Soutenez le forum
Votez pour M&M sur les top-sites et faîtes passer le mot!
Bazzart - PRD.
Ecoulement du temps
Nous sommes actuellement en septembre 1952
Sixième version du forum
On vous donne rendez-vous ici pour vous tenir au courant des dernières nouveautés!

 | 
 

 Knocking on your heart (Helios - fb)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 


Melpomène Lestrange
live like legends
avatar
live like legends
Parchemins :  3965
Crédits :  Tearsflight (avatar), LAZARE (codage signature), MØRK (gif profil + signa)
 
Âge :  25 ans à se battre pour le pouvoir.
Sang :  Le sang des Black est pur, ode irrévérencieuse à la noirceur de leurs âmes, liquide vermillon qu'ils ne sauraient gaspiller. Sang royal où se mélange magie noire, ambition incontrôlée et soif de pouvoir.
Allégeance :  Marque des Ténèbres assumée, Melpomène fait partie des Mangemorts. Loyale servante depuis les premières heures de Voldemort.
Profession :  Melpomène travaillait autrefois à la morgue, embaumant derrière elle les secrets des siens. Aujourd'hui fugitive.
Ancienne école :  Poudlard dans une maison bordée d'émeraude - berceau de rencontres qui ont changé le cours de sa famille et qui ont façonné un destin aussi sombre que son patronyme.

Priori Incantatem
am i free?: no
Inventaire:
code couleur: #CF8C8C
http://www.mudbloodsandmurmurs.com/t107-melpomene-child-of-the-night http://www.mudbloodsandmurmurs.com/t77-melpomene-uprising
MessageSujet: Knocking on your heart (Helios - fb)   Jeu 13 Juil - 15:57




knocking on your heart


MELPOMÈNE ET HELIOS

18 MARS 1952

Sept jours. Sept jours depuis son retour au quartier général, sept jours et six nuits et toujours pas de trace de son frère. Obligée de garder le lit pour le moment, la louve était rarement seule. Que ce soit sa famille, Caerwyn, Aleksandr ou Cain - la rescapée ne pouvait se targuer d’être délaissée. Et pourtant, paradoxalement, le coeur de la princesse était percé d’un manque cruel. Son plus ancien ami, son plus fidèle allié, son sang et la moitié de son âme manquait à l’appel. Sept jours. Elle n’avait que brièvement croisé le regard d’Helios dans les couloirs du Ministère, alors qu’ils prenaient la fuite. Le moment était alors peu propice à des retrouvailles en bonne et due forme avec son aîné. La louve blottie au creux des bras du Lestrange alors que son frère s’occupait du chasseur. Six nuits. Elle aurait aimé avoir l’occasion de le remercier, Melpomène. Elle qui ouvre si rarement son coeur se retrouve à manquer la chaleur des sourires d’Helios.

Tout ne serait pas rose, Melpomène en avait douloureusement conscience. La semaine écoulée avait vu son lot de révélations, que ce soit les rumeurs sur les tortures subies par la Black ou la confirmation de sa relation avec Caerwyn. Elle est la mieux placée pour comprendre ce qu’il doit se passer au fond du coeur de son frère, la louve. Eux qui n’ont jamais formé qu’un, eux que leur différence d’âge n’a jamais empêchée d’être proches. Trop proches, peut être. Deux faces de la même pièce. Depuis toujours. Pour toujours. Elle se souvient, la soeur. Elle se souvient de la douleur déchirante qui a étreint son coeur lorsque son frère s’est marié. Lorsqu’il a ouvert son coeur à une autre qu’elle, lorsque son amour s’est fait partage. Elle se souvient de la tristesse qui a dans un premier temps enserré son âme, leur affection l’un pour l’autre s’étant alors transformée en étau. Non. Helios aurait sûrement bien des choses à lui reprocher. Ses secrets, ses mensonges. Ses travers et ses fiertés. Son coeur et son désir. Mais, pour une fois, Melpomène était prête à écouter ses griefs. Elle avait, plus que jamais, besoin du pardon d’Helios. De le savoir à ses côtés malgré tout.

Si la semaine écoulée depuis son retour au quartier général a suffi à guérir une grande partie de ses blessures physiques - os ressoudés et plaies refermées de quelques habiles onguents - il en faudra bien d’autres pour effacer les séquelles mentales. En effet, Melpomène continuait de souffrir d’horribles cauchemars, revivant chaque nuit les coups - le visage de Yevgeniy imprimé à jamais au creux de ses rêves. Elle se réveillait alors haletante et déboussolée, la sensation du sang coulant sur ses cuisses aussi prégnante que si elle avait été réelle. Une semaine. Une semaine à se battre pour recoller les morceaux éclatés de sa vie, une semaine à tenter de soigner aussi bien que son coeur que ses hématomes. Le bracelet offert par Caerwyn il y a de ça toutes ces années brillait maintenant sur son poignet fin comme un phare au milieu de la nuit, promesse de jours meilleurs. Melpomène savait qu’elle finirait par se relever. Peut être pas aujourd’hui, peut être pas demain. Mais bientôt. Et que ce jour là, les pavés de Londres se teinteraient du rouge de sa vengeance. Car la louve ne pouvait expier tout ce qu’on lui avait volé que dans le sang. Chaque affront serait payé le double, chaque coup récompensé d’une vie ôtée. La capitale se parerait alors d’atours incarnat, les Spasenis décimés sous le coup de la colère presqu’animale animant le coeur de Melpomène.

Grimaçant sous le coup de ses os encore endoloris, la Black se laisse glisser hors du lit. Au diable les recommandations, elle ne tient plus en place. Et surtout, il lui fait voir son frère. Si elle a jusque là respecté son besoin de solitude, la benjamine ne peut à présent plus faire autrement. Elle a besoin de savoir. Besoin de le voir. Besoin de s’assurer qu’il va bien. Car si la vie n’a pas été tendre avec la louve ces derniers temps, elle n’a été douce pour aucun d’entre eux. Ils ont tous tellement perdu, tous tellement sacrifié. Helios autant que les autres. Doucement, et profitant que personne ne soit à son chevet en cet instant précis, Melpomène couvre ses épaules d’un châle en dentelle noire. La princesse retrouve ses décorations, ornant le lobe de ses oreilles de lourdes boucles d’or. Sa peau est toujours trop pâle et son visage est encore orné ci et là de quelques bleus, mais le fantôme retrouve des couleurs. Elle est belle, Melpomène. Même brisée, il y a quelque chose de presqu’aristocratique dans sa façon de se tenir - le menton haut, dardant une bille hautaine sur le monde.

Elle se glisse hors de sa chambre, se déplaçant en silence dans l’obscurité du début de soirée. Le quartier général est, comme à son habitude, bruyant. Après des semaines passées dans le silence quasi constant de sa cellule, les éclats de voix provenant du rez-de-chaussée résonnent comme une mélodie rassurante. Il ne lui faut que quelques minutes pour se rendre jusqu’aux appartements de son frère, un soupir résigné s'échappant de ses lèvres avant de laisser ses phalanges heurter le bois. Deux fois. Juste assez que pour s’annoncer. Elle n’attend pas de réponse, la Black, entrouvrant aussitôt la porte. « Helios ? » souffle t’elle doucement avant de l’apercevoir. Elle ne sait pas par où commencer, Melpomène. Elle ne sait pas par où commencer alors elle se contente de laisser un léger sourire prendre possession de ses lèvres.


uprising
You will hear thunder and remember me, And think: she wanted storms. The rim Of the sky will be the colour of hard crimson, And your heart, as it was then, will be on fire.
Revenir en haut Aller en bas


Helios Black
Morsmordre
avatar
Morsmordre
Parchemins :  132
Crédits :  .
 
Âge :  35
Sang :  Pur, evidemment.
Allégeance :  Tom Jedusor et Les Black, jusque dans la mort.
Profession :  Ancienne avocat du magenmagot, desormais fugitif.
Ancienne école :  Poudlard, Serpentard.
MessageSujet: Re: Knocking on your heart (Helios - fb)   Dim 3 Sep - 16:42




knocking on your heart


MELPOMÈNE ET HELIOS

18 MARS 1952

Devenait il fou ? Il n'était même plus sûr de savoir quel jour nous étions. Même plus vraiment sûr de savoir où il se trouvait. Etait-ce cela la folie ? La désagréable impression que le cerveau devient bouilli, que le corps se ramolli, comme si tout les organes fondaient lentement les uns après les autres. Devenir infirme serait une catastrophe, mais pour Helios, le pire serait de perdre ses capacité intellectuel. Infirme, il pourrait toujours se servir de son cerveau, echafauder des plans, et bien qu'il ne pourraient pas tuer de ses propres mains, il pourrait commanditer. Comme il l'avait toujours fait et comme il aimait le faire. A distance, il faisait ce qu'il voulait. Mais dernièrement, son cerveau ne fonctionnait plus correctement. Des accouphène l'empêchait de réfléchir, une sorte de plomb fondu rendait sa tête lourde et son corps refusait de marcher au dela de sa chambre.  S'alimenter, pour quoi faire ? Quand il pouvait passer son temps à mettre au point sa vengeance.

Il passa rapidement la main sur son visage. Geste de plus en plus familier. Sa paume lui pique, la barbe qui commence a recouvrir ses joues est drue. Il est assit sur le sol, adossé au chambranle du lit. Un amoncellement de papier roulé en boule recouvre le parquet, les taches d'encres finiront par ne plus pouvoir partir. Peu importe. Cet endroit n'était que provisoire. Il finirait par bruler comme tout le reste, inutile de garder le souvenir de cette prison, synonyme de leur echec passé, de leur gloire disséminée, de leur blessures ouvertes et sanglante. Obligés de rester tapis, comme de vulgaires cafards. Une nouvelle boule de papier rejoint les autres. Il devait se souvenir, il était obligé, il avait vu les couloirs, ils les connaissaient par cœur, ces couloirs. Ceux du ministère. Il y avait travaillé des années durant. Pourquoi diable ne s'en souvenait il pas ?

Une nouvelle feuille. Tremper la plume. De l'encre ses sur ses doigts. Le trait tremble, la plume transperce, un feulement de rage sorti de la poitrine du Black. Impossible. Il était en train de disparaître, purement et simplement. La mort venait cogner à sa porte aussi surement qu'elle avait emporté son père. Il n'entendait plus rien et ne voyait pas plus loin que les feuilles de papier. Oh, il savait qu'on l'appelait, qu'on frappait, et même parfois, que sa mère laissait des repas sur le pas de la porte. Mais le temps était compté, et il n'en avait plus. Depuis combien de temps était il confiné ici ? Une semaine, un mois, un an ? Il ne savait plus vraiment, il s'en fichait. Ce qu'il l'importait était d'elaborer la prochaine mission. La mort de Yevgeniy, sa torture, ses doigts transpercant ses yeux, le sang giclant sur son visage et lui, qui sourirait. Il le laisserait mourir lentement, quitte à faire couler son sang goutte par goutte. Il ne ferait d'abord souffrir à distance, il commanditerait comme a son habitude, et puis quand l'heure sera venue il ira de lui même l'achever. Un sourire s'étala sur son visage tandis qu'il s'emparait d'une nouvelle feuille de papier. Il passa doucement son doigt sur la tranche, laissant le sang perler. Il pourrait le couper avec des feuilles de papiers. Entre les doigts. Derrière les oreilles. Planter le coin dans ses pupilles. Il pourrait faire tant de choses pour venger Melpomène.

Que pouvait elle bien faire a présent ? Il en avait bien des idées. Il en avait eu des centaines. Blottie dans les bras de Caerwyn, le sauveur. Le héro. L'homme de sa vie. Son mari ? Non.... ce n'était qu'un rêve. Il ne savait plus vraiment. Sa main se met à trembler, tandis que sa vue de floute. Ce n'était qu'une simple cauchemar. Il faudrait peu de temps pour que sa sœur revienne à la raison et délaisse leur cousin. Son cerveau lui jouait des tours, voilà tout. Il chercha le verre du regard, la bouteille. Il le boit d'un trait. Il a besoin de la chaleur. Il la ressent, enfin, elle prend tout possession de son corps et son esprit s'embrume. Il a presque l'impression de retrouver ses capacités. Sa tête tombe doucement en arrière sur l'edredon. Il ferme les yeux. Il voit la robe blanche voler, des pétales de fleurs, des roses peut être. Ou est ce seulement des morceaux de papier. Peu de gens, mais la robe blanche est eclatante dans la penombre de la pièce. Il le voit, le voile, mais il ne le voit pas lui. Il le reconnaît cependant, tandis que son cœur bat la chamade. Il se retourne, et ils s'embrassent, il echangent leur salive, leur lèvre, leur peau, leur amour, et les cloches sonnent, sonnent et sonnent, toujours. Les mains claquent, non, elles cognent. Elle cognent ?

Il ouvre les yeux. Il est trempé de sueur, les vetements lui colle à la peau. Il se redresse d'un bond. Tandis que les frappements recommencent. Il porte la main à son front. Foutue Migraine. Puis lève les yeux. Il n'a pas refermer la porte à clé, il se redresse rapidement alors que la porte s'ouvre. La panique s'empare de lui, il tente de cacher les feuilles de papier sous le lit, le verre d'alcool dans la table de chevet et la bouteille de whisky pur feu sous son matelas. Il tente de lisser ses vêtements sales. Il n'a pas le temps d'en mettre de nouveaux. « Helios ? » Cette fois. Il semble la reconnaître mais il n'est pas sûr, ca ne peut pas être possible. Caerwyn l'a garde trop près de lui, et elle a interdiction de se lever de son lit. Pourtant il est sur que c'est elle. Cette voix familière qui lui réchauffe instantanément le cœur. Pourquoi était elle ici ? Que voulait elle ? Lui faire du mal, plus qu'elle ne l'avait déjà fait, lui annoncer ce que son esprit lui injecte dans le crane depuis plusieurs jours ? Il relève doucement la tête. C'est affreux. Il doit se forcer à la regarder. Détourner le regard serait trop impoli. Regarde la. Regarde la. Il la fixe. Il s'oblige a rester concentrer ses yeux pour ne pas voir les blessures, pour ne pas voir son air fatigué. Il ne répond rien. Il reste là, à la regarder, encore incertain de ce qu'il a devant lui. .


Revenir en haut Aller en bas


Melpomène Lestrange
live like legends
avatar
live like legends
Parchemins :  3965
Crédits :  Tearsflight (avatar), LAZARE (codage signature), MØRK (gif profil + signa)
 
Âge :  25 ans à se battre pour le pouvoir.
Sang :  Le sang des Black est pur, ode irrévérencieuse à la noirceur de leurs âmes, liquide vermillon qu'ils ne sauraient gaspiller. Sang royal où se mélange magie noire, ambition incontrôlée et soif de pouvoir.
Allégeance :  Marque des Ténèbres assumée, Melpomène fait partie des Mangemorts. Loyale servante depuis les premières heures de Voldemort.
Profession :  Melpomène travaillait autrefois à la morgue, embaumant derrière elle les secrets des siens. Aujourd'hui fugitive.
Ancienne école :  Poudlard dans une maison bordée d'émeraude - berceau de rencontres qui ont changé le cours de sa famille et qui ont façonné un destin aussi sombre que son patronyme.

Priori Incantatem
am i free?: no
Inventaire:
code couleur: #CF8C8C
http://www.mudbloodsandmurmurs.com/t107-melpomene-child-of-the-night http://www.mudbloodsandmurmurs.com/t77-melpomene-uprising
MessageSujet: Re: Knocking on your heart (Helios - fb)   Sam 16 Sep - 13:41




knocking on your heart


MELPOMÈNE ET HELIOS

18 MARS 1952

La louve est peut être fatiguée - le corps meurtri des coups du chasseur - mais elle n’en est pas pour autant devenue aveugle. Le visage orné d’un début de barbe, l’air hagard et les vêtements collés au corps. Des tâches d’encre parsèment le sol alors que le goulot de la bouteille de whisky dépasse encore du tiroir de la table de chevet. Elle ne détourne pas les yeux, Melpomène. Elle ne sourcille pas, ses orbes sombres déterminées à rester posées sur les traits épuisés de son frère. La douleur, palpable, de son ainé s’enfonce comme un couteau cerclé de poison au fond de son coeur. Ca lui tiraille entre les côtes et ça s'immisce jusqu'au creux de son estomac. Il est rare que le serpent ressente de la culpabilité. Morgana ne lui a t’elle pas apprit, après tout, à assumer chacun de ses choix sans jamais se démonter. Têtue et bornée, la louve ne regarde que rarement en arrière, sorcière entêtée bien trop souvent persuadée d’avoir raison. Mais pourtant, face aux vêtements salis d’Helios et aux démons tourmentant le bleu de ses yeux - les veines de Melpomène s’infusent d’une aigreur coupable. C’est de ta faute, lui siffle une partie de son coeur. A trop s’aimer, peut être se détruiront-ils un jour. A trop l’aimer, peut être Helios est-il irrémédiablement condamné. Les Black et leur amour digne d’un poison. Malédiction des damnés, eux dont on vante l’horreur de la magie. Eux dont on siffle sous le manteau qu’ils ne sont plus capables d’aimer vraiment. Eux qui aiment pourtant trop fort.

Le silence retombe, lourd et pesant. Et pendant quelques minutes, rien ne se passe. Melpomène retrouve les traits tant adorés sous la barbe naissante, retrouvant l’étincelle tant chérie au fond de ses orbes éteintes. Et puis, après l’avoir longuement fixé, la louve se dirige vers lui. Naturellement. Automatiquement. Sans même penser à ses gestes, la sorcière franchit les derniers mètres les séparant - insensible à la douleur sourde pulsant au coeur de ses muscles. Le fantôme enroule ses mains autour de son torse, dépose son front au creux de son cou. Peu importe qu’il soit trempé de sueur, peu importe que ses vêtements ne soient moites contre ses bras. Peu importe que la matière délicate de son châle ne colle contre ses habits trempés. Le temps d’un battement de coeur, Melpomène se sent chez elle. Le temps d’un battement de coeur, plus rien n’a d’importance si ce n’est la respiration de son frère. Le temps d’un battement de coeur, le monde s’efface et s’éteint.

Melpomène et Helios ont toujours été tactiles, les rumeurs les plus folles nées du bout d’une caresse ou d’une mèche de cheveux délicatement replacée. Rumeurs amusants la cadette. Car elle sait, elle, que ce n’est pas comme ça. Que ce ne l’a jamais été. Qu’elle ne l’aime pas comme ça. Car si son amour pour son frère semble ne pas avoir de limites, ce qui brûle le fond de son estomac est différent. Dénué de désir malgré ses doigts serrés autour de sa peau. Deux faces d’une même pièce, aux gravures si différentes et pourtant inséparables. Car elle se battra jusqu’au bout, Melpomène, pour le garder auprès d’elle. Prête à le laisser respirer un peu, prête à lui prouver son amour jusqu’à son dernier souffle. Prête à lui prouver qu’elle était vivante, qu’elle était bien là. Le fantôme retrouve quelques couleurs comme pour le rassurer alors qu’elle éloigne son visage de sa peau, ses doigts se posant sur sa joue glissant dans un sourire sur le dru de sa barbe. « Tu m’as manqué. » Il sait, Helios, que la louve n’a jamais aimé les mots. Car si Melpomène était - avec les années - passée maître dans l’art de la manipulation et si le serpent avait très tôt apprit à user de l’anglais pour se sortir des pires situations - lorsqu’il s’agit d’exprimer ses sentiments, les mots lui manquaient souvent. Elle ne sait pas comment aimer, la Black. Elle ne sait pas comment aimer, et elle sait encore moins comment exprimer l’étau se desserrant enfin un peu d’autour de son coeur. Le soulagement de le trouver, là, devant elle. Epuisé, changé, mais là.

Elle s’éloigne un peu, s’asseyant sur le bout du lit dans un geste lourd. Sept jours n’ont pas suffit à soigner les plaies les plus profondes et se tenir debout reste encore un effort conséquent. Elle étouffe un soupir alors que la douleur pulse, maîtrisant parfaitement les muscles de son visage. Elle ne veut pas lui montrer sa souffrance, pas alors qu’ils viennent à peine de se retrouver. Pas alors qu’il a déjà l’air de se faire tant de soucis. Pas alors qu’il… « Je voulais te dire merci. » - souffle t’elle sans même s’en rendre compte. Les mots sont murmurés mais ils semblent pourtant résonner dans le silence de la pièce. « Merci d’être venu me chercher. » Merci de t’être battu pour moi, merci d’avoir tout risqué. Merci de ne pas m’avoir oublié. Car si elle n’a pas eu l’occasion de lui dire sur le moment, tout s’était alors passé si vite que son esprit embrumé avait encore du mal à se souvenir des détails, elle tenait à prononcer ces quelques syllabes. Elle les aurait gravé sous sa peau pour que jamais il ne daigne les oublier, si elle avait pu. Car derrière la louve se cache encore l’enfant d’hier, car derrière la femme prête à en aimer un autre se trouve encore l’enfant pensant n’aimer que lui.


uprising
You will hear thunder and remember me, And think: she wanted storms. The rim Of the sky will be the colour of hard crimson, And your heart, as it was then, will be on fire.
Revenir en haut Aller en bas


Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Knocking on your heart (Helios - fb)   

Revenir en haut Aller en bas
 
Knocking on your heart (Helios - fb)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Grimoire Heart n'a pas besoin d'un cookie à la myrthille ( PV Nookie Minasa )
» The way of the heart.
» Total eclipse of the heart ϟ Pete (terminé)
» Grimoire Heart
» SOMETIMES I FEEL MY HEART WILL OVERFLOW ✗ le 30/03 vers 01h58

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
-
Sauter vers: