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 promise me a place in your house of memories ∞ (judith)

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MessageSujet: promise me a place in your house of memories ∞ (judith)   Sam 16 Juil - 17:00

House of memories
judith & mason

I think of you from time to time, more than I thought I would. You were just too kind, and I was too young to know; that's all that really matters. I was a fool ✰
L'alcool lui brûle la gorge lorsqu'il porte le verre à ses lèvres, mais qu'importe. Il n'a jamais été dérangé par la douleur, Noctis. Cette douleur qui lui permet de se sentir encore vivant alors même que la faucheuse ne menace d'emporter son âme ; cette douleur qui lui permet d'expier ses trop nombreux péchés, comme si le fait de souffrir avait le pouvoir de le laver de toutes ces horreurs qu'il avait commises. Il ne sait plus combien de verre ont coulé le long de son oesophage, mais il sait néanmoins qu'il a trop bu. Une fois de plus. Parce que ses problèmes disparaissent, anesthésiés par l'alcool. Il fait signe au barman et en quelques secondes, son verre se remplit de whisky pur feu alors que l'homme le regarde d'un air compatissant. Il n'ose plus lui refuser la moindre boisson, même lorsqu'il voit que Noctis a atteint ses limites. Parce qu'il s'énerve trop vite, le né-moldu. Parce qu'il déteste qu'on lui refuse quoi que ce soit. Et que rien ne peut le calmer lorsqu'il entre dans une colère noire, lorsqu'il sent son sang bouillir dans ses veines. Fichue maladie. Cette maladie qui le ronge, qui lui fait perdre les pédales; cette maladie qui a transformé le petit garçon souriant d'antan en un monstre. Une belle excuse pour justifier l'individu inhumain qu'il est devenu. Il vide son verre d'une traite avant de jeter un oeil à l'horloge murale, placée de l'autre côté du bar. Depuis combien de temps est-il là? Il l'ignore ; trop longtemps. Le soleil n'était pas encore couché lorsqu'il est arrivé et les aiguilles ont tourné plus vite qu'il ne l'aurait pensé. Il est l'heure de partirr. Il fouille dans ses poches, le né-moldu, pour y trouver tout juste assez de pièces pour régler l'addition. Et puis, il se décide enfin à quitter ce bar miteux, sa deuxième maison, son refuge durant les dernières heures. Une voix dans son crâne lui intime de rentrer se terrer dans les bras de Morphée et pourtant, il décide de l'ignorer lorsqu'il prend la direction inverse.

( . . . )

Elle est en retard. Petit homme pervers qui ne peut s'empêcher de garder un oeil sur celle qui fut un jour sienne. Petit homme qui s'est lui-même enfermé dans une bulle malsaine et morbide. Une bulle ou plus rien ne compte, sauf le souvenir qu'il a d'elle. Judith, la jolie Judith. Sa première amie à Poudlard, son première amour. Son premier regret. Parce qu'il a joué au con, parce qu'il a osé caresser sa peau de porcelaine de ses mains crasseuses, ignorant la détresse de ses yeux. Lâche, ridicule, pathétique. Petit homme égoïste, se fichant de blesser les autres tant que lui même survit. Petit enfant effrayé, capable du pire pour s'assurer qu'on ne le quitte jamais. Les portes du bâtiment s'ouvrent et enfin, la chevelure brune tant attendue apparait sous ses yeux alors que son coeur rate un battement. Sept ans sont passés, et toujours la même intensité dans le regard du jeune homme lorsqu'il pose ses prunelles sur elle, lorsqu'il repense à la chute de ses reins et à la courbe gracieuse de sa poitrine ; ses lèvres vermeilles qu'il effleurait autrefois. Jardin interdit duquel il n'aurait jamais du croquer la pomme. Caché dans l'ombre d'un bâtiment de briques, il l'observe Noctis, avec la lune comme seul témoin de ses faiblesses. Et tu regrettes tout, parce qu'elle te manque. La Judith de onze ans, qui découvrait le monde magique. Celle de quinze ans, le sourire timide remplacé par une moue espiègle. Celle de dix-sept ans, petite poupée que l'on a brisé pour rafistoler.

La faute à l'alcool qui noie son sang dans ses veines ce soir-là. La faute à cette fascination malsaine qu'elle exerce sur lui. Il ne se rend pas compte qu'il esquisse quelques pas maladroit dans sa direction Noctis, le regard perdu sur la silhouette de Judith. Une vingtaine de mètres à parcourir jusqu'à elle. Une vingtaine de mètres qui lui semblent durer une éternité, plus long encore que ces dernières années passées loin d'elle. Et ce n'est que lorsque que le parfum de la belle ne parvient jusqu'à lui qu'il se rend compte de la bêtise qu'il est en train de commettre. Mason est mort. Elle l'a enterré depuis longtemps, elle a sans doute même fait son deuil sans jamais s'attendre à le voir apparaitre devant elle. Parce qu'il n'est jamais revenu de la guerre, parce qu'il ne voulait plus jamais revoir ceux qui ont marqué son passé. Mason n'existe plus. Noctis a pris sa place. Mais lui, elle le connait déjà plus ou moins Judith. Elle en a déjà eu un aperçu lorsqu'ils étaient adolescent. Ce monstre, égoïste et violent, lunatique. Celui qui ne s'arrête pas tant qu'il n'obtient pas le fruit de ces désirs. Et puis, elle n'a pas envie de te voir. Pourquoi se mentir? Comment pourrait-elle encore avoir envie de le voir après toutes ces années ? Peut-être ne le reconnaitrait-elle même pas. Pourquoi serait-ce le cas? Cela fait sept ans qu'il est sorti de sa vie, Noctis. Qu'il a tourné le dos à ce qu'il était, qu'il a préféré recommencer à zéro. Il a envie de fuir, de partir. De prétendre n'être jamais venu la voir, de continuer à faire le mort. Mais il est trop tard ; elle a déjà remarqué sa présence. « Judith. » Il n'est pas capable de plus. L'air vient déjà à lui manquer à la vue de ses deux prunelles.


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MessageSujet: Re: promise me a place in your house of memories ∞ (judith)   Sam 16 Juil - 19:47

Can you hear us when we cry
Mason & Judith

It's all gone wrong. Heaven hold us we've lost the sun. Heaven told us the world was strong. Heaven hold us where do we go when it's all over.

Tu les regardes et ils te dégoûtent. Un verre dans une main et un cigare dans l'autre, une lueur d'espoir illumine leurs regards. L'espoir que tu descendras de scène, que tu te vagabonderas parmi eux, l'espoir qu'ils pourront poser leurs mains dégueulasses sur toi. Un plaisir que tu leurs offres parfois, parce que tu n'as pas vraiment le choix, c'est dans ton contrat. Et tu ne peux rien y faire, tu ne peux les gifler quand ils te touchent, tu ne peux leur vider le verre au visage quand leurs propos t'offenses. Parce que tu n'es rien, Judith. Rien de plus qu'un divertissement pour ces hommes pas encore près à se payer une prostituée, mais déjà bien lubrique pour qu'ils t'imaginent dans leur lits. Rien de plus qu'un jouet dont on se sert, pour rentabiliser un cabaret dégueulasses où seul ceux qui n'ont aucune réputation à tenir osent encore venir. Tu n'es rien, parce que ton sang est souillé. Parce qu'au yeux de ce monde tu es une voleuse, une moins que rien, un indésirable qu'on rêve d'écraser. Mais tu fais ce qu'il faut pour survivre dans un monde qui ne veut pas de toi, Judith. Tu chantes pour eux. Parce que c'est ce qui te permet de mettre un peu de nourriture dans ton assiette. Tu chantes pour eux. Tu les laisses salir cette passion qui t'étais autrefois si chère. Tu les laisses te voler la dernière chose qui a encore un sens pour toi. Tu chantes pour eux et tu les laisses poser leurs mains dégueulasses sur toi. Aidée par les quatre verres de vin que tu as bu, Judith. L'alcool pour compagne, tu ne peux plus vivre sans, mais, surtout, tu ne peux plus chanter dans cet endroit minable sans.

« Judith! ». Tu grimaces à l'entente de ton prénom. Tu grimaces parce que tu détestes la personne à qui appartient cette voix. Tu grimaces, mais tu te retournes vers lui. Avec ses cheveux gras, son mono sourcil, avec ses dents en moins et avec son regard pervers, tu te demandes comment un type comme lui a pu trouver une épouse. «  J'ai besoin que tu viennes plus tôt demain. ». Tu n'as pas ton mot à dire, tu n'as pas le loisir de refuser. Il se fiche de tes excuses et puis tu n'en as pas vraiment. Il sourit et tu as envie de vomir. Sait-il combien de fois tu as rêvé de tes mains autour de son cou ? Non, probablement pas et c'est mieux ainsi. Sinon c'est toi qui finirais morte. Tu sers les dents quand il a l’audace de prendre ta poitrine dans ses mains. « Et montre un peu plus tes atouts, sinon je réduis ta paie du mois, c'est clair? ». Tu sais qu'il le fera. Tu sais qu'il le peut. Tu sais que tu n'auras pas le choix. Il se fiche que tu ne veuilles pas montrer ton corps. Il se fiche que ça te mette mal à l'aise. Il se fiche que tes vêtement sont déjà bien assez court à ton goût. Parce que tu n'es rien, Judith, et qu'il a tout pouvoir sur toi. Alors tu sais que tu obéiras. Tu sais que tu n'auras pas le choix. Tu hoches la tête pour le lui faire savoir et il sourit, fier de lui, avant de te laisser. Tu t'assoies devant ta coiffeuse et tu pose tu prends ta tête dans tes mains. Tu as envie de vomir, envie de frapper l'image que le miroir te renvoie. Tu attrapes ton petit sac et t'en sors une fiole. Il n'est plus l'heure du vin, Judith, mais du Whisky-pur-feu. Le liquide ambré te brûles la gorge et ça te fait du bien. Tu voudrais prendre des dizaines de douches juste pour te débarrasser de la sensation dégueulasse qu'il a laissé. Tu restes là, à te regarder dans le miroir. Toi et tes cernes. Toi et tes cheveux bouclés que tu lisseras demain. Toi et tes yeux humides qui refusent de pleurer. Une nouvelle gorgée et tu te prépares à sortir de cet endroit minable.

Tu n'aimes pas te balader seule dans les rues la nuit. Les ombres te font peur, Judith. Elles t'entourent et tu as parfois l'impression qu'elles attendent le moment où elles pourront t'avaler. Mais tu n'as pas le choix, tu ne veux pas passer la nuit ici alors il faut bien que tu rentres chez toi. Tu sais, ce taudis que tu oses encore appeler maison. Alors tu sers les dents et tu pousses la porte arrière de cet endroit que tu cherches à fuir. Tu as l'impression qu'on t'observe, Judith. Cette impression perturbante que dans la nuit se cache le prédateur qui aura raison de toi. Mais tu as appris à passer outre, tu as appris que ce n'était rien d'autre que l'expression de la peur qui se niche au fond de toi. Mais quand une silhouette semble se dessiner, tu as les poils qui se hérissent, Judith. Tu ne reconnais pas les courbes de la personne qui s'approche, mais tu t'attends au pire. Tu te dis que la fin arrive. Tu te dis que demain matin tu ne te réveilleras pas. Tu te dis que cette nuit tu iras rejoindre ta famille et Mason dans l'autre monde. Tu te dis bien des choses, mais rien qui n'aurait pu te préparer à ça. « Judith. ». Mason. Tu secoues la tête et tu fais un pas en arrière. Parce que ce n'est pas possible. Parce que Mason est mort. Parce qu'il n'est pas revenu de la guerre et tu refuses de croire qu'il t'aurait laissée seule. Mason est mort. Tu mets une main devant ta bouche. Tu ne veux pas que ça soit Mason. Tu ne veux pas que ton bourreau soit de retour dans ta vie. Quand bien même tu tuerais pour que ton meilleur ami le soit. Tu aurais préféré devoir faire face à la mort que de faire face à un fantôme. Pauvre enfant brisé, tu ne sais pas si tu veux le gifler ou te blottir dans ses bras. « Tu… Tu es mort... ». Tu ne sais pas quoi lui dire d'autre. Tu ne sais pas vraiment quoi faire d'autre. Depuis cet été là, depuis ce moment où tout a changé, tu n'as jamais vraiment su ce que tu devais faire ou ressentir face à lui. Tu voudrais être heureuse qu'il soit là, tu voudrais te réjouir d'avoir quelqu'un. Mais il y a cette peur qu'il a instauré il y a bien longtemps. Cette peur dont tu ne te débarrassera jamais. « Tu es mort ! Tes parents ont mis en terre un cercueil vide, mais tu es mort, Mason! ». Il y a de la colère dans ta voix. Il n' a pas le droit d'être là. Il n'a pas le droit de revenir dans ta vie après toutes ces années. Pas quand il t'a forcée à apprendre à vivre sans lui. Pas quand tu dois déjà servir de poupée pour des hommes répugnants. Il n'a pas le droit d'être là.


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MessageSujet: Re: promise me a place in your house of memories ∞ (judith)   Sam 23 Juil - 16:56

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Un fantôme parmi les sorciers, condamné à une vie d'errance, rôdant dans une société qui méprisaient les gens comme lui. Un fantôme qui attire les regards de part la rune rouge misérablement accrochée à ses vêtements. Un fantôme qui attire le mépris des gens plus qu'il ne les effraie. Exister sans vraiment vivre ; le survivant condamné à porter le poids de ses péchés jusqu'à ce que la faucheuse ne le prenne dans ses bras. Et pourtant, il l'a imploré ce Dieu en lequel il n'a jamais cru. De prendre son âme et d'abréger ses souffrances, trop lâche pour le faire lui-même. Mais ses prières sont restées sans réponse et il a du trouver d'autres moyens pour se soulager la conscience l'espace de quelques heures, Noctis. L'alcool, son fidèle allié trônant fièrement sur sa table de chevet. La drogue, l'amie bon chic bon genre qui ne vient à lui que lorsqu'il en a les moyens. Le sexe, l'amante qui vient se réfugier dans ses bras certaines nuits mais qui repart avant que le soleil ne se lève. Il a toujours été doué pour détruire les choses, Noctis. À présent, c'est à son corps de subir les impulsions du jeune homme, dans l'espoir qu'on lui accorde enfin la libération tant convoitée. La prochaine sera peut-être la bonne, peut-être que cette fois, il aura enfin le courage d'aller jusqu'au bout. Le monde continuerait à tourner et ne s'en porterait pas plus mal. Alors pourquoi lui rendre visite, à Judith? Revenir vers elle alors que tu es si pressé de passer de l'autre côté du voile? Parce que Judith, c'est Judith. Parce qu'il veut la revoir au moins une dernière fois, par égoïsme. Il l'attendrait de l'autre côté lui, il en est persuadé. Même s'il sait qu'elle n'en a pas envie, que l'idée de ses doigts sur sa peau la dégoûte. Peu importe. Il préfère oublier l'affreuse vérité.

Elle a du mal à le regarder, Judith. Parce qu'il ne devrait sans doute pas être là, parce qu'elle devait penser ne plus jamais le revoir. Mason en chair et en os. Non, Noctis. Elle semble hésiter devant son vieil ami alors que celui-ci garde le silence, sans savoir comment le briser. Tu ne sais même pas ce que tu fiches là. L'idiot impulsif poussé à l'acte par l'alcool. « Tu… Tu es mort... » Mort, le mot résonne dans les oreilles de Noctis. La faucheuse venue sous ses ordres, pour faire disparaître Mason et le remplacer par l'abomination qu'il est aujourd'hui. Egoïste. C'est avant tout à lui-même qu'il a pensé en décidant de se faire passer pour mort. Raclure, pourriture. Il n'arrive pas à deviner à quoi elle pense, Judith. Il ne sait plus anticiper ses réactions, interpréter ses gestes. Huit ans sans la voir. Au final, ce n'est pas Judith qui se trouve face à lui ; c'est une inconnue. Mais une inconnue toujours aussi désirable, malgré la lueur éteinte de ses prunelles. « Tu es mort ! Tes parents ont mis en terre un cercueil vide, mais tu es mort, Mason! » Mason.. Il se serre, le coeur de Noctis, à l'évocation de son enterrement. Il pense à ses deux parents ; son père consolant sa mère qui pleure à chaude larmes en pensant avoir perdu son cadet. Il pense à ses frères ; à Gabriel qui lui avait fait promettre de revenir en vie, à Thomas qui le maudissait de partir faire la guerre alors que sa place était parmi les sorciers. Et puis Judith, debout devant le cercueil vide. Et elle, il est incapable de l'imaginer, parce qu'il ne sait pas quelle a été sa réaction, lorsqu'il n'est pas rentré de France. Pourquoi tant de reproches dans sa voix? Elle devrait le détester, le haïr pour avoir côtoyé le démon qui sommeillait en lui. Pourriture innomable, semant le chaos dans le coeur de ceux qu'il aime ; un monstre qu'il aimerait bien faire disparaître. « Mort, hein » Il s'y attendait, mais l'entendre lui fait mal. « Il n'y a jamais eu de corps à pleurer, aucune preuve que j'étais réellement mort. » Le souvenir des coups de feu, des horreurs de la guerre encore bien trop présent dans son crâne. Il ne voulait plus de ce monde moldu, qui s'entretuait pour des broutilles. Alors, il a disparu. Parti, sans un mot. Préférant qu'on l'oublie, préférant tout laisser derrière lui pour repartir à zéro. Espérant que ça lui permettrait d'oublier - mais le petit homme naïf n'a jamais pu oublier, rêve de la guerre nuit après nuit. « Je suis désolé. » Et il l'est, vraiment. Désolé pour tout. Désolé d'avoir disparu sans rien dire, désolé de l'avoir fait pleurer. Désolé même, pour tout ce qu'il lui a fait subir alors qu'ils n'étaient encore que des enfants, quand bien même il serait incapable de le lui avouer, ayant trop peur qu'elle ne file entre ses doigts par la suite. Il n'est pas prêt à le prendre ce risque, Noctis. Parce que s'il y a bien quelqu'un qu'il se refuse à perdre, c'est elle. La maladie qui s'insinue dans son crâne, qui le pousse à cette affection malsaine qu'il a pour elle. Les voix qui murmurent dans sa tête l'empêchent de libérer Judith de son emprise.

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MessageSujet: Re: promise me a place in your house of memories ∞ (judith)   Sam 30 Juil - 15:59

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Tu fermes les yeux, quelques secondes. Tu fermes les yeux et l'espace d'un instant tu revois les visages de ses parents, de ses frères. Tu revois le cercueil qu'on met en terre, tu revois les larmes. Mort, vous l'avez tous cru mort, alors tu peines à croire qu'il soit vraiment là, devant toi. Tu ré-ouvres les yeux et tu te dis que ce n'est pas vraiment lui. Peut-être que c'est l'alcool, Judith. Peut-être que tu as bu plus que tu ne le crois. Peut-être que ton courage liquide s'est transformé en hallucination ce soir. Tu ne veux pas vraiment savoir pourquoi lui. Pourquoi c'est lui qui t’apparaît et pas David. Ou tes parents. Ou Mia. N'importe qui, mais pas lui. Parce que tu ne seras jamais plus capable de lui sauter dans les bras, plus jamais capable de lui montrer ô combien il est important pour toi. Parce que tu n'as pas pu te perdre dans ton dénis éternellement, Judith. Parce qu'il est bien le bourreau de ton adolescence, celui qui t'as brisé au même titre que ces sociétés qui ne veulent pas de toi et des tiens. Pourtant, ce n'est pas pour ça qu'il y a de la colère dans ton cœur à cet instant. « Mort, hein ». Tu te répètes que ce n'est qu'une hallucination, Judith. Tu te dis que ce n'est que l'alcool, qu'il n'est pas vraiment. Tu sais que ce n'est que ton habitude malsaine de te réfugier dans le déni. Au fond, tu sais qu'il est bien là, mais tu ne veux pas. Tu n'es pas vraiment prête pour ça. « Il n'y a jamais eu de corps à pleurer, aucune preuve que j'étais réellement mort. » Tu sers légèrement les poings, Judith. Il n'y avait pas de corps, mais il y avait son absence. Il n'y avait pas de preuves, mais il n'y en avait pas non plus pour tes parents. Pour eux aussi, c'était des cercueils vide. Alors qu'étiez vous supposer penser, hein ? Qu'il vous avait tout simplement abandonné ? Tu n'en aurais jamais été capable, Judith, tu le sais bien. C'était plus facile de le croire mort. Plus facile de penser qu'il n'avait pas eu le choix. C'est aussi pour ça qu'il est plus facile de croire que tout ça n'est qu'une hallucination. Parce que s'il est bel et bien là, alors ça veut dire qu'il t'as abandonné, Judith. Ça veut dire que tu n'étais rien pour lui, rien qu'un jouet dont il se servait à sa convenance. Que tu ne valais rien à ses yeux. Que tu lui as trouvé des milliers d'excuses pour rien. Que tu t'es accroché à celui qu'il était avant mais qu'au fond, il n'a jamais été rien d'autre qu'un salaud.

« Je suis désolé. ». Mais tu ne veux pas de ses excuses et c'est le mot de trop. Tu te rapproche de lui et sans y réfléchir à deux fois, tu le gifles. Ta main qui s'écrase sur sa joue, c'est la confirmation que ce n'est pas une hallucination. Et ça fait mal, Judith. Pas seulement parce que il y a des picotements dans ta main, mais aussi parce qu'il est vraiment là. Ce n'est ni un fantôme, ni une hallucination. Mason est bien là, en chaire et en os. Tu fais un pas en arrière, tu crains sa réaction. Toi qui n'a jamais osé t'élever contre lui même quand il te demandait plus que ce que tu étais prête à lui offrir. « Pourquoi t'es là? ». Tu veux savoir pourquoi il revient vers toi après toutes ses années. « Pourquoi tu n'es jamais revenu, Mason? ». Et c'est ça que tu veux vraiment savoir. Tu veux savoir pourquoi il t'as abandonnée, pourquoi il t'a laissée seule dans un monde qui ne veut pas de toi ! « J'avais besoin de toi ! ». Quand tes parents ne sont pas revenus des camps, tu avais besoin de lui pour te serrer dans ses bras. Quand tu tentais tant bien que mal de construire une vie pour David, tu avais besoin de son aide. Quand ils vous ont obligé à porter ces runes, tu avais besoin de lui. Besoin qu'il te dise que tout se passerait bien, que le destin des né-moldus ne serait pas le même que celui des Juifs. Et quand David est mort, tu avais besoin de son épaule pour pleurer. Tu sais que c'est con. Tu sais que tu devrais le détester pour les sévices qu'il t'a infligés, mais tu ne peux pas. Tu n'y arriveras jamais. Mais il y a de la colère dans ton cœur et il doit le savoir. « J'avais besoin de toi et t'as préféré me laisser croire que tu étais mort! ». Le choc a laissé place à la colère. Des larmes coulent doucement le long de tes joues et tu trembles un peu. Tu voudrais le haïr, Judith. Tu voudrais pouvoir lui cracher à la figure, lui hurler de s'en aller, de te laisser. Mais au lieu de ça, tu lui en veut de t'avoir laissé. Tu lui en veux de t'avoir accordé un répits que tu as pourtant bien mérité.

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MessageSujet: Re: promise me a place in your house of memories ∞ (judith)   Dim 31 Juil - 23:40

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Mason n'est plus qu'un vague souvenir, un songe dont on peine à se défaire une fois les yeux ouverts. Six ans qu'il n'a plus entendu ce nom, six ans qu'il a préféré renier ses origines par peur de ce que le monde moldu avait encore à lui offrir. Mason est mort. Prière silencieuse pour ne pas perdre pied, pour ne pas regretter sa décision. La vie n'avait pas été meilleure une fois de retour parmi les sorciers. Grindelwald au pouvoir, une dictature pareille à celle du Führer allemand imposée. L'amertume du mage lorsqu'il a réalisé que les sorciers ne valent pas mieux que les moldus. Créatures avides de pouvoir, assoiffées du sang de ceux qu'elles méprisent. Mason est mort et Noctis aurait du le rejoindre dans sa tombe. La triste vérité qui s'impose. Parce que le monde n'a plus rien à lui offrir et qu'il aurait préféré crever là-bas d'une balle dans le coeur. Le monde aurait continué à tourner et ses amis n'auraient pas redouté de voir surgir son fantôme au détour d'une ruelle. Alors, les excuses quittent ses lèvres naturellement à Noctis. Comme un adieu de Mason à l'une de ses plus vieilles amies, comme pour définitivement clore ce vieux chapitre de son existence. Comme pour mettre un terme à toute cette mascarade, comme pour enfin réussir à oublier le quotidien rempli de rires qui était le sien avant que la guerre ne vienne s'en mêler. Peut-être qu'enfin, il pourrait tourner la page. Il lève les yeux vers une Judith toujours aussi incrédule. Une Judith qui n'imagine pas une seule seconde que Noctis puisse bien se trouver face à elle, comme à l'époque où tout allait bien, avant que ses hormones d'adolescent ne viennent tout gâcher.

Et puis cette gifle. La gifle de trop, celle qui lui fait perdre le contrôle. Le sang qui bout dans ses veines, les poings serrés alors qu'elle commence à piailler. Il ne cherche même pas à comprendre ce qu'elle dit, Noctis ; à ces yeux cette tirade n'est qu'une affreuse mélodie à laquelle il est incapable de donner un sens. Parce qu'il n'est plus là, plus vraiment. Embourbé trop profondément dans cette rage qui le consume depuis bien trop longtemps et que cette malheureuse gifle a réussi à faire ressortir. Il ne remarque pas même ses larmes lorsque sa voix se tait enfin ; ces larmes qui éveillaient pourtant autrefois des remords chez l'adolescent. Mais il se fiche de tout ça, Noctis. Il la déteste. Et rapidement - bien trop rapidement - ses pulsions l'emportent. Sa main vient saisir le cou frêle de son amie, plantant son regard noir dans les prunelles plus claires et encore humides de la sorcière ; ses doigts qui se resserrent autour de sa peau, lui bloquant peu à peu la respiration. Qu'elle s'excuse. « T'es qui pour me parler comme ça, hein ? » Son visage à quelques centimètres à peines de celui de Judith, toute sa haine crachée à sa belle gueule. Torrent incessant d'immondices, le résultat de trop d'années de solitudes. « Non sérieusement, Judith. » Un éclat de rire dément qui résonne dans la ruelle, qui fait écho à sa folie. « Regarde ce que tu es devenue sans moi. » Un signe de tête entendu en direction du cabaret sordide dans lequel elle travaille. Elle aurait pu avoir bien mieux Judith, s'il était retourné auprès d'elle. Parce qu'elle est parfaite, parce qu'elle mérite mieux que tout cela. Et qu'il n'a jamais douté de sa valeur, Noctis. Le diamant qu'il aurait pu polir a perdu de sa superbe, s'est fait corrompre par le monde qui l'entoure. « Combien d'hommes se sont-ils déjà glissés entre tes cuisses depuis que tu es là, hein? » Le dégoût et la fureur dans sa voix. Parce que personne n'a le droit de poser ses mains sur Judith comme il a pu le faire auparavant. Parce qu'elle est sienne et qu'il n'est pas partageur. Il les tuerait tous de ses propres mains. Et puis il la tuerait, elle aussi. Douce folie qui s'insinue dans son crâne, qui le fait peu à peu sombrer jusqu'à ce qu'il perde complètement les pédales.Enfin, il desserre son emprise, lâche le cou de Judith dont il se débarrasse comme l'on jette une poupée de chiffon. Il la hait autant qu'il la désire. Et la rage qui le consume serait bien capable de lui faire commettre l'irréparable. « Ne lève plus jamais la main sur moi. » Menace à peine voilée. Mieux vaut ne pas tenter le diable. Mason est mort, qu'il se répète encore. Mis sous terre, enterré et pleuré par ses proches. L'homme que Judith a connu n'est plus qu'un souvenir.
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Dernière édition par Noctis Ashryver le Lun 1 Aoû - 20:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: promise me a place in your house of memories ∞ (judith)   Lun 1 Aoû - 18:38

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Mason & Judith

It's all gone wrong. Heaven hold us we've lost the sun. Heaven told us the world was strong. Heaven hold us where do we go when it's all over.

Tu ne regrettes pas de l'avoir giflé. Tu regrettes juste de ne pas l'avoir fait plus tôt, Judith. Quand cet idiot a décidé de s'engager dans une guerre où il n'avait pas sa place. Quand il a fait de toi un jouet, une poupée docile. Quand il se glissait dans ton lit et que tu retenais tes larmes et lui cachait ton dégoût. Quand tu la rencontrés, pour éviter tout le reste. Mais tu regrettes pas de l'avoir giflé aujourd'hui, parce qu'il le mérite. Pour toutes les horreurs qu'il t'a fait et pour son absence, son abandon. Il le mérite et tu ne regrettes pas. Pas même quand sa main se pose avec violence sur ta gorge. Pas même quand ses prunelles noires insufflent de la peur dans tout ton être. Pas même quand il serre, te privant de cet air qui t'es vital. Tu ne regrettes pas, qu'importe ce qu'il est sur le point d'advenir de toi. « T'es qui pour me parler comme ça, hein ? » Tu te pensais sa meilleure amie, celle prête à pardonner toutes les horreurs. Celle qui aurait été là pour lui, peu importe les péchés qu'il avait à confesser. Tu te croyais la sœur qu'il n'a jamais eue, sans qu'il ne l'a jamais voulue. Mais, encore une fois, il te montre que tu n'es rien. Rien qu'une pauvre idiote qui préfère s'enfermer dans son déni que de voir la vérité. Et tu laisses les larmes couler le long de tes joues alors que l'air te manque mais que tu ne te débats pas. Il y a longtemps que tu as cessé de te débattre face à lui. Parce que tu pourras bien supplier, Judith, il ne te laissera que lorsqu'il l'aura décidé. Et tu le sais, tu l'as appris, autrefois. Tu as appris à attendre que sa colère se calme ou qu'il ai fini sa besogne. « Non sérieusement, Judith. » Son rire te glace. Le rire des fous. Encore une victime de la guerre. A l'image de David, Mason est rentré vivant de l'horreur. A l'image de David, il en revient changé à jamais. Et tu te demandes, Judith, s'il n'aurait pas été préférable qu'ils meurent là bas. Tous les deux. Pour leur bien et pour le tien. « Regarde ce que tu es devenue sans moi. » Tu as envie de le gifler, encore. Tu as envie de lui cracher à la figure que c'est sa faute et pas la tienne. Qu'il n'avait qu'à pas te laisser seule dans un monde où on ne veut pas de toi. Où tu n'es que raclure et où tu n'as de valeur que si tes courbes son avantageuses ou que tu es prête à vendre ton corps au premier venu. Toi, tu t'en est bien sortie, parce qu'il te restait ta voix. Parce que t'as eu la chance qu'elle plaise à un homme près à t'engager. C'était pas ce don tu rêvais, mais tu sais que tu dois t'estimer heureuse. « Combien d'hommes se sont-ils déjà glissés entre tes cuisses depuis que tu es là, hein? » Des dagues dans tes prunelles bleues assombries par la colère. Tu peine à respirer et tu portes ta main sur la sienne. Qu'il te lâche. Qu'il te laisse te défendre. Qu'il te laisse le tuer. Parce qu'il est le seul à avoir souillé ton corps. Le seul à s'être aventurer entre tes cuisses. Et tu le déteste pour ça. Tu le détestes. Et tu espères qu'il sera toujours le seul, que jamais ton patron ne décidera que tu dois lui offrir plus que ta voix. Parce que plus jamais tu ne veux revivre ça, Judith. Il te lâche et l'air te fait presque mal en entrant de nouveau dans tes poumons. Il te lâche et tu as besoin d'un peu de temps pour reprendre contenance. Il te lâche et tu as envie de hurler mais n'en fait rien.  « Ne lève plus jamais la main sur moi. ». La menace n'est pas voilée et tu te mets à rire. Pauvre folle.

« Ou sinon quoi? ». Tu as la voix encore un peu rauque à cause du manque d'air. Et si tes yeux pouvaient tuer, alors il serait mort. Pour de vrai. Pour de bon. « Tu me tueras? ». Tu le sais capable d'une telle chose, Judith. Tu sais qu'après les sévices qu'il t'a infligé, il est capable de commettre l'acte ultime. Tu le sais, mais tu ris de nouveau. Tu n'es plus la Judith que tu étais avant son départ. Tu as perdu beaucoup depuis. Ta volonté de te battre, surtout. « Mais je t'en pris, Mason, fait-le ! Sors ta baguette et tues-moi. ». Tu ignores la voix dans ta tête qui te hurle de prendre tes jambes à ton cou. De sauver ta peau coûte que coûte. Tu la bâillonnes et tu l'enfouis loin au fond de toi. Parce que c'est à cause d'elle que tu es dans cette situation. A cause d'elle qu'il a pu se servir de toi comme d'une poupée. « Mets un terme à tout ça. Abrèges mes souffrances, libère moi de la misère dans laquelle je vis! Vas-y ! Ca ne sera jamais pire que tout ce que tu m'as fait jusque là ! ». Tu ne sais pas vraiment si c'est l'alcool qui parle où s'il s'agit là d'un souhait que tu as trop longtemps nié. Tu sais pourtant à quel moment tu as cessé de te battre, Judith. Tu sais à quel moment ta vie à perdu tout sens, toute saveur. Tu en fais encore des cauchemars. T'as presque l'impression d'y être à nouveau. Sauf qu'il ne s'agit pas de David et que ce n'est pas une arme à feu que tu t'attends à ce qu'on pointe vers toi. Mais ça fait sens que ça soit Mason qui mette un terme à tout ça. Lui qui a été le premier à te tourmenter, lui qui t'as tant pris. Lui qui t'as abandonné, comme tous les autres. Tu ne veux pas mourir, pourtant. Mais tu ne veux pas vivre non plus. Pas dans ces conditions. Alors tu écartes les bras, comme un oiseau étant ses ailes. Prête à accepter ta sentence, prête à retrouver ta liberté.

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MessageSujet: Re: promise me a place in your house of memories ∞ (judith)   Lun 15 Aoû - 22:54

House of memories
judith & mason

I think of you from time to time, more than I thought I would. You were just too kind, and I was too young to know; that's all that really matters. I was a fool ✰
Il n'a jamais porté la main sur elle avant ce soir, Noctis. Parce que la haine se mêlait trop souvent au désir, à l'amour - créant un intermède malsain duquel les deux danseurs étaient incapables de s'échapper. Mais la distance s'en est mêlé, a accru l'amertume du jeune sorcier. Elle l'a abandonné, tente-t-il de se convaincre. Elle a trop facilement accepté sa mort, elle a trop facilement tourné la page. Elle aurait pourtant dû ne penser qu'à lui, continuer de rêver de lui comme lui rêvait d'elle. Vulgaire putain. Le coup en trop. La gifle qui claque sur sa joue. Et avant qu'il ne puisse comprendre ce qu'il lui arrive, ses doigts avaient déjà pris possession du cou de Judith. « Ou sinon quoi? Tu me tueras? » La surprise qui passe rapidement dans le regard de Noctis - l'idée lui semble ridicule. Et pourtant, il y a déjà pensé. À chaque fois qu'il venait ici, dans cette ruelle, pour observer les allées et venues de Judith. Sa baguette fermement agrippée par sa main. Deux mots sur le bout de sa langue, un simple sortilège qui devrait la libérer sans la moindre douleur. Avada Kedavra. Mais la bouche reste close, la baguette reste cachée. Parce qu'il est bien incapable de lui rendre ce service, trop égoïste, trop effrayé par ce qu'il se passerait après sa mort. Trop effrayé à l'idée de ne jamais la revoir. Sombre crétin. « Mais je t'en pris, Mason, fait-le ! Sors ta baguette et tues-moi. » Un défi. Peut-être le croit-elle incapable de tuer. Peut-être ne s'imagine-t-elle pas tout ce dont Noctis est capable. Si seulement elle savait tout ce dont il est capable. Les poings fermés, les dents serrées. Petite peste prétentieuse qui croit avoir retrouvé son meilleur ami. Qui ignore encore le monstre qui se trouve face à elle. « Mets un terme à tout ça. Abrèges mes souffrances, libère moi de la misère dans laquelle je vis! Vas-y ! Ca ne sera jamais pire que tout ce que tu m'as fait jusque là ! » Douces supplications qui résonnent à son oreille. La tête dans les nuages, la pitié ne semble plus qu'être une notion abstraite à ses yeux.

Un rictus se dessine sur les lèvres de Noctis alors que la rage continue de le dévorer. Elle ne mérite pas de mourir, Judith, pas de la main de son ami. Il ne veut pas avoir à porter ce fardeau sur ses épaules ; s'il la tue, il retournerait sa baguette contre lui juste après. Il a déjà tant tué, Noctis aux mains couvertes de sang. Mais il serait bien incapable d'en faire de même avec elle. Et puis, la mort serait un sort bien trop clément. Et il n'a nulle envie d'être clément, Noctis. Parce que Judith ne le mérite pas, parce que le démon s'est invité sous ses traits à elle pour se jouer de lui. Vile enchanteresse se servant de ses atout pour mieux lui plaire. Catin. Tout est de sa faute. Petite enfant qui lui offrait ses sourires dans le but de mieux pouvoir le manipuler plus tard. Nymphe séductrice qui le poussait à se glisser dans son lit, nuits après nuits. Tout est de sa faute. Alors il perd les pédales, Noctis. Une fois de plus. Incapable de distinguer la réalité de ses fantasmes. « Te tuer? Et quel plaisir est-ce que je pourrais bien en retirer, hein? » Elle a raison Judith : il lui a fait bien pire. Et c'est en lui faisait pire que lui prenait son désire. Elle le méritait, il pense comme pour se rassurer. Comme pour se conforter dans l'idée que ses agissements n'ont rien d'honteux - et pourtant il le sait, au fond de lui, que ce n'est pas correct. Mais il n'est pas d'humeur à réfléchir, Noctis. Son sang bout dans ses veines, menace de tout emporter sur son chemin. Tuer Judith serait bien trop facile ; la pauvre petite sorcière est incapable de deviner de quoi son vieil ami serait capable aujourd'hui. À côté de Noctis, Mason était un adolescent bien tranquille. « Tu sais bien que je ne pourrais jamais te faire de mal, Judith. » Du moins pas au sens où celle-ci l'entendait. Furieux, Noctis perd tout contrôle, repousse la sorcière contre le vieux mur en brique. Les rues sont mal éclairées, désertes à une heure aussi avancée de la nuit - peu de chance qu'on ne vienne les interrompre avant qu'il ne soit arrivé à ses fins. Lui faire peur, l'effrayer comme il le faisait autrefois de façon à ce qu'elle ait à nouveau besoin de lui, de façon à ce qu'elle le supplie de rester à ses côtés - toujours. Il tire sur sa robe - trop fort - et un bout de tissu lui reste entre les doigts, dévoilant de la jeune femme bien plus que ce qu'elle n'aurait sans doute voulu lui montrer. « Pas de ça avec moi. Tu seras bien gentille de me parler sur un autre ton. » Son visage tout proche de celui de la poupée, il peut presque sentir son souffle sur sa peau. Ses mains qui l'encadrent à distance raisonnable comme pour la dissuader de s'enfuir. Le ton sec, ferme, qui tente à nouveau de refouler toute sa rage. Il serait si simple de faire d'elle ce qu'il veut, de jouer avec elle comme il avait si bien su le faire lorsqu'ils étaient plus jeune. La tenue trop courte, provocante, incitant au pêché. Ses cuisses offertes au premier venu. « Ton meilleur ami est bel et bien mort en France. Mais tu as beau le haïr, tu me supplieras bientôt pour que Mason te revienne. » Les enjeux ne sont plus les mêmes qu'à l'époque. Mason est devenu Noctis et avec lui, les jeux sont montés d'un cran.
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MessageSujet: Re: promise me a place in your house of memories ∞ (judith)   Sam 3 Sep - 9:24

Can you hear us when we cry
Mason & Judith

It's all gone wrong. Heaven hold us we've lost the sun. Heaven told us the world was strong. Heaven hold us where do we go when it's all over.

Tu n'as pas vraiment envie de crever Judith. Pas dans le caniveau de cette ruelle dégueulasse et déserte. Pas de le main de celui que tu as aimé comme un frère. Pas de la main de celui qui t'as déjà tant fait souffrir. Tes poils se hérissent à l'idée que ça soit la fin. Oui, mais cette alternative te semble être moins pire que toutes les autres. Parce que la mort te libérerait de cette vie misérable dans laquelle te est coincée. La mort te permettrait de retrouver ta famille. Et tu l'attendra, Mason, de l'autre côté. Prête à l'accueillir à bras ouvert. Parce que tu n'as jamais cessé de l'aimer cet idiot, parce qu'il était ton meilleur ami et qu'il le sera toujours. Tu ne hais que le monstre qui a pris ces traits, Judith. « Te tuer? Et quel plaisir est-ce que je pourrais bien en retirer, hein? ». Tu grimaces, parce que tu sais ce qu'il t'attend s'il a décidé de prendre du plaisir. Tes muscles se tendent malgré toi. Parce que tu sais mais que tu ne veux pas. Tu ne veux plus vivre ça, tu ne veux plus qu'il te touche de cette façon. Mais tu sais aussi qu'il ne t'en laissera pas le choix, Judith. Le choix, tu ne l'as jamais eu. Tu t'es juste contentée de souffrir en silence chaque fois qu'il se glissait dans ton lit. T'aurais peut-être dû en parler, Judith. T'aurais peut-être dû supplier qu'on te libère de ton bourreau. Mais t'avais peur, peur de ce qu'il lui arriverait, peur de ce qui t'arriverait. « Tu sais bien que je ne pourrais jamais te faire de mal, Judith. » Nouvelle grimace. Tu sais bien ce qu'il veut dire, mais ces mots sonnent faux. Du mal, il t'en a déjà tant fait. C'est à cause de lui que tu as dû renoncer à ton bonheur auprès de Mia. A cause de lui que tu crains tout hommes s'intéressant un tant soit peu à toi. A cause de lui que, parfois, tu te mets à pleurer dans ton sommeil. Tu as presque envie de hurler, Judith. Pas pour appeler à l'aide, juste pour qu'il comprenne que tu ne veux plus de tout ça. Mais tes cris restent coincés dans ta gorge à cause de la peur. Si bien que tu sursaute quand il tire sur ta robe et que les larmes commencent à te monter au yeux. Mais tu te mord l'intérieur des joues pour les en empêcher. Tu ne veux pas pleurer devant lui. Tu ne cherches même pas à te cacher, parce qu'il a déjà tout vu, Mason.  « Pas de ça avec moi. Tu seras bien gentille de me parler sur un autre ton. ». Tu as envie de lui cracher à la figure. Envie de lui faire ravaler sa suffisance et son assurance. Tu voudrais qu'il disparaisse. Tu voudrais qu'il soit vraiment mort. Pensée cruelle, mais tu ne peux pas t'en empêcher. Parce que, quand tu le croyais mort, la peur ne t'habitait plus. Ce soir, tu sais que si tu en sors vivante, elle dormira constamment au creux de ton estomac. Tu t'attendras à le voir chaque fois que tu sortiras du travail, la peur au ventre, les larmes menaçant d'envahir tes yeux. « Ton meilleur ami est bel et bien mort en France. Mais tu as beau le haïr, tu me supplieras bientôt pour que Mason te revienne. ». L'éclat cristallin de ton rire qui s'élève de ta gorge. A ta propre surprise. Coincée par Mason, tu sais que tu ne devrais pas le chercher, mais à croire que c'est devenu plus fort que toi. « Tu ne comprends rien. Tu n'as jamais compris, pas vrai? ». Sans doute que le monstre est bien trop stupide pour vraiment te comprendre, Judith. Sans doute qu'à ses yeux tu n'es rien d'autre qu'une poupée qu'il oblige à écarter les cuisses. « Je ne t'ai jamais haït, Mason. Je ne te haïrais jamais. ». Ce n'est pas vraiment à la personne en face de toi que tu t'adresses. Parce que tu sais que ce n'est pas Mason, que ce n'est que le monstre qui a prit possession de lui. Mais toi, tu oses croire que Mason est toujours là, quelque part. Tu oses croire qu'il t'entendra et que, peut-être, il te sauvera. Tu sais, pourtant, qu'il ne l'a jamais fait. Tu sais que c'est stupide, mais tu espères. Parce que tu n'as pas vraiment d'autre alternative. Sauf, peut-être, celle d'écarter les cuisses volontairement. De lui retirer le plaisir de prendre de force ce que tu lui as toujours refusé. Tu sais que pour survivre tu en serais capable, mais s'il y a une autre alternative, alors tu veux la saisir. « Alors vas-y. Glisses toi entre mes cuisses ce soir et je haïrais le monstre cette nuit. Mais demain, je t'aimerais toujours, Mason. Peut-être pas comme tu le voudrais, mais je t'aimerais quand même. ». Comme un frère. Comme un ami. Tu n'es pas capable de lui offrir plus, Judith. Tu n'y peux rien, pauvre enfant. Ce n'est pas ta faute si ton cœur ne lui a jamais appartenu. Ce n'est pas ta faute si le charme masculin ne fonctionne pas sur toi. Une vérité que tu peines à accepter pourtant, Judith. La société n'accepte pas les personnes comme toi alors pourquoi devrais tu t'accepter ? Pauvre enfant. D'un air de défi, tu plonges tes prunelles claires dans celles, sombres, du monstre. S'il doit te faire du mal ce soir, il le fera en te regardant droit dans les yeux. Tu ne te débattra pas, Judith, parce qu'il y a longtemps que tu as appris que c'était une mauvaise idée. Mais il devra faire face à toutes les émotions qui passeront dans tes prunelles. Peur. Douleur. Désespoir. Tout. Il devra tout voir et vivre avec. Comme si c'était ta façon à toi de lui faire du mal. Ta façon de te venger.
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