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 Almost [Judith]

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MessageSujet: Almost [Judith]   Dim 17 Juil - 13:20

Almost
Mia & Judith
It's a tragedy, the way our story goes maybe, perhaps, almost..

La musique s’arrête doucement. Mia s’immobilise. Descend de la scène avec un soupir de soulagement, ramasse les empiècements de vêtements qui gisent sur le sol rapidement. C’est dans les coulisses qu’elle va se rhabiller, dans la petite salle qui leur est due. Evidement elle ne peut pas revêtir ses vêtements habituels. Son service n’est pas terminé. Il faut encore se promener au milieu d’une foule répugnante, habilement éviter les mains baladeuses, sourire comme si elle appréciait les attentions de ceux qu’elle aimerait de tout cœur étrangler. Une autre soirée au paradis. La lassitude se lit dans ses yeux lorsqu’elle se regarde dans le miroir. Le reflet d’un être abusé. Mais elle ne s’apitoie pas sur son sort. Pas encore. Pas maintenant. Elle se contente de détourner le regard et de rajuster son maquillage. Une couche de rouge sur les lèvres. Un peu de noir sur ses yeux. La parfaite poupée en somme. Désirable mais sans âme. Et elle ressort.

Un sourire aux lèvres et de la haine dans le regard.


Le décor est toujours soigneusement luxueux. Une incite discrète à la débauche. C’est le but même de l’opiumerie. Attirer les riches et forts pour mieux les faire tomber dans une spirale de décadence. Il y a tous ce qu’il faut. Alcool, drogue, jeux et les corps à moitié dénudés de jeunes femmes désirables. Exactement ce qu’il faut pour que les puissants se sentent invincibles. Les vrais gagnants restent les propriétaires certes, mais pas seulement. On vient ici pour les alliances qui s’y lient. Pour les rumeurs. Pour se créer de nouvelles relations. Le lieu empeste le sexe, la luxure et les excès. L’odeur même du pouvoir. Pour certains du moins. Spleen ne ressent qu’un mépris profond. Ils la dégoûtent. Parce qu’ils la traite comme un objet. Parce qu’elle n’a pas le choix. Parce que ceux qui viennent le voir danser chaque soir sont les mêmes que ceux qui condamnent les demi-vélanes pour leur monstruosité. Hypocrites.

Mais évidemment elle ne peut rien en laisser paraitre. Elle ne trouvera plus jamais qu’ici. Le salaire lui permet de vivre. Et c’est tout ce qu’elle peut espérer. Alors elle se fait séductrice, tactile. Utilise ses charmes de demi-vélanes pour quelques noises de plus. Elle en a honte. Mais elle n’y peut rien. Il faut survivre. C’est tout ce qu’elle fait. Mia marche lentement au milieu des tables. Souffle un baiser. Remue des hanches. Sourit tout en évitant tout contact visuel. Mais soudain elle manque d’attention. Se cogne contre une silhouette plus frêle. Tout de suite elle se recule un sourire d’excuse aux lèvres, prête à s’humilier un peu plus pour son erreur. Elle relève la tête se fige. Recule. Elle ne peut pas y croire Mia.

Parce qu’elle connait ces yeux. Si bleus. Et autrefois si pleins d’amour.

« Judith ? » Le mot résonne dans l’air. La femme assurée n’existe plus. Ne reste que l’adolescente qui a eu le cœur brisé. Parce qu’elle n’arrive pas y croire. Cela fait des années qu’elles ne se sont plus vues. Plus parlées. Une écorchure secrète qu’elle a portée en silence. Mais la voila désormais. Les mains de Mia volent directement sur son décolleté. Un instinct. Car elle aurait aimé que Judith ne la voit pas telle qu’elle est désormais. Mais son maquillage bien trop marqué et sa tenue presque dénudée lui indique sûrement déjà ce qu’elle fait ici. Trop tard. Mia ne peut plus reculer. Ne veut pas reculer. Elle se mord la lèvre doucement. « Qu’est-ce que tu fait ici ? ». Puis elle regarde autour d’elle. La salle pleine de monde. Ce n’est pas l’endroit pour parler. Certainement pas. Mais elle ne peut pas laisser la brune s’échapper. Pas une nouvelle fois. Avant de s’aimer elles étaient amies, et même si les années semblent avoir détruits ce qui leur restait, Mia ne compte pas partir sans savoir si elle va bien. Ou du moins si elle parvient à survivre. Elle jette un regard inquiet derrière elle. Prend son courage à deux mains. « On pourrait aller ailleurs … pour parler ? Ça fait si longtemps … » Un peu de besoin, un peu de nostalgie dans sa voix et une supplique à peine prononcée.
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MessageSujet: Re: Almost [Judith]   Mer 20 Juil - 17:47

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Dissimulée par les ombres, tu observes la devanture de l'établissement. Le cabaret d'où tu viens fait pâle figure à côté. Tu regrettes de ne pas avoir bu ce troisième verres de vin, Judith. 'Si tu pouvais éviter de sentir l'alcool à trois kilomètres à la ronde pour une fois. Tu ne sais pas vraiment pourquoi tu l'as écouté. Tu te fiches de la réputation qu'il peut avoir. Tu te fiches de l'image que ça donnera à son cabaret dégueulasse. Mais tu as besoin du maigre salaire qu'il te donne, alors t'as fait un effort. Et tu le regrettes. L'alcool aurait effacé la boule que tu as au creux de l'estomac. Tu regardes les hommes qui poussent la porte de l'Opiumrie. La seule différence qu'ils ont avec ceux du cabaret, c'est sans doute le compte en banque. Mais toi, tu les trouves aussi dégueulasses et ils te donnent tout autant la nausée. A bien y réfléchir, tu juges qu'ils sont pire. Oui, ton patron réclame chaque jour que tu laisses entrevoir plus de chaire, mais il ne te demande pas de te déshabiller pour le plaisir de mâles frustrés. Parce que même s'ils considèrent tes courbes agréables, ils ne viennent pas pour ton corps, mais pour ta voix. Mais pas ces types là et tu le sais. Et ça n'arrange pas ton trac, Judith. Tu te mords l'intérieur des joues et tu refrènes ton envie de te réfugier dans le bar le plus proche. Tu n'as pas le choix, Judith. Tu dois rentrer dans l'Opiumerie et aller chanter pour ces hommes. Que tes membres tremblent, ils s'en foutent. Alors t'as pas le choix et tu te résignes à y aller.

Tu oses à peines regarder les courbes de celles qui t'indiquent où il t'es possible de te préparer. Tu n'as jamais été vraiment à l'aise avec la nudité, Judith. Tu sais que tu ne pourrais jamais faire leur travail. Tu sais que tu préférerais te laisser crever sous un pont plutôt que de devoir te dévêtir pour des hommes. C'est en tous cas ce que tu te dis, mais le passé t'as déjà prouvé que tu est capable de beaucoup pour survivre. Alors tu n'en es pas sûre, quand bien même tu affirmeras le contraire autant que possible. Tu n'aimes pas vraiment l'image que le miroir te reflète. Tu as déjà appliqué du fond de teint avant de venir, mais tes cernes se voient encore. Alcool et cauchemars te gardent bien trop souvent éloignée des bras de Morphée. Tu soupires et tu décides de défaire le chignon que tu avais pourtant si minutieusement fait. Tu laisses tomber des cheveux sur tes épaules. Tu veux prétendre que c'est pour détourner l'attention de tes cernes, mais tu sais que c'est une façon pour toi de ne pas trop te sentir vulnérable. Comme s'ils te servaient d'armure. Parce qu'il faut bien que tu trouves une alternative à l'alcool et que tu n'as que ça sous la main.

Tu as encore un peu de temps avant de monter sur scène, alors tu t’ose à aller repérer les lieux. Pour voir ce qui t'attends, pour prendre tes repères. Tu espères que ça ne t'attireras pas d'ennuis, tu comptes sur le fait d'être nouvelle et juste de passage pour te sortir d'un mauvais pas, le cas échéant.  Alors quand quelqu'un te bouscule, tu t'apprêtes à te fondre en excuses, Judith. Tu te sais innocente, mais tu sais comment les choses fonctionnent dorénavant. Tu sais que tu auras toujours tort à leurs yeux, tu sais que tu serais toujours coupable. Parce que c'est leur vision du monde et que c'est la seule qui compte. « Judith ? » Tu entends sa voix avant que tes yeux ne se posent sur elle. Et tu retiens ta respiration, quelques secondes. Parce que tu as dû rêver, elle ne peut pas être ici. Tu refuses de croire qu'elle soit de ceux qui viennent ravir leur regards sur des femmes à moitié nues. Et tu ne veux pas croire qu'elle ait été rédruite à être de celles qui se dévétissent. Mais tu reconnaîtrais ces yeux n'importes où, Judith. Et tu es obligée de laissé un soupir de soulagement s'échapper de tes lèvres. Au moins, elle est vivante. Tu as tant perdu, Judith, tu ne peux que te réjouir de savoir Mia en vie. « Qu’est-ce que tu fait ici ? ». Tu ouvres la bouche, mais les mots ne veulent pas sortir. C'est que tu n'avais jamais imaginé que quand tu la reverrais, ça serait dans ce genre d'endroit. T'es maladroite et tu lui montres la scène d'un geste. Parce que c'est la raison de ta venue ici. Tu es venue pour chanter, pour divertir. « On pourrait aller ailleurs … pour parler ? Ça fait si longtemps … » Trop longtemps. Tu acquièces d'un signe de tête et tu la laisses te guider ailleurs.

Il y a tant de choses que tu voudrais dire à Mia. Tant d'excuses que tu voudrais lui faire. Tu ne sais pas si ça aurait encore une quelconque importance après toutes ces années. Mais il y a une part de toi qui a envie qu'elle sache. Peut-être parce que tu aimerais savoir ce que vous seriez devenue si tu n'avais jamais mis un terme à votre relation. Peut-être parce que depuis que tu es face à elle, tu as l'impression que ton cœur bat de nouveau plus vite. Comme si sa présence te redonnais un sursaut de vitalité. « Mia... ». Tu ne sais pas quoi dire, Judith. T'es un peu comme une gamine désemparée face à elle. Tu te mords l'intérieur des joues et tu regrettes vraiment de ne pas voir plus d'alcool dans le sang. « Je… Je suis heureuse que tu sois en vie. ». C'est peut-être la chose la plus con à dire, mais pour toi c'est beaucoup. Tu ne sais que trop bien au combien la vie est fragile. Combien de tes proches as-tu déjà mis en terre, Judith ? Presque tous. Tu passes une main dans tes cheveux, nerveuse.  
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MessageSujet: Re: Almost [Judith]   Jeu 28 Juil - 12:48

Almost
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Il y a de la joie dans le regard de Mia. Un éclair de lumière qui passe dans ses yeux habituellement fatigués. Mais il y a de la perplexité également. Le moment semble irréel. Voila si longtemps qu’elle n’avait pas pensé à Judith. Elle gardait dans sa mémoire l’image d’une brune lui souriant. Mais elle la gardait cachée. Son trésor à elle. Le souvenir de quelques fugitifs instants de bonheur. Ceux auxquels elle n’ose plus repenser de peur de les souiller de sa tristesse et de son dégoût. Judith c’est son passé. C’est le bonheur de l’adolescence. Le premier amour. Le vrai. Celui qu’on pense faire durer toute une vie avant de le voir s’écraser sur les rochers. Alors la revoir ici, fige Mia. Elle ne sait pas comment réagir à cette présence qu’elle n’attendait pas.

Un peu de honte. Beaucoup de joie. Une pointe de colère.

Toutes ces émotions se mélangent en un flot confus. Et Mia se contente de scruter les traits de Judith, les imprimant dans sa mémoire par peur d’un jour les oublier. Elle a vieilli bien sûr. Tout comme elle. La lassitude est marquée sur son visage. Mais il n’y a rien de très étonnant à cela. Judtih est une née-moldue et le monde la rejette désormais de la même façon qu’il repousse Mia. C’est ainsi. Et elle se doute que le poids des années a commencé à peser sur les épaules de son ancienne amante. Pendant quelques secondes la pulsion d’une étreinte l’envahit. Au point que ses doigts tremblent légèrement. Mais elle se retient Mia. Ce n’est probablement plus la même Judith que celle qu’elle a connue. Elles n’ont désormais en communs que ce qu’elles ont été. Cela ne fait pas d’elle une amie. Pas quelqu’un en qui avoir confiance. A peine une ancienne connaissance qui ravive un passé doux-amer.

Et puis il a le choc de sa voix. Légère. Douce. Et Mia secoue la tête. Déçue soudain. Blessée. « Oui. Je suis en vie. C’est tout ce que tu as à dire ? » Bien sûr elle ne peut pas savoir que c’est le choc qui bloque la langue de Judith. Qui l’empêche de dire ce qu’elle voudrait. Tout ce qu’elle sait Mia c’est qu’elle n’entend pas les mots qu’elle aurait souhaité. Sa main se lève. Retombe contre sa cuisse. « Je suis contente de voir que tu est en vie aussi. » la voix s’éteint à la fin de sa phrase. Un peu peinée. Un peu confuse. Et le fossé creusé par les années semble soudain infranchissable. Mais elle essaye tout de même Mia. Elle ne peut pas s’en empêcher. C’est plus fort qu’elle. « Qu’est-ce que tu fait ici ? » Elle marque une pause. Désigne de la main la mise de la jeune femme, loin d’être aussi vulgaire que les strip-teaseuses aux alentours. Et la sienne. « Tu n’a pas l’air d’être à ta place. »

Et c’est vrai. Elle est ailleurs la place de Judith. Dans un endroit bien plus beau. En des temps bien plus doux. Mais on n’a pas  ce que l’on souhaite. Jamais. Un soupir s’échappe des lèvres peintes en rouges de Mia. Ou Spleen comme on l’appelle ici. Prénom ô combien approprié. « Je te demanderais bien si tu va bien. Mais je pense qu’on connait toutes deux la réponse. Et je ne voudrais pas que tu mentes uniquement pour me faire plaisir. » Plus rien ne peut aller pour des gens comme elles. Il n’y a pas d’espoir. Pas d’avenir. Même si Spleen se bat pour en créer un. Il ne reste que si peu de choses. Elle plante ses yeux dans ceux de Judith, Mia. Incapable de la quitter du regard ne serait-ce qu’une seconde par peur qu’elle disparaisse comme dans un rêve.
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MessageSujet: Re: Almost [Judith]   Dim 31 Juil - 9:33

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Tu es la reine du déni, Judith. Ton esprit à cet faculté de distordre la réalité pour en créer une autre qui te convient mieux. Mais pas maintenant, pas face à Mia. Parce que ton cœur s'emballe un peu en souvenir de ce qu'elle te faisait ressentir autrefois. Parce que tu sais que malgré les années qui défilent, elle n'a jamais cessé de te manquer. Parce que tu oses croire que si elle te prenait dans ses bras, tu oublierais tout le reste, comme autrefois. Parce qu'elle est la seule que tu n'aies jamais aimé et que tu te demandes parfois si tu ressentiras ça de nouveau un jour. Tu ne veux pas t'imaginer qu'elle n'est qu'une hallucination ou que tu es tout simplement en train de rêver, parce que tu as envie qu'elle soit là. Tu as envie de te replonger dans ses yeux, tu as envie de te souvenir de tout ces moments passé ensemble. A l'abri des regards. Et toi, tout ce que tu trouves à lui dire c'est que tu es heureuse qu'elle soit en vie. Sans plus d'explications, sans qu'elle ne sache combien tu as perdu. Alors tu regrettes l'époque où c'était si facile de lui parler, de se confier à elle. « Oui. Je suis en vie. C’est tout ce que tu as à dire ? » Non. Il y a tant de chose que tu aimerais pouvoir lui dire. Tant de regrets, tant de douleurs que tu aimerais lui confier. Non, que tu aimerais confier à ton amie. A la Mia que tu as connu autrefois. Mais tu sais que si tu as changé, que si l'univers t'a brisé, il en a très certainement fait autant avec elle. Tu sais que vous n'êtes plus ces deux adolescentes qui découvre l'amour. Celui qu'on interdit, celui qui te fait encore peur aujourd'hui. Celui que tu estimes ne plus mériter aujourd'hui. Alors sans doute que tu ne mérites pas non plus de la revoir et de voler quelques instants de bonheur, plongé dans des souvenirs que tu gardes précieusement dans ton cœur.  Tu ouvres la bouche, mais les mots restent coincés dans gorge alors tu la refermes. « Je suis contente de voir que tu est en vie aussi. ». Tu baisses légèrement le regard. Tu es en vie, Judith, mais ça ne veut pas dire que tu sois vivante. Ou que tu te sentes vivante. Plus rien n'a de saveur, sauf l'alcool que tu ingurgite à outrance. « Qu’est-ce que tu fait ici ? » Tu relèves le regard vers elle. Tu es venue chanter pour divertir des hommes que tu méprises et qui te considèrent comme un détritus de la société.  Malgré toi tu portes ta main à l'endroit ou brille ta rune. « Tu n’a pas l’air d’être à ta place. » Tu ne sais plus où est vraiment ta place, de toutes façons. Parce que tu aimais chanter et que même ça il te l'ont volé. Parce que tu rêvais de gloire et qu'ils refusent de te laisser l'avoir. Tu te dis parfois que ça serait tellement plus simple si tu allais tout simplement te réfugier dans le monde moldu, oubliant tout ce que tu as appris de la magie et de ses merveilles. Mais tu sais que les deux mondes sont aussi pourris l'un que l'autre. « Je suis là pour chanter. Mon patron m'a prêté pour une soirée. ». Te rappelant par la même occasion que tu n'es qu'un objet dont ils peuvent se servir à leur convenance. Une piqûre de rappelle dont tu n'avais pas besoin. Mais ça t'as permit de la revoir, alors peut-être que ce n'est pas si mal, au fond.

« Je te demanderais bien si tu va bien. Mais je pense qu’on connait toutes deux la réponse. Et je ne voudrais pas que tu mentes uniquement pour me faire plaisir. » Et tu mentirais, Judith. Parce que d'aussi fort que tu aimerais lui confier tout ce que ton cœur cache, tu n'aurais pas la force de lui infliger ça. Pas alors que sa position n'est pas meilleure que la tienne. Pas quand ce monde cherche autant à se débarrasser d'elle que de toi. Alors tu prétendrais que tout va bien. Elle n'a pas besoin d'entendre que tu te complais presque dans cette situation. Tu ne veux pas lui avouer croire que c'est la punition que tu mérites pour t'être cachée. Qu'enfin tu comprends ce que ton peuple a vécu sous le régime nazi. Que ça ne sera jamais pire que les horreurs que ton frère à vu. Qu'on ne t'as pas encore poussé au suicide, tout juste à la dépression et à l'alcoolisme. Encore que, ça, tu ne pourrais même pas le lui dire, Judith, parce que toi, tu ne t'en rends pas compte. Alors tu te contente de hocher la tête et de passer à autre chose. « Tu travailles ici? ». Tu connais déjà la réponse, Judith, mais tu as besoin de l'entendre de sa bouche pour l'accepter. C'est qu'elle mérite tellement mieux, Mia. Tellement mieux que de n'être qu'une distraction pour ces hommes dégueulasses. Tellement mieux que de n'être qu'un corps agréable pour leurs yeux. Tellement mieux que de n'être qu'un objet, une poupée dont ils disposent à leur convenance. Tu secoues légèrement la tête, comme pour lui dire que, finalement, elle n'a pas besoin de répondre. Tu refrènes ton envie de la prendre dans tes bras. Parce que vous n'êtes plus celles que vous étiez autrefois, Judith, vu n'êtes plus des amies. Même si tu sais que vous étiez plus que ça. « J'ai souvent pensé à t'écrire après Poudlard. ». Tu ne sais pas vraiment pourquoi tu lui avoues ça, mais c'est vrai. Sauf que tu ne l'as jamais fait. Ou plutôt, si, mais tes lettres finissaient toujours dans le feu de la cheminée. Parce que tu trouvais tes mots ridicules, parce que tu pensais qu'il était trop tard. Parce que, de toutes façons, ils n'auraient rien changés. « Je regrette de ne pas l'avoir fait. ». Parce que vous auriez pu rester en contact. Parce que tu aurais pu être là pour elle et elle aurait pu être là pour toi. Mais tu sais que la peur t'en as empêcher, aussi. Parce qu'il y avait des choses que tu avais à lui dire que tu refusais que le monde découvre. Parce que tu ne pouvais pas prendre le risque qu'on intercepte tes hiboux. « Je regrette qu'on se soit perdue de vue... ». Je regrette que notre histoire ce soit terminée comme ça... Des mots qui ne franchiront jamais tes lèvres. Des mots à jamais coincée dans ta gorge.

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MessageSujet: Re: Almost [Judith]   Jeu 4 Aoû - 17:34

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Il y a tellement de tensions dans le maigre espace qui existent entre les deux femmes. Tellement de non-dits. De regrets. De secrets. Mia scrute le visage de Judith, à la recherche de chaque variation, de chaque émotion qui traversent ses traits doux. Elle veut tout voir. Tout comprendre. Elle veut boire chaque trait de son visage et ne plus jamais les oublier. Elle ne sait pas si elle reverra Judith après ce soir. Il ne peut que s’agir d’un doux rêve. Et évidemment chaque rêve se termine avec le réveil. Son cœur se serre dans sa poitrine. Entre le manque et le regret. Il y a du besoin dans son regard. Quelque chose d’indicible, de terriblement doux. Quelque chose qu’elle ne peut pas formuler. Un souvenir. Une envie. Un oubli. Pourtant quelque chose d’essentiel.

Mais elle ne le dit pas. Elle se contente d’observer Judith, un triste sourire sur les lèvres, incapable de bouger.

Elle se mordille la lèvre Mia. Soudainement timide pour ce qui est sans doute la première fois de sa vie. Elle pourrait presque en rire. Comme cela doit être étrange pour Judith de la voir soudain si compassée. Mais il faut dire que Mia ne sait pas réellement comment réagir. Comment réagis-tu lors qu’on retrouve soudainement un amour perdu ? Quelqu’un que l’on a aimé mais que l’on connaît plus désormais ? L’étrangeté de la situation est grotesque. Mais elle est tout de même heureuse de la revoir. Plus qu’heureuse. C’est un soulagement autant qu’une douleur. Judith va bien. Judith est en vie. Mais rien ne sera plus jamais pareil entre elles. Judith est là et Mia ressent un mélange de joie et de déchirement. Elle voudrait retrouver les jours anciens ou tout n’était que joie et insouciance. Mais voila Judith avait déjà abîmée ses journées et Grindelwald a détruit tout espoir qu’elles se reproduisent un jour.

Mia hoche doucement la tête face aux déclarations de Judith. Comme si elles avaient un véritable sens pour elle. « Tu chante alors maintenant ? Tu as toujours eu une belle voix c’est vrai. Chez qui travailles-tu ? » Elle marque une pause. Consciente que les employeurs dans le quartier ne sont pas des meilleurs. Elle en sait quelque chose après tout. « Il te traite bien ? » Les né-moldus sont le plus souvent humiliés, mal payés. Un peu comme elle finalement. Mais elle veut être sûre que Judith va bien, un reste de possessivité qui revient de bien loin.

Un peu de honte sur ses traits lorsque Judith pose sa question. Une honte qu’elle repousse farouchement. Elle survit Mia. Elle n’a pas le choix. Et il n’y a pas de honte à survivre. Tout le monde doit faire ce qu’il faut. Elle vit avec. Alors elle relève légèrement le menton. Faussement fière et désigne son attire d’une main qui ne tremble pas. « Comme tu peut le voir oui. C’est mieux que rien. Et de toute façon il n’y a pas grand-chose d’autre à faire pour les gens comme moi » Prostituée peut-être. Mais Mia s’accroche encore pour ne pas descendre aussi bas. Un sourire triste se dessine sur ses lèvres. « Moi aussi. Mais le temps ne paraissait jamais le bon. » Une pause. Une moue amère. « Et après … je n’avais plus grand-chose à écrire. Plus grand-chose à dire. » La dictature. La solitude. « Mais je suppose que tu comprends. » Après tout Judith est tombée elle aussi, elle a du perdre ses rêves. Ses espoirs. Exactement comme Mia l’a fait. Et quand on est brisé à quoi bon se faire du mal en se rappelant des bons moments passés ?
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MessageSujet: Re: Almost [Judith]   Jeu 18 Aoû - 18:53

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Face à Mia, tu ne rêves que d'une chose, te blottir dans ses bras. Te laisser envahir par cette sensation de bien être qu'elle te procurait autrefois. Face à Mia, tu pourrais presque redevenir l'adolescente que tu étais autrefois. Tant d'années gâchées inutilement. Tant de larmes versées dans le noir, quand personne ne pouvait le voir ou les entendre. Parce que tu ne pouvais pas leur expliquer. Tu ne voulais pas non plus. Mia, c'était ton jardin secret, ton havre de paix. Tu ne voulais pas partager ça. De peur qu'on te l'arrache. De peur que le monde découvre ta déviance, parce qu'une femme qui en aime une autre, ce n'est pas normal. Sans doute que si tu en avais les moyens, te reviendrais en arrière, Judith, tu réécrirais ton histoire. Votre histoire. Mais tu ne peux pas et au lieu de traverser ces moments difficiles auprès d'elle, tu l'as transformée en étrangère. Mais en renonçant à elle, tu as renoncé à une partie de toi aussi et tu t'en rends compte, maintenant. « Tu chante alors maintenant ? Tu as toujours eu une belle voix c’est vrai. Chez qui travailles-tu ? » Tu hausses les épaules. T'as pas vraiment envie de parler du cabaret minable qui t'a offert du travail. Tu n'as pas envie de lui parler de la clientèle douteuse que t'es obligée de côtoyer quotidiennement. Parce que ça ne changera rien. Parce qu'elle est sûrement encore moins bien lotie que toi. Si ton patron ne cesse de réclamer que tu montres toujours un peu plus tes formes, tu ne te voies pas obligée de te dévêtir pour les divertir. « Il te traite bien ? » Tu n'oses pas te plaindre de ton employeur, Judith. Du moins, jamais à voix haute. Parce que tu t'estimes heureuse. Heureuse que quelqu'un aie acceptée de t'offrir un emploie. Heureuse de n'avoir pas été forcée de vendre ton corps pour survivre. Mais sans doute que tu aurais préféré en finir que de laisser un homme partager ton lit, de toutes façons. Alors oui, tu t'estimes heureuse. Même si ce n'est pas parfait, même si tu rêves de mieux. Et, pour toi, même l'Opiumerie ce serait déjà mieux. « J'évite de me plaindre, ça pourrait être pire. ». Tu te passes légèrement une main dans les cheveux, Judith. Peut-être que tu aurais dû lui mentir, prétendre que tout va bien pour toi. Mais à quoi bon quand elle est condamnée à la même injustice que toi ? Elle sait, elle comprend. Vous êtes toutes les deux des parias dans une société aux idées étriquées et élitistes.

« Comme tu peut le voir oui. C’est mieux que rien. Et de toute façon il n’y a pas grand-chose d’autre à faire pour les gens comme moi » Tu sers un peu les dents. Parce que ce n'est pas juste. Parce que rien n'est juste, mais tu sais, toi, que les qualités de Mia ne se résume pas à avoir un corps sublime et envoûtant. Tu sais qu'elle vaut plus que ça, plus que d'être réduite à travailler dans ce genre d'endroit. Mais tu ne peux rien dire, parce qu'elle a raison, Mia. Parce que ses possibilités sont aussi réduite que les tiennes, peut-être même plus. Alors tu te contente de hocher la tête, de lui signifier que tu comprends, que tu ne juges pas.  « Moi aussi. Mais le temps ne paraissait jamais le bon. » Je ne trouvais jamais les bons mots... « Et après … je n’avais plus grand-chose à écrire. Plus grand-chose à dire. » Tu en avais des choses à dire, toi, Judith. Des choses à lui confesser, des vérités à lui avouer. Tu te souviens avoir tout couché sur papier après la mort de Mason. Tu te souviens t'être dit que puisqu'il ne pouvait plus vous faire de mal, peut-être que tu pouvais oser tout avouer à Mia. Mais tu n'as jamais osé, allant même jusqu'à brûler ta missive de peur qu'on ne la découvre.  « Mais je suppose que tu comprends. » Étrangement, oui, tu comprends.  Sans nécessairement savoir pourquoi, sans pouvoir vraiment l'expliquer. Parce que même s'il y a un million de choses que tu auraient pu lui écrire, tu ne l'as jamais fait, Judith. Et tout ce qu'il te reste, ce sont tes regrets. Tes putains de regrets qui rendent les choses encore plus difficiles. Tu joues un peu avec tes doigts, jusqu'à ce que tu trouves le courage de lui prendre légèrement la main. Du bout des doigts, avec une timidité que tu n'avais pas autrefois. « Je suis désolée. ». C'est pas ta faute ce qui lui arrive. Ce qui vous arrive. Mais ça ne t'empêche pas d'être désolée. Parce que même si tu ne peux rien y faire, elle mérite mieux, Mia. Tu sait que ce n'est pas ton cas, que tu mérites tout ça, que c'est là ta punition pour t'être cachée quand ton peuple se faisait exterminé. Mais ça, tu ne lui diras pas à Mia, jamais. « J'aurais aimé que les choses soient différentes. ». Qu'elles se passent différement. Tu ne parles même plus de la dictature, Judith. Tu parles de ton putain de choix. Celui qui a fait de vous des étrangères. Celui que tu as fait à cause d'un homme devenu monstre. Le choix qui t'as condamné à la solitude aprés que tous les êtres qui t'étaient cher soient tombé au combat. « Peut-être qu'un jour, les choses iront mieux. ». Tu n'y crois pas, Judith. Du moins, tu ne crois pas que ça soit possible pour toi. Mais ça, c'est pas important. Tu te fiches que le monde te détruise s'il épargne les êtres qui te sont cher. Tu sais bien que ce n'est actuellement pas le cas, mais tu leur espères un avenir meilleur. Tu lâches sa main, comme si tu avais peur de ne faire qu'empirer les choses pour elle. « Je suis désolée, Mia... ». Ta voix qui se casse. Désolée de t'avoir quittée. Désolée de ne t' avoir jamais dis la vérité. Une vérité dont tu ne lui parleras pas, tes lèvres scellées même aprés la mort de ton bourreau. Mais tu veux qu'elle sache que tu regrettes.
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MessageSujet: Re: Almost [Judith]   Sam 27 Aoû - 15:22

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Mia & Judith
It's a tragedy, the way our story goes maybe, perhaps, almost..

Regrets. L’air est si lourd qu’il semble désormais peser sur les frêles épaules de Mia. Pourtant elle n’est pas en faute. Pas plus qu’une autre. Parce qu’elle n’a jamais vraiment compris elle, pourquoi Judith avait soudainement décidé de mettre un terme à leur relation. Jamais. Alors oui pendant les mois qui ont suivis elle a fait semblant. De ne pas souffrir. De ne pas pleurer. Elle a du retenir ses mains qui voulaient s’enfouir dans les cheveux soyeux de la brune. Rester à ses côtés mais sans la toucher. Sans l’étreindre. Comme si rien ne s’était passé. Comme si elle n’avait pas l’impression de se faire poignarder à chaque fois qu’elle croisait les prunelles bleues de celle qui avait été son amour. Mensonges après mensonges. Mois après mois. Mais après Poudlard tout avait changé. La blessure n’était pas guérie et elle n’avait pas à voir Judith tous les jours.

Pourquoi alors se faire d’autant plus de mal en gardant contact ?


Elle ne l’avouera jamais mais c’est sans doute pour cela qu’elle n’a pas fait plus d’effort Mia. Finalement toujours blessé par les évènements qui s’étaient déroulés. Et puis le temps à fait son travail pansant lentement la blessure. La cicatrisant sans pourtant qu’elle ne se referme jamais. Et il a fallu faire des choix. Survivre. Ou continuer à regarder vers le passé. Et Mia est morte pour devenir Spleen. Nouvelle vie. Nouveau nom. Plus de passé. Seulement un avenir. C’était sa décision et elle avait toujours pensé s’y tenir. Mais il est difficile de rester de marbre lorsque le passé vient vous frapper en pleine figure sous la forme de la personne qu’elle a toujours le plus aimé. Ensuite il ne reste que la confusion et les émotions qui se mélangent. Peut-être n’auraient-elles pas du se revoir. Peut-être que cela ne peut que leur faire plus de mal. Mais c’est trop tard. Visiblement le destin était décidé à les réunir.

La blonde hausse les épaules face aux paroles de Judith. « Je suppose. Fut un temps je pensais que les choses ne pouvaient pas être pire qu’elles l’étaient. Mais c’est bien naïf pas vrai ? » Un sourire amer. « Si le monde nous prouve quoi que ce soit c’est qu’il peut toujours y avoir pire. » Plus de sang. Plus de torture. Plus de douleur. Un cycle cruel qui ne semble pas vouloir finir. Six ans déjà que l’univers semble s’être arrêté, la grande horloge du monde stoppée sur « enfer ». Un enfer dont elles font désormais partie. Les lèvres peintes en rouges de Mia se plissent légèrement. « Désolée de quoi ? Tu n’y es pour rien. Tu en souffre autant que moi. Peut-être même plus. » Elle ne peut plus se retenir, sa main s’élève légèrement pour frôler une boucle rebelle de cheveux bruns de Judith sans vraiment oser la toucher. Un peu de douceur mêlée de regrets dans les yeux.

« Ne soit pas désolé pour les autres. Ne soit pas désolée pour toi. Continue à vivre. Bat-toi. Survit » Prouve leur qu’ils ont tort tous ceux qui ont voulu les détruire. Les enfoncer. Tous les monstres et les aristocrates bien-pensants qui ne veulent que les remettre à leur « juste » place. Qu’ils crèvent tous. Elle lève un sourcil délicat. « Les choses iront mieux ? » Une moue presque rieuse. « Je ne t’imaginais pas … si optimiste vraiment. » Elle hausse les épaules. « Je ne pense pas que les choses iront mieux. A part si on les pousse à changer » Mia n’en dit pas plus. Pas certaine de réellement pouvoir faire confiance à la brune autant qu’elle le voudrait. Elle détourne le regard face aux nouvelles excuses de Judith. « Je te l’ai dit. Les excuses ne servent à rien. Elles ne changent rien. Ce qui est fait est fait. Et on ne peut pas réparer. » De la douleur dans ses yeux qu’elle cache difficilement.
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