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 (SV) a soul asylum

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MessageSujet: (SV) a soul asylum   Jeu 14 Juil - 17:39

Scylla Charybde Vulchanov
he took and took from me until I no longer existed.that’s murder.


A taste of hysteria in your mind
▲ Nom : A travers le sang qui coule sous sa peau se déplacent des gouttelettes d’opium qui crient son nom haut et fort. Car elle sait que tout le monde qui l’observe ne voit que le marché de produits illicites qu’elle détient par le nom Vulchanov. Que derrière son masque orné d’un rictus, ses airs de femme d’acier se cache la fébrilité et la fragilité mentale qui accompagne leur empire jour pour jour comme un parasite ancrée à notre existence même.

▲ Prénom :  Les lèvres douces qui sont posées sur son front perlé de sueur alors que ses yeux sont encore fermés face à ce nouveau monde. Sa mère lui a donné la force et la fureur des deux monstres alors que sa respiration était saccadée par les sanglots de nouveau-né. Scylla et Charybde. C’était comme un présage pour le chemin qu’allait suivre sa fille, un conseil maternel pour ne pas se faire dévorer par les loups affamés mais c'est la mère qui l'a déposée dans la gueule de la bête.

▲ Date et lieu de naissance : Née en plein été le 23 août 1915, un enfant de soleil et joie, c’est pourtant durant une tempête de froid que ses petites prunelles se sont écarquillés pour contempler le monde prêt à la dévorer. Le manoir familial cachée entre les montagne de Rhodope l’accueillie et a toujours porté une importance dans son coeur même si ce sont les pavés de la capitale qu’elle a sillonné toute sa vie.

▲Nature du sang : L’insouciance qu’elle arborait sur son visage souriant et infantile face à la place que lui apportait le statut de son sang, cette futilité qui lui semblait si peu importante dans ses pensées chaotiques, a depuis de maintes années fait place à la colère. Une rage qui a émergé d’une part trop sombre de son être quand les yeux de son frère se sont clos prématurément à travers son étreinte. La faute à eux, ceux qui envient ce carmin qui coule dans ses veines. Alors elle les méprise, et elle devient comme tous ces autres rapaces, à l’affut des insectes à exterminer pour survivre.

▲Profession : Ce n’est pas ici qu’elle s’imaginait quand elle galopait dans les plaines vertes bulgares, trop jeune pour se soucier du fait que devenir une princesse comme maman impliquait bien trop de sacrifices en chemin. Elle l’avait fait pour la famille, le rêve de gosse d’être une femme forte elle aussi et parce que c’était son rôle à reprendre dans la pièce théâtrale de l’Opiumerie. La femme aux commandes, entourée de rideaux en satin et de fioles aux contenus illicites qui lui parvenaient des fidèles Vulchanov restés dans leur pays natal. La petite blondinettes qui a fait place à la furieuse impératrice qui régit son propre enfer

▲Statut matrimonial : L’enfant qui a grandit dans l’espoir d’un jour pouvoir aimer librement comme les livres qu’elle dévorait contaient s’est retrouvée sauvagement capturée et mise en cage. Elle les a vu voler en éclats, ses puérils espoirs de faire son propre choix. Mains ligotées à cet homme qui n’aura fait d’elle qu’une harpie jalouse, tête baissée dans une course effrénée vers la folie, son Deukalíôn. Une jalousie maladive qui n’aura fait qu’empirer la descente de la veuve en enfer pour enfin finir bien plus loin que les 9 cercles de l’Inferno. Au point de non-retour, une vulgaire laisse de diamants autour du cou, utilisée comme animal de compagnie pour celui qui sera son second prédateur.

▲Ancienne maison : Elle aimait quand on lui racontait encore et encore comment une de ses ancêtres avait fondée l’école qui l’avait acceptée à l’âge de ses premières prouesses magiques. Durmstrang avait toujours été strict, exigeant, mais étrangement adéquat pour faire de la poupée une robuste lionne à l’indomptable férocité.

▲Patronus : Dès sa première apparition elle avait compris, ressenti pourquoi un sombral trottait autour d’elle emplit d’une lumière divine pour la protéger. Son coeur avait redoublé ses battements en vue de l’animal si proche de la mort mais méconnu de tous, celui qui lui ressemblait le plus au monde. Les sabots violemment dominant la terre en dessous de lui.

▲Baguette Magique : Le bois d’Orme qui renferme une plume d’Abraxan, la fidélité à la puissance et la robustesse nécessaire pour diriger de main ferme l’environnement comme on le désire.

▲Amortentia : L’odeur des bois bulgares qui lui manquent tant, de la pluie mêlée au goût amer et froid du sang dans la bouche, cette déception qu’elle a appris à savourer. Les larmes cachées dans le creux des paupières, à la recherché des constellations perdues de ses rêves abîmés.

▲Epouvantard : Elle les a vu changer de formes durant toutes ces années à vivre dans ces craintes maladives. Ceux qui veulent son pouvoir, sa place. Le visage de Teodor pâle et ses yeux vidés de tout sens humain. Sa mère abattue comme un cabot des rues, le corps meurtri à ses pieds. Et puis lui, oh lui, dans les bras de ses autres aimantes. Son visage s’était déformé au cours de cette année, laissant place au rire machiavélique du bourreau remplaçant. Ces formes se mélangeaient, se bouffaient entre elles, faisant place à une réelle folie des sens et une angoisse perpétuelle qui la suivait au quotidien tapie dans son ombre, prête à l’engloutir dès qu’un moment de faiblesse ose se démasquer.

Je jure solennellement de faire usage du sortilège
Incarcerem
pour servir ma cause

"Parlez-nous un peu de vous. Si vous deviez vous décrire en quelques mots que diriez-vous ?"
possessive - narcissique - hystérique - haineuse - froide - exigeante - fraternelle - meurtrière - ambitieuse - sournoise - intelligente - jalouse - manipulatrice - obsession maladive - masochiste - faible - protectrice - décadente - la faiblesse se retrouve dans la violence - avide d'un fantôme qu'elle a tué de ses mains - brisée par le temps et les pertes - vengeance bouillonnante - folie accumulée avec les années - avide d'un retour au temps où ils étaient tous encore là, le déni de sa propre responsabilité de ce chaos.

"Grindelwald domine l'Angleterre et la Bulgarie depuis 6 ans en quoi cela-t-il influé sur votre quotidien ?"
L’invitation à l’exile qui avait toutes les caractéristiques d’une bénédiction par le maître des nations, lui qui leur avait ouvert la porte vers la domination de nouveaux horizons. C’était pour eux l’occasion d’un empire toujours plus étendu, des affaires toujours plus fructueuses, une ruée vers l’or du nouveau monde qui n’a pas pu être refusée dans l’esprit des corrompus à l’avarice.

Alors ils l’ont suivie, sa mère qui avait passé sa jeunesse aux cotés de Grindelwald à travers les livres poussiéreux de leur éducation, ils ont suivi leur amitié pour assouvir leur faim toujours plus grande pour une richesse décadente. Scylla elle, avait plutôt vu cela comme une opportunité pour fuir les évènements d’un an plus tôt: la mort de son frère et son passé monstrueux avec Deukalíôn qui aura fini en ouragan de sang. Une réelle aubaine à ses yeux pour s’éloigner de cet affreuse histoire qui la pourchassait dans tous les coins de la nuit.

S’en suivit une baignade dans le rouge du démantèlement du précédent réseau de drogues par leurs propres mains, les Vulchanov baguette à la main écrasant le monde sous leur pieds en poussière pour pouvoir rebâtir un empire bulgare par-dessus. C’est en savourant leur morts qu’elle avait participé au massacre, observant la vie quitter les pupilles de chaque impure qu’elle avait tué ce soir là. Pour lui, Teodor.

Toutes ces années à soutenir Grindelwald, qui avait promis de les éradiquer, de les rendre futiles ces impurs. Les mots de son père résonnent encore jour après jour : « Fais semblant Scylla, même si le sort des Vulchanov est la priorité absolue, fais semblant Scylla et Grindelwald te le rendra. » Mais rien ne leur avait été rendu et tout leur avait été pris, Lilyana et Teodor dans les mains des né-moldus.

"Vous voyez un passant dans la rue se faire malmener par deux spaseni, serviteurs de grindelwald, que faites-vous ?"
Meurtrière qui se glisse dans l’air, le vent qui vient lui couper le visage avec ses températures bien trop basses par rapport à celles qu’elle avait connu il y a quelques jours seulement. C’est ce qu’elle préfère, le froid plutôt que la chaleur suave qui vient se coller à la peau pour y rester des heures, pour être partagée avec d’autres. Ville déserte qui vient la prendre les bras ouverts pour l’engloutir dans la glace qui parsème chaque point d’eau, chaque route. Le néant est la seule présence qu’elle a pu ressentir à travers ce vent qui l’isole encore plus des alentours à  errer des heures durant dans des rues abandonnées, où du sang décore de temps en temps les miroirs de glace.

Le silence pèse toujours plus lourd alors que ses pas s’approchent d’une allée malfamée et c’est un sentiment de malaise qui vient s’emparer de la jeune fille. Cachée derrière sa capuche, le visage à l’ombre, elle ne tarde pas à revenir sur ses pas avant qu’un bruissement ne l’interpelle. Le silence est enchainé par un cri strident, de désespoir que seul un impur idiot peut émettre. A la recherche d’un sauveur. C’est qu’elle soupire déjà, n’a aucunement envie de se mêler à des histoires qui ne sont pas siennes. Déjà qu’elle a du mal avec les siennes justement. La curiosité l’amène tout de même à s’avancer à travers les ombres des arbres dénudés pour voir au loin la scène qui a mené à un tel vacarme. A la fois consternant, mais une bénédiction en même temps qui se dresse devant ses yeux qui n’en font qu’une bouchée. Egoïste, sans aucune retenue elle les laisse battre la victime en scrutant chacun de leur fait et gestes, ces rats qui n’obéissent qu’au chef des nations. Pus, sang, douleur, larmes. Tout émane de la scène théâtrale qui n’attend qu’un Deus Ex Machina pour résoudre le tout.

Il n’arrivera jamais, laissera cependant place à l’ombre qu’elle forme au dessus du corps suppliant les spaseni de ses stupides paroles. Ses yeux ne lâchent pas le regard de la victime, la peur et la réalisation de sa mort imminent qui brave la couleur grise de ses iris, car elle attend goulument que la vie s’en détache. Scylla, monstrueuse dans sa déviance, plombée à l’Opium en ce soir d’hiver, se délecte de la scène. L’éclat du geyser de sang dans son visage pâle, imperturbable. Non finalement elle n’est pas si différente d’eux. Pas du tout.

« Vous voila devant le miroir du Riséd, que pensez-vous y voir ? »
Les yeux de la jeune femme rencontrent d’autres, similaires au bleu qui coule dans les siens. La férocité des vagues qui se brisent contre ses paupières, elle fronce les sourcils, reconnait cette fougue comme nul autre. C’est là qu’elle réalise enfin que l’enfant qu’elle observe dans ce miroir n’est autre qu’elle-même, pas plus âgée qu’une dizaines d’années et arborant un sourire qui a le don d’enfoncer son coeur plus profondément dans sa cage thoracique. Bonheur qu’elle n’avait plus vu, oublié dans les années passées, tel une claque à la figure d’un désir profondément enfoui dans ses entrailles d’acier. La gosse l’observe, curieuse, et lui sourit avant de se retrouver entourée d’une plaine verte ornée d’un vent sauvage à travers sa crinière blonde.  Alors que les genoux de la jeune femme ancrée dans la réalité flanchent, les larmes sur les joues accompagnant la chute, le rire de la fillette se perd dans un hurlement affreux. Visage déformé, noir, des yeux qui s’agrandissent tel une image démoniaque avant de se briser en mille morceaux. Elle n’a plus de quoi rêver Scylla, elle est replongée dans son désenchantement et sa folie si naturelle.

« Par chance, vous vous trouvez en présence des trois reliques de la mort, mais vous ne pouvez en choisir qu’une. Laquelle prendriez-vous ? »
La baguette de sureau entre ses doigts, les crocs prêts à bouffer les corps inanimés des servants de la lumière à ses pieds. Ceux qui l’ont volée, la belle et douce Lilyana qui lui montrait quel chemin suivre pour arriver à la même ascension qu’elle. Ils l’ont tuée, découpée en morceau comme un vulgaire bout de viande, son corps ravagé retrouvé dans la cour de l’Opiumerie. Mais elle leur fera pareil, elle leur rendra la mort qu’ils ont osé apporter dans son monde. Elle fera souffrir tous les impurs du monde pour cet acte, cet événement qui lui aura valu bien plus que des larmes. Leurs proches pleureront sur leurs corps, et pourriront avec eux dans les fosses septiques. Plus jamais la famille Vulchanov perdra un des siens. Même si pour cela le monde doit perdre sa lumière, même si pour cela elle devra rejoindre l’enfer des seigneurs des ténèbres. Avec cette baguette elle sera maitresse des démons, succube, et elle les abattra tous un par un.

▲ pseudo ou prénom :  YAIZ / yaizmir / yaiza / tata yaya
▲ âge :  Tata n'a plus tout son âge malheureusement, mais encore un peu et elle pourra aussi boire (toujours plus) en Amérique !  
▲pays :  Le petit truc là coincé entre les pays-bas, la france et l'allemagne, ce truc qui a fait boire L. plus qu'elle ne l'ai jamais fait en 45 minutes  :yaya:
▲ Connexion  :  Quand je peux, toute la semaine, mais ça peut changer avec les partiels ou la bière
▲ scénario ou inventé :  inventeeeeyyyy
▲ avatar :  Rosamund Godess Pike
▲ Où avez-vous connu le forum ? :  Dans mon ***    
▲ quelque chose à rajouter :  les filles (et kev) je vous aime  
▲ crédits :  shiya - tumblr
CORRUPTION WILL HAUNT YOU ↓ MUDBLOODS AND MURMURS


Dernière édition par Scylla Vulchanov le Dim 24 Juil - 13:57, édité 23 fois
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MessageSujet: Re: (SV) a soul asylum   Jeu 14 Juil - 17:39

Crescendo
everything caves in when you try to breathe

« I could love you violently, if I let myself.
And I could. But I am too tired, too noble, in a perverse way.
It sickens me.
 »

1935 - RODOPHE.
Tintements de l'argent contre la porcelaine, le précieux cristal qui se déplace entre les invités présents tous plongés dans leur courtoisie et leur fausse politesse. Elle les entendait depuis le hall d'entrée où elle avait rejoint ses frères une heure après le début des festivités en l'honneur d'un quelconque ami proche de leurs parents. Des histoires stupides et futiles qui n'intéressaient guère la jeune sorcière qui avait passé son après-midi sans sa salle d'études, agacée de se voir dérangée par sa présence requise au cours de la soirée. Qu'ils crèvent tous, répétait-elle constamment dans ses pensées, déjà exaspérée par les misérables trouvant plaisir dans sa demeure. Une entrée remarquée par quelques-uns qui levaient les yeux vers la jeune femme au regard d'acier et aux lèvres cramoisies qui ne leur prêta la moindre seconde d'attention. Se faufilant à travers la foule et les ombres qui embrassaient sa robe noire cachant ses courbes jusqu'au cou, sa présence presque oubliée entre les tissus et couleurs écarlates avoisinantes.

Coupe à la main, le regard perdu dans ceux qui parlaient, chuchotaient et complotaient entre les murs de son héritage. Elle les observait et par Mélissandre qu'elle avait envie de leur clouer la gueule par coups de poing. L'envie sauvage de leur arracher la langue et de coudre leurs lèvres pour rendre muets les pantins de la société. Son sang bouillonnait, palpitant dans sa carotide, les dents lacérant la peau intérieure de ses joues. Elle crevait d'envie de leur foutre le feu, Scylla, crevait d'une envie animale de meurtre proposé par son esprit dérangé. Prise sur le vif, la créature face au chasseur, pupilles dilatés par son imprudence. Du bout de la salle il l'observait de ses yeux de prédateur, à peine maniaque avec son rictus caché. Mystérieux, inconnu, elle en était troublée de cette rencontre alors que son regard avait trahi ses pensées les plus inavouables. Masque déchu, l'actrice s'était fait avoir par l'étranger aux scintillements malicieux dans son expression triomphant d'une telle découverte. Secoué, elle se déplaça rapidement pour disparaître du champ de vision du jeune homme aux cheveux foncés et aux yeux ébènes, se faufilant entre les aristocrates bulgares avant que l'appel au dîner ne vienne à couper son élan. Attrapée par le bras par sa tante, damnation - elle qui pensait pouvoir fuir subtilement, et poussée vers une chaise au milieu de l'énorme table, coincée entre les regards.

S'efforçant de répondre poliment, bien que trop froidement selon les goûts de sa mère au vu de ses regards foudroyants, aux curiosités mal placés du couple placé en face d'elle. Gorge serrée, la dinde n'ayant aucune saveur sur son palet, trop ennuyée et irritée par ce décor de pacotilles. Le sentiment oppressant qu'on l'observait du bout de la table, prêt à disséquer chacun de ses mouvements. C'était lui, elle en était sûre, l'avait vu du coin de l'oeil et ce n'est que faiblement qu'elle entendit la question qu'on lui posa, pour la deuxième fois. « Et vous chère mademoiselle Scylla. Que pensez-vous du nouveau décret imposé par le conseil à propos des taxes augmentées sur les sang-purs? » Fichtre, qu'elle n'en avait rien à foutre de leurs décrets sans intérêts. Trop perturbée par ses propres pensées et images souillées, nerveuse d'une telle retenue nécessaire par l'observation minutieuse d'un inconnu aux traits d'une éventuelle menace. Pourquoi était-il ici? Qui était-il? Ses parents le connaissaient? Et par pitié ce bougre ne pouvait-il cesser de la surveiller comme une proie? Sa nervosité l'empêchait de réfléchir lucidement et c'est par irréflexion qu'elle rétorqua de cette phrase lue quelques jours plus tôt. « Les politiciens parlent, s'engagent. Le meurtre trie leurs promesses. »

Silence hésitant de l'assemblée s'en suivi durant quelques secondes laissant le temps à l'insolente de réaliser son erreur rapidement rattrapé par Radko qui commence à rire fortement. Dévier l'attention et leur faire croire que c'est une bonne blague. Il avait été futé, le frère, pour sauver sa soeur des jugements face à son comportement incongru. Faible sourire sur les lèvres pour entretenir le mensonge accidentel, une main disparaissant furtivement pour serrer celle du Vulchanov en remerciement. Mais lui, le rapace, ne l'avait pas quitté de ses prunelles insalubres et elle sentait sa peau brûler sous son regard. Un sentiment mélangeant une colère indignée et un embryon de curiosité sous son derme. Avidité d'informations qui finira par prendre le dessus quand son ouïe se dirigea vers la conversation du jeune homme et ceux qui semblaient être ses frères. Chuchotements et débat incompréhensible, les mots comme des lettres d'un autre monde au creux de son oreille. Et là entre toutes ces phrases énigmatiques ses paroles lui tranchaient les tripes tant par leur sens, « On leur arrachera les lèvres » avait-il répliqué aux siens, que par les pupilles qui avaient trouvé leur chemin droit dans les siennes.

Monstre aux allures diaboliques, ne cherchant pas à cacher le sadisme accompagné de la lueur de plaisir qu'elle reconnut sans mal. Il était comme elle. Non. Il était pire qu'elle. Et c'est en lui qu'elle aperçut sa propre folie comme une gifle à la figure. Tremblante, peinant à lever son corps désarmé de sa chaise et s'excusa auprès des invités en face d'elle avant de disparaître à travers les portes de chêne. La respiration absente jusqu'à la bouffée d'air une fois libérée de la gueule du monstre.


1938 - VARNA.
La main lui est tendue, proposée à la manière d'un fruit interdit dont il se doute qu'elle ne peut s'empêcher de le croquer. Lacérant la chair avec ses canines. Ce n'est pas sa propre impuissance qui la pousse à accepter l'offre ni une envie irréfutable de découvrir qui se cache derrière le loup noir si simple parmi les masques ornés d'or et de diamants. Vicieux, il lui avait rendu la fuite impossible s'imposant devant la foule valsant au rythme des notes, s'inclinant sans mots ni présentation devant la jeune femme délaissée de tout cavalier. Elle jette un dernier regard à ses frères, la recherche d'un sauveur, trop occupés à faire valser peu importe quelle demoiselle bulgare qui les suivent comme des elfes de maison. Rongée par l'incertitude et surtout l'envie de transplaner loin d'ici, de cette pièce où grouillent une centaine de personnes tels des fourmis dans un nid empoisonné elle se tarde à prendre sa décision, qui n'en est pas une au final soupire-t-elle. Ce n'était pas son choix qui importait ici tant l'étiquette interdisait officieusement à une femme de refuser une danse avec quelconque homme distingué, surtout si une vingtaine de pairs d'yeux étaient braqués sur eux.

Paume contre paume il l'arrache de sa bulle protectrice et la mène au coeur du tourbillon de corps entrelacés où ses courbes sont tirés vers lui avec une telle force brute qu'elle ne peut que suivre, docilement. Rythmes cardiaques effrénés par l'exaltation, leurs torses se rejoignent pour ne former qu'un à la cadence des voltes qu'il mène d'une volonté, sent-elle, à ne pas la laisser partir. Il lui fait peur, d'une part, mais commence à l'intéresser sous ses airs de monarque éternellement mystérieux, leur danse marquée par le silence qui règne entre les deux adultes. Pas un seul mot ne s'était échangé alors qu'autour d'eux les couples se fondent dans un léger bourdonnement de conversations perdues dans leurs mouvements et elle commence à apprécier Scylla, de porter sa tête à côté de la sienne sans le voir, l'entendre. Ne laissant que deux sens lui parvenir, celle de son corps contre celui d'un parfait étranger accompagné de l'odeur masculine qui l'enivrait dans un commencement de manque d'un instinct primaire.

Alors qu'elle se délecte des quelques secondes qui passent où tout semble hors de ce monde, la mélodie vient briser l'instant, elle n'a pas le droit de profiter, l'impitoyable lionne voué à la disgrâce des plaisirs conformes de n'importe quel humain. Lorsqu'il repousse sa cavalière toujours assez proche pour ne perdre sa main elle aperçoit enfin les yeux de celui qui se tient en face d'elle, guidant son corps sur la musique. Elle fronce les sourcils, car malgré les traits cachés elle doute des yeux qu'elle peine à placer dans sa mémoire, pourtant sûre de déjà les avoir croisés. Sa confusion se trouve décuplée lorsque ceux-ci l'observent comme si elle lui appartenait, qu'elle était une acquisition qu'il venait de confirmer après plusieurs rencontres ou plutôt plusieurs essais. Est-ce qu'elle jouait encore de sa folie? Pourtant, elle ne le connaît pas, cet homme. Et néanmoins c'est la première fois qu'elle se retrouve emplie d'un sentiment d'appartenance, comme un cabot sauvage qu'on avait attrapé pour le dominer. L'inconnu avait pris possession de ses pensées comme nul autre n'avait réussi à le faire avant, trop insignifiants pour qu'elle daigne ouvrir les paupières. Pourquoi lui?

Son coeur palpite plus fort, elle le sent serré dans sa cage thoracique, alors que ses lèvres se rapprochent du creux de l'oreille de celui qui la tenait par des fils de satin. « Qui êtes-vous? » souffle-t-elle presque dans le désespoir et la famine de réponses, de savoir. Mais il la nie, le cruel joueur et la fait tourbillonner sur elle-même pour faire taire les questions. Dans une étreinte barbare il la tire plus près de son visage, leurs haleines entre-mêlés alors que ses entrailles se contractent en réaction à sa réponse ponctué d'un accent étranger. « Je suis vous. Et vous êtes moi. Les créatures affamées. » Et elle oublie de respirer, de vivre alors que devant sa vision se reflète le souvenir d'une perversité qui l'avait retenue deux années plus tôt. Devant elle le visage se déforme et s'apprête à la dévorer à travers sa gueule béante.

Les cris inconscients alors que son front se perle de sueur la sortent de ce rêve au souvenir malheureux. Essoufflée, Scylla se redresse dans ses draps pour revenir à la réalité, mais elle peine à respirer. Asphyxiée par le col de sa robe qu'elle déchire en espérant calmer son corps et son esprit. Son visage se repose dans ses paumes alors que dans excès de rage ses doigts viennent empoigner sa douce crinière blonde. Pantelant sans retenue, elle lui parle alors qu'elle sait qu'il n'est pas là. Celui dont elle ne connaît rien, mais qui a le mérite de venir la visiter dans ses aventures nocturnes plusieurs fois par mois. Celui qui lui aura laissé ce souvenir comme offrande il y a un an déjà. Le serpent qui lui inspirait haine, peur et fragilité tant elle s'identifiait à lui. Et elle lui dit, de sa voix brisée dans la nuit: « Je te déteste. »

« There is something rather beautiful
about being devoured.
 »

1939 - SOFIA.
La main tremblante alors qu'elle remplit son verre de vin à la robe rouge foncée similaire au sang, dont elle ne se doutait pas, qu'il allait déjà se verser ce soir. Une nécessité pour relâcher les tensions qui s‘étaient accumulés dans son corps à la vue de l'événement qui l'attendait dans la journée. Ils avaient décidé à sa place, enfin plutôt mère avait décidé à sa place obsédée par le statut matrimonial de sa fille. Charmant, beau, fort, bulgare et avec de l'influence, tout ce qu'elle avait cherché dans les hommes célibataires faisant partie de leur entourage d'aristocrates. Scylla n'avait pas encore rencontré le candidat élu par les soins de sa mère. Au final elle ne savait que deux choses à propos de ce parfait inconnu : elle allait être obligée de le supporter n'ayant point le droit de refuser l'arrangement du mariage et son prénom lui donnait déjà des frissons dans le dos tant il lui évoquait l'image du Destructeur des mondes, les ténèbres elles-mêmes. Deukalíôn. Bien que redoutable, quoi de plus poétique et naturel que l'alliance de deux monstres dévorants tout sur leurs chemins. Selon Lilyana le jeune homme n'avait rien d'une telle créature pourtant, le décrivant comme un fiancé attentionné, courtois, extrêmement intelligent et surtout -oh surtout- docile. Car elle ne voulait pas d'un mâle qui serait prêt à éventrer sa fille pour la dominer, la matriarche à la poigne de fer. A son insu elle avait au final choisi le pire de tous, le seul capable de faire face à sa belle et sacrée Scylla.

Ses pensées divaguaient loin de l'autel qui l'attendait quand elles furent interrompues par la voix douce et candide de sa mère. « Charybde. Il est temps. » Oh qu'elle détestait quand Lilyana l'appelait par son deuxième prénom], elle avait l'impression qu'il lui avait été attribué pour lui rappeler à quel point elle était monstrueuse pour en mériter non pas un, mais deux. Un couteau se remuant dans la plaie à chaque fois que le nom de la monstruosité des mers retentit à son appel. Redressant son dos et son menton, l'air fière alors qu'au fond d'elle l'envie de se débarrasser de ce fardeau inutile se faisait ressentir de manière plus forte à chaque minute passante, elle s'en alla rejoindre les femmes qui l'attendaient en bas. La future mariée posa une dernière fois le verre sur ses lèvres pour en avaler le contenu en une traite, espérant atténuer sa rage bouillonnante pour cet inconnu. Il allait l'enlever d'elle-même, devenant la propriété de quelqu'un d'autre à présent comme un morceau de viande qu'on aurait vendu au marché local. Dieu merci la loi sorcière bulgare lui avait tout de même laissé l'option si digne de garder son propre nom. Elle resterait une Vulchanov et la folie resterait sienne, elle n'aurait qu'à continuer sa vie comme si son mari n'existait pas, ouvrant ses cuisses de temps à autre pour le garder docile.

Toutes l'attendaient dans le salon réservé aux femmes en bas, tantes, cousines, nièces, les yeux rivés et excités sur la future mariée. Des paroles mélangées dans un tourbillon bourdonnant de mots incessants et futiles tous traitant du même sujet. Par Merlin on aurait du mal à différencier s'il s'agit de leur mariage ou du sien tant leur excitation était palpable. Perdue dans d'autres mondes, à des lieux de l'engouement frénétique des autres, elle ne faisait plus partie du temps. Ce n'est que quand son père la prit par le bras pour l'accompagner devant l'employé du ministère qui effectuerait le sortilège liant les deux êtres qu'elle se rendit compte qu'un voile blanc traînait derrière elle et que ses pas la dirigeaient vers son propre désespoir. Les yeux rivés sur le sol, braquée sur la défensive et la mâchoire serrée elle prit place pour se tenir à côté de son conjoint. A côté de celui dont elle ne le savait pas, mais qui bientôt briserait les murs de pierre qu'elle avait construit pour se préserver. Celui qui briserait bien plus que son corps et son esprit.

Cascade de sons qui émanaient officiellement alors que leur deux bras furent pris en mains par l'employé pour les joindre au milieu des deux statues qu'étaient les futurs mariés. Ses doigts entouraient le poignet de cet homme qui lui non plus n'avait pas encore émis un seul son durant l'entièreté du rituel sorcier. Paragraphe sacré n'attendant que sa réponse, les noms volaient en éclats pour Scylla alors qu'un manque d'oxygène étouffait son orgueil. La main de l'homme qui serrait son poignet frêle qu'elle n'avait pas quitté des yeux depuis renforce son étreinte à l'écoute de la sentence. « Deukalíôn Hristow voulez-vous prendre Scylla Charybde Vulchanov, ici présente, pour épouse, de l'aimer, la chérir… »

Sombre tourbillon qui engloutit la suite, tant elle se retrouva abasourdie face aux yeux qui s'ancraient dans les siens pour la première fois depuis le début de cette mascarade. Réflexe humain que d'enfoncer ses ongles dans sa peau à lui, salissant ses ongles avec son sang de raclure. Scylla reconnaissait les iris sombres qui se plongeaient dans les siens, se délectant avec un plaisir et une perversité du bouleversement dont il venait d'être la source. Masque, parades, tout était tombé faisant place au loup affamé dévorant son agneau du regard, ravi de l'effet provoqué. Un rictus malsain qui se dessina sur ses lèvres avant de prononcer   la pénitence ultime de sa douce. « Je le veux. » Scylla su, à ce moment-là, qu'elle avait perdu. Entrailles prêtes à exploser dans son imagination, le tissu blanc entaché de carmin. Il l'avait exécutée, la bête. Vainqueur tenant sa tête du bout des doigts. Persée et Méduse.

« Love unrequited is violent. She loves you
so much that she's turned it into hate.
 »

1944 - SOFIA.
La gifle se perd sur la joue de la sorcière. Révolte de la raison, enragée jusqu’à s’y perdre. Catin d’aucune utilité étalée sur le plancher de la chambre. Liquide raisiné humidifiant le bois sous ses cuisses, jambes grandes ouvertes. Une douleur qui se fait entendre par des hurlements abominables, cris qu’il ne peut plus entendre. C’est le déraillement des pensées, la violence qui prend contrôle de son esprit. Suprématie du mâle dominant. Coups qui se perdent dans le corps meurtri de sa femme. Humiliation qu’elle mérite, douleur qui est infligé avec raison. La punition d’avoir perdu l’enfant qu’elle portait en elle. Son enfant à lui. Deukalíôn n’y voit plus la réalité, seulement ses coups de pieds qui massacrent le ventre de Scylla, allongée à ses pieds. Sang giclant les pans de sa robe, son visage, une scène digne de l’enfer. Mère ratée qui ne cesse de gémir, de supplier et de crier comme une hystérique. Pas assez de douleur, elle en mérite encore. Il le voulait cet enfant, lui avait donné un nom, était prêt à l’accueillir et à en faire son fils héritier. C’était elle qui avait tout détruit. Un accident après deux mois. La perte de l’embryon qui nichait en elle. Furieux il attrapa ses cheveux avec une poignée puissante, crâne qui s’écrasa contre le sol, encore et encore. Ses cris s’étouffaient, se perdaient dans les ombres de l’inconscience. Emporté dans son délire, Deukalíôn s’agenouilla auprès des cuisses de son épouse. Les mains tachées de sang qui pénétrèrent ses entrailles pour y chercher désespérément une trace de vie. « Où est-il ? » hurla-t-il à voix brisée. Portée par son malheur. « Qu’as-tu fait de mon enfant ? »

Une question ne servant à rien. La réponse lui vint à l’esprit encore une fois tel une claque de la réalité. Elle lui en ferait un autre, il en avait décidé ainsi. Sa semence irait se loger dans son corps jusqu’à ce qu’il ait son fils. Le Hristow se lève, trainant son épouse à travers la pièce par les cheveux jusqu’au lit. Tendrement la déposant sur les draps, avant de poser un baiser sur son front. Cette femme qu’il avait appris à aimer de force, par obsession. Une maladie qui le suivait partout. L’ombre disparu de la chambre, cherchant de l’aide soignante. Des vœux à l’encens sacré perdus dès les premiers jours ensemble, le masque qui tombe et fait place au mari obsessif et colérique qui ne peut retenir ses pulsions dévastatrices. Coups qui se suivent, chaque jour, avant de ne faire disparaître les bleus et les blessures sous de nombreux sortilèges. Dominant qui marque son territoire, dévore sa proie qui est attachée à lui. L’amour qui se montre à travers des yeux remplis de cruauté.


1945 - SOFIA.
Cœur qui palpite depuis l’aube pour celle qui a ordonné ce qu’elle n’a pu contrôler depuis trop de temps. La violence a pris le dessus sur l’amour et la jalousie l’a rendue malade. Mensonges qui ne cessaient d’enrager la douce démone, faisaient voler les objets au visage de celui qui reprenait à chaque fois le dessus. Elle n’en pouvait plus, Scylla, de savoir que d’autres femmes se permettaient des caresses à son homme. La solution était extrême, certes, mais l’idée de le savoir au fond d’un trou lui plaisait plus que dans les bras d’une autre. Image d’une douceur en lui, qu’elle n’a jamais connue la rendait malade. Ordres tranchants, le sang qui se doit de couler par peur que la magie ne se laisse déceler. Elle attend, attend les nouvelles de l’assassine. C’est son souffle dans la nuque qui la réveille de ses pensées. Zornitsa derrière elle, le murmure qui confirme les actions. « C’est fait. » Et le visage se pose sur l’épaule, les larmes ne se retiennent pas de couler sur la peau de sa cousine.

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Dernière édition par Scylla Vulchanov le Mer 20 Juil - 0:19, édité 13 fois
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MessageSujet: Re: (SV) a soul asylum   Jeu 14 Juil - 17:40

Decrescendo
I always get what I deserve

« Through this I have realized that
if I were God we would have all
just died.
 »

1946 - KNOCKTURN ALLEY.
La famille qui reprend le dessus sur les nouvelles terres qu'ils foulent de leur pas déterminés. L'empire Vulchanov sera glorieux dans ces temps parsemés de violences. L'héritière est protégée du front, des batailles entre les damnés, mais a reçu pour ordre de tenir tête dans l'immeuble du cartel, entre les cadavres qui jonchent le sol de l'Opiumerie. Père lui avait donné mot de leur enlever la dernière once de vie qui leur restait, d'arracher leurs mensonges et informations avec ses mains couvertes de leur sang putride. Allongée sur le côté sur son divan au milieu de la salle remplie de tables luxueuses où trônent des cadavres comme des oeuvres d'art, la tête se repose sur l'accoudoir et les yeux voyagent dans un monde qui n'est plus réel depuis trop longtemps. Sa peau colle et la robe blanche laisse apercevoir toutes ses courbes qui sont la seule chose qui font d'elle une femme. Comme un dernier mirage que ces hommes pourront apercevoir avant de rejoindre leur précieuse mort. Un dernier espoir que la beauté angélique existe, prêt à les accueillir et les acclamer comme des héros avant de se retrouver étranglés par les griffes de l'enfer.  

Pourquoi tu n'es pas là. Pourquoi tu n'es pas ici avec moi. Elle répète les mots, les tourne et les retourne dans ses pensées tels des prières à un être défunt. Parce-que son visage n'a aucun mal à émerger devant Scylla, peut-être aidé par le liquide psychotrope la dévorant en ce moment même. Teo est là, qu'elle s'imagine. Mais ses doigts, avides de caresser sa peau si pâle meurtrie par le sortilège qui lui a coûté la vie, se perdent dans les airs à la recherche d'un touché qui n'est pas là. Elle laisse les larmes couler sur ses joues, laisse libre à sa colère et sa solitude. Même Kiril était parti cheminer entre les morts dans l'allée des embrumes, à la recherche de victimes. Leurs parents n'avaient pas eu la même inquiétude que l'aînée, c'était à peine si la vie de leur fils avait autant d'importance que celle des bourreaux à leur service. La femme elle, elle tremble, crève à l’idée d’imaginer qu’on puisse lui prendre son deuxième frère.  

Des pensées fracassées quand la porte s'ouvre violemment, un bourreau entraînant derrière lui par la nuque la première victime de la journée. D'une très longue journée. Jetée à terre comme une vulgaire poupée, piétinée par les chaussures crasseuses de ses serviteurs. Joue à terre, larmes aux yeux et pitoyable craquement dans la voix. Les questions fusent de la part de ses compagnons qui se délectent du spectacle. Domicile, occupation, utilité. Les informations sont ennuyeuses, les pleurs insoutenables. D'un mouvement las elle refait tomber sa tête sur l'accoudoir, à un mètre des yeux de la chose. Claquement de la langue, signe clair et direct. Le sort s'abat sur les entrailles et le sang gicle dans la pièce. Carmin souillé qui vient éclabousser son visage, sa robe d'une virginité incontestable. Pas même un battement de paupières de sa part, putride hystérique qui les emmène en enfer. Tout ça c'est pour toi. Un par un je ferai crever ceux qui ont osé te toucher et t'enlever.

« Opium teaches only one thing, which is that aside from physical suffering, there is nothing real. »

1951 - LONDON.
Il la tire par sa crinière blonde et elle couine sous sa force, sa jeune promise. Des yeux d'acier qui se plongent dans ceux emplis de désespoir et de rage de celle qui sera sa femme dans quelques mois seulement. Union d'amour, de richesse et surtout de mensonges. Tous se doutent, mais personne ne sait ce qu'il lui fait subir quand les autres sont loin, quand il la cache dans leur chambre. Il ne veut que son nom, son empire, n'en a rien à faire d'autre chose que son corps et refuse son insolence. Elle qui a osé porter une main à son visage, violente. Hyperion l'a punie, oh oui il l'a punie, comme personne ne l'avait fait avant. Car dans ses actes ne se cache pas un amour violent, féroce, brut comme celui qu'elle avait connu durant des années avec ce cadavre russe. Ses paroles ne camouflent pas une envie irrésistible qu'elle soit sienne. Il la hait, il la dévore avec sa tyrannie et ses gènes bercés par la torture.

Détruite, une poupée brisée dans ses mains, elle se laisse faire. Jetée à terre comme une vulgaire catin, Scylla se recroqueville quand la ceinture de cuir vient impitoyablement claquer son visage et elle gueule. Elle gueule comme une pute à qui on arrache les membres. Je veux mourir. Pitié, je veux mourir. La baguette est volée, rangée sur une table que ses doigts n’atteindront jamais. Et il continue, sans pitié le père Prewett qui l’a arrachée aux mains des Vulchanov. Le meurtrier insoupçonné de Lilyana, celui qui a eu le culot d’éliminer son ennemie pour récupérer la fille de celle-ci. Alors il la dresse, la lionne au sang bulgare qui se trouve à ses pieds. De sa gorge lacérée elle arrive encore à geindre, à pleurer son sort, incapable de lui tenir tête tant il a drogué son corps. Avec une douceur imaginée il l’attrape par le col pour la soulever à hauteur de ses pupilles frétillantes d’excitation. « Tu ne diras pas un mot. Petite catin. Je te veux docile, sinon tu sais ce qu’il t’attend. » Scylla sanglote, s’étouffe dans ses larmes de douleur et suffoque quand il vient planter brutalement une aiguille à travers la veine de sa nuque. Le sentiment  de froid emplit tout son corps avant de vivre la suite de la scène violente tel une spectatrice.

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Dernière édition par Scylla Vulchanov le Dim 24 Juil - 13:51, édité 11 fois
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Melpomène Lestrange
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Crédits :  Tearsflight (avatar), LAZARE (codage signature), MØRK (gif profil + signa)
 
Âge :  25 ans à se battre pour le pouvoir.
Sang :  Le sang des Black est pur, ode irrévérencieuse à la noirceur de leurs âmes, liquide vermillon qu'ils ne sauraient gaspiller. Sang royal où se mélange magie noire, ambition incontrôlée et soif de pouvoir.
Allégeance :  Marque des Ténèbres assumée, Melpomène fait partie des Mangemorts. Loyale servante depuis les premières heures de Voldemort.
Profession :  Melpomène travaillait autrefois à la morgue, embaumant derrière elle les secrets des siens. Aujourd'hui fugitive.
Ancienne école :  Poudlard dans une maison bordée d'émeraude - berceau de rencontres qui ont changé le cours de sa famille et qui ont façonné un destin aussi sombre que son patronyme.

Priori Incantatem
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Inventaire:
code couleur: #CF8C8C
http://www.mudbloodsandmurmurs.com/t107-melpomene-child-of-the-night http://www.mudbloodsandmurmurs.com/t77-melpomene-uprising
MessageSujet: Re: (SV) a soul asylum   Ven 15 Juil - 10:44



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You will hear thunder and remember me, And think: she wanted storms. The rim Of the sky will be the colour of hard crimson, And your heart, as it was then, will be on fire.
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MessageSujet: Re: (SV) a soul asylum   Ven 15 Juil - 11:30

Melpomène Black a écrit:

couché la nièce
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Melpomène Lestrange
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Profession :  Melpomène travaillait autrefois à la morgue, embaumant derrière elle les secrets des siens. Aujourd'hui fugitive.
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MessageSujet: Re: (SV) a soul asylum   Ven 15 Juil - 13:02

tiens toi tranquille toi


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MessageSujet: Re: (SV) a soul asylum   Ven 15 Juil - 13:48

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MessageSujet: Re: (SV) a soul asylum   Mer 20 Juil - 18:52

Omg, le courage pour faire vos fiches !
Bonne chance !
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MessageSujet: Re: (SV) a soul asylum   Ven 22 Juil - 16:49


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MessageSujet: Re: (SV) a soul asylum   Dim 24 Juil - 13:53

CHAMPAAAAAAAAGNE
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(SV) a soul asylum
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