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 L'amour, dans le mariage, est une chimère.

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Enid Rowle
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Silencio
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Âge :  vingt-cinq ans
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MessageSujet: L'amour, dans le mariage, est une chimère.   Lun 15 Mai - 1:48

La cage thoracique se soulève et s’affaisse lentement en même temps que le soupir passe des poumons à la bouche. Allongés en travers du lit, son frère à ses côtés, Enid contemple d’un air absent le plafond. Les volutes de fumée parfumées dessinent des formes au fil de ses pensées, jusqu’à ce qu’elle relâche son attention et se retourne vers lui. « C’est scandaleux que tu sois au courant avant moi, quand même », elle chouine vaguement, un sourire acre qui lui mange les lèvres. « Les avantages d'être l’héritier, j'imagine… » il répond avec amertume.  « Dis-moi qui c’est… » La main pousse doucement le torse de son frère qui résiste à l’assaut et garde un silence obstiné. « Père serait furieux. », il rétorque. « Depuis quand on se soucie de ce qu’il pense ? » Il ne répond rien et Enid se tourne à nouveau sur le dos, une moue renfrognée. Bien sûr qu’il ne peut rien dire et elle n’insiste pas : aucun des deux rejetons Slughorn n’est assez fou pour risquer la colère du paternel. Son frère a déjà pris un risque en lui annonçant que dans la journée, elle serait convoquée par leur père et en lui dévoilant l’objet de la discussion – un bien grand mot… Leur intimité vole en éclat quand un elfe de maison apparaît dans un petit bruit significatif. Les deux Slughorn se relève de concert tandis que la créature prend la parole de sa voix stridente. « Maitresse, le maître veut s’entretenir avec vous dans le petit salon. Le jeune maître est aussi convié. Le maître a dit qu’il ne souhaite pas attendre. » Un simple hochement de tête pour toute réponse et la créature disparaît aussi brutalement qu’elle n’est apparue. Le frère et la sœur s’attrapent les billes aux billes, avant se lever et de quitter la chambre.

Enid a tout le trajet qui mène jusqu’au salon de son géniteur pour tordre ses intérieurs, ranger ses états d’âme dans un coin et se préparer à jouer, encore une fois, une comédie savamment travaillée. Elle sait depuis longtemps que son père cherche à la marier, qu’il cherchait une union profitable à sa famille et qu’il n’attend d’elle qu’elle remplisse uniquement son rôle. Juste avant de pousser la porte, son frère lui attrape la main, la serre brièvement. Puis ils entrent. Réservé aux invités de marque, le salon porte la marque de toute l’opulence et le faste de la famille : richement et lourdement décoré, tout est pensé pour imposer la marque des Slughorn. Enid déteste cet endroit. Elle déteste le manoir familial, mais de toutes les salles qu’il comporte, c’est celle qu’elle déteste le plus. Elle n’en laisse rien voir, pourtant. Son frère s’avance de quelques pas et prend la parole. « Père, vous souhaitiez nous voir ? » Ce n’est pas vraiment une question, c’est au mieux une piètre mise en scène. L’héritier sait très bien de quoi son père souhaite entretenir Enid, il pourrait même faire lui-même le discours et épargner de nouvelles écorchures à sa sœur. Malheureusement, ce pouvoir ne lui appartient pas. Pas encore. Jamais, espère-t-il secrètement. Une dernière œillade d’encouragement pour sa sœur, et à son tour, il entre dans le rôle qu’on attend de lui : celui de l’héritier de la famille devant apprendre de son paternel.
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Galaad Slughorn
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Âge :  48 ans, le demi siècle s'approche et avec lui toutes ses promesses.
Sang :  Pur, depuis toujours et pour toujours - âme souillée de tout les pêchés, le poids du monde sur les épaules.
Allégeance :  Grindelwald, jusqu'à la mort de celui-ci. Il ne pense à présent plus qu'à lui-même, prêt à tout pour s'hisser sur le trône vacant. Les Zdravko sont pour cela essentiel, sa loyauté prétendument donnée à Aleksei.
Profession :  Directeur du département d'unification des nations, une fonction de la plus haute importance pour l'homme qui manie le bulgare aussi bien que l'anglais. Dévoué depuis 1948 à la cause de celui en qui il croit (bras droit chez les Spasenis).
Ancienne école :  Il est né dans la mauvaise génération, Galaad. Il est né avec ceux condamnés aux murs du château anglais, ayant toujours regretté quelque part ne pas avoir fait ses classes dans le froid de Durmstrang. C'est donc sous l'étendard des verts et argents qu'il a effectué sa scolarité - loup parmi les agneaux s'il en est.

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MessageSujet: Re: L'amour, dans le mariage, est une chimère.   Jeu 18 Mai - 20:10




l'amour, dans le mariage, est une chimère


GALAAD & ENID

1951

Tapotant le bois de la lourde table d’un air absent, Galaad semblait être ailleurs. L’esprit partagé entre le souvenir du corps d’une amante aux yeux noisettes et la perspective d’une alliance à venir, incapable de distinguer vraiment laquelle de ces deux perspectives l’exaltait le plus. Æthelstan Rowle était un bon parti. Spanesi fidèle et chef d’un département important, le Slughorn ne pouvait reconnaître en son subordonné que des qualités. Les négociations avaient été rapides et rondement menées, il n’y avait après tout pas grand chose à discuter. La main d’Enid avait été promise à l’homme de vingt ans son aîné et le marché s’était conclu d’un verre de whisky pur feu. Rien de bien nouveau pour le joueur d’échec qu’était Galaad, l’homme naviguant entre les alliances et les promesses. Un pied dans chaque famille influente, des oreilles et des mains aux quatre coins du pays. Le patriarche était bien placé pour savoir qu’on ne choisit pas qui on épouse. Son propre père n’avait-il après tout pas décidé pour lui de qui il prendrait pour femme. Sa main promise à Laverna Black et ses longs cheveux de jais dans l’espoir d’une alliance illusoire. Si seulement Ianto avait su, alors, le déshonneur qu’ils se révèleraient être quelques années plus tard. Entente enterrée avec la prise de pouvoir du bulgare, les Black relégués au rang de vermine.  Plus que tout, Galaad avait conscience des choses qu’il lui fallait faire par devoir. Il avait maintenu les apparences, avait prétendu aimer l’insignifiante devant les regards observateurs. L’avait honorée de quatre enfants, s’était assuré un héritier. Ce n’était qu’à présent, toutes ces années plus tard, qu’il s’autorisait enfin à aimer. Il ne s’en était jamais plaint. Bien conscient qu’il s’agissait là du prix à payer pour se tenir aux portes du pouvoir.

Aucun de ses enfants n’échapperait au même sort et le cerf était bien décidé à gérer leurs fiançailles d’une main de maître. Chacun d’entre eux était un énième pion à l’échelle de ses plans, sa fille se trouvant - à sa plus grande surprise - être le premier d’entre eux. Elle aussi aurait le droit d’aimer. Un jour, plus tard. « Père, vous souhaitiez nous voir ? » la voix de Cyngen ne provoque aucune réaction de surprise chez le patriarche, Galaad se levant mécaniquement, invitant ses enfants à s’asseoir d’un simple geste de la main. La présence de son héritier était inévitable dans ces moments: ils allaient après tout forger l’homme qu’il deviendrait plus tard. Le jour où il marierait lui aussi ses enfants. Le jour où il laisserait lui aussi ses filles aux mains d’autres hommes. Les traditions ont la dent dure et les Slughorn avaient toujours fait partie des sorciers les plus conservateurs. Le salon est marqué au fer de l’opulence et tout, des décorations ornées aux lourds tapis rappelle les gallions croulant dans leur voûte de Gringotts. La mise en scène suffit au père, pour le moment du moins, et il laisse ses enfants prendre place de l’autre côté de la table, se rasseyant à son tour.

Il ne compte pas faire durer le suspens, Galaad. Il ne compte pas faire espérer à Enid un futur rempli de choix et de sucre. Non. Le devoir est ce qu’il est, dans ses défauts comme dans sa beauté. C’est un soupir résigné qui s’échappe d’entre ses lèvres alors qu’il plante ses yeux dans ces orbes qui ressemblent tellement à celles de Laverna. Ses yeux qu’il a apprit à ne plus regarder, ces yeux qu’il a appris à ignorer. Parce qu’ils lui rappellent les mers de la mourante. Chaque jour un peu plus. « En effet, oui. » - son regard inflexible alors qu’il s’apprête à lui infliger une blessure de plus, sans même s’en rendre compte, sans même s’y intéresser - « Le moment est venu, Enid. Je me suis arrangé avec Æthelstan Rowle pour vos fiançailles, tu le rencontreras bientôt. » comme un coup de poignard, comme un coup de poing. Il ne voit pas de raison de ménager les sentiments de cette fille qu’il a longtemps oublié, Galaad. Ce n’est pas une question. Fraîcheur clinique de la réalité qu’il lui impose sans remords.


You'll never know what hit you, won't see me closing in. i'm gonna make you suffer. this hell you put me in, i'm underneath your skin. the devil within. you'll never know what hit you.


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Enid Rowle
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MessageSujet: Re: L'amour, dans le mariage, est une chimère.   Lun 26 Juin - 3:18

L’accueil du patriarche se fait glacial, comme il fallait bien s’y attendre. Quelque par en elle, sous les côtes ou bien dans le cœur, ça s’agite et se tord. C’est qu’elle ne peut s’en empêcher, Enid, d’y croire, parfois. Et quand les billes de son géniteur percutent les siennes, elle trésaille. Il la considère si rarement qu’elle ne sait pas comment y réagir (et on ne peut pas vraiment dire qu’il la considère, il la scrute, au mieux). Elle ne sait rien du malaise que ses billes provoquent chez son paternel. Alors, elle reste impassible et coite, le visage fermé, presque distant. Enid sait ce qu’il va annoncer, sait qu’elle n’est qu’un pion dans les machinations de son père. Ca jette un peu plus de sel sur la blessure qui peine à se refermer malgré les années, cette balafre de l’âme qui ne cicatrise jamais vraiment. Et ça ne manque pas. Si elle s’y est préparée, quand il parle, ça lui fait l’effet d’un poignard en plein poitrine. En dedans, ça lui fait l’effet d’une lame chauffée à blanc qu’on enfonce loin, toujours plus loin… Et face à ce regard clinique et ce ton détaché, Enid baisse les yeux, contemple avec application ses mains. Et elle fouille sa mémoire. Le nom lui parle, bien sûr. Personne n’ignore les grandes familles, encore moins quand il s’agit des héritiers. Non, elle recherche des souvenirs de rencontres, mêmes fugaces. Et rien ne lui vient à l’esprit. Alors, Enid fait ce qu’elle sait mieux faire : elle tord ses états d’âme, infléchit ses sentiments et les oublie – elle s’oublie et se fond dans le rôle qu’elle tient parfaitement depuis toujours. A ses côtés, son frère s’agite, visiblement mal à l’aise de ne pouvoir la conforter comme à son habitude. Il faudra attendre la fin de l’entrevue, et plus encore si Galaad Slughorn décide d’entretenir son fils et héritier des modalités de la trahison du patriarche envers sa fille. Enid, elle, s’oblige à ne pas le regarder, ce serait prendre le risque de briser le masque de dignité qu’elle porte constamment et plus fragile que jamais.

Sa mémoire remue le peu d’informations qu’elle possède au sujet d’Æthelstan Rowle. Des rumeurs, au mieux, rien de tangible en réalité. Elle sait qu’il travaille avec son père, qu’il a deux enfants, et que les commères ne manquent pas de racontars autour de Dùbhan Clach Castle, des mœurs de la famille et de son mode de vie. Mais elle se doute que derrière cette union se cache une alliance entre son père et son futur époux. Elle en ignore les termes, et d’ailleurs, ce n’est pas Galaad Slughorn qui les lui dévoilera : dans cette équation, elle ne compte pas.

La bouche pâteuse, la voix enrouée, elle finit par prendre la parole. « Quand ? » Pas que ça change quoi que ce soit, ou que ça importe en réalité. Mais autant qu’elle sache immédiatement tout ce qu’il y a à savoir – elle savourera encore mieux les derniers instants de liberté lui semble-il. Amère, elle relève pourtant la tête, confronte d’abord son frère, puis son père. La réplique lui brûle la langue, elle se contient, un moment. « Un second mariage, n’est-ce pas… Les lippes se tordent un rictus triste. Je suis ravie de voir que je ne me trompe jamais quand j’imagine la valeur que j’ai à vos yeux : aucune. Semble-t-il, qu’ici encore, je ne mérite pour vous rien de mieux qu’un mariage de seconde zone. » Si le ton est neutre et sans agressivité, il est si rare d’entendre la cadette Slughorn s’exprimer (protester !) que ses mots jetés à la figure de Galaad résonnent dans le boudoir comme si l’on venait de les hurler. Enid ne s’attend pas à provoquer quoi que ce soit en Galaad : ni pitié ni respect. Mais, elle s’autorise, enfin, à exister. Tout du moins, à clamer son droit à exister. Et, c’est profondément libérateur.


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Galaad Slughorn
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MessageSujet: Re: L'amour, dans le mariage, est une chimère.   Dim 9 Juil - 20:47




l'amour, dans le mariage, est une chimère


GALAAD & ENID

1951

Le regard est lointain, distant. Le patriarche regarde Enid comme on toise une inconnue, la jaugeant de ses orbes sombres. N’est ce pas là ce qu’ils sont à présent, après tout. Deux inconnus. Séparés par les années et l’indifférence du Père. Il n’a jamais su comment aimer ses enfants, le patriarche. Trop occupé, toujours loin du manoir. Il n’a vu grandir que son aîné et sa benjamine, Galaad. Enid et Eliud tombés dans les limbes de égoïsme Si tout était à refaire, très probablement Galaad reprendrait-il les mêmes décisions. Encore et toujours. L’amour est une drôle de chimère, plus encore chez les Slughorn. Le gallois a tout donné sur l’autel du pouvoir, sacrifiant vie personnelle et famille sans jamais y repenser. Tout mettre en jeu pour effleurer du doigt les hautes sphères, tout risquer pour continuer de redorer leur nom. Quête hypocrite de celui qui en est venu à ne plus voir les siens que comme des pions parmi d’autres - fantômes à bouger quand et comme bon lui semble. Les alliances se font et se défont sous sa volonté, marionnettiste las d’un empire de poupées de cire. Les années ont durci son coeur et aigri ses veines, si bien qu’il est parfois difficile de croire qu’une âme gronde encore au fond de ses yeux durs. Bien sûr, il y a des exceptions. Il y a l’air mutin de Vidja - ses cheveux noirs et sa peau de lait. Il y a les fissures de Dyfnig, ses faiblesses et ses forces. Exceptions à son coeur réputé de pierre, le patriarche reprend des allures humaines sous les yeux de la maîtresse et du frère. Probablement représentent-ils, chacun à leur façon, les meilleurs côtés de son coeur réputé de marbre.

Il a longtemps joué un rôle, Galaad. Il a paradé l’amour pendant des années, prétendu fidélité et bonheur pendant plus d’une décennie. Il a construit une famille, sa famille, sur un tas de mensonges - cendres de la vie rêvée adolescent. Sentiments tenus en laisse, palpitant oublié dans le passé, volonté de faire régissant jusqu’aux battements de son coeur. Pendant longtemps, le patriarche avait oublié de vivre. Ivre de manipulation, le Slughorn a passé une bonne partie de sa vie à décider quoi faire de celle des autres.

Sa dernière victime n’est autre que sa fille - Enid aux yeux charbons et au masque de pierre. Le sang n’échappe pas à la règle des alliances et c’est sans aucun remord que le père s’apprête à déposer sa fille entre les paumes des Rowle. Les vieilles femmes ne manquent pas de rumeurs à propos de Dùbhan Clach Castle mais le gallois n’en a cure: la main d’Enid est celle qui scellera l’alliance entre les deux familles. Qu’elle le veuille ou non, parce qu’au fond, il ne l’a pas convoquée aujourd’hui pour demander l’avis de l’intéressée. La protagoniste est tout au mieux mise au courant de quelques mots soufflés avec froideur et détachement, son avenir sacrifié pour celui de la famille. Funeste destin qui n’était cependant pas l’apanage de la galloise. Tous ont du abandonner liberté et ambitions sous la coupe du patronyme.

« Quand ? »  la voix est enrouée, murmure amère d’un fantôme à l’aigreur délicate. « Aucune date n’a encore été avancée. » se contente de répondre le père, elle n’aura pas aujourd’hui la date de son trépas. Bien assez tôt, bien assez tard. Quelle importance cela a t’il encore vraiment, au fond. Que l’alliance se glisse à son doigt dans un semaine, un mois ou un an - le résultat en sera de toute façon le même. Quitter une prison dorée pour une autre, les apparences toujours plus enserrées autour du coeur. Ses doigts tapent de nouveau le rebord de la table avec douceur, ses yeux trouvant de nouveau les orbes brûlantes d’Enid. Il est rare - si rare - qu’elle ne s’autorise à vivre devant lui que la voir éclore a quelque chose de fascinant. Une fascination qui ne dure que quelques secondes, car à peine a t’il cligné des yeux que déjà le charme est rompu et que la magie meurt. Il lui offre quelques secondes d’attention avant de, déjà, se désintéresser de ses états d’âme.

Le père l’écoute à peine, se contentant de congédier son héritier d’un regard sec et d’un geste de la main. L’aîné a vu tout ce qu’il y avait à voir, Galaad préférant son autorité remise en question en privé. Cyngen n’est plus le bienvenu, l’école est finie - la cloche a sonné. C’est plus la fille que le fils qu’il désire punir de la sorte, bien conscient de la complicité entre ses deux enfants. Il lui enlève sa béquille comme on ôterait son chien à un aveugle - sans compassion ni sentiments. « Un second mariage, n’est-ce pas… Je suis ravie de voir que je ne me trompe jamais quand j’imagine la valeur que j’ai à vos yeux : aucune. Semble-t-il, qu’ici encore, je ne mérite pour vous rien de mieux qu’un mariage de seconde zone. » la cadette récupère l’attention de son père, le visage du patriarche aussi illisible qu’une énigme.

Il soupire, Galaad. Un souffle agacé aux accents un peu moqueurs, le loup montre doucement les crocs. L’agacement pointe à la commissure de ses lèvres mais lorsque le cerf se décide enfin à prendre la parole, après quelques secondes d’un silence pesant, c’est d’un ton égal qu’il s’exprime. Aucune agressivité entre ses mots, usant du même ton neutre et hypocrite utilisé pour les Spasenis. A la vie comme au travail le père a des allures de général. « Fort heureusement, la valeur d'une alliance ne se mesure pas encore qu'au nombre de mariages. » - d'autres éléments ont pesé dans la balance de sa décision, des éléments qu'il ne partagera évidemment pas avec sa cadette -  « Une alliance avec les Rowle a ses avantages, second mariage ou pas - » sourire en coin  « - je ne m'attends pas à ce que tu comprennes. » pique assenée d'une langue de velours, le Slughorn ne s'étant pas départi de sa politesse habituelle.


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