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 I'm frozen to the bones † (Eirwyn)

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Incarcerem
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MessageSujet: I'm frozen to the bones † (Eirwyn)   Mer 14 Juin - 22:10


« Je suis navrée Mère, je ne suis pas parvenue à éteindre la cible. » Les doigts graciles se resserrent sur le velours du fauteuil, à en acérer presque les parois pourtant solides du tissu. Les billes délavées se posent sur la subordonnée. « Tu as échoué. Ce ne sont pas nos principes. Tu vas devoir retourner à tes basses habitudes, je m'en vois désolée. » La voix est fluette presque douce, mais il ne faut pas s'y tromper le visage qui s'abaisse sur la Fautive est tout sauf avenant. Les prunelles de glace se font impitoyables. Elle était prometteuse pourtant cette Petite, avec sa bouille innocente et son esprit d'enfant. Pas à la hauteur finalement. C'était décevant. Mais si il n'y avait que cette déception. La Vaniteuse se drape de son indifférence, la vengeance en écharpe, elle abaisse d'une main lasse sans un regard. « La sentence habituelle. » A savoir un sortilège d'amnésie et une maison où elle ne vendra son corps que pour sa chair. La basse besogne et rien d'autre, plus de rêves de pouvoir ou de manipulation pour ce petit Oisillon. Tout juste le bois rêche d'un semblant de nid.

Ludmila est agacée. Ses intuitions ne sont-elles donc plus aussi bonnes qu'autrefois ? Pourtant, elle pouvait se reposer auparavant sur son instinct, aussi acéré que sa soif ambitieuse et difficile à étancher. Voilà, les déceptions s'amoncelaient et elle perdait de son bon sens. Galaad, jamais loin, toujours à surveiller, à accélérer sa chute au moindre faux mouvement. Dyfnig autrefois allié dans cette contrée étrangère dont elle ne comprenait plus guère le comportement fuyant et faible et puis Eirwyn. Le fils de ce dernier. Le nouveau fiancé. Adorable, torturé, discret, colérique, le joli prince au cœur emmuré d'une épaisse paroi glacée. Si la similitude de caractères pouvait frapper, la comparaison s'arrêtait pourtant là. Il n'était qu'une jeune tête en quête de révolte, bien trop faible pour se préoccuper des enjeux importants. Alors ils sauvaient les apparences de complicité en société mais c'est bien le feu du conflit qui les déchiraient dans l'intimité. Il n'était pas son mari, mais qu'un fiancé de pacotille pour la ligoter un peu plus. On ne renonce cependant pas à une alliance qui protège alors que son clan était en proie aux luttes intestines. Une déception de plus.

La Rousse ressent le besoin de se passer les nerfs, une querelle de plus contentera sa pulsion, apaisera peut-être ce feu en elle en l'attisant davantage. Ce joli Prince lui cache des choses, elle en est certaine. Elle l'encombre tout comme il pèse en fardeau sur elle. L'agacement est mutuel. Et si elle comprend pour sa propre personne, elle n'envisage pas qu'un homme ne supporte pas sa compagnie. Elle est belle, elle est jeune encore, elle sait être douce pour endormir le soupçon. Alors pourquoi ? De sa poigne, elle ouvre la porte de ses appartements, prête à quérir de sa personne alors qu'elle l'aperçoit là au fond de sa chambre. Eirwyn ne l'entend pas, il est bien trop empressé de souffler quelques mots à un homme dont elle ne saisit pas les traits. Mais elle n'en voit pas davantage. Son instinct la pousse à garder le silence, les billes avisées scrutent et observent. Alors elle comprend. La Nonchalance des deux hommes, l'épaule du fiancé encore découverte, les lèvres qui se rejoignent, l'amour. La porte grince et le Joli cœur se retourne pour lui faire face. L'Autre n'a que le temps de trouver l'échappatoire par la porte du fond, préservant ainsi son identité. « Bonjour Mon Cher. » avise-t-elle de sa voix claire, un sourire carnassier emplissant son visage de porcelaine. Elle s'avance droite et en Reine, plus que jamais fière de sa conquête dans le pays des Mystères de son promis. Ce n'est pas Elle qu'il n'aime pas, c'est son genre en entier. « Tu sembles soucieux, quelque chose te tracasse ? » Presque Douce. Presque. La douceur est une attitude dont il faut se méfier chez Demoiselle Vasilev car elle cache toujours de plus sombres intentions. La main féminine attrape la chemise agonisante à la naissance de l'épaule et la remonte jusqu'à la nuque juvénile. « Voici. » Les prunelles s'enflamment et défient. « Ainsi tu es plus présentable. » Elle se délecte de son mal-être, elle se délecte à l'avance de la rage sourde en son bas-ventre, de son cri de révolte, de ce qu'il va lui envoyer et qui lui permettra de nourrir le brasier de noirceur au plus profond de ses veines exsangues et creuses. Parle Eirwyn, parle donc que je puisse assouvir mes plus bas ressentiments.


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Sang :  La pureté sophistiquée court dans ses veines. Pureté d’un monde dans lequel il aime se perdre.
Allégeance :  Il supporte le régime au sein d'une famille reconnue, avide de pouvoir. Pourtant, il continue de se battre pour sa propre personne.
Profession :  Sorcier d'élite de la brigade magique, il a fuit un travail dangereux pour un autre, continuant de fuir cet ennui qui reveille en lui l'idée d'une mort réparatrice.
Ancienne école :  Durmstrang, l’école des plus forts, maison de cette magie a la noirceur fascinante.

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MessageSujet: Re: I'm frozen to the bones † (Eirwyn)   Sam 24 Juin - 17:40




i'm frozen to the bones


LUDMILA & EIRWYN

JUNE 1952

Les jours s’enchainent. Un a un, calmement, lentement. Ils s’enchainent avec cette simplicité que certains recherchent, cette simplicité qu’il fuit. Il a passé une semaine loin du manoir, Eirwyn. Il s’est éloigné avec cette facilité déconcertante qui arrache un soupire faussement énervé d’entre les lèvres d’Anwen. Il s’est éloigné sans même un second regard pour Ludmila ou ses cousins, qui finiront par devenir ses propres enfants. C’est vers l’Afrique qu’il est parti, a la recherche d’artefacts précieux, poussé par l’un des banquiers de Gringotts qui a décidé de pousser le jeune humain aussi loin que possible. La, sous la chaleur subsaharienne, il a rejoint un groupe de briseurs de sorts locaux. Ses courtes nuits se sont déroulées au sein d’une tente magique, bien loin du luxe auquel il est habitué. Mais il s’en moque, Eirwyn, il s’en moque parce que ce n’est pas la richesse qu’il recherche. Il se moque de l’argent dont il est loin de manquer, il ne désire que de ressentir cette adrénaline couler au travers de son être. Il vit pour la peur qui accélère son cœur, la peur qui lui rappelle qu’il est encore vivant. Au milieu de la poussière dangereuse, il n’est plus un Slughorn, il n’est qu’Eirwyn, il n’est qu’un briseur de sorts parmi tant d’autres. Durant les premiers jours, il s’est vu offrir un traitement différent a celui d’autres. Loin de ne pas apprécier une attention particulière, il a découvert que ce traitement différent a rapidement mené à un travail plus calme. Et il n’est pas là pour le calme du monde, Eirwyn. Alors il a poussé le monde à le considérer comme l’un des leurs, à le laisser prendre des risques, à le laisser faire ses propres erreurs. Ainsi, lorsqu’il a été séparé du groupe, aucun ne s’est mis en danger pour le retrouver. Tous ont suivi les protocoles, et c’est couvert de sueur que le jeune homme a trouvé la sortie peu de temps avant que l’équipe de secours de vienne le chercher.

Les sacs remplis de ses trouvailles, il a fini par retrouver le sol Londonien. Rapidement, sa liée s’est mise au travail, cataloguant chacun de ses artefacts, décidant duquel offrir à la banque, informant le musée magique de chacune des découvertes. Il n’est pas resté à son bureau longtemps, Eirwyn, impatient de retrouver ceux qu’il n’a pas vu depuis plusieurs jours.
Celui.
Celui qu’il n’a pas vu depuis plusieurs jours. Il ne peut retenir un sourire à ta voix amusée. Ludmila a clairement annoncé qu’elle ne le verrait pas avant la nuit, et il n’en est que plus ravis. À peine arrive-t-il chez lui que quelque chose l’interpelle. Le silence chuchote une douce idée à ses oreilles, et une fois certain d’être seul au sein de la large demeure, il disparait de nouveau. Quelques instants durant, le monde reste immobile, en attente. Puis, enfin, le silence se brise, s’écroule avec une violence soudaine. Aux côtés du jeune sorcier se trouve une silhouette plus large, dont la voix résonne immédiatement. « Eirwyn, c’est pas une bonne idée. » Le Slughorn se contente de lever les yeux au ciel, souriant. Sa poigne s’empare de celle du milicien qui, malgré la solitude qui les entoure, s’en défait immédiatement, le suivant tout de même. Jacob continue de lancer quelques insultes incertaines qu’Eirwyn ignore, et ce malgré les mots qui résonnent au fond de son esprit, poussés par ton énervement qui se prend à grandir a la présence de l’amant.

La porte des appartements du sang pur s’ouvre délicatement, laissant apparaitre les détails délicats de pièces qui hurlent l’argent. L’homme n’y prête que peu d’attention, en revanche. Malgré ses soupirs et ses tentatives de paraitre ennuyé, il n’a d’yeux que pour le jeune sang pur. À peine entré dans l’antichambre, Eirwyn sent son corps se coller à celui du Bulgare, tandis que leurs lèvres se retrouvent enfin. « As-tu fermé la porte ? » « Ferme-la, je suis pas idiot. » Les mots s’emmêlent, se perdent entre leurs gémissements. La est ce qui a manqué au briseur de sorts, le toucher de ce sorcier qui, l’année passée, n’était qu’un milicien parmi tant d’autres. Un milicien qui est pourtant parvenu à s’emparer de son cœur qu’il a toujours pensé inatteignable. L’un comme l’autre incapable de se l’avouer, ils ont fini par comprendre que c’est l’amour qui les rapproche. Doux sentiments d’hommes qui se cachent, loin du monde, loin de la vie, loin de ce qui ne leur appartient pas.

Il pousse Jacob en dehors du lit, Eirwyn, un léger rire dans le fond de sa gorge. Ils n’ont plus le temps de laisser leurs corps se toucher, de laisser leurs lèvres s’emmêler. Enfin debout, l’un comme l’autre est à la recherche des vêtements qui finissent par retrouver leur place sur leur peau respectives. C’est le milicien qui remet la chemise du Slughorn sur les épaules de ce dernier, laissant ainsi quelques boutons défaits, et une épaule découverte sur laquelle il finit par y déposer un baiser. « T’aurais-je manqué ? » demande le sang pur dans un sourire. Son amant ne lui répond pas, se contentant de grogner quelques mots incompréhensibles avant de se détourner, à la recherche de ses chaussures. Le Gallois le suit, déposant à son tour ses lèvres dans le creux de son cou. La poigne ferme du sang mêlé s’empare de sa mâchoire, dirigeant son visage jusqu’à ce que leurs lippes ne se retrouvent.
Eirwyn !
Tes murmures se réveillent une fraction de seconde avant que la porte ne grince. Il fait volte-face, Eirwyn, et ses yeux rencontrent ceux de Ludmila. Sans même un regard en arrière, il sait que le milicien a disparu dans un craquement sonore qui continue de résonner dans son oreille un moment durant.
Respire, Eirwyn. Respire.
Tu tentes de calmer la panique rageuse qui se lève dans le fond de son cœur. Cette panique qui le laisse immobile, telle une statue de marbre, à fixer celle qui vient de voir ce que personne ne se doit jamais de voir. « Bonjour Mon Cher. » La panique disparait soudainement, remplacée seulement par la colère que le sourire de la sorcière réveille. « Tu sembles soucieux, quelque chose te tracasse ? » Il ne bourge toujours pas alors qu’elle s’avance vers lui, bien qu’il sait pertinemment que son visage hurle la rage qu’elle connait si bien. Ses yeux ne quittent pas le visage de la Bulgare tandis que ses doigts fins remontent le tissue de la chemise jusqu’à son cou, dissimulant son épaule sur laquelle il peut encore sentir le baiser qui s’y est trouvé quelques instants plus tôt. « Voici. Ainsi tu es plus présentable. »
Respire, Eirwyn. Respire.
Il tente de respirer. Il sait que sa colère ne fera qu’amuser la Vasilev. Il le sait parce qu’il s’agit là d’un jeu qu’ils jouent depuis qu’on leur a annoncé leur union. Un jeu dangereux que la faible patience du Slughorn ne fait que perdre. Sa main se referme sur sa baguette qui se trouve non loin. Le sort est silencieux, mais la porte se referme dans un claquement sonore, suivit par le bruit du verrou qui se ferme. Un moment durant, ce n’est que sa respiration sourde qui remplit la pièce. Puis, enfin, il brise le silence, il laisse sa colère suinter. « Tu n’as rien vu. » Il ne s’approche pas d’elle comme il l’aurait un jour fait, l’un comme l’autre sachant pertinemment qu’ils sont tous deux intouchables. Cette connaissance ne fait qu’attiser la haine qu’il lui porte, le laissant impuissant face à sa figure féminine. « Rien, Ludmila, tu m’entends ? » Ses yeux se ferment un moment, tandis qu’il tente de se reprendre. « C’est la meilleure des choses à faire. Pour nous deux. » Une déclaration qui cache une question, une demande. Mais sa fierté l’empêche de l’articuler de manière précise.





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