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Intrigue n°4
Venez vous faire entendre au Ministère, au Chemin de Traverse ou à Poudlard.

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 Saying "It's my brother" as I could say "I would die for him" [Yevgeniy]

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Incarcerem
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Allégeance :  Le Clan. Ceux - les Spasenis - que le clan choisit de servir, ensuite, même si, si on creuse, ce n'est sans doute pas le camp qu'il préfère.
Profession :  Autor. Duelliste. Chasseur. Fauteur de trouble à temps plein.
Ancienne école :  Castelobruxo, au Brésil. Il garde une vieille fascination pour l'Amérique en général,issue de ces années là.

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MessageSujet: Saying "It's my brother" as I could say "I would die for him" [Yevgeniy]   Ven 9 Juin - 17:15

C'était une journée comme les autres, une de plus. Comme toujours, Stanimir Murdarov allait la finir dans un bar. Souvent, il allait boire un verre avec des collègues du ministère, ou ses cousins installés en Angleterre. C'était moins l'occasion de boire que de se retrouver, un mode de vie qu'il adoptait quasiment en permanence, sauf quand son fils, Pavel, était en vacances et revenait au camp, depuis deux ans. Disons que j'ai encore un minimum de décence et que ce minimum m'empêche de boire jusqu'à être ivre mort devant mon fils. Il buvait moins qu'avant. Quand sa femme était morte, au départ, c'était catastrophique, d'autant que Stanko avait l'alcool triste, qui devenait peu à peu agressif au fur et à mesure qu'il enchainait les verres. Colérique de nature, il devenait alors extrêmement incontrôlable, et personne n'avait envie de le voir dans cet état. Ni lui, ni sa famille, ni son fils. Il s'en était remis.

Du moins le disait-il, parce que d'autres problèmes, concrets, se posaient sur la durée, maintenant. Yevgeniy et Isidore, en premier lieu. Pavel ensuite, parce que le petit leur en voulait, à tous, et qu'il savait que quelque part, son fils avait raison. Stanimir n'avait jamais été élevé dans une perspective qui l'autorisait à s’apitoyer sur son sort. Ce n'est pas toi qui est mort. C'est pire pour le gamin. Il y a encore une chance pour que le mariage des deux amoureux se passe bien. Il y a encore une chance que ton monde, déjà bien amoché, ne s'écroule pas. Même si parfois c'était dur, même si parfois il tremblait sur ses bases, Stanimir Murdarov restait un optimiste forcené. Un jour ou l'autre, tout ira mieux. C'est obligé. Ils avaient été au fond du trou, tous, mais ça allait se tasser. Forcément. De toute façon, il n'avait pas le choix. Même s'il n'aimait pas ce qu'il voyait. Pas du tout, même. Ce qu'il devinait de ce monde, des combats, des motivations de ceux qui étaient aux commandes...c'est ton monde. T'as pas le choix. C'est la réalité. Elle n'est pas glorieuse. Elle n'est pas belle. Mais elle existe. Fais avec. Fais avec, on te dit.

Pourtant, parfois, c'était dur. Même s'il ne le montrait guère. Même si les morts étaient morts et qu'il n'y avait plus rien à faire pour eux, qu'il fallait se préoccuper des vivants et aller de l'avant, les premiers mois après Halloween 51 avaient été durs. Parfois encore, l'abattement prenait Stanko. Mais moins souvent. Il avait tenté de surmonter tout ça. La mort de sa mère, la mort de Susan. Plus Susan que sa mère, d'ailleurs, car Marina, au fond, cela faisait des années qu'elle était morte. Il avait lu des livres, essayé de se secouer, de noyer son chagrin dans l'alcool, tenté de sourire. Il avait regardé son passé partir en fumée, pourtant, il persistait. Force-toi un sourire, mens un peu, affirme qu'aujourd'hui tout va bien. C'est le contraire, mais à force de le répéter, ça finira peut-être par devenir vrai. C'était surtout du désespoir, et puis il avait finalement fini par y arriver, à reprendre le dessus, avec l'aide de son frère, avec l'aide de la famille, et parce que oui, le monde continuait à tourner et que d'autres gens avaient besoin de lui. C'est pas fini, et cette merde ne va pas soigner ton âme.

Sortir. Vivre. Rire encore. Voilà. Tu reprends le bon chemin, mon garçon. Le monde n'est pas si moche, que diable. Il regarda sa montre d'un air ennuyé, et balança le rapport qu'il terminait de rédiger dans un tiroir de son bureau. Ça attendrait demain. Il était plus tard que prévu et il détestait les rapports. La partie la plus ennuyante de ce métier : la hiérarchie, la paperasse, l'administration. Stanimir Murdarov était un électron libre. Être auror ne lui déplaisait pas, c'était complémentaire de son rôle de traqueur au sein des spasenis, mais rendre des comptes...Il aurait voulu faire à sa manière, sans chef, sans ordre. Les résultats seraient meilleurs. Au fond, il regrettait un peu le temps où il était mercenaire, même si ce job lui assurait une certaine stabilité qui n'était pas désagréable.

En attendant, l'heure, c'était l'heure, et Stanimir l'avait sacrément dépassée, d'autant plus qu'il avait dit à son frère qu'il irait prendre un verre avec lui. Traversant le ministère à grandes enjambées, dominant tout le monde d'une tête, il salua les membres du bureau des aurors et s'en alla prendre la poudre de cheminette pour déboucher sur le chemin de traverse. Il y avait du monde, déjà, il devait être un peu plus tard que d'habitude. Cigarillo aux lèvres, il se dégagea un passage parmi la foule de badaud à la recherche d'une place en terrasse et finit par arriver au pub où il avait rendez-vous avec son frère.

L'établissement était un peu rempli, mais il finit par trouver Yevgeniy attablé dans un coin. Il se laissa tomber de toute sa masse de géant en face de lui, un large sourire aux lèvres : « Salut frangin. » Jaugeant d'un air circonspect les verres sur la table, entre lui et son aîné – tous vides. « Si tu commences à boire avant moi, tu triches. » Il fit signe au serveur. « Vodka. Merci. » Il se tourna de nouveau vers son frère : « Il va me falloir un peu de temps pour te rattraper. » On lui apporta un verre, et une bouteille. « Alors, quoi de neuf ? »

La question voulait tout et rien dire, ce qui était le but. Elle recouvrait pêle-mêle Isidore, le Ministère, la Milice, l'état d'esprit général de son frère, et la liste pouvait être encore longue. Une liste qui comprenait, il fallait l'admettre, des choses déplaisantes et dont ni Stanimir, ni Yevgeniy ne parlaient sans précautions. Quand ils en parlaient.



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MessageSujet: Re: Saying "It's my brother" as I could say "I would die for him" [Yevgeniy]   Jeu 15 Juin - 15:38




saying "t's my brother" as I could say "I would die for him"


STANIMIR & YEVGENIY

JUNE 1952

Certaines journées commencent délicatement. On se voit partager de doux moment avec sa moitié. On se sent passer une journée calme au sein d’un monde que l’on apprécie. Mais certaines journées sont loin d’être délicate. Alors qu’il est sorti de son sommeil au lever du jour, comme il le fait souvent, la douce silhouette d’Isidore était endormie à ses côtés. Partagé entre le désire d’être en sa compagnie et celui de lui offrir le repos dont elle a besoin. Ainsi, il n’a pas tenté d’être particulièrement silencieux, mais a tout de même fait taire la joueuse Lolita qui a suivi chacun de ses pas avec un aboiement joyeux. Une tasse de café à la main, la chienne sur ses talons, il a passé quelques minutes à vagabonder au sein du campement. Rares sont ceux que le sorcier croisent, et c’est seulement lorsque la lueur matinal caresse le terrain que le clan s’agite. Il se doit d’arriver au ministère aussi tôt que possible, sachant pertinemment qu’une longue journée l’attend. Alors il retourne jusque dans la tente qu’il partage avec l’Irlandaise, dépose un doux baiser sur son front encore endormis, caresse la tête de Lolita dont le pelage vient se coller au corps de la sorcière. Il sait qu’elle ne tardera pas à s’éveiller afin de rejoindre l’entrainement physique qui lui revient désormais de droit, mais Yevgeniy ne peut attendre plus longtemps. Ainsi, c’est avec un regard délicat qu’il quitte la pièce, le campement, la ville.

Son bureau est sombre, silencieux, recouverts de dossiers tous plus importants les uns que les autres. Il fatigue, le Murdarov. Il fatigue de la politique dans laquelle il se doit de prendre part. Il fatigue de l’administration dans laquelle il se doit de se perdre. Il est un homme de terrain, un homme qui se doit de sentir l’adrénaline parcourir ses veines. Si son poste au sein du ministère est des plus avantageux, s’il lui ouvre un grand nombre de portes, il ne peut s’empêcher de sentir son énergie se perdre. Qu’il s’agisse du temps qu’il passe à protéger ses miliciens face aux répercussions de leur travail, ou celui qu’il dédit au sein de réunions sans fin afin de choisir leur prochaines cibles. Depuis l’arrivée des mangemorts et celle de la Lux, il se doit de passer plus de temps à son bureau – trop de temps. Il refuse certaines chasses, le chasseur, lui qui ne vit que pour le clan. Certains lui en veulent, la plupart comprennent, mais il a du mal à l’accepter. Les responsabilités qui l’entourent ne font que grandir, et il n’est pas certain d’en recevoir les bénéfices.

La porte de son bureau s’ouvre soudainement, laissant apparaitre une chevelure de jet qui dessine un sourire sur le visage de l’homme fatigué. « J’ai entendu dire que tu avais des noms pour moi ? » Agile, comme à son habitude, Jae-Young s’assoit sur la large table, une main tendue. Il lui offre ce pourquoi elle est venue sans plus de considération ce qui ne fait que la pousser à s’attarder dans la pièce. Elle se rapproche de lui, laissant ses pieds lui donner des petits coups afin d’attirer son attention. Dans un soupire, il relevé les yeux et les pose dans ceux de la Coréenne. « Serait-il temps de faire une pause ? » Il hausse les épaules, silencieux, ce qui ne parvient qu’à laisser un rire sortir d’entre les lèvres du bourreau. « La journée touche à sa fin, personne ne t’en voudra si tu rentres maintenant. » De nouveau sur pieds, elle tire sur son bras et, même si elle est loin d’avoir assez de force pour le faire bouger, il se lève tout de même. « J’dois voir Stanko plus tard, autant rester bosser, » commence-t-il. « Chut, dehors. » Elle dépose un baiser sur sa joue avant de le pousser vers la sortie, attrapant son manteau au passage.

Il est en avance, Yevgeniy, et s’il a considéré passer du temps au sein de Londres moldu, ses pas l’ont rapidement menés jusqu’au Chemin de Traverse. Ainsi, assis dans un coin sombre de l’établissement, il commande son premier verre. Son esprit se perd, ses doigts parcourent la base de son annulaire gauche, triste de sentir le vide qu’il se doit d’y laisser des lors qu’il quitte le campement. Marié, il l’est depuis quelques mois déjà, et jamais n’aurait-il pu penser que d’officier l’union lui aurait apporté tant de joie. Il a toujours su, depuis qu’il a rencontré la chevelure enflammée d’Isidore qu’elle était son âme sœur, celle avec qui il se doit de finir sa vie. Il n’a jamais douté de cela, jamais. Ainsi, c’est d’autre chose qu’il doute désormais, tandis que quelque chose d’étrange prend place dans le fond de son esprit. Il est violent, Yevgeniy, le clan le sait, sa milice le comprend, Isidore l’ignore. Peut-être a-t-il peur de la voir fuir face à la bête qui l’habite, surement se dit-il que la douceur et l’amour qui l’habite sont tout aussi une part importante de lui. Par-dessus tout, il se prend à laisser les images de son art réveiller un regret inconnu. Il ne sait pas combien sont ceux qui sont tombés sous ses coups – surement s’en moque-t-il. Mais il sait que cette nuit de janvier 46 risque de lui faire perdre tout ce pour quoi il se bat, tout ce pour quoi il vit. Et il ne pourra jamais se le pardonner.

« Salut frangin. » C’est son frère qui le sort de ses pensées, découvrant ainsi de nombreux verres étalés devant lui. « Si tu commences à boire avant moi, tu triches. » Il se réarrange sur son siège, Yevgeniy, se raclant le fond de sa gorge, un sourire poli aux lèvres. « Vodka. Merci. » Il ignore l’alcool qu’il a déjà bu, le Murdarov, un vague souvenir de sa mère lui traversant l’esprit avant de disparaitre. « Il va me falloir un peu de temps pour te rattraper. » Le rire semble forcé, l’homme n’étant pas tout à fait sortis de son propre esprit, et il sait pertinemment que son cadet le remarquera. Ainsi, lorsqu’on leur apporte une bouteille, c’est l’ainé qui s’en empare, tentant d’éloigner l’attention de lui. « Tu sais très bien que tu ne pourras jamais me rattraper, » annonce-t-il en remplissant deux verres. « Alors, quoi de neuf ? » Il se racle la gorge de nouveau, avant de poser son regard dans celui de Stanimir. « Oh tu sais, la routine. » L’alcool coule le long de sa gorge. « Trop de paperasse, pas assez d’action. » Son visage explique qu’il sait pertinemment que son frère désire en savoir plus, mais quelque chose l’en empêche, pour le moment. « Et toi ? Des nouvelles de Pavel ? » Éloigner la conversation de lui, quelques moments seulement afin qu’il puisse reprendre ses bases. La boisson qui coule dans ses veines est claire : il finira par parler.




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