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 You are not alone in this - Dyfnig.

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Âge :  27 ans (05.01.1925)
Sang :  La pureté sophistiquée court dans ses veines. Pureté d’un monde dans lequel il aime se perdre.
Allégeance :  Il supporte le régime au sein d'une famille reconnue, avide de pouvoir. Pourtant, il continue de se battre pour sa propre personne.
Profession :  Sorcier d'élite de la brigade magique, il a fuit un travail dangereux pour un autre, continuant de fuir cet ennui qui reveille en lui l'idée d'une mort réparatrice.
Ancienne école :  Durmstrang, l’école des plus forts, maison de cette magie a la noirceur fascinante.

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MessageSujet: You are not alone in this - Dyfnig.   Dim 14 Mai - 17:34



you are not alone in this


DYFNIG & EIRWYN

MAY 1952

La voix qui résonne dans la salle semble l’enlacer avec douceur. Quelques heures durant, le monde s’éloigne, le monde disparait, le monde se tait. Tu te prends même à rester silencieux, désirer d’apprécier la beauté de l’art. Assis dans l’un de ces sièges qui appartient à sa famille, son regard est posé sur la scène. Bien que sa figure ne soit pas visible dans le coin de son œil, Eirwyn sait que son paternel fait de même. S’il y a bien une chose qu’ils ont appris à développer, c’est un silence confortable. Un silence confortable qui, depuis quelques années, à découvert la simplicité d’un opéra magnifique. Ainsi, les Slughorn aiment s’y perdre. Là, au milieu du luxe Bulgare qui leur a ouvert les bras depuis des générations, ils se laissent bercer par un monde dans lequel ils sont maitres. Ils avaient commencé par y trouver un simple divertissement, mais les temps ont depuis changé. C’est le fils qui invite le père. À chaque reprise, il est celui qui organise leur journée, désireux de rendre à son paternel l’attention que ce dernier lui a si souvent offert. Il s’agit de leur moment, a tous les deux, une espèce d’intimité qu’ils ont longtemps connue. Une intimité qui, désormais, ne l’est plus. Assise de l’autre côté du briseur de sort se trouve sa fiancée, sa chevelure dorée un miroir parfait de celle d’Eirwyn qui a décidé d’éclaircir ses mèches mielleuses pour la soirée. Tandis que la présence de Dyfnig est rassurante et confortable, celle de Ludmilla ne parvient qu’à réveiller en lui cette colère qu’il a tant de difficulté à contrôler. Mais les regards ne sont pas que sur la scène. Le publique parcourt les sièges des grandes familles avec autant de critique, et le sang pur se doit de maintenir cette illusion qu’il partage avec la Vasilev. Ainsi, lorsque les acteurs prennent leur révérence, il laisse sa main couler le long de son bras et l’aide à prendre la direction de la réception qui se doit de suivre chaque représentation.

Une fois arrivés jusque dans le grand hall, Ludmilla dépose un baiser sur la joue de son fiancé, tandis que le bras de ce dernier habite le bas de son dos. Elle finit par s’éloigner afin de rejoindre le reste de son clan, laissant les Slughorn seuls.
Enfin.
Habilement, il attrape deux verres de champagnes alors qu’un serveur passe à leur côté. Un sourire au visage, il en offre un a son père et porte le second à ses lèvres. Certains se joignent à eux un moment, avant de passer à un autre groupe de sorciers. Père et fils se laissent porter par leur éducation, offrant de nouvelles conversations à chacun, mais l’un comme l’autre semble tenter de s’éloigner suivant chaque rencontre. Ludmilla ne les retrouve jamais, elle se contente de vivre son monde loin d’eux, ce qui ne dérange pas le sorcier le moins du monde. Mais quelque chose lui tourne en tête. Il sait qu’il ne pourra jamais sortir de ces fiançailles, ayant été organisée par son oncle. Et jamais n’irait-il contre le désire de son oncle, ainsi a été l’éducation que son paternel lui a offert. Pourtant. Pourtant il ne désire rien d’autre. La violence qui explose entre lui et celle qui finir par être sa femme n’est pas la seule chose qui le dérange.
Jacob.
Jacob. Ce milicien. Cet homme. Son amant. Un secret plus grand encore que la faiblesse de son esprit. Un secret qu’il garde plus précieusement que sa tentative de suicide. Son père n’en sait rien, et son père n’en saura jamais rien. Alors à quoi bon y penser ? La, perdu au milieu de la foule a la sophistication précise, Eirwyn semble soudain étouffer. Il a besoin d’air.

« Père ? » Il l’appelle, faisant un signe vers la porte qui les mènerait vers la petite cour intérieure. Bien que l’été s’approche à grand pas, l’heure tardive continue de noyer la Bulgarie dans un froid délicat. Son costume ne lui offre que peu de chaleur, mais le Slughorn s’en moque. Il s’adosse à un mur, laissant son apparence précise se briser un moment, offrant à son père la vision de l’enfant qu’il a élevé. Le silence ne dure pas longtemps, le fils étant désireux de faire part de ses doutes à Dyfnig. « Puis-je te demander quelque chose ? » Il ne connait pas la violence qui déchire Eirwyn et Ludmilla, le père. Il ne la connait pas parce que les deux fiancés connaissent l’importance des apparences, parce que l’un comme l’autre est conscient de l’importance de leur union. Mais malgré tout, le père se doute peut-être de l’appréhension du jeune homme face à un mariage. « Aimais-tu mère avant de l’épouser ? » Cette mère que l’enfant hait. Cette mère qui l’a ignoré de longues années durant. Cette mère qui continue de l’ignorer. Cette mère que le père apprécie. Il l’apprécie pour une raison qu’Eirwyn ne comprend pas, bien qu’il ne lui en fera jamais part. Il ne lui en fera jamais part parce qu’il ne lui dira jamais rien qui puisse le blesser, son père. Jamais.





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MessageSujet: Re: You are not alone in this - Dyfnig.   Mer 24 Mai - 11:55

Eirwyn & Dyfnig
⚜ You are not alone in this ⚜

   
Il profite de l’instant, silence salvateur avant que celui-ci ne s’efface, fracassé par le brouhaha de la foule, des corps chauds qui ne manqueront pas de se pavaner et de s’enivrer d’alcool. Il n’a jamais trop aimé ça, le Dyfnig. Il aime encore moins depuis qu’il a changé, depuis qu’un jeune impertinent l’a foulé dédaigneusement du pied pour le fracasser – comme cette relative plénitude qui bientôt ne sera plus. Il aimerait à rester là, avec pour seule compagnie cette de son fils et de sa fiancée. Cette dernière ne le dérange pas de par sa présence, bien qu’elle reste une énigme. Un mystère dont il a peur de soulever le voile, mais qu’il se doit pourtant d’accepter. Bientôt, elle sera sa belle-fille, l’épouse de son fils. Elle sera de la famille. Et il sait comme les jeunes femmes de ce monde qu’elles ne sont pas libres de leur destiné, alors autant ne pas lui compliquer les choses, rendre cela pénible. C’est du moins ce qu’il estime. Et il espère qu’Eirwyn en a conscience. Eirwyn. Fils chéri, fils préféré, bien qu’il ne le reconnaîtra jamais devant les autres pour ne pas créer de jalousies futiles. Il ne devrait pas, mais c’est ainsi, c’est d’Eirwyn dont il s’est toujours senti le plus proche, celui qu’il a toujours entouré de son affection. Largement de quoi compenser celle inexistante d’Amelia, sa mère, être fait de marbre et de pierre froide en apparence.

Cette même femme ne tarde pas à le rejoindre à l’approche de leur entrée en scène, quand lui ne songe qu’à déguerpir loin du grand hall. Mais il avance mécaniquement, contraint par le jeu des apparences, offrant son bras à la femme de glace avec laquelle il se trouve maintenant marié depuis des années. Elle non plus ne tarde guère à s’éclipser vers d’autres rivages, d’autres visages auxquels elle semble trouver une compagnie plus intéressante que celle de son mari. Dyfnig se détend, soulagé. Il n’aime pas s’afficher ainsi en public, mais il se force à jouer le jeu, pour le bien de leur réputation – notion abstraite, intangible, qu’il n’accepte qu’avec regret et fatalisme. C’est le fils qui vient l’arracher à ces pensées sombres, lui offrant un verre de champagne qu’il accepte d’un sourire doux. Les visages défilent dans un bal qui accroît son malaise. Il a l’impression d’étouffer ici, que le visage tant craint va surgir de parmi la foule pour le terrasser une bonne fois pour toute, achever le travail et révéler aux yeux de tous sa faiblesse, son incompétence.

Peut-être Eirwyn le sent-il, ou peut-être qu’il est aussi indisposé que lui par la foule quand il l’appelle. Lorsqu’il lui fait signe vers la porte ouvrant sur la cour intérieure, c’est une bouffé d’air frais semblable à une délivrance qui ébranle le paternel. Qu’importe le froid, qu’importe la lumière déclinante tant qu’il peut échapper à cette oppression bruyante qu’est la réception. Mais il pressent qu’il y a une raison particulière autre que celle d’échapper à celle-ci lorsqu’il perçoit un bref instant une cassure dans l’attitude d’Eirwyn. Une fragilité semblable à la sienne. Peut-être est-ce pour cela au final, qu’il a toujours été son préféré ? « Parle, fils. Tu sais bien que tu peux tout me dire. » Tendresse perceptible. Et pourtant, il y a entre eux un gouffre sombre de secrets inavouables qui les sépare. Des non-dits qu’ils négligent de faire connaître l’un à l’autre, peut-être dans un souci de conserver les apparences et cette relation qu’ils ont toujours eu.

La question qui suit l’interpelle tout en le laissant songeur. « Tu t’inquiètes pour ce que l’avenir te réserve auprès d’elle… ? » Le champagne vient hydrater le gosier de douce chaleur, tandis que le paternel profite un instant de l’air frais lui chatouillant le visage. « Pour être franc, non. Je ne connaissais pas ta mère avant que l’on m’annonce que j’allais y être fiancé. Enfin… ce n’était qu’un nom qu’on m’avait parfois soufflé lors des réceptions. Je l’ai rencontré pour la première fois lors d’une soirée destinée à officialiser les fiançailles. Un peu abrupt, n’est-ce pas ? » Il rit doucement à cette dernière phrase, aujourd’hui amusé de la situation. Pourtant à l’époque, il en avait été tout sauf ravi. C’était comme d’avoir entendu sa dernière heure sonner, l’annonce inévitable le ramenant à la réalité et au poids de ses responsabilités en tant que Slughorn, fils de Sang Pur. Héritier d’une histoire et d’un lignage qu’il aurait volontiers jeté au feu étant plus jeune. « Ne t’inquiète pas. Je sais que cela n’a rien d’agréable de se voir imposer ce genre de choses… Mais rappelle-toi qu’elle partage la même situation que toi. Et tu n’as pas obligé de l’aimer Eirwyn, même si je te souhaite le contraire avec le temps. Le temps fait bien des choses, et c’est seulement avec celui-ci que j’ai appris à apprécier ta mère. » Oui, il le souhaite sincèrement. Que les deux âmes s’apprivoisent pour mieux cohabiter, qu’il puisse en tirer une forme de bonheur ou de satisfaction. C’est ce qu’il souhaite de tout son cœur. Autrement, les prochaines décennies vont paraître bien longues pour son fils.
   
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TOUT CE QUI NE TE TUE PAS TE REND PLUS FORT
C'était une connerie. Du moins dans son acceptation banale. Au quotidien, la souffrance n'endurcit pas, elle use. L'âme humaine n'est pas un cuir qui se tanne avec les épreuves. C'est une membrane sensible, délicate. En cas de choc, elle reste meurtrie, marquée.

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MessageSujet: Re: You are not alone in this - Dyfnig.   Sam 3 Juin - 14:57



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DYFNIG & EIRWYN

MAY 1952

À peine l’air frais caresse-t-il son visage qu’Eirwyn se prend à respirer de nouveau. La première fois qu’il s’est senti se perdre dans cette panique délicate qu’il n’est sienne que depuis peu, il n’est pas parvenu à en comprendre l’origine. C’est toujours au milieu de ces réceptions dans lesquelles il excelle que son cœur décide de s’accélérer plus que nécessaire. Lui qui ne vit que pour ces moments durant lesquels il se doit de se réinventer, il a commencé à trouver des difficultés. Ou du moins c’est ce qu’il a longtemps pensé. Puis les jours ont passés, et il a fini par comprendre que la sophistication continue d’être un point de repère, ce sont les secrets qui lui pèsent. Chacun plus lourd l’un que l’autre. Son ennui. Sa fascination avec la mort. Sa relation avec Ludmilla. Sa relation avec Jacob. Il a peur, Eirwyn. Peur de voir ses pensées dévoilées au monde qui l’entoure. Peur de la réaction de son oncle. Peur de la réaction de son père. Son père qui l’a si longtemps protégé. Son père qui lui a sauvé la vie. Son père a qui il doit tellement. Il ne se pardonnerait jamais de lui faire tort. Alors il se doit de garder ses secrets proches de son cœur. Et il se trouve qu’il est plus facile de les dissimuler face à un seul être. Un être qui le connait pourtant comme peu le connaissent. C’est sans doute que le fils laisse derrière lui la droiture de son éducation. Toujours précis, toujours sophistiqué, il offre l’image qu’il offre derrière les portes closes. Une cassure qui a longtemps été caractérisée par un enfant fatigué. Une cassure qui a un jour été caractérisée par un adolescent en recherche de soi. Une cassure qui a un jour été caractérisée par un ennui meurtrier. Une cassure désormais caractérisée par un esprit brisé. L’enfant est devenu un homme, et pourtant. Pourtant il continue d’être l’enfant du père.

« Parle, fils. Tu sais bien que tu peux tout me dire. » Il lui sourit, Eirwyn. Il sait qu’il peut tout lui dire, que leur monde ne fait qu’un, comme il l’a toujours été. Surement est-ce cela qui les a si souvent rapproché, cette certitude que l’un comme l’autre comprendra. Deux hommes fissurés dont l’alliance fait la force. La vérité au travers des mensonges.
Quelle vérité ?
Ton rire résonne avec violence, le forçant à détourner les yeux un moment. Il le sait que les mensonges empêchent la vérité de se dévoiler, et une partie de lui sent une colère se réveiller. Colère silencieuse a ton égard, toi qui te dois de te battre pour lui, et non contre lui. Alors il t’ignore comme il le fait souvent, te laissant ainsi prendre place aux cotés de ces autres secrets qui le déchirent de part en part. « Tu t’inquiètes pour ce que l’avenir te réserve auprès d’elle… ? » Lentement, ses yeux retrouvent ceux de son père, tandis que l’un des coins de ses lèvres s’étire délicatement. Il a toujours semblé pouvoir lire au travers de ses mots, Dyfnig, et la est surement ce qui lui a permis de survivre. Son père a ses côtés, son père attentif à ses mots, à ses dires. Il se contente d’hocher la tête, le fils, attendant patiemment d’obtenir la connaissance de son paternel.

« Pour être franc, non. » C’est une courte surprise qui parcourt son visage. Lui qui a toujours pensé que ses parents ont grandis fous amoureux l’un de l’autre, seule raison qui est capable d’expliquer à ses yeux la relation qui lui semble incongrue. Lui si délicat, elle si froide. « Je ne connaissais pas ta mère avant que l’on m’annonce que j’allais y être fiancé. Enfin… ce n’était qu’un nom qu’on m’avait parfois soufflé lors des réceptions. Je l’ai rencontré pour la première fois lors d’une soirée destinée à officialiser les fiançailles. » Un instant durant, il pense à Ludmila, son regard retrouvant sa chevelure de blé au travers des larges fenêtres embrumées. Il l’a longtemps connue comme sa tante, la femme de son oncle, ne s’étant jamais réellement fait une idée d’elle, ou du moins pas avant que Galaad ne lui annonce les fiançailles. « Un peu abrupt, n’est-ce pas ? » Son propre rire délicat se mêle à celui de son père, comme pour appuyer ses dires. Il laisse le champagne traverser ses lèvres, laissant le silence prendre place entre les deux sorciers un moment, penseur. « Ne t’inquiète pas. Je sais que cela n’a rien d’agréable de se voir imposer ce genre de choses… Mais rappelle-toi qu’elle partage la même situation que toi. » Il ne peut retenir le rire sarcastique qui nait dans le fond de sa gorge. Sa fiancée est loin d’être innocente. « Et tu n’as pas obligé de l’aimer Eirwyn, même si je te souhaite le contraire avec le temps. Le temps fait bien des choses, et c’est seulement avec celui-ci que j’ai appris à apprécier ta mère. » Ses yeux retrouvent ceux de son père, doux. Il sait que l’amour qui réunit ses parents est des plus réels, et ce malgré ce qu’il peut bien y penser. L’affection que Dyfnig lui offre n’a de rivalité que la dureté qui émane d’Amelia.

« Tu as surement raison, » commence-t-il lentement, avant de se détacher de la façade. Il laisse ses quelques pas le porter vers le centre de la cour ou se trouver un large pot habité par un arbre délicat. Dos à son père, il demande : « C’est juste… que faire si je ne le peux pas ? » Ses doigts caressent les feuilles d’un geste inattentif, un lourd soupire finit d’abaisser les quelques barrières qui protège ses pensées. Il sait qu’il peut être honnête avec Dyfnig. Ainsi, il se retourne vers son père, le regard dans le fond de son verre de champagne tout d’abord. « Je ne comprends pas pourquoi mon oncle a décidé de nous fiancer. Elle a déjà été mariée à Aedd, elle a déjà des enfants, je ne sais pas ce qui est attendu de ce mariage. Je… » Il se tait un instant. Tous ses secrets sont oubliés. Il ne reste plus que la vérité du moment présent, la vérité dont il n’est pas parvenu à parler avec autrui. C’est donc un regard humide qui se relève vers le père. « L’union semble inutile. Pourquoi Galaad m’a-t-il choisi ? Ne… ne suis-je pas digne de maintenir la lignée ? » La douleur qui parcourt ses mots est déchirante, et il sait que Dyfnig la comprendra. Lui qui a passé sa vie à vouloir satisfaire le patriarche, il se sent trahis. Comme si les années n’ont servies à rien. Comme si sa douleur, son ennui, sa mort n’ont jamais été que futiles. Et il n’est pas certain de pouvoir continuer si cela est réellement le cas.





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MessageSujet: Re: You are not alone in this - Dyfnig.   Dim 9 Juil - 22:13

Eirwyn & Dyfnig
⚜ You are not alone in this ⚜

   
Le paternel sent la surprise de son fils. A vrai dire, nul besoin de capacités d’empathie particulière pour s’en rendre compte, car l’émotion est littéralement inscrite sur le visage d’Eirwyn. Hé oui, l’idylle est loin d’être au centre de sa relation avec l’austère Amelia. D’aussi loin qu’il se souvient, elle a toujours été ainsi et pas seulement avec lui, mais avec son entourage tout entier. Toujours droite, toujours froide, comme si sa vie en dépendait. Ce n’est pourtant pas un époux comme Dyfnig qui lui aurait reproché de prendre quelques libertés par rapport aux femmes de leur époque, mais non. La beauté froide qu’est Amelia s’est toujours tenue à son rôle d’épouse et de mère avec une froide perfection, l’élite guindée qu’ils sont censés représenter. Pour Dyfnig, les origines d’Amelia y sont pour beaucoup. Si au début de leur relation, il songeait qu’il aurait préféré être marié à n’importe qui d’autre plutôt qu’une Malefoy, la situation avait fini par évoluer avec le temps. En avait-il été de même pour Amelia ? Lui-même est bien incapable de le dire encore aujourd’hui, tant elle donne l’impression au monde entier d’être à ses côtés par devoir. Des années de mariage et de vie commune, et il n’est toujours pas certain de ce qu’elle pense réellement de lui tout au fond d’elle. Mais il sait au moins que derrière cette façade austère, se cache de l’attention pour lui derrière certain de ses gestes d’apparence anodins. Et aussi étrange que ce soit, il a fini par l’aimer. Avec douceur et affection, pas avec la passion dévorante des jeunes amants, certes. Mais un amour bien réel et solide.

« C’est juste… que faire si je ne le peux pas ? » Que faire, en effet ? Peut-être qu’un autre homme lui aurait dit de trouver le réconfort dans les bras d’une autre, d’une maîtresse qu’il aurait choisi de lui-même. Mais Dyfnig n’est pas cet homme, et l’utopiste en lui demeure malgré tout encore au creux des cendres de son être. Il a envie de croire qu’Eirwyn en est capable, mais une part de lui ne souhaite pas laisser son fils avec cette seule réponse. « Essaie. Et si ça ne fonctionne pas… Vous n’êtes pas nécessairement obligés de passer du temps ensemble même en vivant sous le même toit. Tout comme tu n’es pas avec elle en ce moment. » Le père fait rouler le reste de champagne dans son verre tout en gardant un œil bienveillant sur Eirwyn. Les inquiétudes de son fils lui tiennent à cœur bien plus encore qu’il ne le montre en s’enquérant de son ressenti. Son préféré, bien qu’il ait toujours veillé à ne pas faire de différence entre ses enfants. Celui avec qui il a toujours été doué d’une compréhension mutuelle, d’un lien inaltérable. Alors devant le trouble d’Eirwyn, son cœur est comme broyé. « […] L’union semble inutile. Pourquoi Galaad m’a-t-il choisi ? Ne… ne suis-je pas digne de maintenir la lignée ? » La culpabilité s’abat sur Dyfnig lorsqu’il relève la douleur des mots de son fils et son regard embué. Culpabilité de n’avoir sans doute pas assez tenu tête à son Galaad pour que les choses soient faites autrement. Voilà bien longtemps désormais qu’il s’en remet à son frère presque aveuglément pour chacune de ses décisions concernant les Slughorn. La voix se fait moins ferme, affectée par le trouble du fils. « Ton oncle ne me dit pas toujours tous… Mais je suis certain qu’il n’en pense rien. »

Aurait-il dû contester d’avantage cette décision ? A voir la détresse d’Eirwyn, à la ressentir pleinement comme si elle était sienne, il se dit que oui. Pourtant il sait qu’il n’aurait très certainement pas eu le dernier mot. Qu’il aurait plié quoiqu’il advienne devant son frère. La situation lui reflète sa propre impuissance, tout incapable qu’il se sent depuis son face à face avec Cain. Un poids, un incapable d’assurer l’avenir que mériterait son propre sang, son héritier. Les excuses qu’il voudrait formuler s’étranglent dans sa gorge et il rejoint son fils, déposant son verre sur le rebord d’un muret pour venir l’étreindre. Qu’importe qu’Eirwyn ne soit plus un petit garçon, lui a besoin de ce contact. Sans s’écarter, il expire les mots qu’il espère justes : « N’oublie jamais. Galaad ne nuirait jamais à l’un d’entre nous sans motifs. S’il en a décidé ainsi, c’est pour le bien de la famille. Et je t’interdis de penser une chose pareille car c’est faux. Tu es le meilleur fils que j’aurais pu espérer avoir. Tu es mon digne héritier. Tu as toujours fait ce que l’on attendait de toi, et je sais que ton oncle en est conscient. Et il n’est pas homme à oublier cela. » Pourtant, au fond de lui Dyfnig sent qu’une conversation avec son frère s’impose. Il est sûrement trop tard pour faire machine arrière, mais jamais il n’aurait accepté la décision de Galaad s’il avait soupçonné un seul instant qu’elle mettrait son fils dans cet état. « C’est ma faute… Je ne m’impose pas assez auprès de Galaad. Pardonne-moi… » Las. Il est fatigué, Dyfnig. Fatigué de se sentir aussi pitoyable et inutile. Alors que les plaies de son cœur et de son esprit se rouvrent, il a l’impression qu’à tout moment il pourrait sombrer dans cet enfer où Cain l’a plongé durant ce qui lui a semblé être une éternité.

   
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C'était une connerie. Du moins dans son acceptation banale. Au quotidien, la souffrance n'endurcit pas, elle use. L'âme humaine n'est pas un cuir qui se tanne avec les épreuves. C'est une membrane sensible, délicate. En cas de choc, elle reste meurtrie, marquée.

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MessageSujet: Re: You are not alone in this - Dyfnig.   Sam 19 Aoû - 0:41



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DYFNIG & EIRWYN

MAY 1952

Il ne parle pas de ce qu’il ressent, Eirwyn, et ce malgré les mots que tu te prends à hurler a ses oreilles. Il ne parle pas de ce qu’il ressent parce que cela n’a que peu d’importance. Le monde se moque de connaitre le rythme de son cœur, il se moque de savoir ce qui se trame derrière son port altier. C’est devenu une habitude, une espèce de magie comme la pureté aime à faire danser, cette magie des mots qui s’échappent d’entre des lèvres précises. Il élude la curiosité au fil de sourires délicats, se contentant de rappeler au monde la perfection qu’il prétend être sienne. Mais le moment présent diffère. Là où il se contente normalement d’un rire poli, il sent sa gorge se nouer. Là, au milieu de l’aristocratie bulgare, il a trouvé une bulle dans laquelle il a l’impression de pouvoir se laisser aller. Peu importe les baies vitrées qui offrent aux alentours une vue d’ombres mouvantes, il ne reste plus que lui et son père. Deux hommes qui ont passé de longues années à respirer comme un. Les doutes qui s’élèvent ont fait partie de l’esprit du sorcier depuis de longs mois, silencieux. Mais le moment est venu de les laisser résonner autour d’un paternel dont les mots parviendront surement à les calmer. Ainsi, Eirwyn ne porte que peu d’attention au rythme chaotique de son cœur, il ignore tes tentatives de calmer sa respiration profonde. Il t’ignore parce qu’il sait que peu importe ce qui arrive, Dyfnig parviendra à lui faire voir la solution. C’est tout ce qu’il demande, le Slughorn. Il ne désire que voir cette solution qu’il finira par comprendre, cette solution qu’il finira par découvrir.

« Essaie. » Bien que lui faisant toujours dos, le fils tourne légèrement la tête vers le père. « Et si ça ne fonctionne pas… Vous n’êtes pas nécessairement obligés de passer du temps ensemble même en vivant sous le même toit. Tout comme tu n’es pas avec elle en ce moment. » Il hoche la tête lentement, plus pour se convaincre que pour appuyer l’idée. Les fiancés passent déjà leur temps à s’échapper. Elle perdue dans monde dont Eirwyn ne connait rien, un monde dont il se moque. Lui perdu dans les bras d’un amant qui devra à jamais rester secret.
Tu sembles y parvenir.
Oui. Tes mots font écho à ceux de Dyfnig. Il y parvient. Il y parvient et pourtant, quelque chose continue de le déranger. Là, les barrières de son mensonge écroulées, quelque chose continue de pousser des larmes a habité son regard impuissant. Ce n’est pas l’amour dont il a peur, le sorcier. Il sait que l’amour n’existe pas chez Ludmila. Il sait que l’amour s’est découvert chez autrui. Il se moque bien d’aimer sa femme, puisqu’il sait qu’il ne pourra jamais aimer une quelconque femme. Son mariage ne sera jamais autre que politique, alors à quoi bon s’en inquiéter.
Politique.
Politique. Là est le problème. Pour la première fois, il reconnait la douleur qui habite le fond de son cœur. L’union n’a jamais été autre que politique. Le patriarche ne l’a jamais considérée comme une union digne de nom. Ne considère-t-il donc pas Eirwyn un héritier digne de nom ? Les larmes qui se sont réveillées commencent à couler le long d’un visage soudainement brisé. Le visage d’un homme qui doute du but de son existence. Le visage d’un homme qui n’a jamais posé une quelconque importance sur son existence. Lorsqu’il se retourne vers son père, ce n’est pas un conseil qu’il désire. L’homme est redevenu enfant, tandis que son être tout entier hurle de la douleur que Dyfnig ne connait que trop bien. Cette douleur qui le parcourt de part en part, cette douleur qui l’a un jour poussé à en finir. C’est son père qui l’a sauvé alors, c’est son père qui l’a sauvé depuis, c’est son père qui continuera de le sauver. « Ton oncle ne me dit pas toujours tous… Mais je suis certain qu’il n’en pense rien. »

Il tente de faire taire ses larmes, Eirwyn, alors qu’il se referme sur lui-même. C’est l’étreinte de Dyfnig qui le calme tout d’abord. Dans ce moment, il se moque des apparences. Dans ce moment, l’homme finit de sombrer pour laisser place au garçon. Il se laisse perdre dans ce contact affectif que la société n’accepte que rarement. « N’oublie jamais. Galaad ne nuirait jamais à l’un d’entre nous sans motifs. S’il en a décidé ainsi, c’est pour le bien de la famille. » Les mots trouvent ses oreilles avec une précision délicate, chaque syllabe y déposant une chaleur calmante. « Et je t’interdis de penser une chose pareille car c’est faux. Tu es le meilleur fils que j’aurais pu espérer avoir. » Un sourire sincère s’étire le long de son visage. « Tu es mon digne héritier. Tu as toujours fait ce que l’on attendait de toi, et je sais que ton oncle en est conscient. Et il n’est pas homme à oublier cela. » Le cœur s’est calmé. Là, perdu dans l’étreinte de son père, Eirwyn a trouvé ce qu’il désirait. Il y a trouvé le réconfort qu’il cherchait. Là, au sein de ce moment qu’il espère voir durer.

« C’est ma faute… Je ne m’impose pas assez auprès de Galaad. Pardonne-moi… » Ses sourcils se froncent, surpris. C’est lui qui se défait de leur embrasse, à la recherche du regard de Dyfnig. « Ce n’est pas de ta faute. » Le silence se pose un moment, tandis que le fils tente de comprendre ce qui semble avoir pris possession du père. « Personne ne s’impose auprès de Galaad. Il a ses raisons, tu l’as dit toi-même, pour le bien de la famille. » Un doux sourire se joint à ses paroles, réconfortant. Mais le sourire se fane rapidement, alors que le sorcier reconnait quelque chose dans le fond du regard de son paternel. Il reconnait cet océan de lassitude dans lequel il s’est si souvent noyé. Cet océan duquel on l’a sauvé, cet océan dont la marée haute se prend à le surprendre. C’est un océan qu’il connait si bien, mais un océan qu’il n’a jamais vu chez autrui. « Père ? » Il tente d’utiliser les mots aussi délicatement que Dyfnig, veine tentative de déposer sur son visage le même sourire qu’il arborait quelques moments plus tôt. « Il n’y a rien à pardonner, père. Tu… Tu sais ce que tu as fait pour moi. » Sa voix se casse un moment. La marée réveille des souvenirs qu’il tente d’oublier. « Peut-être ne vois-tu pas tout ce que tu as fait pour nous, mais sache que nous n’oublions pas. Je n’oublie pas. Tu es l’homme le plus fort que je connais. Et il est temps pour toi de t’en rendre compte. » Il se tait, patient, incertain de la décision que prendra son père. Il est prêt à écouter ce qui plane au sein de son esprit, comme Dyfnig a si souvent écouté ce qui se noie au sein du sien.





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