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 in the embers. (lyuben)

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MessageSujet: in the embers. (lyuben)   Ven 15 Juil - 21:51

Lyuben Petrov Lomek
it's out of my hands
A little taste of magic on your lips
▲ Nom : Lomek. C'est un nom de famille qui n'a pas de signification particulière. Il indique essentiellement que certains de ses ancêtres portaient un nom en particulier, nom qu'ils ont depuis longtemps perdu. Quant à son patronyme, Petrov, il précise lui aussi ses racines. Son père s'appelait Pyotr. Cependant, il n'a pas de souvenir particulier à son sujet, puisqu'il l'a quitté alors qu'il n'était qu'un bébé. D'un côté, ce n'est pas très joyeux. De l'autre, il se console en se disant qu'il aurait pu vivre bien pire. Au moins, les souvenirs que sa mère s'en garde sont heureux. Et ça, il ne l'échangerait pour aucune autre figure paternelle dans son enfance au monde.
▲ Prénom : Lyuben. Il s'agit d'un prénom suffisamment simple pour que même un anglais n'ayant jamais appris le bulgare de sa vie puisse le prononcer sans soucis. Ce prénom n'a rien de particulier, et il ne possède pas d'histoire suffisamment intéressante pour qu'on la raconte.
▲ Date et lieu de naissance : 5 février 1926, à Sofia. Assez rapidement, cependant, il est retourné dans le village d'origine de sa mère, Mirkovo, avant de déménager une deuxième fois plus à nord, suffisamment loin du reste de sa famille. Il a vécu dans un deuxième village jusqu'à son entrée à Durmstrang.
▲Nature du sang : Sang-mêlé. Sa mère est une né-moldue comme tant d'autres, qui a eu le malheur de se frotter aux mauvaises graines. Sa famille n'aurait au grand jamais accepté d'être mêlée à la magie à cause de préjugés qui dataient de générations et générations depuis longtemps disparues. Lyuben ne sait pas pourquoi, mais ça ne l'intéresse pas des masses. Sa mère a coupé les ponts avec ses proches pour le protéger, et il se voit mal frapper à la porte de ceux qui le banniraient de leurs maisons.
▲Profession : Le jeune Lomek aurait aimé sauver des vies avec ses mains – soient-elles moldues, sorcières ou animales. Ceci étant dit, il s'est rapidement rendu compte qu'il n'en était tout simplement pas capable. Trop maladroit et beaucoup trop investi d'un point de vue sentimental, il a rapidement quitté tout espoir d'un jour travailler dans ce type de secteur. De toute façon, c'était mieux ainsi. Ses nombreux voyages entre la Bulgarie et l'Angleterre auraient rendu ce travail bien plus compliqué qu'il ne l'est déjà. Ainsi, il change de travail comme de chaussette. Dernièrement, sa mère est tout simplement incapable de se débrouiller toute seule, du coup il habite en Bulgarie, et il travaille à la bibliothèque Slovoto en tant que simple employé. Il range des bouquins, s'occupe du nettoyage des locaux, ce genre de tâches.
▲Statut matrimonial : Célibataire. D'un côté, il aimerait bien trouver une personne avec laquelle passer le reste de sa vie – l'idée en soi ne le dérange absolument pas, loin de là. De l'autre, quelques problèmes se posent. Tout d'abord, sa vie est quelque peu chaotique. La maladie de sa mère le force à faire de nombreux allers/retours entre la Bulgarie et l'Angleterre, et ce n'est pas le contexte idéal pour développer une relation sur le long terme. Ensuite, il n'y a que les hommes qui l'intéressent, et ce n'est pas quelque chose qu'il affiche au grand jour pour des raisons plus qu'évidentes. Ainsi, pour l'instant, il est seul, et il fait de son mieux pour tourner la situation à son avantage. Ce n'est pas toujours simple, mais au moins, il essaye.
▲Ancienne maison (ou école pour les bulgares) : Durmstrang. C'est une école que Lyuben n'affectionne pas particulièrement, et il est bien content d'en être sorti. Il s'est promis de ne plus jamais y retourner en tant que membre du staff, et il refuse de revenir sur cette décision. De toute façon, travailler dans l'enseignement ne l'a jamais intéressé.
▲Patronus : Le patronus de Lyuben, qu'il n'a réussi à matérialiser qu'au bout de nombreux essais infructueux, est un berger allemand. Il s'agit d'un animal qu'il apprécie beaucoup, en ayant toujours côtoyés tout au long de sa vie. Il ne sait pas vraiment ce que cela revèle sur lui. Il sait qu'il s'agit de chiens fidèles, loyaux, intuitifs… Mais il ne sait pas si cela revèle son véritable caractère ou ce qu'il devrait aspirer à être. De toute façon, ce n'est pas une question qui revient sur le tapis chaque jour, donc ça ne le taraude pas particulièrement.
▲Baguette Magique : La baguette de Lyuben est en bois de sorbier, elle fait vingt-trois centimètres, et elle possède un crin de kelpy en guise de cœur. C'est une baguette qui n'est pas des plus puissantes, mais elle convient bien à son maître. Il garde de très bons souvenirs de son apprentissage magique, même s'il a fini par haïr son école du plus profond de son être.
▲Particularité : Aucune.
▲Amortentia : Chocolat fondu, encre et herbe fraîchement coupée. Ces trois odeurs sont celles des choses qu'il l'affectionne le plus. L'herbe fraîchement coupée lui rappelle le village bulgare d'où sa mère et lui viennent; l'encre, le temps qu'il a passé avec sa mère à apprendre à écrire à la lumière d'une chandelle; enfin, le chocolat fondu est tout simplement l'une des choses qu'il aime le plus manger.
▲Epouvantard : De l'eau. Une énorme goutte d'eau prête à l'avaler. Ce n'est rien de bien effrayant pour la plupart des gens, mais Lyuben ne sait pas nager, et il n'a pas de très bons souvenirs des quelques fois où sa mère ou des amis ont essayé de lui apprendre. Il aime bien regarder des grandes étendues d'eau, mais quand c'est trop proche, il n'a qu'une envie: déguerpir.

Je jure solennellement de faire usage du sortilège
Silencio
pour servir ma cause

"Parlez-nous un peu de vous. Si vous deviez vous décrire en quelques mots que diriez-vous ?"
Tout d'abord, Lyuben se considère comme quelqu'un d'extrêmement terre-à-terre. Non pas que ce soit un défaut – ça l'aide notamment à ne pas se faire de faux espoirs – mais parfois, certains ont tendance à le considérer comme quelqu'un de presque pessimiste, mais loin de là: rester en contact avec la réalité le rassure dans ses choix. Lyuben est quelqu'un d'assez craintif, qui est bien trop souvent dans la défensive, surtout quand il rentre en contact avec de nouvelles situations ou personnes. Prudence est maître de sûreté, après tout. C'est d'ailleurs l'une des raisons pour lesquelles il réfuse de joindre le camp de Grindelwald ou de ses opposants. Sa véritable allégeance réside avec sa mère – c'est la seule famille qui lui reste, la seule personne sur laquelle il sait pouvoir compter. Ceci étant dit, il y a des sujets qu'il n'ose pas toucher avec elle. Il refuse de savoir de quel côté elle se tient, de crainte que cette découverte ne le déçoive terriblement. Enfin, Lyuben est quelqu'un d'assez réservé avec les autres. Ça le met d'ailleurs extrêmement mal-à-l'aise quand les autres ne le sont absolument pas avec lui. Cependant, il ne leur avouera jamais cela, préférant se sentir mal-à-l'aise que malpoli. S'il le fallait, il n'hésiterait pas à marcher sur les pieds des autres si son bien-être en dépendait, mais dans la plupart des cas, il estime que ce n'est ni nécessaire, ni bénéfique, alors il se tait.

"Grindelwald domine l'Angleterre et la Bulgarie depuis 6 ans; en quoi cela-t-il influé sur votre quotidien ?"
Une grande partie du quotidien du jeune Lomek n'a aucunement changé. N'étant ni un sang-pur, ni un né-moldu, il n'a été touché ni par les tentatives d'unification des grandes familles de sorciers, ni par les nouvelles réformes qui entravent la liberté des né-moldus. Bien évidemment, ces dernières les touchent. Ça le blesse de voir tant de personnes maintenant encagées à cause de la simple nature de leur sang. Cependant, de ce côté-là, ça ne l'atteint pas directement, et les changements apportés par Grindelwald n'ont pas modifié sa routine ou sa vie de tous les jours. En revanche, le rapprochement de la Bulgarie et de l'Angleterre l'ont beaucoup aidé. C'est bien plus facile de se déplacer grâce aux cheminées magiques qu'en traversant l'Europe en train. Du coup, ça l'arrange que les déplacements entre les deux pays soient bien plus simples qu'ils ne l'étaient auparavant. Il est certes coincé en Bulgarie par la maladie de sa mère; mais il sait très bien qu'il n'aurait pas de problèmes à retourner à Londres si l'occasion se présentait. Or, il s'agit d'un privilège non négligeable. Nonobstant l'amour qu'il porte pour son pays natal, le jeune Lomek n'a jamais souhaité y limiter ses horizons. L'Angleterre qu'il découvre peu à peu l'enchante, et il n'échangerait cela pour rien au monde. Ceci étant dit, il n'ira jamais remercier Grindelwald pour cela. Le mal qu'il fait est beaucoup trop fort pour qu'il l'oublie.

"Vous voyez un passant dans la rue se faire malmener par deux spaseni, serviteurs de grindelwald, que faites-vous ?"
Lyuben ne sait pas vraiment ce qu'il ferait. D'un côté, bien évidemment, il aimerait aider. Il aimerait bien sauver la personne, lui permettre d'éviter de lourdes blessures ou, encore pire, la mort. Cependant, il sait bien qu'il n'en serait probablement pas capable. Il en aurait peut-être la force physique et l'envie, mais il en aurait pas la force mentale. Il sait bien qu'il aurait trop peur des conséquences pour faire quoi que ce soit. Au lieu d'intervenir lui-même, il préférerait aller chercher de l'aide autre part, là où il y aurait des personnes bien plus qualifiées et bien plus prêtes pour aider le pauvre passant. Il sait bien que cela n'aiderait pas la victime, abandonnée aux violences des spaseni pendant des longues minutes, mais c'est tout ce que le jeune Lomek se voit faire. Il pourrait aussi revenir une fois la lutter terminée. Il ferait de son mieux pour aider la victime et l'assister jusqu'à l'arrivée d'éventuels secours. Et si elle était aux portes de la mort, il l'accompagnerait dans ses instants finals, pour qu'elle ne soit pas seule en ces affreux instants. Lyuben sait qu'il ne voudrait pas l'être.

« Vous voila devant le miroir du Riséd, que pensez-vous y voir ? »
Lyuben y verrait sûrement sa mère en bonne santé. Sa mère en bonne santé à côté de lui, en Angleterre. Sa mère aurait beaucoup aimé voyager, mais elle n'en a jamais eu l'occasion – manque de moyens l'oblige. Du coup, à chaque fois qu'il rentre en Bulgarie, il lui raconte ce qu'il a vu. Il lui parle des sorciers anglais, de Londres, magnifique même du côté moldu, des campagnes du sud de l'île. À chaque fois, elle sourit, et elle pose toujours toutes les questions qui lui effleurent l'esprit. Cependant, ils savent tous les deux que ça ne remplace pas l'expérience qu'elle ne vivra jamais. Elle est beaucoup trop malade pour voyager, et Lyuben sait, tout comme elle, qu'elle mourra sans rien avoir vu d'autre que sa Bulgarie natale. Face au miroir du Riséd, il ne verrait rien d'autre que cela. Il ne verrait pas un père qui n'a jamais voulu de lui. Ils partagent peut-être leur sang, mais ça s'arrête là. Sa mère est toute sa famille. Et son bonheur est tout ce qu'il souhaite voir.

« Par chance, vous vous trouvez en présence des trois reliques de la mort, mais vous ne pouvez en choisir qu’une. Laquelle prendriez-vous ? »
Lyuben prendrait sûrement la Pierre de Résurrection. Certes, ce ne serait absolument pas fait pour le long-terme. Cependant, il sait que bientôt, sa mère ne sera plus de ce monde. Il sait qu'il devra faire comme si de rien n'était, et rapidement oublier la douleur que cette perte va lui causer. Il sait aussi qu'il ferait n'importe quoi pour la ramener dans le monde des vivants, même pour quelques simples minutes. Pour une simple conversation. C'est peut-être vain et égoïste, mais le jeune Lomek ne se voit pas vraiment faire autrement. Et si trop aimer fait de lui une personne abjecte, alors il est prêt à endosser ce titre.

▲ pseudo ou prénom : enchanted. (Arrow) / Mathieu, mais Matt c'est bien aussi.  
▲ âge :  17 ans.
▲pays :  France, pas loin de la frontière suisse (pour l'instant).
▲ Connexion  :  Tous les jours pour l'instant.
▲ scénario ou inventé :  Inventé.
▲ avatar :  Diego Barrueco.
▲ Où avez-vous connu le forum ? :  Grâce à un certain Andreas.
▲ quelque chose à rajouter :  TOUT EST SI BEAU. :yaya: (j'ai enlevé les gifs car c'est tout simplement impossible d'en trouver de bons pour Diego What a FaceArrow)
▲ crédits :  .Cranberry
CORRUPTION WILL HAUNT YOU ↓ MUDBLOODS AND MURMURS


Dernière édition par Lyuben Lomek le Jeu 21 Juil - 21:15, édité 8 fois
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MessageSujet: Re: in the embers. (lyuben)   Ven 15 Juil - 21:51

Mudbloods and murmurs
i could shout out the world

PREDI.(Mirkovo, Bulgarie, hiver 1933) Lyuben ne gardait que quelques bribes de souvenirs de son enfance. Essentiellement, le froid. Il se rappelait avoir eu froid à ne plus en sentir ses os. Sa mère l'enrobait dans énormément de couvertures, mais c'était impossible d'oublier qu'ils étaient en hiver. Elle ne semblait pas en souffrir elle. Tout du moins, il n'avait aucun souvenir de voir sa propre souffrance dans les traits de l'encore jeune femme de l'époque. Ceci étant dit, il n'avait que six ans – comment pouvait-il se souvenir d'un tel détail, sachant que sa mère ne l'aurait sûrement pas crié sur les toits? Plus le temps passait, et plus ses souvenirs étaient flous. Cependant, il se rappelait parfaitement d'une chose: il n'avait jamais été en contact avec la magie. Il avait toujours su qu'il était sang-mêlé, et que sa mère n'était pas une moldue comme les autres. Il avait toujours su qu'il y avait quelque part des sorciers et des baguettes capables de créer ce que leurs voisins auraient considéré impossible. Mais sa mère n'y avait jamais fait recours en sa présence. Il ne savait toujours pas pourquoi. Peut-être qu'elle était tout simplement trop faible, ou qu'elle ne voulait pas que leur petit village se retourne contre la sorcière et l'enfant à tuer. Peut-être qu'elle avait juste envie que son enfant connaisse la vie des moldus qui les entouraient. Il ne savait pas, et il n'avait jamais senti le besoin de lui demander. Enfant, il ne comprenait pas vraiment la portée de la magie. Adolescent, il était déjà passé à autre chose. Après avoir passé des années entières à apprendre le fonctionnement de la magie, ça ne l'intéressait même plus de savoir pourquoi elle ne l'y avait pas introduit en étant enfant. Il avait aussi compris que peut-être que sa mère ne se sentait pas à sa place dans le monde des sorciers. En tant que née-moldue, par exemple, elle n'avait pas pu s'inscrire à Durmstrang, école que son fils avait plus tard rejoint. Peut-être qu'elle ne craignait que son fils devienne comme tant d'autres sorciers qui considéraient son sang comme impur. Lyuben ne savait pas, et il ne voulait pas savoir. Cela n'allait pas changer son passé et ses expériences. Alors, à quoi bon s'arrêter sur ce genre de détails? Elle l'avait envoyé à l'école quand il l'avait fallu – elle avait tout fait comme il fallait pour que son fils sache qui il était et comment utiliser ses pouvoirs. Lyuben n'avait rien à lui reprocher de ce côté-là. Même s'il n'était rentré en contact avec le monde des sorciers qu'une fois rentré à Durmstrang, ça ne l'avait pas particulièrement obstacolé. Certes, il faisait bien pâle figure à côté de bien d'autres élèvees – un pauvre sang-mêlé qui avait grandi dans la campagne bulgare ne pouvait pas vraiment rivaliser avec des sang-purs dont l'univers s'articulait autour de la magie. Cependant, il n'en voulait pas à sa mère. C'était la seule famille qu'il n'avait jamais eu. Comment aurait-il pu la couvrir des briques?

Ses souvenirs étaient très flous. Il ne se rappelait plus vraiment de leur pauvre maison à Mirkovo, ni de leurs voisins ou, tout simplement, de leur quotidien. Mais il se rappelait parfaitement du fait que sa mère avait toujours été là – qu'elle avait toujours été la seule personne sur laquelle il avait pu compter. Et cela avait changé tant de choses. Peut-être que si son père était resté, il se serait parfaitement intégré à la société sorcière dès sa plus tendre enfance et qu'il aurait assimilé la façon de penser de tant d'autres enfants de Durmstrang, par exemple. Mais tout cela ne l'intéressait pas. Il avait sa mère et les étoiles de la campagne, et c'était largement suffisant pour l'enfant qu'il était.



VCHERA.(Sofia, Bulgarie, été 1944) Lyuben attendait dans une gare moldue, simple voyageur comme tant d'autres. Les locaux étaient pratiquement vides. Pas grand monde ne souhaitait voyager en train de nuit, et encore moins nombreux étaient ceux qui pouvaient se le permettre. Le jeune Lomek ne devait pas prendre de train. Il avait déjà fait le plus gros de son voyage de Durmstrang jusqu'à sa chère patrie, et il n'y avait pas de train pour le conduire chez lui. Il attendait sa mère, qui avait tant insisté pour venir le chercher personnellement à Sofia. D'après ses lettres, elle voulait s'assurer qu'il rentre sain et sauf, et qu'il ne soit pas tué sur la route du retour par une attaque ennemie. Ceci étant dit, Lyuben ne comprenait pas vraiment la logique dans tout cela. Après tout, s'il était victime d'une attaque ennemie, sa mère en aurait péri aussi. Or, aucun des deux ne souhaitait cela, pas vrai? Mais soit. Il n'allait tout de même pas contrarier sa mère alors qu'ils allaient se voir pour la première fois depuis des mois. De plus, il devait quand-même avouer que ça lui faisait plaisir qu'elle vienne le chercher en personne – le voyage de retour allait être bien moins ennuyant et lourd, et Lyuben n'allait tout de même pas cracher sur cela. Cependant, sa mère n'était nulle part. La gare de Sofia n'était pas bien grande, et il ne la voyait nulle part. Il s'était donc assis dans un banc, à côté d'une femme qui n'avait pas l'air d'être très intéressée par le jeune homme à ses côtés, concentrée sur son bouquin, qu'elle avait posé sur ses genoux. Le simple fait que le titre ait été écrit en bulgare réchauffa doucement son cœur. Le jeune brun était ravi d'être de retour en Bulgarie. Depuis sa toute première rentrée, il avait bien évidemment passé bien plus de temps à Durmstrang. Il rentrait pour les vacances qui, à chaque fois, étaient beaucoup trop courtes. Lyuben adorait la magie – il chérissait ce côté de son être et de son histoire – mais son séjour là-bas avait été… quelque peu mouvementé. D'un côté, il y avait l'importance que la magie noire avait pour l'école. Cette branche-là n'intéressait pas particulièrement Lomek, et l'étude de certaines disciplines avait été un véritable calvaire. D'un autre côté… Lyuben n'avait tout simplement pas réussi à s'intégrer comme tous les autres élèves qu'il côtoyait chaque jour. Il ne se sentait pas à sa place entre les murs de cette école, et cela affectait terriblement son humeur quotidienne. Et puisqu'il n'arrivait pas à apprécier ni les cours ni les personnes, il avait détesté son école tout au long de sa scolarité. Il avait toujours fait de son mieux aux examens et autres – il n'était pas question pour lui d'échouer à cause de quelque chose de si futile à ses yeux – mais il ne l'avait pas fait par passion. Résultat: il était bien content d'en être sorti. Il ne ressentait aucun regret et aucune nostalgie pour le château qu'il avait pendant si longtemps craint. Peut-être que dans une autre situation, dans un autre cas de figure, il aurait pu y passer les meilleures années de sa vie. Il aurait sûrement apprécié la vue – Lyuben appréciait tout particulièrement les montagnes, et il ne pouvait pas nier qu'autour de Durmstrang, elles étaient d'une beauté époustouflante. Mais ça ne lui servait à rien d'imaginer ce qu'aurait été sa vie si elle avait été différente. Il se focalisa sur ses pieds, qu'il tapotait sur le carrelage au rythme des secondes, attendant sa mère.

(Ogosta, Bulgarie, septembre 1944) Les mains de Lyuben étaient déjà sales de terre. Il ne voyait pas ses ongles, mais il était prêt à parier qu'ils étaient maintenant noirs là où ils dépassaient ses doigts. Normalement, il travaillait la plupart du temps avec des outils de jardinage, mais pour que le trou soit parfait, il devait mettre ses mains dans la terre. À vrai dire, cela ne le dérangeait absolument pas. Il aurait pu faire ça avec la magie – il était pratiquement sûr qu'il y avait un sortilège exprès pour remuer les mottes de terre ou plantes les quelques semences qui lui restaient – mais même s'il en avait eu le droit, il ne l'aurait pas fait. Il avait passé des années entières à s'entraîner avec sa baguette; maintenant, il voulait voir de quoi ses mains étaient capables quant il avait affaire à de tels tâches. Bien évidemment, à ses yeux, il ne s'agissait pas de renier sa nature ou la magie en soi. Seulement, il savait que le monde n'était pas uniquement sorcier, et il estimait qu'être à l'aise dans les deux mondes était presque un devoir. D'un côté, ce n'était pas à l'ordre du jour, loin de là. Après tout, il venait de terminer sa scolarité, période pendant laquelle il avait pratiquement été englobé par le monde des sorciers. Cependant, de simples travaux manuels comme celui-là lui donnait l'impression de remplir sa tâche. Il savait que d'un côté comme de l'autre, son sang et sa nature n'allaient jamais changer – à vrai dire, il ne voulait pas que cela change. Parfois, s'éloigner de ce qu'on côtoyait chaque jour l'aidait à mieux l'apprécier plus tard. De plus, sa mère et lui habitaient dans un petit village bulgare perdu dans la campagne. La communauté sorcière n'y était pas des plus fleurissantes, et il aurait été inutile de s'enfermer chez soi en attendant que la magie de Londres s'installe dans leur petit potager. Mais Lyuben comptait bien rejoindre cette même magie dont il avait tant entendu parler. Il était content d'être de retour. Il aimait les champs qui avaient été le décor de sa plus tendre enfance. Ceci étant dit, il était aussi prêt à voir autre chose que des patates et des élèves. Son expérience à Durmstrang n'avait pas été des meilleures, mais ce n'était pas pour autant qu'il allait ranger la magie dans le placard et se concentrer sur le travail de la terre. Il ne voulait pas se contenter d'une vie passée dans l'ignorance. Il voulait savoir, découvrir par lui-même. Un problème persistait: Lyuben n'était – et n'est toujours pas – le plus téméraire des hommes. Visiter un nouvel pays était un aventure presque épique pour lui. Tout ce qu'il avait vu, c'était la Bulgarie et son ancienne école. L'Angleterre était un pays qu'il n'avait jamais vu, dans lequel il n'avait jamais vécu, et d'un côté, cela l'effrayait. Il y avait tant de codes que la plupart des étrangers ignoraient complètement, puisqu'ils ne pouvaient pas les apprendre dans un simple bouquin. Sa mère avait d'ailleurs été surprise quand il lui avait annoncé vouloir visiter ce pays. Elle pensait sûrement rejoindre Sofia avec son enfant – la capitale offrait bien plus que les villages de campagne anonymes. Mais elle n'avait pas protesté. Elle savait qu'elle n'allait jamais réussir à lui enlever cette idée du crâne, même après des années de disputes. Ce n'était pas pour autant qu'elle était à cent pour cent d'accord avec son projet. Mais à défaut de pouvoir le cloîtrer au sol, elle allait faire de son mieux pour rendre la situation agréable pour son fils. Le ciel se noircissait peu à peu. Il était suffisamment tard pour que même en pleine journée d'été, il commence à faire noir. Il s'agissait d'une nuit qu'il connaissait, pour avoir passé des heures entières à s'y cacher et la découvrir. Il s'agissait d'un noir qu'il n'allait sûrement pas retrouver à Londres. Il ne craignait pas le noir d'Ogosta. Il savait que le seul danger qu'il y avait était peut-être un animal égaré particulièrement violent. Quant à Londres… il ne savait pas encore ce qui l'attendait. Il ne savait pas comment les choses allaient se passer, ou comment il allait faire partie d'une ville qui n'était pas la sienne. Cependant, il n'avait pas particulièrement peur. L'Angleterre ne se limitait pas à Londres. L'île n'était pas limité à l'Angleterre. Et enfin, il savait que les portes d'Ogosta auraient toujours été ouvertes pour lui. Il ne pensait pas que les choses allaient être pareilles de son départ à son retour – si retour il y avait. Ceci étant dit, on ne pouvait pas nier que c'était son village, même s'il partait à l'autre bout de l'univers. Lyuben rentra chez lui en faisant le moins de bruit possible. Il enleva le gros de la terre au-dessus de l'évier, se jurant de prendre un bain le lendemain. Ce n'était pas très gênant – ce n'était pas de la terre qui allait le tuer en une nuit. De toute façon, il aurait réveillé sa mère en se lavant, et c'était tout sauf poli de réveiller quelqu'un pour quelque chose d'aussi futile et banal. Il éteignit la lampe posée sur la table de leur cuisine, avant de rentrer dans sa chambre. Il se coucha sur son lit, fixant le plafond en bois. Il n'y avait pas d'étoiles sur son plafond, et il ne pouvait pas voir la fenêtre de là où il se tenait. Mais il se rappelait parfaitement du ciel au-dessus de sa tête, de toutes les étoiles qui le parsemaient. Et il allait ramener cette mappe avec lui dans le moindre recoin de l'univers.



SEGA.(Londres, Angleterre, février 1946) Lyuben avait fermé sa valise tellement brusquement qu'il avait réveillé le chat qui dormait sur le rebord de la fenêtre. Le chat ne lui appartenait pas, mais de temps en temps, il lui rendait visite, alors le jeune bulgare le saluait, et il câlinait quand il n'avait rien d'autre à faire. Il passait parfois des journées entières sans parler à qui que ce soit, alors toute compagnie était la bienvenue, même si elle n'était qu'animale. Certes, elle ne remplaçait certainement pas l'échange humain qui lui manquait tant dans cette contrée étrangère qu'était l'Angleterre. C'est en partie pour cela qu'il aimait tant correspondre avec sa mère. C'était un peu comme une sorte de rocher; elle était toujours là, même quand il en avait pas besoin. En règle générale, il parlaient de tout et de rien dans leur lettres. Ils parlaient de la météo, de leurs voisins, des quelques événements qui animaient leur vie. Cette fois-ci, cependant, la lettre qu'il avait reçu lui avait donné envie de vomir. Et pleurer. De rentrer en Bulgarie. Mais aussi de s'enfuir aussi loin que possible. Il savait ce qu'il devait faire. Sa mère était malade, et dans leur petit village, il n'y avait pas grand-monde de disponible pour l'aider. Sa mère ne lui avait rien demandé. Elle avait simplement décrit la réalité, la façon dont la maladie la rongeait de l'intérieur. Lyuben savait. Il savait qu'elle s'attendait à le voir rentrer, même si elle ne l'aurait jamais avoué. Tant de choses passaient sous silence dans leur lettres. Sa mère lui avait raconté l'ascension de Grindelwald en Bulgarie, comme si Lyuben avait été coupé du reste du monde, incapable de l'apprendre dans les journaux anglais. Sa mère n'avait critiqué personne. Sa lettre n'était qu'un simple compte rendu de la situation, aussi neutre que possible. Mais il savait qu'elle n'était pas d'accord avec ce qui était en train de se passer. Et l'idée l'avait terriblement effrayé. Sa lettre suivant s'était concentrée sur le chat qu'il connaissait. Il avait complètement ignoré Grindelwald et la Bulgarie. Cette fois-ci, c'était exactement le même schéma. Elle n'avait pas demandé à son fils de la rejoindre. Elle lui avait simplement expliqué qu'elle était malade, et qu'elle avait besoin d'aide. Et bien évidemment, Lyuben savait qu'il n'y avait qu'une chose à faire: rentrer pour l'aider. Or, il n'avait pas spécialement envie de rentrer en Bulgarie. Il aimait son pays, et l'ascension de Grindelwald au pouvoir ne le dérangeait pas de ce côté-ci – il n'allait pas lui empêcher de rentrer chez lui, surtout après la récente alliance entre l'Angleterre et la Bulgarie. Cependant, il n'était pas prêt à rentrer. Il y avait encore tant de choses qu'il souhaitait voir et essayer dans ce nouvel pays, et il n'avait pas prévu de retourner dans la campagne bulgare avant un bon moment. Et pourtant… il venait de fermer sa valise. Il regarda le pauvre chat, toujours plus paresseux avec chaque jour qui s'écoulait. « Désolé. Tu peux reprendre ta sieste. » Lyuben soupira un bon coup, en admirant à quel point sa chambre était vide. Pendant quelques mois, il l'avait remplie avec sa vie, ses expériences, ses souvenirs. Maintenant, c'était une chambre en bois comme tant d'autres, qui aurait pu appartenir à n'importe quel londonien lambda qui n'avait rien de spécial. Il ne se sentait pas spécialement chez lui à Londres. Mais ce n'était pas un sentiment qui le dérangeait particulièrement. Et maintenant, tout son travail allait rentrer en Bulgarie avec lui. Il en était pas bien ravi. Il voulait rester dans sa chambre à lézarder comme le chat auquel il était en train de dire au revoir. Mais ce n'était pas possible. Il ferma la porte de sa chambre, sans un seul dernier regard. Il savait qu'il n'allait plus revoir le chat. Et étrangement, c'était une épine de plus dans son cœur déjà poignardé.

(Sofia, Bulgarie, printemps 1947) Lyuben marchait dans les rues de Sofia, alors que le jour s'éveillait à peine. « On aurait pas pu choisir un meilleur moment pour sortir hein. » Sa voix était ironique mais douce, et on n'avait pas de mal à devenir le sourire qui illuminait son visage, tel la ville qu'il parcourait, rien qu'en entendant ses mots. Contrairement à ce qu'on aurait pu croire, il ne marchait pas tout seul. Même à la faible lumière des premières heures du matin, on distinguait clairement une deuxième figure à ses côtés. C'était dur de distinguer grand-chose de la deuxième personne. On voyait clairement qu'elle était petite et frêle. Or, il ne s'agissait pas d'un rendez-vous amoureux en cachette. Il s'agissait… de sa mère. Ils se baladaient dans la vieille ville, qui n'avait rien de vivant à une telle heure. Ils n'avaient croisé que très peu de passants, et le silence était presque total. Ils avaient déménagés à Sofia le mois précédant, pour que sa mère ait moins de difficultés à accéder aux soins dont elle avait besoin. C'était beaucoup trop dur de faire le voyage entre Ogosta et la capitale aussi souvent que cela pour les deux, et s'installer à Sofia était la seule solution qu'ils avaient pu trouver. Bien évidemment, cela ne voulait pas pour autant dire qu'elle avait magiquement été curée. Elle avait encore besoin d'aller chez un médecin de temps en temps, quand ses symptômes se faisaient particulièrement violents – c'était bien pour cela que Lyuben était rentré en Bulgarie, chose qu'il n'avait pas prévu de faire de sitôt. Pour l'aider à se remettre de ses soucis de santé. Ils s'étaient par ailleurs violemment disputés à ce sujet-là la veille de leur découverte de Sofia. Elle avait clairement expliqué qu'elle avait besoin de son aide, et que s'il allait rester, autant en tirer du profit et arrêter de rêvasser d'autres pays. Son fils s'était refermé sur lui-même, finissant plus tard par exploser, tout simplement. L'un comme l'autre avaient tenus des propos très violents, qu'ils avaient plus tard regrettés. Sa mère n'avait pas ri face à son essai de blague. Elle avait pris un air très sérieux, avant de s'arrêter, l'obligeant à lui faire face. « Je suis vraiment désolée Lyuben. Je… Je n'ai pas d'excuse. Ma- » Lyuben refusait d'entendre un mot de plus à ce sujet de sa part. Il ne voulait pas en rediscuter, tout simplement parce qu'admettre qu'il ne pouvait plus rentrer à Londres avait été suffisamment douloureux une première fois, et il ne voulait pas revivre la tentation de l'égoïsme. Il aurait tout simplement fallu ignorer la maladie de sa mère. Après tout, c'était tellement simple. Plein d'autres personnes l'avaient fait avant lui. Mais il ne voulait pas. « On avait dit qu'on n'allait plus en parler. Et je ne veux pas en reparler. On a déjà décidé que j'allais rester. » Ce n'était pas un choix qui convenait vraiment au jeune Lomek – mais il ne s'agissait pas d'un choix tout court. Il était obligé de rester avec elle s'il voulait l'aider. Et il voulait l'aider. Il voulait aussi découvrir l'Angleterre, rentrer dans la ville qui l'avait autant animé auparavant. Mais il ne pouvait pas prétendre d'élever ses désirs au rang de besoins. « Non, vraiment. J'ai compris. Tu peux rentrer en Angleterre. » Lyuben objecta qu'elle allait se retrouver seule, et qu'elle allait devoir se débrouiller chaque jour de sa vie, qu'il n'allait pas être là pour elle, pour l'aider dès qu'elle en avait besoin. Mais sa mère avait toujours eu la repartie vivace, et elle y avait beaucoup réfléchi – elle avait donc déjà pensé à tous les arguments dont elle aurait eu besoin pour convaincre son fils. « Je trouverai bien un moyen de survivre. Et si jamais j'ai un problème je t'enverrai une lettre, comme cette fois-ci. » Lyuben n'était pas complètement rassuré. Il savait très bien que sa mère aurait été prête à mentir pour ''son bien'', et qu'elle allait sûrement mettre les besoins de son enfant avant les siens. Il avait tout simplement besoin qu'elle lui promette quelque chose. « Promets-moi juste de me contacter si jamais t'as des problèmes. Je refuse que tu te laisses souffrir pour me garder en Angleterre. » Il savait qu'il ne s'agissait que de simples mots. Mais il savait aussi que ma mère ne promettait jamais rien si elle ne se savait pas capable de maintenir ladite promesse. Ses yeux étaient fixés sur les prunelles de sa mère, marron très foncé de son côté, bleu clair perçant du sien. Il avait sûrement hérité de la couleur des yeux de son père – toujours présent, même quand personne n'avait demandé qu'il soit là. « Oui. Promis. » Lyuben baissa son regard, fixant les dalles sur lesquelles il marchait, préférant regarder le sol que lui montrer les larmes qui lui montaient aux yeux. Il toussota un tout petit peu, chassant l'émotion de sa voix. Il savait qu'il allait faire de son mieux pour retourner en Angleterre aussi rapidement que possible. Mais cela ne voulait pas pour autant dire que ça ne l'intéressait pas de rester avec sa mère, bien au contraire. « On a quand-même encore quelques heures avant de devoir rentrer, donc autant en profiter, non? » Il ne l'avait pas remercier. Pas explicitement en tout cas. Mais ils avaient encore un petit peu de temps ensemble – or, il n'était pas temps pour des adieux. Il était temps de profiter de la présence de l'autre tant qu'ils étaient côté à côté, de créer des souvenirs que chacun des deux allait ressortir une fois abandonné à son sort. Des souvenirs pour s'entre-aider à survivre face aux douleurs de la vie.



DNES.(Sofia, Bulgarie, printemps 1951) Une fois de plus, le jeune Lyuben se retrouvait à Sofia. Cependant, cette fois-ci, les choses étaient différentes. Cette fois-ci, il marchait seul, dans les routes dallées illuminées par une faible lumière de plus en plus douce et faible. Le soleil était de plus en plus proche de l'horizon, mais Lomek ne le savait pas. Il marchait le regard baissé au sol, comme s'il voulait s'assurer de ne pas marcher sur un piège alors qu'il aurait pu l'éviter. En réalité, il ne regardait pas vraiment les dalles rosées par l'approche de la nuit. Il ne regardait pas grand-chose, à vrai dire. Il n'était pas d'humeur à s’exalter quant à la beauté de son pays, ou d'admirer les nuages qui pointillait le ciel bulgare. Il n'était, justement, pas d'humeur à regarder grand-chose. Et d'un côté, il ne pouvait rien y faire – ce mal-être lui empêchait de profiter de son séjour dans une ville qu'il adorait, mais il ne savait pas comment il était censé oublier cette souffrance. Malgré son amour pour Sofia, il ne voulait pas y être. Il n'était pas censé y être – quelques jours plus tôt, il se trouvait encore à Londres. Il voulait marcher sur les dalles anglaises qu'il aimait tant. Il adorait Sofia, mais pas comme ça, pas quand il était obligé d'y être. Maintenant que sa mère ne pouvait sortir que très rarement de son lit, il n'avait pas vraiment le choix. D'un côté, il y avait le physique. Elle était trop faible pour survivre au quotidien sans de support extérieur. De l'autre, il y avait le moral. Seule, sa mère avait tendance à se renfermer sur elle-même – les lois que Grindelwald avait passées sur les nés-moldus depuis déjà quelques années n'avaient absolument pas aidé son cas. Elle n'avait pas de famille sur laquelle compter même dans les pires des moments, et elle était déjà bien trop fatiguée la première fois qu'elle était arrivée à Sofia. Peu après le départ de son fils, elle s'était rapidement enfermée dans une routine maison, médecin, maison, médecin, et ainsi de suite. Elle n'avait tout simplement pas la force pour survivre sans Lyuben, et ce dernier savait qu'il n'aurait pas dû rentrer en Angleterre. Mais en même temps, il en avait eu besoin. Il n'aurait probablement pas pu rester en Bulgarie sans y retourner au moins une fois. Au début, il avait pu faire quelques aller/retours, sa mère ne nécessitant que d'un suivi assez léger. Mais plus sa maladie empirait, plus les séjours de son fils à Sofia s'allongeaient. Et d'un côté, Lyuben lui en voulait. Parce qu'il était censé être là où il voulait être, pas là où il devait se trouver. De l'autre, il s'en voulait, parce que sa mère n'avait jamais rien demandé de tout cela. Et aucun des deux ne pouvait y faire grand-chose. Alors, Lyuben marchait contre-cœur dans les rues de la capitale bulgare, toujours plus seul, toujours plus mélancolique.

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Dernière édition par Lyuben Lomek le Jeu 21 Juil - 21:24, édité 20 fois
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MessageSujet: Re: in the embers. (lyuben)   Ven 15 Juil - 21:53

Maaaaaaatt
Bienvenue parmi nous, J'ai hâte d'en découvrir plus sur le personnage
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MessageSujet: Re: in the embers. (lyuben)   Ven 15 Juil - 21:54

Salut toi
Bienvenue
Et bon courage pour ta fiche, mais ça tu le sais déjà What a Face
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Melpomène Lestrange
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Crédits :  Tearsflight (avatar), LAZARE (codage signature), MØRK (gif profil + signa)
 
Âge :  25 ans à se battre pour le pouvoir.
Sang :  Le sang des Black est pur, ode irrévérencieuse à la noirceur de leurs âmes, liquide vermillon qu'ils ne sauraient gaspiller. Sang royal où se mélange magie noire, ambition incontrôlée et soif de pouvoir.
Allégeance :  Marque des Ténèbres assumée, Melpomène fait partie des Mangemorts. Loyale servante depuis les premières heures de Voldemort.
Profession :  Melpomène travaillait autrefois à la morgue, embaumant derrière elle les secrets des siens. Aujourd'hui fugitive.
Ancienne école :  Poudlard dans une maison bordée d'émeraude - berceau de rencontres qui ont changé le cours de sa famille et qui ont façonné un destin aussi sombre que son patronyme.

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MessageSujet: Re: in the embers. (lyuben)   Ven 15 Juil - 21:54


Bienvenu par ici


uprising
You will hear thunder and remember me, And think: she wanted storms. The rim Of the sky will be the colour of hard crimson, And your heart, as it was then, will be on fire.
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MessageSujet: Re: in the embers. (lyuben)   Ven 15 Juil - 21:55

MATT avec DIEGO Tu veux ma mort c'est ça

Trop contente de te voir parmi nous, prépare toi à être harcelé

Courage pour ta fiche, j'ai hâte de lire ce que tu nous prépares
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MessageSujet: Re: in the embers. (lyuben)   Ven 15 Juil - 22:03

MAAAAATT
comment on t'attendait
j'ai hâte de lire ta fiche
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MessageSujet: Re: in the embers. (lyuben)   Sam 16 Juil - 12:13

MERCI TOUT LE MONDE VOUS ÊTES ADORABLES j'espère que Lyuben ne vous décevra pas
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MessageSujet: Re: in the embers. (lyuben)   Sam 16 Juil - 14:59

Bienvenuuuuuuuuuuuuuuue
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MessageSujet: Re: in the embers. (lyuben)   Sam 16 Juil - 15:12

Bienvenue et bonne chance pour ta fiche
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MessageSujet: Re: in the embers. (lyuben)   Sam 16 Juil - 17:13

La mascotte du forum Toi je t'aime déjà bien Finis ta fiche Hophop !
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MessageSujet: Re: in the embers. (lyuben)   Sam 16 Juil - 20:02

Merci tout le monde!

Je t'aime déjà moi aussi, tata Arrow Promis, je m'y mets tout de suite! :yaya:
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Mihayl Krum
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MessageSujet: Re: in the embers. (lyuben)   Sam 16 Juil - 21:20

Bienvenue sur le forum beau monsieur

Bon courage pour la fin de la fiche \o


i'm afraid i might die for you
Well you know me with that ancient gaze stripping down with yesterday's eyes. You know me as I was you see me as I will be. And I still had a lot of growing when you took me and you shaped me with those hands. You know me better than myself, make me better than I am


by Wiise


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MessageSujet: Re: in the embers. (lyuben)   Dim 17 Juil - 8:25

Merci beaucoup!
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MessageSujet: Re: in the embers. (lyuben)   Lun 18 Juil - 2:26

Lyuben Lomek a écrit:
Merci tout le monde!

Je t'aime déjà moi aussi, tata Arrow Promis, je m'y mets tout de suite! :yaya:

T'es un bon toi
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MessageSujet: Re: in the embers. (lyuben)   Mer 20 Juil - 19:51

Hey ! Bienvenue à toi et bonne chance pour
la finition de ta fiche même si elle est bien
avancée !!
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MessageSujet: Re: in the embers. (lyuben)   Jeu 21 Juil - 21:39

Félicitations !
bienvenu(e) sur Mudbloods & Murmurs

tes premiers pas parmi nous
J'te dirais bien que j'ai adoré ta fiche mais tu le sais déjà donc j'vais juste te dire : ton Lomek il va se faire bouffer gare à ses fesses


Tout d'abord félicitations et bienvenu(e) sur Mudbloods & Murmurs!

Maintenant que ta fiche est validée, il te reste juste quelques petites étapes avant de pouvoir commencer à RP parmi nous! Tout d'abord, n'oublie pas de vérifier dans le bottin des avatars que ton avatar t'a bien été réservé, ainsi que dans les différents listings, afin de vérifier que tu es correctement recensé. Il est également obligatoire de passer remplir les quelques informations dont nous avons besoin dans ce sujet de recensement. Tu n'auras ensuite plus qu'à créer ta fiche de liens afin de pouvoir commencer à trouver toutes sortes de liens plus farfelus les uns que les autres avec les autres joueurs

Mais par dessus tout n'oublie pas de t'amuser et de prendre du plaisir à RP. On a hâte de lire toutes vos histoires et on cale d'ors et déjà un bisou sur vos fesses. N'oubliez pas qu'en cas de question/demande ou quoi que ce soit d'autre, tout le staff est à votre disponibilité par MP, chouette, beuglante ou crieur
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