elle a finit pas abdonner toute idée de magie aujourd'hui. Elle ne se sent pas réellement bien. Une toux commence à lui prendre la gorge. Signe qu'elle devrait rentrer. Elle se lève. Et elle reprend le chemin du château, sinueux, beaucoup plus compliqué désormais. Il fait déjà presque nuit. Elle était venu se détendre, et pratiquer un peu, avant d'aller souper. Ses journées sont toutes chronométrées, réglées de manière à ce qu'aucune seconde ne passe inutilement. Elle continue sa marche, sa baguette à la main, un sac à dos sur l'épaule gauche. D'autres élèves se trouvent dans le parc. Etrange vu l'heure tardive. Mais elle n'y prête pas attention. Il ne s'agit que d'autres élèves, innofensifs. Pourtant trois secondes plus tard quelque chose vient attraper sa chevelure. Au début elle croit à une impression de déjà vu, un coup de vent, qu'importe. Elle s'arrête pourtant. Et elle se retourne. Un autre élève, trapu et fier, se tient devant elle. Elle n'est pas forcément grande. Ni forcément forte. Ou du moins, cela est-ce ce qu'il pense, du haut de son mètre quatre-vingt, à vu de nez. Un problème? Sa voix est calme. Un demi-sourire faux et hypocrite se dresse sur ses lèvres, résolue à ne pas se battre ou donner une raison à son attaquant de l'attaquer. Il commence une tirade, probablement dédiée à quiconque est en train de regarder, voulant probablement montrer un exemple quelconque. Elle se souvient maintenant qu'il en parle. Elle l'a ridiculisé au déjeuner et lui balançant son jus de citrouille à la figure. Elle avait à vrai dire trouvé l'idée assez amusante sur le moment. Et c'était toujours le moment. Je vais te faire payer. Son ton est assuré, il semble si sûr de lui que c'en est ridicule, presque comique. Il semble en position de force. Elle, elle regarde le reste des personnes présentes et finit par scruter l'horizon. Ce sourire satisfait, elle y tient toujours. Elle ne bouge pas, sa baguette toujours en main. Alors mon beau, quelle est ta technique? Plutôt magie ou poings? Tu n'en as pas eu assez ce midi? Elle sait pertinemment qu'elle devrait se taire et ne pas provoquer ce genre d'idiots. Mais elle n'y peut rien. Une des choses qui horripilent son père et son oncle. Elle ne garde pas sa langue dans sa poche. Quelque chose qu'elle doit encore travailler, beaucoup plus qu'une quelconque technique de combat. Le bougre jette sa baguette au sol, avec le reste, n'étant plus qu'en uniforme de l'école. Elle fait de même. Il n'a au moins pas peur de s'attaquer à une fille. Souvent, ils sont assez idiots pour la penser fragile et naïve. Elle n'est ni fragile, ni naïve. Sa fragilité s'est arrêtée le jour où son père a décidé qu'il était temps de l'entraîner. Quant à sa naïveté, elle a abandonné tout ceci à la naissance, probablement. Elle n'a jamais été naïve, et ne le sera jamais. Mais puisqu'il demande un duel à poings levés, il aura un duel à poings levés. Elle sourit toujours, alors qu'elle remonte ses manches. Elle agite la tête de droite à gauche, en riant doucement à l'ironie de la situation. Tout cela pour du liquide sur la tête. Mais la double humiliation sera probablement très drôle. Elle sent la détermination dans son regard quand elle lève la tête face à son adversaire. Ses cheveux gras et ses poings de brutes lui donnent une vie de vomir. Mais elle se retient. Une vermine. Tu te décides à la fin? Attendre, toujours attendre. C'est toujours comme cela avec ces idiots qui décident que la meilleure façon de régler un différent est de se battre. Elle n'est pas forcément d'accord. Mais mettre la main à la pâte, après tout, n'est pas une mauvaise chose.

Le premier coup, elle se le reçoit dans la mâchoire. La violence de l'impact lui donne un peu mal à la tête. Elle ne pleure pourtant pas. Elle est habituée à se prendre des coups. Pas de manière violente, mais, elle y est habituée. Ses entraînements physiques résultent souvent en quelques bleus et du sang, quand il s'agit de l'entraînement le plus dur. Mais tout ceci s'arrange très bien avec de la magie. Pourtant, cette fois-ci, elle n'aura pas de magie avant un moment. Mais ce coup de poing, cette gifle physique, lui a remit les idées en place. Elle ferme les yeux. Et elle écoute le vent, le bruit, les pas de cet abruti. Elle tente, tout comme à son entraînement, de comprendre sa manière de fonctionner. Elle ne baisse pas les poings. Il s'esclaffe. C'est quoi cette blague? Elle ferme toujours les yeux, tentant tant bien que mal d'appréhender les réactions de l'autre. Le vide se fait dans son esprit. Souviens-toi, libère ton esprit. Elle entend la voix de son oncle, doucereuse et calme, mais vive et ferme à la fois, au fond de sa tête. Elle l'entend lui crier dessus quand elle ne réussit pas. Cette fois elle n'a pas le droit à l'erreur. Il ne s'agit plus d'un simple mannequin animé par magie. Il s'agit de quelqu'un de réel, d'un sorcier, qui a décidé, à tort, d'utiliser ses poings, au lieu d'une quelconque magie. A vrai dire, elle l'aurait tout de même maîtrisé à l'aide de la magie, mais ce n'est pas la même affaire. Elle libère son esprit, pour de bon cette fois, et il tente une approche vers la gauche. Un crochet. Elle ne l'arrête pas, mais elle l'évite. Elle garde les yeux fermés. Elle sait que c'est le seul moyen qu'elle a de maîtriser son adversaire, et d'être meilleure que lui. Il l'a sous-estimée. Il tente une autre approche. Puis une autre. Puis une autre. Et à chaque fois elle arrive à contrer ses coups. Jusqu'au quatrième. Il feinte un coup vers la gauche puis se rétracte. Et elle se prend son poing en pleine lèvre. Un coup de poing si violent que sa tête vire vers la gauche. Cette fois il n'a pas raté son coup. La violence du coup a ouvert sa lèvre. Elle est étrangement impressionnée. Pas par la force de cette brute, mais par la faible résistance de sa lèvre. Qu'importe. Le sang se mêle à sa salive dans sa bouche et elle recrache, en gardant les yeux ouverts. Cette fois elle n'a plus le droit à l'erreur. Elle tente de reprendre ses esprits à mesure qu'elle se déplace, en rond, à la manière d'une guerrière. Il attaque. Et encore une fois elle est capable d'anticiper. Il perd presque l'équilibre. Elle y voit là une opportunité et balance son coude dans sa colonne vertébrale. Il pousse une hurlement. Et elle s'amuse de son malheur, un vrai sourire sur son visage cette fois. Elle se délecte de son imbécillité. Il n'abandonne pourtant pas, toujours aussi acharné à lui faire payer quoi que ce soit. Il tente les jambes. Et elle attrape sa botte, avec ses mains. Tes parents ne t'offrent jamais de nouvelles affaires? Un rire aux lèvres, elle sent le sang bouillonner sur la tempe de l'autre. Elle le repousse avec force. Et il tombe dans l'herbe. Il ne se relève pas. Alors elle profite de l'occasion pour appuyer sur sa main droite avec sa propre botte. Fort. Beaucoup trop fort. Il pousse un gémissement, puis un cri. Elle appuie sur les veines. Elle espère les voir céder. Mais il n'en est rien. Elle voudrait le voir éclater en sanglot. Qu'il pleure. Et qu'il demande pardon. Et qu'il demande une quelconque pitié. Une pitié qu'elle n'a pas. Elle ne la connaît pas. Et ne veut pas la connaître. Elle cesse d'appuyer sur les veines de son assaillant. Il est désormais terrifié, semble t-il, un regard stupéfait sur son visage blafard, des cheveux sales couvrant un quart de ce dernier. Je vais t'expliquer une petite chose mon grand. Sa voix est calme. Elle est en colère mais sait se maîtriser. Surtout devant un idiot pareil. La prochaine fois que tu tentes une approche pareille, vérifie que ta victime n'est pas plus forte et plus intelligente que toi. Elle s'arrête, puis s'agenouille. Et bientôt son propre poing atterrit sur son visage. Puis une seconde fois. Puis une troisième. Et une quatrième. Et ce jusqu'à ce qu'elle n'en puisse plus, et que le visage de l'élève inconnu soit tâché de sang. Levski. Souviens-toi bien de ce nom. La prochaine fois je t'arrache un bras. Elle tente de respirer, et s'arrête net de frapper. Il a compris sa leçon. Les élèves autour sont stupéfaits, eux aussi. Quelqu'un pour prendre sa place?, dit-elle, d'une douce voix, pourtant très assurée. Elle se relève, ne lançant pas un autre regard à l'élève qui gémit à ses pieds. Elle reprend son sac et sa baguette, puis repart, d'un pas lent mais assuré. Des ennuis t'attendent. Attends que ton père apprenne ça. Elle ne sait. Elle finira probablement les prochaines vacances sur les rotules. Mais au moins, elle n'est pas restée sans rien faire. Elle a prouvé à cet idiot qu'elle était meilleure. Et rien ne vaut cela. Elle finit sa montée au château et respire enfin l'air de la vieille bâtisse.
open heart surgery that is what you do to me cut me up, set me free that is what you do to me [...] you can make me believe that I will grow from the ground after you burn me down fire
Durmstrang avait été fini depuis bien longtemps quand elle 'lavait rencontré. Il était plutôt charmant. Un sang-pur. Au nom aux sonorités très bulgares, une famille perdue. Elle l'avait apprécié très rapidement. Et pendant six mois, ils avaient conversé, jusqu'à en devenir si proches qu'ils avaient tenté un rapprochement charnel. Tout avait fonctionné. A merveille même. Tout était imbriqué comme si l'horloge de sa vie avait été parfaite. Elle n'était pas parfaite malheureusement. Non. La famille le pressait de trouver quelqu'un pour se marier, plus tard, mais quelqu'un tout de même. Et elle n'avait donc pas eu le cœur de leur avouer. Leur avouer qu'elle s'était amourachée de quelqu'un d'autre. Cela passerait pour une certaine faiblesse. Alors elle s'était tue. Et ils se voyaient, parfois. Et cette vie secrète, à l'ombre de sa famille, lui plaisait plus ou moins. Ce n'était pas idéal, mais elle trouvait cela convenable tout de même. Elle s'amusait de temps à autres. Et elle ressentait ce qu'elle n'avait jamais ressenti. Et pourtant, depuis deux mois, tout avait commencé à changer. Il avait commencé à changer. A être beaucoup plus noir, beaucoup moins joyeux. Et cela lui convenait à elle. Au début. Mais le changement commençait à se ressentir dans ses actions avec elle, et il était vrai qu'elle trouvait tout cela pesant. Alors elle avait décidé de le confronter, aujourd'hui. Ils se retrouvaient souvent dans cet hôtel, pour éviter d'être pris sur le fait accompli par leurs parents, et elle était arrivée en avance. Elle ne s'était pas débarrassé de son manteau qui lui arrivait aux genoux. Elle avait à vrai dire gardé ses gants et son chapeau également. Seul son sac trônait là, sur le piano de cette suite luxueuse. Elle attendait, déterminée à stopper tout. Elle en avait assez. Bien assez. Il n'était plus le même. Et si elle devait se retrouver misérable, elle le ferait sur ses termes à elle, pas sur les siens à lui. Elle attendait, sur le sofa, d'une couleur dorée à en donner mal au crâne. Les jambes croisées, elle tremblait d'anticipation. Elle n'avait pas peur. Ce qui serait fait serait fait après tout. Mais elle sentait tout de même une pointe de stress, de cette adrénaline négative. Ce n'était pas grand chose après tout, mais ils avaient tout de même partagé beaucoup de choses ensembles. La porte s'ouvre violemment. Et il entre. Le visage rouge, les yeux noirs, il semble préoccupé. Mais elle n'attend pas. Elle entame sa tirade, probablement plus destinée à elle-même qu'à lui. Elle se fiche à vrai dire qu'il soit d'accord avec ses arguments. Elle se fiche bien de savoir ce qu'il en pense. Elle se fiche de lui désormais. Elle l'aime, mais pas assez pour mettre en danger sa vie, et celle des autres. Elle refuse cette évidence. Alors elle parle. Sa voix est douce. Et pourtant ferme, dure, détestable. Elle déteste cette voix qui lui a été donnée à la naissance. Elle en changerait bien, mais elle ne peut pas. Elle continue. Elle lui explique à quel point son changement de comportement ne lui convient pas. A quel point elle doit faire des choix pour elle et pas pour lui, et qu'elle a décidé qu'arrêter tout serait la meilleure solution. Pour lui, pour elle, pour eux, pour leurs familles. Il ne dit rien. Il s'avance vers elle. Et il prend son visage dans ses mains. Il dépose ses lèvres sur les siennes. Mais elle ne retourne pas le baiser, résolue à en finir. Il s'éloigne d'elle. Alors, c'est tout? On en finit pour de bon? Sa voix porte, il est en colère, semble t-il. C'était à parier. Elle reste impassible. J'ai pris ma décision. Je ne reviendrai pas dessus. Elle est si calme. Et c'est probablement ce qui l'énerve le plus. Elle le sait. Depuis qu'il a commencé à changer, ses sautes d'humeurs sont de plus en plus fréquentes. Et il semble agité, à chaque fois qu'elle fait une remarque qui ne lui plaît pas. Agité. C'est un faible mot. IL est étonnant qu'il n'ait pas déjà essayé de la frapper. Ce qui pourrait bien arriver ce soir. Et moi? J'ai mon mot à dire? Il agite les bras comme un dément, et elle le regarde, encore et toujours, avec cette même passivité depuis quelques minutes. Bien sûr qu'il n'a pas son mot à dire. Idiot. Non. Elle est résolue. Elle attrape son sac. Au revoir. Elle ne le regarde pas. Elle n'ose pas. Et pourtant, elle devrait. Elle est libre de lui. Enfin. Elle ressent tout de même un pincement au cœur, mais cette situation ne pouvait pas durer. Elle ne pouvait pas mettre à mal sa vie et celle de sa famille pour lui. Elle s'apprête à ouvrir la porte quand il attrape son poignet, fermement. Elle se retourne. Il doit bien y avoir une solution. Je peux changer. Il est désespéré, semble t-il.  Elle se défait de son emprise. Ne me touche pas. Tu me dégoûtes. Il semble vexé. Mais ne l'est-il pas depuis le début. Mais elle a probablement dit les mots de trop. C'est le seul moyen qu'il la laisse partir. Pourtant sa main se lève sans qu'elle n'y prenne gare. Et elle vient se déposer avec violence en revers contre sa joue. Elle accuse le coup. Mais pas assez vite. Il lui attrape les cheveux et la traîne au sol. Elle lâche son sac à main dans le mouvement. Elle ne pleure pas. Elle n'a pas mal. Elle ne demande pas de pitié. Il continue à la traîner, comme un animal qu'on pousserait vers un enclos. Puisque je te dégoûte, on va s'amuser tous les deux. Son ton a radicalement changé. De la supplique il est passé à ce qui doit passer dans son esprit pour de la force masculine, une virilité quelconque. Il lâche ses cheveux et sa tête cogne contre le sofa. Elle est toujours à terre. Elle ne pleure pas, elle ne gémit pas. Sa joue lui fait atrocement mal. Mais elle ne dit rien. Elle le regarde, le défit de continuer. Quelle sorte de chien est-il? Il le paiera. Elle tente de reprendre composition, mais n'y arrive pas. Tout est arrivé si vite qu'elle n'a eu le temps que d'encaisser la gifle. Elle pose sa main sur sa joue, en feu, rouge. Elle sent encore ses doigts sales. Toute trace de pitié qu'elle avait en elle est désormais disparue. Reprends-toi, Zorna. Elle entend son père et son oncle dans sa tête, les serviteurs de son malheur, mais aussi de son entraînement musclé. Elle est meilleure que cela. Elle peut y arriver. Il la regarde avec un regard de haine. Et il fait apparaître des cordes à l'aide de sa baguette. Il va l'attacher. Elle se refuse à l'idée d'être attachée par ce crétin. Il tente d'attraper une de ses mains, mais elle est plus rapide, et elle finit par le gifler violemment. Un coup pour un coup. Elle refuse de se laisser maltraiter par cet idiot. Il parvient tout de même à encaisser le coup et à attacher une de ses mains. Elle le regarde toujours, alors qu'il attache sa main. Tu vas regretter tout cela. Sa voix est douce, comme toujours, un sourire hypocrite sur les lèvres. Il rit à gorge déployée. Elle prend sa tête avec force et finit par l'envoyer dans le sofa, comme il a fait avec elle. Sa tête explose contre le bois avec violence. Elle ne sait pas vraiment s'il est assommé. Mais il semble. Alors elle se relève, du mieux qu'elle peut. Et elle se défait de cette corde. Cette idiot aurait mieux fait de l'attacher par magie. Il a commit là son erreur numéro trois. Elle prend soin de toucher sa joue. Elle sent encore ses doigts et sa paume atterrir sur sa peau. Elle prend soin d'aller attraper la baguette de cet idiot. Elle est laissée, là, plus loin, sur le piano. Quel idiot laisserait sa baguette là, en évidence. Il était véritablement idiot, alors? Elle fait sortir ces même cordes de sa baguette et l'attache à son tour. Par magie cette fois. Elle ne prend aucun risque. Réveilles-toi, crétin.,dit-elle, doucement. Et il émerge enfin. Il se débat. Et il agite ses pieds. De manière à lui envoyer dans la jambe. Et un instant plus tard elle bloque ses jambes. Tu es vraiment un idiot. Elle le regarde encore et toujours. Plus aucune once d'amour dans cet être. Elle hait. Il n'aurait pas du s'attaquer à elle. Quelle folie. Il le paiera. Mais pas aujourd'hui. Elle le retrouvera un jour. Aujourd'hui, elle fera preuve de compassion. Mais elle le privera tout de même de sa baguette. Je m'en vais. Je te laisse te débrouiller pour te défaire de ces cordes. Elle se retourne. Et il hurle. Il hurle si fort. Mais elle le laisse faire. La prochaine fois que je te vois, je te ferai payer tout ceci. Mais pour aujourd'hui, tu restes en vie. Reste loin de moi ou de ma famille ou tu le payeras. Elle reprend son sac à main de manière doucereuse et ouvre la porte. Un dernier regard à cet homme qu'elle avait jadis aimé, pendant un moment. Il hurle, toujours plus fort. En fermant la porte, elle jette sa baguette dans la poubelle la plus proche.
i've felt a heart before and I'm learning what a heart is for [...] tell me how would it feel with an open heart to cruise around and play the fielder with a groping heart pardon me
Elle revient à la maison. Sa joue lui fait terriblement mal. Elle fonce directement dans sa chambre en arrivant à la demeure. Elle ne voir personne. Surtout pas sa famille. Elle s'est faite avoir en beauté. Des promesses et de l'amour. Elle s'est laissée avoir une fois. Et voilà que sa joue en a fait les frais. Ses cheveux n'ont pas eu le moindre dommage, il n'a pas eu la force de quoi que ce soit. Son crâne est intacte. Mais sa joue lance. Et elle pourrait s'occuper de cette blessure sur quelqu'un d'autre, mais elle préférerait éviter. S'infliger à soi-même une quelconque magie curative n'est pas une bonne idée. Elle dépose son sac et son manteau au sol, et elle s'allonge sur son lit. Il n'a pas eu le temps de faire quoi que ce soit de significatif. Si ce n'est cette gifle et la trace de la corde sur son poignet. Le reste, il l'enterrera avec lui. Elle n'aurait pas du lui laisser la vie sauve. Elle aurait dû lui détruire le visage. Elle a été si naïve pendant un instant. Mais c'est la fin. La fin de tout. Elle refuse de se laisser avoir une seconde fois. Si idiote, d'avoir pensé qu'une relation pareille la mènerait quelque part. Elle ne se déteste pas. Mais elle le déteste lui. Qu'il meurt. Étouffe dans son propre sang, appelant au secours. Qu'on lui inflige ce qu'il lui a infligé, mais dix fois plus violemment. Elle n'a probablement jamais ressenti une aussi grosse haine pour quelqu'un. Elle respire bruyamment. Tente de se contenir. C'est difficile, vu la situation. Elle se relève et en un éclair elle ouvre grand ses fenêtre, dans cette chambre immense, qui pourrait contenir probablement douze ou treize personnes en une fois. Toutes les chambres de la demeure sont de cette taille-là. Elle aime cette chambre. Elle n'y passe pourtant pas beaucoup de temps. Bien trop occupée ailleurs. Mais le lit est confortable. Parfois, son frère la rejoint ici, dans cette chambre, et pendant de longs moments ils discutent. Elle se rallonge dans son lit. Prête à sombrer dans un quelconque sommeil. Elle somnole. Cette histoire l'a fatigué. Peut-être pas au point de dormir ceci dit. Elle est encore toute habillée. Et le soleil gêne un futur sommeil. Qui serait probablement troublé par un cauchemar. Peut-être. Elle n'en sait rien. Mais préfère ne pas s'y tenter. Elle ferme les yeux. Et repense à tout ceci. Tous ces moments de bonheur. Tous ces moments ont été arrachés à son esprit quand il l'a giflé. Bâtard. Elle souhaiterait lui arracher les yeux à la pince. On frappe à la porte. Trois petits coups bien distincts, espacés de trois secondes chacun. C'est lui. Son frère. L'une des rares personnes en qui elle a totalement confiance. Elle ne dit rien, ne répond pas, peut-être s'en ira t-il. Elle sait pertinemment que non, mais elle espère, secrètement, en fermant les yeux encore plus fort. Il va la questionner. Et lui demander ce qu'il s'est passé. Et elle sera incapable de mentir. C'est là tout le problème de leur relation. L'un comme l'autre ne sont pas capable de mentir à l'autre. Ils n'en ont pas le courage. De sa part à elle, elle s'y essaie fréquemment. Mais elle n'y arrive jamais. Ils se font confiance. Une telle confiance qu'elle les bouffe, tour à tour. Une confiance amère, et acerbe, qui les empêche de faire du mal à l'autre, même s'ils le voulaient. Il rentre. Il connaît ce royaume à la perfection. Et elle le sait. Il est déjà rentré ici. Des centaines de fois. Ils sont si proches qu'ils connaissent les moindres secrets de l'autre. Excepté celui-là. Elle n'en a jamais parlé. Même pas à son frère. Par peur. Même si elle sait très bien qu'il n'aurait pas été raconter quoi que ce soit à leurs parents. Elle lui fait confiance. Mais cette fois, elle a craint. Et elle n'avait aucune raison. Et voilà ce qui est arrivé. Elle plante son oreiller au dessus de sa tête, tentant de jouer l'objet inanimé. Elle sent son parfum envahir la pièce. Il est reconnaissable à des kilomètres, ce parfum. Elle saurait le différencier de mille autres, probablement. Elle ne bouge pas. Mais il n'est probablement pas dupe. Il s'avance vers le lit et s'assied à ses pieds. Elle ne bouge toujours pas. Toujours trop effrayée de ce qui se passera ensuite. Bientôt, il se rapproche d'elle et empoigne l'oreille. Il ne retire avec délicatesse. Elle ouvre les yeux. Et elle voit enfin son frère. Il lui ressemble beaucoup. Pas énormément, mais certains traits de leurs visages respectifs se retrouvent chez l'autre. Il la regarde, avec un air abasourdi. Elle ne dit rien. Il ne dit rien. Il attend probablement une explication. Sa joue est encore très rouge. Et les doigts de l'autre sont probablement encore présent sur sa peau.  C'est compliqué. Sa voix est étranglée, comme si elle avait perdu une octave ou deux dans la bataille. Lui, il ne dit rien, il reste là, à attendre une explication. Il ne semble pas furieux, pas dépassé par les événements. Il veut juste une explication. Alors elle se redresse dans son lit, un traversin sous son cou. Et elle entame son récit. Comment ils se sont trouvés par hasard. Comment ils se sont plu. Comment tout est allé très vite. Comment elle a été stupide de ne pas lui dire tout cela bien avant. Et comment depuis quelques semaines la situation était devenue pesante, et qu'elle y avait mit un terme. Aujourd'hui. Et qu'il était la cause de tout ceci. Il semble comprendre. Il n'émet pas de jugement. Il la regarde, encore et toujours. Elle ne pleure pas. Elle est forte. Mais plus pour très longtemps. Elle aurait dû se confier à lui. Elle aurait dû lui dire à quelle point elle avait été heureuse, et à quel point, depuis ces quelques semaines d'enfer, elle se sentait comme terrassée. Il ne dit rien, il reste là, et bientôt il vient s'allonger à côté d'elle, sans un mot, et il la prend dans ses bras. Et elle commence à sangloter. Puis de vraies larmes se forment. Elle ne pleure pas pour lui. Elle pleure pour elle. Pour ces mois qu'elle a passé en présence d'un inconnu, alors qu'elle aurait dû être ici, en famille. Et même si elle ne regrette pas totalement ses choix, elle aurait dû en parler à son frère, à la seule personne à qui elle confie ses moindres petits secrets. Mais elle ne l'a pas fait. Et elle regrette. Elle continue à pleurer, dans les bras de son petit frère. Ce n'est pas correct. Elle devrait être la personne à le réconforter, pas l'inverse. Son rôle de sœur, elle le prend très au sérieux. Il est l'une des uniques personnes pour qui elle ferait tout, s'il lui demandait. Elle se sent investie d'une mission de protection, à la manière d'un soldat, d'un garde du corps. Pendant quelques instants, ils restent là, à ne rien dire. Puis il ouvre enfin la bouche pour dire quelque chose.  Je ne t'en veux pas, tu sais. Elle le regarde, le regard plein d'espoir.  Tu devrais pourtant. Sa voix a reprit de sa contenance.  Non. Mais promets-moi que la prochaine fois, tu me le diras. Elle acquiesce. Elle se sent toujours terriblement mal, mais tout ceci passera. Le temps guérira les blessures internes. Quant à cette blessure sur son visage, elle y pensera plus tard. Pour le moment elle reste blottie contre son frère, à attendre une quelconque deuxième gifle dans la figure.  N'en parle pas à père, s'il te plaît, je veux le faire moi-même. Et elle le fera. Quand le temps sera venu. Mais pas tout de suite. Pour le moment, elle se redresse. Elle se libère de son étreinte, sèche ses larmes, et se lève de son lit.  J'ai besoin de me vider la tête. Des idées? Elle est consciente que l'alcool ne l'aidera pas. Elle ne veut pas boire. Ce serait peu raisonnable. Mais il a  toujours des idées saugrenues. Son frère, ce génie.
and if I only could i'd make a deal with god and I'd get him to swap our places [...] is there so much hate for the ones we love, tell me, we both matter, don't we? running up that hill
Tout se passe si rapidement. Tout est si brusque. Et en un instant le couteau qu'elle porte dans sa main, moite mais ferme, se retrouve dans le corps de son ancien amant. Et la réaction surprise de sa part indique qu'il ne savait pas ce qui allait se passait. Il pensait pouvoir s'en tirer. Et elle ne hurle pas. Elle se sent comme prise au piège. Alors elle continue. Jusqu'à ce qu'il s'agenouille, implorant au sol qu'elle cesse. Mais elle refuse. Elle lui assène encore deux coups de couteaux, en plein dans le cœur. Et il tombe, une fois que le couteau a quitté sa chair, sans un mot. Mort. Il est mort. Et le cauchemar de ses dernières semaines, de ces derniers mois est fini. Et elle réalise qu'elle est libre. Libre de ce fardeau. Le sang sur ses mains est un maigre prix à payer pour sa liberté. Un maigre prix pour ces semaines de cauchemar. Elle ne sait même pas comment tout ceci est arrivé. Elle recule un instant. Elle recule et admire son travail. Avant de pousser un gémissement digne d'une fille de cinq ans qui a perdu un jouet. Qu'à t-elle fait? Et que faire désormais. Elle panique. Elle pleure. Mais elle ne pleure pas de chagrin. De bonheur. De frustration. C'était bien trop rapide. Elle se remémore tout ce qu'il s'est passé ces derniers temps. Elle se remémore cette fête d'anniversaire. Elle se remémore ce mot horrible sur son gâteau d'anniversaire, sans doute glissé là par magie. Traître. Elle savait pertinemment qu'il était l'auteur de ce message. Et elle savait qu'il ne faudrait pas longtemps avant que d'autres menaces viennent se mêler à tout ceci. Et elle avait eu raison.

Trente minutes plus tard, son frère arrive. Elle a réussit à le faire venir, en lui envoyant un patronus. Et elle n'a pas indiqué quoi que ce soit. Il ne se serait pas défilé mais elle ne saurait pas quoi dire. Pas un mot. Le silence. Complet. Ils se tiennent la main. Et tout fini par aller mieux. Il le lui promet.

CORRUPTION WILL HAUNT YOU ↓ MUDBLOODS AND MURMURS


Dernière édition par Zornitsa Levski le Mer 5 Oct - 21:37, édité 24 fois
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Âge :  Vingt six ans (1er juillet), vingt six chandelles qui ont déjà marqué son coeur et son corps de trop de cicatrices.
Sang :  Sang de bourbe, né moldu,.. ce ne sont pas les qualificatifs qui manquent pour décrire cette tare qui le réduit en esclavage. Il ne pourra jamais prétendre à plus, il ne pourra plus jamais prétendre à rien de par ce sang qui souille ses veines depuis la naissance.
Allégeance :  Desislav ne croit en rien et en aucun leader. Mais il croit encore en l'amour, Desislav. En l'amour de Mihayl. Alors il a décidé de le suivre, où le Krum ira - le lié suivra.
Profession :  Fidèle serviteur des Krum, il endosse tour à tour les rôles de majordome, assistant et domestique. C'est là tout ce qu'il se verra jamais offrir.
Ancienne école :  Aucune. Magie faible.

Priori Incantatem
am i free?: yes
Inventaire:
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http://www.mudbloodsandmurmurs.com/t108-desislav-haunted-by-demons http://www.mudbloodsandmurmurs.com/t101-where-is-it-now-t
MessageSujet: Re: thistle and blood ı   Ven 8 Juil - 17:22



are you home ?
it feels like everyday stays the same, it's dragging me down, and I can't pull away. so here I go again chasing you down again. why do I do this? over and over, over and over I fall for you.

cutie en chef:
 
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MessageSujet: Re: thistle and blood ı   Ven 8 Juil - 19:24

Piplette.
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MessageSujet: Re: thistle and blood ı   Mer 20 Juil - 18:51

ON VEUT VOIR LA SUITE.
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MessageSujet: Re: thistle and blood ı   Mer 20 Juil - 20:45

la patience est une vertu mon brave
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MessageSujet: Re: thistle and blood ı   Ven 22 Juil - 16:12

ZOZO T'AS PAS FINI OUI ?
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thistle and blood ı
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