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 { 22 mai 1952 - dead and long gone - krum brothers

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MessageSujet: { 22 mai 1952 - dead and long gone - krum brothers   Mer 17 Mai - 16:32

dead and long gone
yasen & mihayl


{ 22 mai 1943 - "Bon anniversaire Yasen. - Merci père ! Elle est magnifique !" Une baguette, blanche, longue et souple, qui change de mains, alors que Yasen se voit offrir une baguette comme il n'en a jamais vu. Sa première n'a pas survécu au duel qu'il a perdu contre un ..... à Durmstrang, et cela fait déja deux semaines qu'il utilise un substitut peu efficace qui ne répond que par intermittence à ses souhaits. Mais voilà que son père lui fait le cadeau parfait, profitant du week end pour retirer son fils de l'école et l'amener là, aux abords du lac de Rila, au milieu de cette nature sauvage qui a appris à craindre les Krum, collecteurs d'ingrédients magiques, parfois dans la douleur. L'air bruisse de mille bruits, les animaux et les oiseaux font leur vie, mais pas un humain à part eux deux ne se presse près de l'eau fraîche. Ils sont seuls, pour ce moment privilégié, et Yasen s'autorise à enlacer son père sans retenue, heureux de sentir une pression en retour, de sentir une présence dans son esprit. Il sait que cette date est particulièrement difficile pour Aleksandar, lui qui a gagné un fils et perdu une femme le même jour, mais il espère que partager cet instant apaisera un peu cette douleur qu'il continue à trainer. Il espère pouvoir revenir tous les ans et passer un moment privilégié avec son père.


Le lac est froid et vide, la nature n'est pas encore remise de cet hiver tardif qui a brûlé par la glace les premiers bourgeons. Le printemps reprend ses droits, mais Yasen ne voit rien du renouveau qui l'entoure petit à petit, perdu comme il est à sa peine. La sienne, pour une fois, entière et consumante, qu'il n'a pas à partager avec qui que ce soit. Il a vingt-cinq ans aujourd'hui, mais il a l'impression d'en avoir cinq, d'être redevenu ce gamin mal dans sa peau qui devait hurler, rire aux éclats pour faire taire les vagues dans sa tête. Cinq ans et un père si massif qu'il en occulte le soleil, une présence constante à ses cotés qui le rassure comme elle peut le pétrifier d'admiration. Cinq ans et une famille unie, même si compliquée, des frères à ses cotés comme si rien d'autre ne pouvait leur venir à l'esprit.

Sa baguette blanche est serrée entre ses doigts, rougis par une bagarre qu'il a provoqué pas plus tard que la veille et qu'il préfère ne pas soigner, content de sentir une douleur physique autre que le chagrin. Il ne peut plus hurler, se contente de rester debout, face à l'eau, face au vent froid qui s'immisce entre les pans de son manteau de ville, trop léger pour la Bulgarie. il est glacé jusqu'au plus profond de son âme, épuisé aussi, par cette date et tout ce qu'elle implique. Par le fait d'être orphelin, alors même qu'il n'est pas marié, qu'il n'a pas d'enfants, pas d'avenir. Il aurait tant aimé pouvoir présenter une petite fille à son père, lui dire qu'il l'appelait comme sa mère, voir son regard briller de fierté et d'émotion. Il aurait voulu le voir à ses cotés, alors qu'il lui apporterait une femme digne d'être une Krum. Il aurait voulu tant de choses, qui sont désormais de vagues chimères que Yasen ne réalisera jamais.

Il a vingt-cinq ans, mais il ne fêtera pas cet anniversaire, en ayant perdu le gout. Il a gagné un an, mais jamais plus son père ne vieillira. Presque un an qu'il l'a perdu, si peu de temps entre les deux qu'il en fait quasiment un amalgame. Il n'a pas fait le deuil. Cette constatation, il pourrait presque la faire à voix haute, mais il n'ose pas, sachant à l'avance qu'il s'effondrerait aussi vite, or il n'a plus la force de se relever. Il ne sait pas comment font Stoyan et Mihayl, pour rester forts, pour surmonter ça. Il les voit enfermer leurs émotions, se blinder, réussir même parfois à passer à autre chose, et il leur en veut terriblement d'y arriver, de le laisser seul avec sa peine, leur peine.

Il aurait pu se rendre sur leur tombe, celle de son père, celle de sa mère. Il aurait pu rejoindre ses frères qui doivent le chercher frénétiquement à travers l’Angleterre. Il aurait même pu retourner dans l'une de leurs maisons bulgares. Mais non. Il a préféré transplaner, une fois, deux fois, jusqu'à arriver ici en tremblant de fatigue, le cœur au bord des lèvres, pour être loin de tout et pouvoir lâcher les sanglots qu'il retient tous les jours. Ses larmes lui brûlent les yeux, sa tête est comme prise dans un étau, mais il ne peut pas s'en empêcher, ne veut pas se priver de cette sensation salvatrice. On ne meure vraiment que lorsqu'il n'y a plus personne pour nous pleurer, dit un proverbe, et Yasen y croit, parce qu'il a toujours l'impression qu'Aleksandar est là, juste là, à ses cotés, prêt à prendre la parole de sa voix grave.

Dans ses larmes coulent tous les souvenirs qu'il a imprimé au fer rouge, tous ces moments du quotidien qu'il pensait inintéressants mais qui réveillent désormais une telle nostalgie, une telle envie de les revivre en lui qu'il en a le souffle coupé.

Un bruit dans son dos, et il ne se retourne même pas, bien qu'il ait entendu, doublement, la présence d'un de ses frères. Ils ont trouvé son mot, donc. Une peine s'ajoute à la sienne et il laisse faire la migraine, qui n'a même plus de prise sur lui. "Il me manque." C'est tout ce qu'il peut dire, d'une voix éraillée, le visage tourné vers l'eau. C'est déjà un coup supplémentaire à ce qui lui reste de courage, de fierté, et il vacille, prêt à s'effondrer.


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