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 ANDREAS ≡ for the fallen ones locked away in permanent slumber

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MessageSujet: ANDREAS ≡ for the fallen ones locked away in permanent slumber   Mar 12 Juil - 22:28

Andreas 'Andy' Jørn Sørensen
petite citation


A little taste of magic on your lips
▲ Nom : Ce nom, tu ne le porte pas par choix. Mais par nécessité. Et parce que tu n'en as pas d'autre. Un nom norvégien. Que la plupart des gens ne comprennent pas, ne prononcent pas correctement, ou dans certains cas, ne prennent même pas la peine de prononcer. Tu hais ce nom, tout autant que son porteur initial. Lui. Ce père abusif, cet idiot, cette raclure. SØRENSEN. Tu ne sais même pas d'où il vient, s'il te reste de la famille. Qu'importe. Des bons à rien, comme ton père, probablement. Mais tu avances dans la vie, en le portant, malgré toi, et en essayant de faire profil bas. Personne ne connaît la famille de toute manière. Mais te  faire des ennemis par ton nom ne serait pas bien difficile. Alors tu fais profil bas pour éviter que des têtes s'ajoutent à la liste de gens qui te détestent. C'est mieux comme ça.
▲ Prénom : Un premier prénom anglais. ANDREAS. Ou du moins il passe pour anglais. Tu ne connais ni l'histoire, ni l'origine de ce prénom. Tu te fiches bien de savoir qui des deux a choisi, ou pourquoi, ou comment. Tu essaies au minimum d'utiliser le prénom complet, ou d'utiliser le deuxième, JØRN. Tu détestes ce prénom, et ce nom, et tout ce qui est relié à eux. Tu détestes être leur fils, et avoir un prénom pareil. Mais pourtant, tu ne changeras pas. Il existe une certaine mélodie à ce prénom. Mais la plupart des gens te connaissent comme ANDY, ou ton simple prénom. Ce n'est pas comme s'ils avaient une quelconque importance dans ta vie de toute manière. De simple connaissances, des inconnus parfois, souvent des gens dont tu ne retiendrait pas le nom – ou le prénom. Et c'est tant mieux.
▲ Date et lieu de naissance : Quel malheur pour tes parents. Tu es né un TRENTE-ET-UN DECEMBRE, il y a de cela VINGT-SEPT ANS. Cela aurait pu être une merveilleuse expérience. Un enfant. Ils étaient d'ailleurs tous les deux très ravis d'avoir un garçon. Lors de ta naissance, dans un hôpital moldu en NORVEGE, ils avaient l'air, selon les photos prises ce jour-là très heureux. Mais voilà, au lieu d'un garçon fort et joyeux, ils se sont tous les deux retrouvés avec un bon à rien qui refuse de sourire. Quelle plaie. Tu ne fête d'ailleurs jamais ton anniversaire. Avant que tu ne t'enfuies de chez toi, à l'âge de seize ans, ils refusaient eux aussi de le fêter. Probablement par pur manque d'envie. Vous auriez pu être une famille parfaite. Mais encore une fois, tu n'es pas le garçon qu'ils imaginaient, docile. Tu préfères ton propre bonheur au leur. Et tout ceci les a détruit.
▲Nature du sang : Un sang sale pour la plupart des gens. Un sang de moldu, un NE-MOLDU. Tu te fiches bien de savoir de quel degré ton sang est pur ou non. Aucune importance. Même avec un sang pur, ta vie n'aurait pas été plus correcte. Bien évidemment, ta vie se retrouve beaucoup plus compliquée désormais, mais on s'y fait. Tu n'y peux rien n'est-ce pas ? Du sang est du sang. Et tu n'en as strictement rien à faire. Si d'autres s'offusquent de ces détails, tu n'en es pas. Tu n'es pas particulièrement fier d'être né-moldu, mais pas forcément honteux. Tu n'as pas demandé à vivre, ni à avoir des parents moldus, encore moins ceux-là, alors à quoi bon se battre sur une histoire de sang ?
▲Profession : Quand tu as fini Poudlard – sans pour autant valider quoi que ce soit d'ailleurs – tu n'as pas voulu te tourner vers une profession magique. Tu hais la magie pour être honnête. Si la magie n'avait pas existé, ta vie aurait probablement été moins piètre. N'ayant même pas de quoi continuer tes études, tu as décidé d'arrêter Poudlard. Depuis, tu as accumulé nombre de petits boulots dans la communauté sorcière, tout comme dans la communauté moldue. Ces trois dernières années, après une vie plus ou moins facile ou difficile, tu es tombé dans la VENTE DE DROGUES. C'est un marché plutôt florissant, et tu te fais de l'argent très facilement. De temps à autres également, pour arrondir les fin de mois – car l'on a jamais assez d'argent dans nos poches, n'est-ce pas ? - tu te PROSTITUES, du côté moldu de la société, exclusivement avec des hommes.
▲Statut matrimonial : De par ton statut de né-moldu, et ton incapacité à éprouver quoi que ce soit de concret pour quiconque – avec également ce petit boulot qui te force à avoir des rapport sexuels fréquents avec des inconnus – tu n'es pas franchement le candidat idéal pour quoi que ce soit de romantique. Un mariage de raison ? Bien évidemment que non. Ce serait bien trop compliqué. De plus tu préfères finir ta vie seule avec un chien, que de partager la vie de quelqu'un d'autre. Tu aimes la solitude. Alors tu resteras probablement pour un long moment éternel CELIBATAIRE. Ton HOMOSEXUALITE n'arrange évidemment rien à ton cas, en plus du fait que tu n'aies, de toute évidence, jamais ressenti la moindre attirance romantique pour quiconque.
▲Ancienne maison (ou école pour les bulgares) : Quand tu es arrivé à POUDLARD, la magie était déjà pour toi d'un ennui mortel. Tu n'en connaissais pas grand chose, évidemment, mais même avec le temps, ta haine de ce culte que les sorciers vouent à cette manière de vivre – car il faut bien l'admettre c'est une manière de vivre plus qu'autre chose – n'a cessé de grandir. Tu as été réparti chez les POUFSOUFFLES et tu te demandes toujours pourquoi. Tu as probablement des qualités pour rentrer dans cette maison, mais le fait est que qu'importe ta répartition, ton temps à Poudlard ne t'aurait pas servi à grand chose. Tu n'as même pas fini tes études à vrai dire. Ayant lamentablement raté tes BUSES, tu as décidé qu'il valait mieux ne pas retourner à Poudlard. Et c'est ce que tu as fait. Depuis tu cherches une voie vers laquelle te tourner, même si soyons honnêtes, cela n'a pas grande importance.
▲Patronus : Tu n'as jamais réussi à créer de patronus. Le sortilège est pourtant simple, en théorie. Mais tu n'as jamais réussi à trouver de moment assez fort pour que le patronus prenne une forme distincte. Ainsi, de la FUMEE BLANCHE est probablement la forme la plus convaincante que tu aies réussi à matérialiser dans ce domaine précis.
▲Baguette Magique : Ayant une haine viscérale de la magie, et même si tu l'utilises parfois, ta baguette n'a jamais été un outil de prédilection pour pratiquer. Ainsi, désormais elle traîne quelque part dans ton appartement, probablement sur cette bibliothèque poussiéreuse qui te sert pour deux ou trois livres. Tu n'as jamais fait attention à cet objet et depuis que tu as quitté Poudlard, tu as dû l'utiliser trois fois, au très grand maximum. Tes boulots ne te demandent souvent pas d'avoir recours à la magie, alors tu ne l'utilise pas. Tu sais juste que cette baguette est SOUPLE, EN BOIS DE HÊTRE, D'UNE VINGTAINE DE CENTIMETRES et composée d'une PLUME DE PHENIX selon tes souvenirs. Pas que ce genre de détails soient très importants de toute manière, n'est-ce pas?
▲Amortentia : Tu n'as jamais pu créer d'amortentia de ta vie. Et si ça avait été le cas, peut-être que la seule odeur qui se dégagerait de ladite potion serait du GOUDRON. C'est la seule odeur qui te fait vibrer, ressentir quelque chose. Tout le reste est terne, fade, sans valeur à tes yeux.
▲Epouvantard : Tu n'as jamais fait face à un épouvantard de ta vie. Tu ne saurais donc pas quelle forme il prendrait en ta présence.

Je jure solennellement de faire usage du sortilège
Silencio
pour servir ma cause

"Parlez-nous un peu de vous. Si vous deviez vous décrire en quelques mots que diriez-vous ?"
Tu es rancunier. Et solitaire. Et même si sourire fait partie de tes gestes quotidiens, tu n'aimes pas vraiment la vie qur tu mènes. Tu détestes les sorciers. Mais pas pour une histoire de sang. Juste à cause de la magie. Cette magie qui pousse ces idiots à se tuer entre eux, et à rechercher le pouvoir. Tu serais loyal, si tu avais de quelconques amis ou personnes proches envers qui l'être. Tu es vulgaire, et tu détestes que les gens te prennent de haut, parce que tu n'es probablement pas meilleur qu'eux, mais pas inférieur. Tu aimes la lecture, et les échecs. Tu aimes également l'art. Tu portes de l'art sur toi à vrai dire. Des tatouages moldus, faits il y a assez longtemps. Tu n'es pas forcément très ambitieux, ni particulièrement courageux. Un lâche par moments. Mais un lâche intelligent. Tu sais où te placer quand il s'agit de te rallier à une cause. Tu te fiches de savoir qui gagne, tant que tu survis. Tu n'aimes pas forcément la vie, et elle ne t'aime pas en retour, mais tu préfères montrer une façade au monde, quelqu'un de souriant, et de joyeux. Faire le bonheur des gens n'est pas forcément une priorité, mais ne pas montrer ton malheur en est une. Même si ta mine renfrognée et ton manque de sommeil font oublier cette idée de bonheur.

"Grindelwald domine l'Angleterre et la Bulgarie depuis 6 ans en quoi cela-t-il influé sur votre quotidien ?"
Honnêtement, ton quotidien n'a pas forcément beaucoup changé. Bien sûr il a changé. Parce que Grindelwald n'est pas une personne correcte, et que ce qu'il fait aux nés-moldus, aux sangs-mêlés, à tous sauf aux sangs-purs n'est pas quelque chose de correct. Mais ta vie était déjà bien assez horrible avant. Elle n'a pas réellement changé. Elle est juste devenue un tout petit peu plus pourrie. Un peu comme une pomme laissée à l'air libre pendant des heures qui finit par pourrir. C'est une belle métaphore pour ta vie oui. Une pomme pourrie. Bien évidemment, le jugement des sorciers affecte ta vie, mais honnêtement, c'est une moindre mesure. De toute façon, il y a six ans tu ne pouvais pas non plus accéder à de quelconques emplois très bien payés. Et ton petit commerce de drogues n'est pas affecté par ces histoires. La vente de ton propre corps encore moins puisque tu ne fais pas cela dans le monde magique.

"Vous voyez un passant dans la rue se faire malmener par deux spaseni, serviteurs de grindelwald, que faites-vous ?"
Tu baisses la tête, tu regardes sur le côté, tu essaies d'oublier que quelqu'un est en train de probablement vivre ses derniers instants, et tu continue de marcher. Avant qu'on ne vienne d'attraper toi aussi. Tu es lâche. Mais plutôt sa vie que la tienne. Ta sécurité avant tout. Tu préfères ne pas risquer ta peau. C'est lâche, c'est hypocrite, et tu n'en es pas fier. Mais que faire contre deux spaseni ? Que faire contre des brutes épaisses, toi et ta force de molusque ? De ton statut de né-moldu, que peux-tu faire contre des bras armés du gouvernement ? C'est bien ça le problème. Tu ne peux rien faire. Ou tu mettrais ta vie en danger. Et c'est  là la dernière chose que tu souhaites faire. D'autres seront bien là pour l'aider. Mais pas toi.

« Vous voila devant le miroir du Riséd, que pensez-vous y voir ? »
La mort. Très probablement. Tu ne vois pas d'autre chemin possible. Toi, dans les bras de cette mort que pendant longtemps tu as attendu. Cette vie ne t'as offert que du malheur. Tu ne pourrais pas voir tout ceci autrement. Tu ne te verrais pas champion de quoi que ce soit, ou roi, ministre, ou avoir une relation stable, ou une famille, des amis. La solitude te sied bien. La seule issue qui rendrait le tout beaucoup plus paisible serait la mort. Mais tu es trop lâche pour la tenter par toi-même. Alors tu l'attends de pied ferme. Et quand elle te prendra, tu l'accueilleras, comme une amie, comme une nouvelle famille, comme cette tante alcoolique qui t'offre des cadeaux. Un unique cadeau. Le dernier.

« Par chance, vous vous trouvez en présence des trois reliques de la mort, mais vous ne pouvez en choisir qu’une. Laquelle prendriez-vous ? »
La cape d'invisibilité, sans aucun doute. Te rendre invisible au yeux des gens, ne serait-ce pas merveilleux ? Tu es déjà invisible pour la plupart. Mais devenir invisible pour tous serait quelque chose de fantastique. Tu n'aurais plus à te soucier de quoi que ce soit. Tu ne serais plus visible à la vue des autres. Cela ne réglerait probablement aucun problème, mais ce serait une bonne chose tout de même. Être invisible te permettrait de vaquer à tes occupations sans que personne ne te dérange. Ce serait une idée parfaite, pour une vie loin de tout et tout le monde.

▲ pseudo ou prénom :  bluejeez/kevin
▲ âge :  vingt-deux ans  
▲pays : le pays entre l'espagne et l'angleterre, oui là, ce gros machin
▲ Connexion  : tous les jours  
▲ scénario ou inventé : inventé
▲ avatar : brendon urie, le futur mari de laeti Arrow
▲ Où avez-vous connu le forum ? :    
▲ quelque chose à rajouter :      
▲ crédits :  gifs (uc) avatar (mad shout@bazzart)
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MessageSujet: Re: ANDREAS ≡ for the fallen ones locked away in permanent slumber   Mar 12 Juil - 22:29

the good, the bad and the dirty
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before + after getting out// Andreas. Kom it. Nå. Tu frémis au son de la colère de ton père. Ton innocence n'est plus. Elle est partie depuis bien longtemps. Sous les coups de ceintures. Sous les brûlures de cigarettes. Sous la tête dans l'eau pendant trois minutes, incapable de respirer. Tu n'es plus innocent. Tu n'es plus un être fragile, comme tu l'étais avant. Tu as grandi, mûri. Et les coups ont mûri avec toi. Tu n'es plus un enfant de huit ans, criant à l'aide, pleurant. Désormais tu encaisses. Sans un mot. Sans un bruit. Sans pleurer, sans gémir, sans hurler à la mort. La mort, qui serait probablement bien plus douce que d'encaisser des coups de ceinture à répétition. Ton dos est désormais ruiné, par ce père violent. Tu ne pourrais même pas le regarder dans un miroir, tant il te répugne. De grosses cicatrices s'ajoutent de mois en mois, de semaines en semaines. Mais tu ne pleures plus. Tu n'as plus la force.
Ton visage ne se décompose pas quand tu entres dans la pièce, vêtu d'un jean et d'un t-shirt. Tu sais ce qu'il t'attend. Tu détestes ce bureau plus que tu détestes ton père. Car cet endroit est l'endroit dédié à ta torture, en plus d'être dédié au travail ingrat de ton père. Tu ne redoutes plus la pièce mais l'idée même d'y entrer est un supplice. Ton père est assis à son bureau, un énième papier pour un énième contrat sous la main.
Vent. Sa voix est impénétrable, bien que très probablement perceptible pour ta mère, qui doit se trouver dans une pièce voisine. Ou peut-être est-elle aller se chercher un verre de whisky, pour faire passer son hypocrisie et sa lâcheté. Tu pourrais au moins me parler dans une langue que je maîtrise. Ta voix est froide. Mais il n'en attends probablement pas moins. Tu es toujours froid. Les rares fois où tu décroches un sourire, il n'est pas là. Tu détestes être quelques peu vivant – ou du moins avoir l'air de l'être – en sa présence – en leur présence. N'aggrave pas ton cas, idiot. Une menace. Toujours des menaces. Mais contrairement à d'autres, il met ses menaces à exécution. Mais s'il savait à quel point tu te fiches de menaces et des coups désormais. Enlève ton t-shirt. Tu t’exécutes. Et tu attends qu'il choisisse une ceinture de prédilection. Tu te retournes. Et la sauvagerie commence. Un coup. Puis deux. Puis trois. Il t'en infliges dix. Puis vingt. Puis trente. Puis encore cinq de plus pour la remarque. Et c'est fini. Tu ne dis rien. Tu ne hurles pas. Tu ne pleures pas. Tu n'as pas la moindre pensée à l'heure actuelle. Si ce n'est que tu le hais. De tout ton être. Tu attends. Stikk av. Cette phrase, tu la comprends. C'est l'une des seules que tu comprends. Tu n'as jamais réussi à maîtriser le norvégien, comme ton père le parles. Mais tu te fiches bien de le maîtriser. Encore une preuve de son existence. Cette langue pourrait sonner poétique, ou belle. Mais l'unique fait qu'il la parle te donne envie de vomir. Jamais tu ne parlerais une langue pareille. Ou alors seulement à son enterrement, alors que tu déposes une rose remplie d'hypocrisie sur sa tombe, et que tu craches sur son cercueil.  

Tu ne peux même pas réellement t'enfuir. Alors tu es sorti par la fenêtre, en douce. Il est deux heures du matin. Tous les deux, tes parents, ces lâches, dorment comme si leur vie n'était pas dérangée. Comme si toi, leur fils, n'avait pas de quelconque problème. Cette fois ce n'était que trente-cinq coups. Parfois, tu te reçois cinquante coups. Le maximum que tu as pu avoir étant soixante-dix. La pire soirée de ta vie. Il semblerait que ce soit, il ne s'agissait que de l'homophobie latente de ton père qui refaisait surface.
Tu as expliqué à tes parents ton penchant pour les garçons il y a de cela deux semaines. Depuis, c'est un enfer. Ou plutôt : c'est un double enfer. En plus d'être un fils indigne, tu aimes les garçons. Ô quel malheur. Surtout pour ton père. Sa virilité en a prit un coup apparemment. Il refuse de te regarder en face. La première chose qu'il t'ai dit quand tu lui as annoncé la nouvelle? Étrangement, une insulte. Quelque chose d'inintelligible en norvégien. Mais évidemment qu'il s'agissait d'une insulte. Ta mère elle, n'a rien dit. Pas un mot. Pas un regard. Tu n'as pas  adressé la parole à ta mère depuis deux semaines. Étrangement, c'est libérateur.
Quand tu arrives dans le parc qui se trouves à quelques mètres de chez toi, tu poses ton sac sur un banc, et tu déchires ton t-shirt. Comme les quinze autres avant celui-là. Et tu jettes les lambeaux à terre. Tes blessures sont toujours vives, mais au moins, le tissu ne te démanges plus. Et tu restes là, pendant des heures, à contempler le sol, de peur de te retourner et de hurler de douleur.

Tu allumes une cigarette. Tu l'as volé à ta propre mère. Un paquet tout entier à vrai dire. Sans qu'elle ne s'en aperçoive. Les moldus sont étrangement attirés par ces trucs. Toi aussi. Peut-être un signe qui montre que tu ressembles à ces idiots plus que tu ne le veux. Qu'importe. Tu les hais. Tu voudrais les voir morts. Et souffrir. Les deux en même temps. Une éternelle existence dans le royaume des morts. C'est ironique quand on y pense. Tu ne crois pas aux dieux, à toutes ces histoires de religion et de voie du salut et d'éternité au paradis. Et pourtant tu espères secrètement qu'ils pourriront en enfer. Surtout ton père.
Tu tentes de te retourner, et d'observer le ciel. La douleur te détruit le dos, mais tu supporteras pour une vue pareille. Les étoiles parsèment cet écran noir d'une lueur blanche. C'est ta vision préférée au monde. Souvent, tu viens ici, après ces épisodes dramatiques de violence, et tu observes le ciel, pendant des heure,s en faisant bien attention à ne pas t'endormir. Tu aimerais vivre toute ta vie comme cela, à observer des étoiles.
† † † †

Tu tentes de te souvenir d'un moment joyeux. D'un seul instant où ta vie n'était pas uniquement ruines et désastre. D'un moment où ton père n'a pas essayé de te frapper, mais a eu un regard bienveillant sur toi. Où ta mère a essayé de l'empêcher de te frapper. Mais ces moments n'arrivent pas. Tu as à peine seize ans. Et tu te retrouves déjà seul au monde. Tu n'as plus de parents. Depuis un mois et demi. Cela fait un mois et demi que tu as quitté leur maison. En pleine nuit. Pas un mot, pas un murmure, pas un son. Tu as tout fait en cachette. Leur volant au passage une bonne somme d'argent moldu. Ces idiots cachaient tous leurs biens dans le coffre fort, dont tu as déchiffré le code il y a de cela trois ans. Tu as décidé si rapidement de partir. Tu es désormais passé du côté sorcier de Londres. Tu as trouvé un appartement étrangement rapidement, mais tu ne t'en plains pas. Un endroit miteux, sans aucun doute, mais qui te permet de ne pas vivre sous un pont. Tu as également trouvé un petit emploi en tant que vendeur dans une boutique moldue, de l'autre côté de Londres donc. Ta vie est désormais beaucoup plus paisible. Tu essaies tout de même de te faire le plus discret possible. Tu ne pourras pas retourner à Poudlard. Alors tu as prit cet emploi qui ne te plaît pas vraiment parce que tu as besoin d'argent. Et vite. L'idéal serait que tu quittes Londres et que tu n'y remettes jamais les pieds. Mais tu sais bien que cela n'arrivera pas. Alors tu espères juste qu'ils ne te retrouverons pas. Qu'ils n'essaieront pas.

Il est minuit. Tu te retourne, encore et toujours dans ton lit, dans ce matelas aux draps brûlants, un simple caleçon sur ton corps. Il fait beaucoup trop chaud pour la saison. Et cet appartement est situé de manière à ce que le chaleur, même de nuit, soit amplifiée d'une quelconque manière. Tu détestes la chaleur. Tu la trouves irritante. Elle colle à la peau, comme un koala à un bambou. Comme un chien à son maître. Tu hais la chaleur. Tu vivrais dans un hiver éternel, si tu le pouvais. Mais tu ne le peux pas, malheureusement. Alors tu endures cette chaleur insupportable. Tu dois te réveiller tôt demain. Six heures. Pour pouvoir faire le trajet de ce Londres magique que tu ne supportes pas vraiment jusqu'à ton travail, à l'autre bout de la ville. Tu aurais peut-être dû trouver un meilleur endroit pour travailler. Mais il s'agissait réellement du seul endroit qui voulait bien prendre à sa charge un gamin de seize ans à sa propre charge. Tu es presque certain que tes parents te recherchent, et qu'ils ont inclus la police dans les fouilles. Tu n'es plus leur fils désormais mais un simple voleur. Tu leur a soutiré pas moins de six mille livres. S'ils te retrouvent, ils te le feront probablement payer. A ton employeur, tu as donné un faux nom. Il n'avait pas réellement besoin d'informations concrètes et tu as réussi à acheter à un quelconque revendeur une fausse carte d'identité. C'est beaucoup plus facile pour toi de prétendre être un autre. Pour ton appartement, tu n'as même pas eu besoin de justifier ton identité. Tout ce que ton propriétaire demandait était le paiement régulier du loyer. Alors  tu as pris l'appartement rapidement, sans poser de questions. Cette vie semble faite pour toi. Même si, au final, elle n'a pas l'air beaucoup mieux que la précédente. Mais après tout, peut-être te trompes-tu, peut-être que cette vie, que tu hais tant, et ce nouveau départ, signifient que tout va changer ? Peut-être. Même si tu en doutes fortement, il est permis de rêver après tout.
Tu te retournes encore, regardant un mur, puis l'autre, puis le plafond de cet endroit. Les murs sont si blancs, si peu décorés. En ce mois et demi de temps tu n'as pas pu trouver de quoi égayer l'endroit. Tu préfères garder l'argent que tu possèdes pour manger. Ou pour boire. Tu arrives très facilement à soudoyer les propriétaires de bars moldus à te laisser boire de la bière. La vodka t'es interdite, bien trop forte, probablement. Mais la bière est idéale. Tu ne finis pas agonisant dans une ruelle. Mais pas non plus très frais. C'est exactement ce qu'il te faut. Alors, lors des soirs où tu sais que le lendemain se lever aux aurores n'est pas nécessaire, tu trouves un bar non loin du Londres sorcier et de ton appartement, et tu bois. Une, deux, trois quatre, pintes. Jusqu'à ce que ton budget s'épuise. Parfois, des moldus te parlent. Et tu leur réponds, en les gratifiant d'un sourire. Parce que c'est la seule chose que tu puisses faire. Montrer aux gens cette façade d'un gamin heureux de pouvoir boire une bière dans un bar sans se faire dégager à coups de pieds. Alors qu'à l'intérieur, tu n'as pas envie de rire, de sourire, ou de parler à ces inconnus qui t'accostent comme si tu étais leur ami de toujours. Mais se forcer à cette façade est libérateur. Tu croirais presque à tes propres mensonges. Même si, au final, tu n'es pas heureux, c'est presque idéal comme situation. Montrant une joie de vivre et une joie générale, tu évites tout contact négatif avec quiconque. Et ça, c'est le plus. Eviter de se faire remarquer. Être presque invisible.

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MessageSujet: Re: ANDREAS ≡ for the fallen ones locked away in permanent slumber   Mar 12 Juil - 22:29

don't threaten me with a good time
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before + after william// UNE VODKA Ton ton est sec, mais tout de même un peu joyeux. Tu n'as pas de raison particulière de vouloir fêter quoi que ce soit et de boire de la vodka, mais tu le fais tout de même. Parce que tu te sens d'humeur à tenter la vodka. C'est la première fois que tu bois de la vodka d'ailleurs. Il y a une première fois à tout. Et à dix-huit ans, tu as déjà testé pas mal de choses. Les cigarettes, les femmes – tu n'as pas forcément apprécié d'ailleurs, la drogue, l'alcool, finir une nuit sous un pont, oublier tes parents. Ce soir est une soirée vodka. Tu ne veux pas finir raisonnablement éméché. Tu veux prendre la cuite de ta vie. La cuite de ta vie oui. Le bar est rempli de moldus, en couple ou non, u bar ou sur des tables non loin, et la plupart ne sont pas seul. Toi tu l'es, mais cela ne te dérange pas forcément. La solitude t'aide à y voir plus clair, à observer les autres. Tu n'as pas besoin de compagnie pour quoi que ce soit. Tu peux tout faire tout seul. La solitude t'aide à te faire confiance à toi-même, à tes instincts, à ta manière de procéder dans la vie.
Tu prends un shot. Puis deux. Et bientôt, tu en es à ton sixième shot de vodka pure. La sensation que ta gorge te brûle ne t'effraie pas. Tu aimes cette sensation. Comme si tes entrailles te criaient d'arrêter mais que tu leur résistaient avec force. La douleur que l'alcool produit sur ta gorge est libératrice. Tu aimes cette douleur – probablement ton côté masochiste qui reprend le dessus. Tu te sens pousser des ailes. Tu regardes autour de toi. Tu es là depuis une bonne heure. Oh oui, une bonne heure. Et la moitié des clients sont partis, remplacés par d'autres, venus passer du bon temps, entre amis, en famille, en couple, qu'importe. Ils ont l'air de s'amuser. Tu n'es pas vraiment triste de passer du temps en solitaire, à boire tes shots d'affilée. Eu en revanche, ces gens, tout autour de toi, dont certains te regardent, doivent penser que tu es triste. Qu'ils se mêlent de leurs affaires à vrai dire. Tu n'es pas triste. Tes ailes, ces fausses ailes que la vodka ont su dénouer, poussent, et te poussent à commander un shot de plus.

Bientôt, quelqu'un vient s'asseoir à côté de toi. Tu ne fais pas véritablement attention. Mais il s'agit d'un homme. Un garçon. Probablement à peine plus vieux que toi. TU VIENS SOUVENT ICI ? Sa voix sonne dans ta tête, comme un tambour. Signe que l'alcool fait effet, probablement. Tu le regardes, sans grande surprise, un sourire au coin des lèvres. PAS  VRAIMENT Ta réponse est claire et précise. Tu n'as pas forcément envie d’interagir avec quiconque ce soir. Mais tu restes poli. Et s'il le mérite, peut-être que tu verras un intérêt dans cet inconnu. Son visage te fascine, à mesure que tu le regardes. C'est la seule chose de remarquable chez lui. Ses vêtements n'ont pas l'air de sortir du dernier couturier à la mode. Ses yeux sont d'un bleu perçant, transperçant cette vilaine carapace que tu t'es forgé. Il a lui aussi un sourire aux lèvres. WILLIAM Sa voix est assurée, ferme, alors qu'il te montre sa main, en signe d'une poignée de mains, probablement. Tu joues le jeu. ANDREAS L'échange est courtois, probablement. ALORS ANDREAS, QUE FAIS-TU UN SAMEDI SOIR, TOUT SEUL DANS UN BAR ?, demande t-il.
Vous parlez longtemps. William est étudiant. Il étudie l'économie. Il semble peu fascinant, mais très charmant. A vrai dire, sa vie ne t'intéresse plus, après toute cette vodka et les deux bières que tu vous êtes mutuellement offerts. Son visage est toujours aussi mystérieux, et si doux. Vous parlez de nombreux sujets. De politique. De la société. D'hommes et de femmes diverses. De célébrités moldues. De votre vie passé,e et celle à venir. Tu es assez éméché pour raconter un peu plus de ta propre vie. Pourtant, tu n'es pas à la limite de la conscience, tu sais ce que tu fais. Et ce que tu t’apprêtes à faire. Il semble intéressé. Alors après avoir payé vos consommations, vous sortez du bar.

TRIGGER WARNING//(+18)
L'appartement dans lequel tu rentres est un endroit si petit, mais assez charmant. Tu ne sais pas trop où tu es. Tu sais juste que tu es dans le Londres moldu, et que vous avez marché une bonne vingtaine de minutes pour atterrir ici. Tu n'as pas précisé où toi-même tu vivais. William sait juste que tu vis loin d'ici. Tu ne sais pas trop où tu vas, pour le moment. Est-ce que vous allez faire l'amour ? Vous embrasser ? Ou rien de tout cela ? C'est si nouveau pour toi à vrai dire. Tu n'as embrassé qu'une autre personne dans ta vie. Le reste est tout nouveau. Tu ressens le désir sexuel, évidemment, mais l'actuel pratique de la chose n'a jamais été accomplie. Parce que tu passais ton temps à te faire battre par ton père et que tu n'avais pas le temps de penser à ce genre de choses.

William ferme la porte de l'appartement, et prends ta veste, que tu as enlevé il y a bien cela vingt minutes, sur le trajet, à cause de la chaleur insupportable. Tu penses à dix milles choses en mêle temps actuellement. Tu ne sais pas trop par où commencer. Tu ne sais même pas pourquoi tu es venu. Tu aurais mieux fait de t'échapper, de courir, de retourner chez toi. L'alcool commence à se dissiper. Déjà. Et tu commences à reprendre conscience. Conscience que ta virginité, ton absence de connaissances sur ce genre de choses, pourrait compromettre une quelconque approche. William te propose un ultime verre. Que tu acceptes de prendre. Il ne te ramène cependant pas de la vodka, mais un alcool plus fort, plus boueux, au niveau de la couleur. Ou du moins, tu as l'impression que cela ressemble à de la boue. C'EST DU WHISKY, dit-il, d'une seule voix. Tu n'aimes pas réellement cet alcool. Tu n'as pas goûté à beaucoup d'alcool, dans tes dix-huit ans de vie, à vrai dire. Tu poses le verre après l'avoir terminé d'un coup, sur cette petite table de verre, non loin d'un canapé verdâtre. Tu commences à trembler. Et tu regardes William poser à son tour son verre, sans dire un mot. Il se rapproche. Mais il n'essaie pas de se glisser à côté de toi.
Il pose une jambe à côté de la tienne, le tissu posé sur son genou touchant le tissu posé sur le tien, et glisse l'autre de l'autre côté de ton corps. Il est désormais presque assis sur toi. Ton souffle est rapide, incontrôlable. Tu ne dis rien, tu le regardes simplement. Il ne te dévisage pas. Il a probablement compris le problème. Il approche son visage du tien. Et en une seconde, toute tes barrières défensives s'échappent. Vos lèvres se touchent. Délicatement. Tu aimes cette idée. Cette idée que d'autres lèvres touchent les tiennes. Celles de William sont quelques peu salées. Tu ne sais pas trop si c'est le cas de toutes les lèvres, tu n'as posé tes lèvres que sur une autre bouche avant celle-ci. Mais le contact est doux. Même si quelque peu amer. C'est une sensation étrange, que d'embrasser quelqu'un.
Il attrape ton visage et repose ses lèvres sur les tiennes. Tu essaies de ne pas paniquer. De ne pas trembler. De ne pas te ridiculiser. Tu fermes les yeux. Et tu essaies de le laisser t'entraîner. Le poids de son corps est si léger. Tu tentes de donner à tes mains une utilité. Tu les poses donc sur son t-shirt. Il continue à agripper ton visage, aussi délicatement qu'il le peu. Vos baisers se font fréquents, et bientôt, il glisse sa langue dans la bouche. Et tu tentes de l'agripper avec tes dents. Tu ne sais pas pourquoi. Délicatement tes dents mordillent sa langue. Et il sourit. Même les yeux fermés tu le sens. Tu sens ses mains s'agripper un peu plus fort à ton visage, et vos langues se touchent enfin. La sensation est follement excitante. Il est probablement plus doué que toi. Mais cela n'a pas vraiment d'importance pour le moment.

Vos mouvements se précipitent. Il arrache ta chemise. Et retire son t-shirt d'une traite. L'adrénaline vous dicte probablement vos gestes. Tes yeux sont désormais ouverts. Il a cessé de t'embrasser il y a quelques secondes. Tes lèvres ressentent déjà ce manque des siennes. Tu as besoin de ce contact désormais. Il te regarde, de ses grands yeux. PREMIERE FOIS, EH? Tu rougis. Et tu tentes de baisser la tête, mais il attrape ton menton. Puis il approche sa propre tête, ses lèvres de ton oreille. Il la mordille puis te susurre des mots pour te rassurer. Tu ne comprends pas tout, mais tu acquiesces quand même. Ses lèvres atterrissent sur ton cou, puis il revient à tes lèvres. Et cette fois tu sais comment agir. Tu attrapes son visage. Et vos langues se touchent. Une fois de plus. Tu fermes les yeux, absorbant ce plaisir qui est tien, absorbant ce plaisir qui est sien. Son visage est presque brûlant, mais tu ne t'en inquiètes pas. Il touche ton dos. Et tu ne peux t'empêcher d'émettre un petit gémissement. Pas de plaisir. Mais tes cicatrices te font encore mal. S'il remarque quoi que ce soit – il serait aveugle de ne pas comprendre – il ne dit rien. Rien du tout. Vos corps s'entremêlent. Et bientôt tu te retrouves au dessus de lui. Il est allongé sur son canapé couleur vomi. Tu ne sais pas vraiment ce que tu fais mais tu allonges ton propre corps sur le sien, de manière à ce que ton visage puisse atteindre tous les recoins de son corps chaud. Tes lèvres passent sur ses lèvres, puis sur son menton, et à mesure que les secondes passent, tes lèvres descendent, tout aussi sûrement que toi, sur son torse, jusqu'à atteindre son nombril. Jusqu'à cette zone secrète. Que tu n'as jamais vu sur quelqu'un d'autre que toi. Jusqu'à cette intimité qui vous relira bientôt. Tu as peur. Et il le sent. Il relève son torse. Et il empoigne ta ceinture. En un quart de secondes tu te retrouves sans ceinture, presque sans pantalon. Mais tu ne dis rien. Tout ce qui se passe ici, tu en as probablement rêvé à un moment dans ta vie. Tu en as cauchemardé également. Mais il n'y a aucun cauchemar ici. Que du plaisir. Et une envie qu'il te touche. Partout. Tu te retrouves bientôt complètement nu. Tu n'as jamais été nu devant personne. Et c'est gênant. Terriblement gênant. Tu as peur. Mais en même temps, l'adrénaline te pousse à ne pas t'enfuir. William entreprend de déboutonner son propre pantalon, et se retrouve presque immédiatement nu. Tout va si vite. Bien trop vite. Et pourtant, le temps semble figé. Vous semblez comme hors du temps. Hors de tout temps, de tout espace, hors d'ici, hors de cette vie que tu exècres tant. William revient à  tes lèvres. Puis embrasse ta joue. N'AIES PAS PEUR Sa voix est rassurante, mais bien évidemment tu as peur. Toujours plus peur que la seconde précédente. Tu n'as jamais été aussi exposé de ta vie. Et pourtant, tu en veux. Encore et toujours plus. Tu veux ses lèvres. Et ses mains. Et tout son corps sur le tien. Que sa chaleur t'enveloppe. A la manière d'une couverture. Il prend bien soin de ne pas aller trop vite. Il est attentionné. Et bientôt ses lèvres se posent là où aucunes autres ne se sont jamais posées. Là où, dans tes rêves les plus érotiques, tu n'aurais jamais pensé qu'un homme pose ses lèvres. Tu ne regardes pas. Tu fermes les yeux. Ta tête en arrière, tu essaies de respirer. De ne pas paniquer. Tu n'as pas envie de paniquer. L'excitation te pousse à gémir. Et pendant de longues minutes tu ne fais que gémir. La sensation de plaisir t’enveloppe et l'adrénaline, encore une fois, te gagne. Et bientôt, tu te retrouves dans cette position dont tu n'aurais jamais rêvé. Tes lèvres se posent à leur tour sur cette partie de son corps. Cette partie si intime si vulnérable. Tu ne sais pas trop t'y prendre. Tu essaies de ton mieux. Cela semble être une réussite. Du moins, les gémissements de William, et sa requête que tu continues semblent l'indiquer. Tu reviens à ses lèvres. Vos langues s'entremêlent une fois de plus. Plus rapidement. Plus  sauvagement. Un regard est un accord tacite. Vous êtes tous les deux nus, et il se relève. Il attrape ta main et te commande de le suivre. Il se dirige vers une autre pièce. Une chambre, probablement. Il n'allume pas la lumière. Et se jette avec douceur sur le lit. Vos mains liées t'obligent à te poser sur lui, une jambe de chaque côté de ses cuisses. Tout va plus vite. Tu l'embrasse avec passion, comme si ta vie dépendait de l'ardeur avec laquelle vos lèvres s'entremêlent. It's time. That time. That first time. That first time in. You try to breath. It's hard to breath. Hard to let yourself breathe. But it's not a bad thing. You try to get yourself together as you let him in. It's a weird sensation. You're not sure you like it after all. But you had to try, probably. He goes deeper, and harder. He looks at you. And he elevate his upper body to you. And his lips land on your chest. He's hotter than ever, pearls of sweat landing on his cheeks. He goes always deeper, always harder, always faster. You can't help but scream. Not really fast, not really loud. But scream nonetheless. You try not to scream too loud. Your arms are now tied behind his neck, and you watch him, as he tries not to faint under the pressure, under all of this. You kiss him. Your lips and his are sealed, like the seal of a letter, as if you were one. Just one. And your tongue goes deeper as he goes deeper. For now you wouldn't try that on him. You just want to enjoy him inside you, and you on him. You two kissing makes you smile. It's probably the best part. Having you arms around his neck, and kissing him. His lips are open. Open to anything really. And your tongue is a perfect match. He pushes a little harder, before getting out.

Tu respires enfin. William s'est endormi. Tu as eu du mal à t'en remettre. Et tu voulais repartir. Mais il t'a proposé de dormir ici. Alors tu as accepté. Tu voilà dans ces draps pleins de vos effluves charnelles, de vos ébats, de ces cris et et ces gémissements, de ce plaisir coupable. Tu ne te sens pas coupable pourtant. Cette nuit était probablement une des meilleures de ta vie. Pas de coups de ceintures, de quelqu'un qui t'attaque, mais plutôt quelqu'un qui te regarde avec passion et envie, quelqu'un qui ne veut pas te faire de mal. Un peu de changement, un changement bienvenue.
† † † †

Tu sors, et il pleut. Tu n'as qu'une simple veste, mais c'est suffisant. Tu as bien trop chaud pour que la pluie soit un quelconque inconvénient. A la sortie de l'immeuble de William t'attendent trois hommes. Trois hommes dont tu ne reconnais pas les visages, que tu n'as probablement jamais vu de ta vie. Des espèces de brutes épaisses, avec un penchant pour le muscle, semble t-il. Tu ne les regarde pas, tu les évite, tu continues de marcher, dans la direction opposée à la leur. Pendant trois bonnes minutes. Mais tu te sens épié. Recherché. Suivi. Tu tourne rapidement la tête et ils sont là. Tous les trois. A trente bon mètres de toi, un sourire carnassier sur le visage, selon ce que tu vois. Tu continues de marcher, de plus en plus vite, jusqu'à ce que la marche ne se transforme en course. Tu n'aurais peut-être pas du quitter l'appartement de William. Il est actuellement quatre heures du matin, personne dans les rues, à part toi et ces trois idiots. Tu continues à courir, à toute allure, mais ils te rattrapent. Tu essaies de prendre un virage à droite, et tu continues, le visage brûlant, même avec la pluie qui tombe sur ton visage et tes vêtements. Tu hais courir, mais tu y es obligé, alors tu continue, jusqu'à ce que tu ne les aperçoit plus. Et tu t'arrêtes. Tu te poses sur un banc, dans le parc non loin de là, histoire de reprendre ton souffle.

Cinq minutes plus tard ils arrivent. Et tu n'as plus la force de courir. Tu te lèves, et tu essaies de leur échapper une fois de plus. Mais ils sont trop rapides. Et en l'espace d'une dizaine de seconde, tu es encerclé par ces trois idiots. Tu n'essaies pas de t'échapper, mais tu regardes celui qui se trouve en face de toi avec un regard inquisiteur. Ils n'ont pas l'air particulièrement féroces, mais les battes qu'ils tiennent aux mains t'indiquent tout de même le contraire. La peur t'anime. Désormais, tu crains réellement que quelque chose se passe. Ils ne parlent pas. Mais ils te regardent tous. Et tu n'as pas le temps de faire quoi que ce soit avant que le plus grand des trois, celui que tu regardes droit dans les yeux s'avance et sort son poing pour qu'il atterrisse dans tes côtes. Tu n'évites pas le poing, mais la réception te fait mal, si mal que tu ne peux m'empêcher d'émettre un bruit, un râle. Tu ne dis toujours rien, et tu continues à le regarder, à soutenir son regard.

Vingt minutes. C'est tout ce qu'il aura fallu pour que cette soirée passe du paradis au cauchemar. Tu te retrouves au sol. Ils t'ont encerclé, et après ce premier coup de poing dans les côtes, un autre te fut asséné en plein dans la mâchoire. Et un autre. Et un autre. Puis vint le coup des battes. Tu es au sol. Ta lèvre est ensanglantée, toutes tes côtes te font mal. Tu as l'impression que c'est un signe pour te dire que ce que tu as fait est mal. Mais tu refuses cette idée. Personne ne viendra à ton secours, même si tu cries à la mort. Alors tu tentes tant bien que mal de te relever. Tu as mal partout. Tu auras probablement des bleus partout demain. Mais tu essaies du mieux que tu peux de te relever, d'affronter l'idée d'avoir été attaqué. Et tu marches. Si lentement. En boitant. Ils n'ont probablement pas touché de parties vitales. Même s'ils t'ont peut-être cassé une ou deux côtes. Mais tu continueras, comme d'habitude, à marcher. A te relever. Un coup, deux coups, trois coups, et tu repars.

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MessageSujet: Re: ANDREAS ≡ for the fallen ones locked away in permanent slumber   Mar 12 Juil - 22:29

crazy=genius
petite citation



after drugs + self-selling// Vingt-deux ans. Un âge peu sage pour commencer les drogues. Tu aurais pu commencer avant cela. Mais le déclic s'est produit, une soirée, sans que tu ne saches pourquoi. Tu connaissais ce dealer d'une connaissance commune, et ensemble vous avez fait affaire. Tu gagnais bien assez à l'époque pour te permettre de prendre un gramme d'héroïne. La première drogue à ne jamais rentrer dans ton organisme. Depuis cette première fois, tu as prit régulièrement de l'héroïne et tu as testé le cannabis. L'héroïne te plaît beaucoup plus. Tu ne sais pas pourquoi. Et il y a trois ans, tu as commencé à vouloir te faire un peu plus d'argent. Ton patron venait de te licencier. Se ramener complètement drogué au travail : mauvaise idée. Qu'importe, tu as trouvé ce petit commerce, cette aubaine, pour toi, et pour celui que tu sers officiellement. Un moldu. Il te fourni en produits, tu vends la marchandise, et tu récupères trente pour cent des bénéfices. C'est un bon marché après tout. En même temps que la vente de ton corps, c'est une bonne idée. Tu ne vis pas mal, ni bien d'ailleurs. C'est une bonne méthode de pouvoir vivre ta vie comme tu le souhaite. Trois ans. Déjà trois ans. Tu as pris cette idée de vendre de la drogue comme elle venait, sur le coup. Et maintenant tu es bien installé. Bien évidemment, il arrive que tu tombes sur un client qui essaie de t'arracher des doigts. Mais en général tu arrives à les faire fuir. De grosses poches sous tes yeux ont fait leur apparition. Tu t'es fait tatouer. Pas pour un style quelconque. Mais par envie. Mais apparemment, un tatouages et des poches sous les yeux dissuadent beaucoup de monde. Tu as réussi à implanter ton petit marché dans Londres, à l'écart de tous. Tu vends discrètement, généralement à des moldus, mais également à des sorciers. Des sorciers qui paient bien pour ce genre de produits, de bonne qualité. Tu n'as pas à te plaindre. Si ce n'est d'un client qui ne paie pas. Généralement, il paie en différé, après avoir demandé la marchandise. Mais un moment viendra où ça ne marchera plus et où il faudra qu'il rembourse. Il semble plutôt agréable comme type, mais tu ne sais jamais vraiment sur qui tu tombes. Vous êtes tous et toutes des drogués après tout. Certains sont gentils, agréables – à la vue comme au son – mais d'autres sont très imprévisibles. Très irritants. Et ils ne sont pas les seuls mécontents. Du côté de la vente de ton corps, tu ne trouves généralement personne pour te chercher des noises. Tes clients ne sont généralement que des nés-moldus ou des moldus qui n'ont absolument rien à faire avec la magie. Tu refuserait de vendre ton corps à un sang-mêlé ou un sang-pur (encore voudrait-il de toi). Tu refuses les femmes. Mais en règle générale, personne ne te connaît. Tu as pris soin de te fabriquer un pseudonyme, pour que personne ne te reconnaisse. Le bouche à oreille est un excellent moyen de se faire des clients, là encore. D'un côté comme de l'autre, que cela concerne les drogues ou la prostitution, le client paie bien, tu fais ton affaire, et c'est terminé. Bien évidemment, tu fais signer un contrat aux moldus, au cas où. Les nés-moldus, eux, auraient probablement trop peur des représailles, mais tu leur fais jurer un silence absolu. Et cette vie te plaît bien. Être libre de faire ce que tu souhaites, quand tu le souhaites. Tu n'as pas réellement d'heures de lever, d'heures de coucher. Tu dois tout de même te déplacer, ça et là, mais en général, les heures sont flexibles. Tu aimes cette vie, libre de toute contrainte. Libre de tout choix. Tu n'aimerais pas finir comme la plupart des nés-moldus, dans la contrainte d'un emploi chez un sang-pur. Cette idée te révulse. Tu hais la magie, et ses propriétaires. Ces sorciers qui pensent que la magie est indispensable, que la pureté de sang est une affaire d'état. Tu les hais. Et tu les verrais bien morts, si tu n'avais pas tant besoin de certains pour survivre. Avec leur argent. L'oeuvre d'une vie, n'est-ce pas ?

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Dernière édition par Andreas Sørensen le Mar 12 Juil - 23:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ANDREAS ≡ for the fallen ones locked away in permanent slumber   Mer 13 Juil - 9:05

Citation :
▲ avatar : brendon urie, le futur mari de laeti

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Parchemins :  401
Crédits :  Moi (avatar, code signa, gif profil), Tumblr (gifs signature)
 
Âge :  Vingt six ans (1er juillet), vingt six chandelles qui ont déjà marqué son coeur et son corps de trop de cicatrices.
Sang :  Sang de bourbe, né moldu,.. ce ne sont pas les qualificatifs qui manquent pour décrire cette tare qui le réduit en esclavage. Il ne pourra jamais prétendre à plus, il ne pourra plus jamais prétendre à rien de par ce sang qui souille ses veines depuis la naissance.
Allégeance :  Desislav ne croit en rien et en aucun leader. Mais il croit encore en l'amour, Desislav. En l'amour de Mihayl. Alors il a décidé de le suivre, où le Krum ira - le lié suivra.
Profession :  Fidèle serviteur des Krum, il endosse tour à tour les rôles de majordome, assistant et domestique. C'est là tout ce qu'il se verra jamais offrir.
Ancienne école :  Aucune. Magie faible.

Priori Incantatem
am i free?: yes
Inventaire:
code couleur: #009999
http://www.mudbloodsandmurmurs.com/t108-desislav-haunted-by-demons http://www.mudbloodsandmurmurs.com/t101-where-is-it-now-t
MessageSujet: Re: ANDREAS ≡ for the fallen ones locked away in permanent slumber   Mer 13 Juil - 11:36

Noctis Ashryver a écrit:
Citation :
▲ avatar : brendon urie, le futur mari de laeti


on saura tout


are you home ?
it feels like everyday stays the same, it's dragging me down, and I can't pull away. so here I go again chasing you down again. why do I do this? over and over, over and over I fall for you.

cutie en chef:
 
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MessageSujet: Re: ANDREAS ≡ for the fallen ones locked away in permanent slumber   Jeu 14 Juil - 10:24

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ANDREAS ≡ for the fallen ones locked away in permanent slumber
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