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 (Cerseya) ◊ « Nothing is written in the stars. »

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MessageSujet: (Cerseya) ◊ « Nothing is written in the stars. »   Jeu 21 Juil - 14:53

Freya & CerseïNothing is written in the stars. La famille était un concept différent pour chacune des lignées de sang-purs, du fond de l’Angleterre aux froides contrées bulgares. La famille pouvait unir ou détruire, renforcer ou affaiblir. Cerseï était de celles qui avaient eu une chance extraordinaire, aussi insolente que ne l’était son caractère. Elle était parvenue à une forme de liberté dont peu de femmes pouvaient jouir, épouse d’un homme aussi patient que respectueux de ses envies. Certes, le début de sa vie avait été une succession de souffrances, un enfer personnel marqué sur sa peau, dissimulé magiquement lorsque ses tenues tendaient à en dévoiler la réalité. Assise au piano dans le grand manoir Macmillan, elle jouait de cette Sonate au clair de lune, terriblement mélancolique, trace s’il en fallait une de cette ambiguïté qui dormait dans son coeur ; elle avait tout pour être heureuse mais lorsque la douleur l’envahissait, il y avait toujours une période de latence ensuite, comme énième stigmate de l’enfance.

Au creux du poignet, le croissant lunaire, sombre marque sur l’épiderme pâle. Elle ne triche pas. A quoi bon ? Gideon n’était pas là, occupé par les affaires, occupé par l’avancée de ses recherches et Cerseï s’était retrouvée en proie à ses démons sans pouvoir lutter, sans obtenir d’aider. La seule consigne dans ces conditions était toujours d’éloigner Ayden. Les Elfes savaient que lorsque la maîtresse semblait aller mal, il fallait protéger le petit garçon, contre sa mère, même, s’il le fallait. La magie noire imprimée sur son corps avait de terribles conséquences, faisant ressortir la folie de son lignage, faisait dégorger les peurs, les angoisses, tous les démons endormis au fond de son âme, et si Cerseï savait résister, tant bien que mal, elle était surtout terrifiée à l’idée de briser son enfant ou son mari dans ces accès de terreur. Qui pouvait leur assurer qu’elle serait toujours en état de se relever, ensuite ?

Fatiguée par les larmes, par la crise, elle joue de ce piano, si beau, dont les contours d’ivoire sont aussi clairs que la longue chevelure de la jeune femme, en contraste avec la robe bleue, reflet de ses yeux. « Maîtresse Cerseï, il y a quelqu’un pour vous. » Elle relève le nez de sa partition, intriguée. Elle n’attendait personne et il n’y avait aucune réunion des Kelpie ce soir. Récupérant la baguette aux teintes rosées, elle quitte la pièce pour descendre les escaliers et rejoindre le hall d’entrée. Elle était là, si belle. Ses cheveux blonds lui donnaient l’air de l’ange qu’elle ne pouvait pas être, parce que le sang des Draganov coulait dans ses veines. Si les soeurs échangeaient par lettres, il leur était particulièrement difficile de se voir, d’être dans les mêmes lieux ; Timoteï le lui ferait payer trop amèrement.

Les seuls instants où il ne pouvait rien dire demeuraient les soirées durant lesquelles l’hypocrisie était de mise, d’autant que Cerseï était toujours entourée, toujours à discuter d’un côté ou de l’autre, parfaitement à l’aise dans cette aristocratie cruelle. En devenant une Macmillan, elle avait découvert l’utilité des contacts sociaux, la forme de vengeance que cela pouvait également devenir. La lignée à l’allégeance changeante en fonction du pouvoir savait se faire redoutablement discrète, bien loin de la méthode sanglante des dragons bulgares. « Freya, qu’est-ce qu’il s’est passé ? » Si la petite soeur était ici, c’est que quelque chose d’important venait de se produire et Cerseï le lisait sans mal dans ses yeux. « Je n’ai pas reçu de hibou depuis des jours. » S’était-il égaré ? Ces animaux ne sont pas infaillibles.

« Viens. » lui souffle-t-elle, lui indiquant de la suivre dans le salon où Ayden était assis, sur le canapé, ses cheveux aussi blancs que ceux de sa mère et ses billes bleues focalisées sur un livre presque plus gros que lui, posé sur ses genoux. Le garçon n’a pas l’air d’avoir entendu, complètement absorbé par les mots sur le papier. Un Elfe se charge de porter le thé, calmement.
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MessageSujet: Re: (Cerseya) ◊ « Nothing is written in the stars. »   Jeu 21 Juil - 19:21

Cerseï ξ Freya
 Nothing is written in the stars. .
D' you breathe the name of your saviour in your hour of need, and taste the blame if the flavor should remind you of greed? Of implication, insinuation and ill will, 'til you cannot lie still, in all this turmoil, before red cape and foil come closing in for a kill. Come feed the rain 'cause I'm thirsty for your love dancing underneath the skies of lust. Yeah, feed the rain 'cause without your love my life ain't nothing but this carnival of rust

Tout lui était insupportable. Les dernières minutes, le manoir dans lequel elle vivait avec le reste de sa famille, la présence même de celui qui se proclamait son père, mais qui n'en était un que lorsque ça l'arrangeait, c'est-à-dire jamais ... Elle ne supportait plus sa chambre, devenue prison dorée dans laquelle elle attendait que vienne sa dernière heure, elle ne supportait plus ses rideaux, ses livres, l'odeur et même les bruits étouffés provenant de la chambre voisine, celle de son frère. Elle ignorait ce qu'il faisait la dedans. Enfant, elle avait tenté de s'y introduire et la punition avait été cuisante. Peut être était-ce la que son frère avait pris gout pour la souffrance et le désespoir ? Qu'importe, elle s'en fichait. Petite dernière des Draganov, elle avait vainement espéré connaitre un peu de répit avant que vienne frapper à sa porte, le devoir que son âge et sa condition lui imposeraient ... Mais non, la voici, à peine âgée de dix-neuf années, vendue comme du bétail au premier venu. Elle ne pouvait le supporter. Après la discussion dans le bureau paternel, où le couple parental lui avait fait part de sa décision, elle était restée muette, silencieuse. Une véritable tombe qui était allée s'enfermer dans sa chambre où elle avait tout dévasté. Le sang des Draganov n'épargnait personne. Ni les hommes avides de pouvoir, laissant libre court à leurs ambitions quitte à faire couler le sang ... Ni même les femmes, visiblement sujettes aux accès de folie. Mais c'était plus qu'un caprice d'enfant cette fois. Plus que le témoignage d'une frustration. Enfermée pendant près d'une semaine, avec un elfe de maison lui apportant un repas qui, la plupart du temps, ne serait même pas touché, Freya réfléchissait. Elle avait voulu trouver un moyen de contourner la décision, elle avait voulu envoyer une lettre à sa soeur, comme elles en avaient l'habitude, mais elle était restée là, impassible et muette sur son lit. Les heures passèrent, les jours aussi. On envoya son frère qui, à grand coups de raillerie, tenta de la faire sortir de ses gonds. Puis, on mandata la plus âgées des trois soeurs dans l'espoir qu'un peu de tendresse viendrait adoucir sa rancoeur. En vain. Aucun de ses parents n'avaient, néanmoins, essayer de pénétrer les lieux. C'était bien sa seule consolation, se dit-elle en pensant qu'elle aurait été tout à fait capable de lancer un impardonnable pour les faire déguerpir. Et puis, une nouvelle semaine débuta et avec elle, une bonne nouvelle. Le couple Draganov quittait sa résidence de campagne pour rejoindre Londres où ils resteraient une journée. C'était l'occasion ou jamais.

Elle n'était jamais venue. A vrai dire, depuis que son père avait appris la vérité sur le mariage de Cerseï, évoquer le nom de cette dernière avait le don de le rendre totalement fou de rage. Depuis combien de temps ne l'avait-elle pas vu ? Enfin, plus longtemps que quelques minutes volées dans une ruelle à l'abris des regards ... Elle n'aurait su le dire mais leur correspondance, plus qu'abondante, lui offrait un peu de répit au milieu du chaos qu'était devenu sa vie. Si Freya se confiait énormément à Cerseï, elle omettait un grand nombre de détails qui aurait, elle en était sure, alarmé la pauvre mère de famille, si loin de cette petite soeur qu'elle avait toujours protéger. Ainsi les crises d'angoisse, les intrusions à répétition de leur père, dans son esprit, n'étaient qu'autant de chose qu'elle gardait pour elle, persuadée de préserver, ainsi, l'équilibre que sa soeur avait construit avec son mari. On la laissa dans le hall, le temps d'aller annoncer sa présence à la maitresse des lieux. C'était beaucoup plus lumineux que chez les Draganov, à l'image de Cersei. Elle était heureuse que sa soeur ait put trouver, dans ce monde si obscur, un peu de bonheur. Freya, qu’est-ce qu’il s’est passé ? La jeune femme se retourna, apercevant, pour la première fois depuis des lustres, sa soeur aînée comme elle l'avait toujours perçue: élégante et gracieuse bien que la once d'inquiétude qu'elle lisait dans son regard lui brise le coeur.  Je n’ai pas reçu de hibou depuis des jours. Viens. Une légère culpabilité l'assaillie alors: c'était plus son silence que sa présence qui avait provoqué la peur de sa soeur. La suivant à travers une propriété qu'elle ne connaissait pas, elle garda le regard fixé sur le sol, essayant de réfléchir à la manière dont elle allait annoncer les choses. Ce ne fut qu'en levant les yeux pour s'installer qu'elle ne le vit. Il était tout petit, adorable, et elle ne pouvait nier la ressemblance avec la femme assise juste à côté de lui. Son neveu. Refoulant son envie de s'approcher, Freya s'installa sur le canapé, laissant l'elfe déposer son plateau et quitter la pièce. Puis, retrouvant son air grave, elle s'éclaircit la gorge, quelque peu mal à l'aise. Tu étais mon seul et unique refuge. dit-elle, la voix encore rauque des ces quelques jours de mutisme. Père a décidé de me marier. ajouta-t-elle d'une traite avant de ne plus avoir le courage d'ouvrir la bouche.

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MessageSujet: Re: (Cerseya) ◊ « Nothing is written in the stars. »   Sam 23 Juil - 14:20

Freya & CerseïNothing is written in the stars. Le petit garçon ne comprend pas tous les mots qu’il lit, parce qu’à cinq ans, il est limité par bien des notions trop abstraites pour lui, mais ça ne le retient pas. Il a ce petit crayon magique et quand il ne comprend pas, il surligne les mots, comme son papa le lui a enseigné. Souvent, il y a beaucoup de mots à expliquer mais le garçon est attentif et il en profite pour passer du temps avec ses parents, à essayer de se souvenir de ce qu’ils lui apprennent. Quand Freya entre dans la pièce, il est concentré, le bout de la langue sortie dans un élan de concentration pour mettre la couleur le long du mot, sans trop dépasser. Il est appliqué. « Ayden.. » Cerseï s’est assise près de lui, entourant les petites épaules d’un bras affectueux pour qu’il relève le nez. « Je te présente ta tante Freya. » Les yeux bleus se concentrent sur la jeune femme. Il essaye de se souvenir si on lui a déjà parlé de la tante Freya, parce que quand même la famille est grande et lui, il ne connaît que le côté Macmillan. Ca lui revient. La tante Freya, c’est la soeur de maman. Il n’a jamais très bien compris ce qu’est une soeur, toutefois il sait que c’est important. Il hésite. La blonde s’assied poliment.

« Tu étais mon seul et unique refuge. » Freya est mal à l’aise. Cerseï le sent, à sa manière de se tenir, de regarder le sol, de chercher ses mots. Son seul et unique refuge. Il s’est passé quelque chose de grave ? Si Timoteï a osé lever la main sur sa soeur, la métamorphomage jure de lui arracher le coeur et de la faire manger en ragoût à leur mère. « Père a décidé de me marier. » La gorge de la benjamine est nouée, ce que son aînée comprend au vue de la situation. C’est donc cela, à dix-neuf ans à peine, le père a décidé de se débarrasser d’une gêneuse. Le caractère un brin indiscipliné de la petite dernière devait le contrarier et si elle se tenait sans doute du mieux qu’elle pouvait, ça n’était qu’une fille, quelque chose de pénible qu’il fallait céder au plus offrant.

Ayden repousse le gros livre sur le canapé et se lève pour aller enlacer tante Freya. Elle a l’air malheureuse. La spontanéité de l’enfant ne répond pas aux critères adultes, il agit comme il lui semble juste de le faire et son éducation lui offre une certaine liberté de mouvement, dans la mesure de la politesse. Le petit corps serre doucement la dame puis décide de se placer à côté d’elle, pour la regarder. Si il ne sait pas ce qu’il faut dire, et s’il déteste parler pour ne rien dire, son regard est tendre bien qu’anormalement bleu, d’une intensité peu naturelle.

« Freya.. peut-être que tu devrais considérer cela comme une chance. » C’est sans doute difficile à envisager, parce que Freya est jeune, parce que c’est encore une adolescente, quelque part, et que la perspective d’épouser un inconnu donne la terrible sensation d’être un objet, une poupée gonflable. « Est-ce que tu le connais ? Peut-être est-ce un homme assez respectueux pour apprendre à te connaître et t’aimer telle que tu es. » Mais toutes n’ont pas la chance insolente qu’elle a eu et Cerseï en a conscience. Elle sait que sa soeur pourrait tomber sur un être fait de violence et de sang comme le sont les Draganov. « Ne veux-tu pas lui laisser le bénéfice du doute ? » La raison plutôt que la révolte ouverte. La fourberie plutôt quel le rejet. Mieux valait simuler un consentement avec Timoteï, au risque d’être rayée de la carte. Par chance le mariage de la métamorphomage était assez reconnu pour qu’on ne puisse pas l’effacer de l’arbre généalogique.
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MessageSujet: Re: (Cerseya) ◊ « Nothing is written in the stars. »   Sam 23 Juil - 18:15

Cerseï ξ Freya
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Il n'y avait pas de mot pour décrire le désespoir dans lequel se trouvait la jeune fille. Persuadée d'être punie, en quelque sorte, pour son tempérament revêche, qu'elle avait sans nul doute piqué à l'aînée qui lui faisait face, Freya hésitait entre la fuite et le suicide, cherchant à tout prix un moyen de quitter ce monde qui la répugnait de jours en jours. Bien sur, elle s'était doutée qu'un jour viendrait la question d'un mariage et que sa propre soeur avait, d'une certaine façon, eut beaucoup de chance dans son "malheur"... Mais elle ne pensait pas que le jour viendrait si vite. Elle qui était si jeune allait devoir supporter une vie conjugua à laquelle elle n'avait même jamais pensé, trop aux prises avec les démons qui l'obsédait. Elle avait pensé avoir le temps d'y réfléchir, de rechercher quels étaient les célibataire de son rangs qui pourraient lui convenir, qui auraient les mêmes pensées et envies qu'elle ... Quelle idiote idéaliste elle était. Bien sur que Timotheï s'empresserait de trouver quelqu'un qui lui ressemble, quelqu'un capable de continuer d'instaurer le désespoir, de la maintenir sous un certain contrôle. Son pire cauchemar se réalisait et, au bord des larmes, Freya menait de craquer. Une bouffée d'amour l'envahit dès qu'elle sentit l'enfant lui sauter dessus. Ce petit être qu'elle n'avait, jusqu'alors jamais vu, venait de lui sauter dans les bras, sidérant alors sa pauvre tante qui n'était pas une habituée des consolations si physique et surprenantes. Un sourire tendre vint éclairer son visage, ses yeux perdant leur inquiétude précédente pour se focaliser sur l'enfant et sur tout l'attachement qu'elle éprouvait déjà envers lui. Pauvre petit. Naitre dans une telle famille ... Heureusement que la branche paternelle semblait plus saine que ses grands-parents maternels. Elle laissa sa main caresser les cheveux blonds du petit, comprenant alors pourquoi Cerseï ne s'était pas battue pour garder sa place au sein de la famille. Protéger son enfant. Protéger cet innocent du sang fou des Draganov. Qui sait ce que Timotheï serait capable de faire. Bien qu'étant un garçon, Ayden risquait plus de devenir comme son oncle, un mégalomane pourri gâté, qu'être traité comme elles avaient pu l'être. Freya.. peut-être que tu devrais considérer cela comme une chance. Elle manqua de s'étouffer. Comment ? Même sa soeur prenait le parti de ce mariage maudit ?

Blessée et perdue, le regard de la blonde se perdit dans le vide. Pourquoi une telle réaction ? Cerce aurait du être horrifiée qu'elle en apprenant la nouvelle ? Que cachait un si grand calme ?  Est-ce que tu le connais ? Peut-être est-ce un homme assez respectueux pour apprendre à te connaître et t’aimer telle que tu es. Ne veux-tu pas lui laisser le bénéfice du doute ? Manquant de s'emporter, d'hurler que tout était de la faute de ce maudit géniteur et de ses idées préhistorique, de tout balancer, quitte à effrayer le pauvre enfant, Freya déglutit difficilement, vivant la réaction de son aînée comme une trahison. Elle secoua alors négativement la tête. Je pense qu'il ne sait pas encore lui même qui il va choisir ...avoua-t-elle, ignorant encore s'il allait chercher le plus offrant ou celui dont il était sur qu'il parviendrait à la domestiquer. Dans tous les cas, cela ne plaisait pas à Freya qui ne se cacha pas derrière de faux sentiments, sachant d'nu ton glacial Je pourrais aussi bien tomber sur Dragomir Malfoy que sur l'un de ses vieux amis veufs en quête d'une jeune femme pour leur assurer une descendance. Jamais, cependant, il ne la donnerait à un sang-mêlé ... Ou du moins, pas un qui ne soit pas haut dans la hiérarchie. Cela réduisait donc le nombre de prétendant à sa main. Mais ne rassurait pas du tout la pauvre enfant dont les pires cauchemars se succédaient nuits après nuits: passant du play boy à la Vanadil au vieux vicieux qui s'empresserait de consommer le mariage, persuadé, ainsi, de reconquérir sa jeunesse. Dégoutée, elle ajouta Il ne fera pas la même erreur qu'avec toi, il va s'assurer que mon mari corresponde bien à ses exigences avant d'accepter quoi que ce soit. murmura-t-elle plus pour elle même que pour sa soeur.

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MessageSujet: Re: (Cerseya) ◊ « Nothing is written in the stars. »   Mer 27 Juil - 0:06

Freya & CerseïNothing is written in the stars. Freya le prend mal. Sans doute Cerseï ne s’est-elle pas bien faite comprendre de sa jeune soeur, sans doute leurs expériences différentes font que l’opportunité ne leur apparaît pas de la même manière. « Je pourrais aussi bien tomber sur Dragomir Malfoy que sur l'un de ses vieux amis veufs en quête d'une jeune femme pour leur assurer une descendance. » Si ça avait été une toute autre conversation, sans doute aurait-elle laissé échapper un rire mais elle voit bien que ce serait de mauvais goût alors elle se contente de l’observer, de constater sa surprise face à l’affection spontanée d’Ayden, elle se contente de patienter. « Il ne fera pas la même erreur qu'avec toi, il va s'assurer que mon mari corresponde bien à ses exigences avant d'accepter quoi que ce soit. » Un froncement de sourcils. A-t-elle laissé tant de traces dans la demeure familiale des Draganov ? Prononce-t-on encore son nom ? Elle aurait juré avoir été oubliée, si on le lui avait demandé. Pourquoi ? Parce que Timoteï ne supportait pas l’insubordination, il avait le sang chaud, la fureur sans bornes et il n’aurait pas été si étonnant qu’il nie avoir eu quelqu’un en face, qui plus est une fille, pour le défier.

Elle sert le thé, calmement. Elle prend le temps de déposer une tasse sur une soucoupe en face d’elle puis se lève pour donner à son fils un chocolat chaud, déposant sur sa joue un baiser tendre. « Attention, c’est chaud. » Il a murmuré un merci maman avant de souffler sur le breuvage trop chaud puis de retourner sur le petit canapé, à l’angle de la table basse. « Freya, un mariage c’est ce que tu veux en faire. Toi et seulement toi. » Le ton est calme, posé mais sûr, Cerseï semble savoir de quoi elle parle alors même qu’aux yeux de tous, elle ne soit devenue une Macmillan que par la volonté des parents, que par un mariage arrangé. Timoteï s’était fait roulé, ne l’avait pas caché aux Draganov au vue de ses vociférations toutefois il n’apparaissait aucune réelle manipulation entre la métamorphomage et son époux.

« Je ne suis pas tombée éperdument amoureuse de Gideon. Pas au début. » Une gorgée de thé avant de poursuivre. « J’étais innocente et j’avais besoin qu’on me sauve la vie. Je n’ai compris que plus tard le pouvoir que l’on peut avoir entre les mains, parce qu’il me l’a appris. Tu veux t’en sortir ? Séduis-le. » Le regard de la jeune femme est lourd de sens. Elles ne sont que des femmes. Elles ne sont que des victimes pour une société qui les nie. « Tu es belle et intelligente, Freya. Tu as ce don formidable pour la musique. Et même père, dans toute sa bêtise et sa cruauté, a aimé notre mère. » Comment elle le sait ? Elle la vu dans ses yeux. Elle l’a vu, cet amour étrange, ou plutôt cet attachement. Elle est sans doute la seule à qui il ne fera pas de mal, jamais. « Ton mari ne lèvera pas la main sur toi si tu décides que ça ne sera pas le cas, parce que s’il ose, il le paiera. » Ce qu’elle essaye de lui faire comprendre ? Que c’est une Draganov, qu’elle a dans le sang autant d’ambition que d’aptitude à écraser l’ennemi, même si ce n’est pas l’héritage dont elles sont le plus fières, elles savent qu’elles ont ça dans les veines. Freya pourrait très bien être une Morgane ou une Cléopâtre, de ces femmes puissantes et belles qui se débattent contre le destin. « Laisse une chance à cet inconnu ou choisis-en un. Choisis d’être ce que tu veux et sers t’en. Ma petite soeur ne peut pas être malheureuse. » Un sourire presque aussi maternel que ceux qu’elle peut offrir à Ayden. Lui, il n’écoute déjà plus. Il a replongé le nez dans son livre avec une concentration exemplaire, du chocolat au coin des lèvres.
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MessageSujet: Re: (Cerseya) ◊ « Nothing is written in the stars. »   Dim 31 Juil - 18:40

Cerseï ξ Freya
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La jeune Draganov était perdue: elle savait qu'elle ne pouvait pas, ouvertement, faire opposition à la décision paternelle. après tout, qui, dans cette société, viendrait lui donner raison ? Elle n'était qu'une femme ... Elle devait obéissance à l'homme dont elle dépendait, et, dans le cas présent, il s'agissait de son père. Troublée, elle avait espéré trouver réconfort auprès de sa soeur qui, comme à son habitude, avait fait preuve d'une oreille des plus attentive et d'un calme olympien. Freya avait toujours admiré cette manière qu'avait Cerseï de se tenir: élégante, droite, parfaite incarnation de ce qu'elle avait toujours voulu être. Freya, un mariage c’est ce que tu veux en faire. Toi et seulement toi. Elle regarda sa soeur avec un regard plein de surprise, mêlé à de l'incompréhension. En quoi cela pouvait-il devenir ce qu'elle voulait en faire ? A ses yeux, ce mariage ne servait que l'a changer d'autorité, à la passer de la coupe de son père à celui d'un homme qui risquait, à son grand malheur, de ressembler à son géniteur. Il n'y avait qu'à voir le couple parental: à aucun moment Freya n'avait l'impression que Denista Krum devenue Draganov, n'avait eut voix au chapitre dans la moindre décision importante. Je ne suis pas tombée éperdument amoureuse de Gideon. Pas au début. La cadette leva la tête de sa tasse, observant sa soeur avec une nouvelle once de surprise dans son regard clair: elle avait toujours cru que sa soeur avait réalisé un véritable mariage d'amour ... Bien sur, l'attachement était une chose relative, lorsque l'on grandissait dans un milieu aussi glauque que le leur: après tout, il n'y avait qu'à voir les relations qu'elles entretenaient avec Vanadil pour comprendre que l'amour familial n'était pas le pilier des Draganov ...  J’étais innocente et j’avais besoin qu’on me sauve la vie. Je n’ai compris que plus tard le pouvoir que l’on peut avoir entre les mains, parce qu’il me l’a appris. Tu veux t’en sortir ? Séduis-le. Ton mari ne lèvera pas la main sur toi si tu décides que ça ne sera pas le cas, parce que s’il ose, il le paiera.  Prenant le temps de mesurer chaque parole, Freya vit la chose sous un jour nouveau. Mais se sentait-elle réellement capable de séduire quelqu'un qui serait, à n'en pas douter, plus âgé ? Crois-tu que cela peut marcher ? Que fasse à n'importe quel homme je peux trouver le moyen de tirer mon épingle du jeu ? Cerseï n'avait pas tort: il y aurait une différence flagrante avec sa situation actuelle: elle ne serait pas vu comme une enfant. Jusqu'alors, elle n'avait qu'en de très rares occasions joué de sa beauté juvénile pour obtenir ce qu'elle voulait: il s'agissait plus d'amadouer des amis de son père lors de réception, pour obtenir l'autorisation d'aller de ça, de là, avec une escorte convenable qui rassurait ses parents sur ses quelques sorties. L'opportunité qui souffrait à elle, pour peu qu'elle joue bien ses cartes, étaient d'une ampleur bien plus grande. Reste à espérer qu'il y ait un minimum d'attirance dans cette union ... souffla-t-elle alors que le souvenir d'une vieille histoire qu'on lui avait raconté, lui revenait en mémoire. Celle d'une jeune femme que l'on avait marié à une homme qui n'était, de toute évidence, pas intéressé par les charmes féminins. Bien que cela lui apporte un réel confort dans sa vie quotidienne, la solitude dont avait souffert la pauvre fille l'avait, selon la légende, poussé au suicide. Laisse une chance à cet inconnu ou choisis-en un. Choisis d’être ce que tu veux et sers t’en. Ma petite soeur ne peut pas être malheureuse. Freya hocha la tête en souriant: elle avait enfin l'impression de retrouver sa soeur tant admirée. Cette conversation avait l'effet escompté, malgré le léger quiproquo du début: cela la reboostait, lui donnait des idées plus audacieuses les unes que les autres. Avec un mari, elle se détachait de l'autorité paternelle, elle obtenait la liberté d'aller où bon lui semblait, comme ici par exemple, sans avoir à mentir où à filer en douce comme elle le faisait actuellement. Elle était libre de re-fréquenter ouvertement sa soeur, d'apprendre à connaitre son neveu. Même si elle tentait de voir les bons côtés, l'appréhension était toujours là quand à l'identité du prétendant qui viendrait réclamer sa main. Si ce n'est pas le cas, je lui arracherais le coeur de mes mains. déclara-t-elle sans ciller, se surprenant elle même de ce ton froid et sérieux qu'elle venait de prendre. Incapable de distinguer si elle plaisantait, ou si un fond de vérité se cachait dans ses paroles, Freya prit sa décision, elle était déterminée. Seras-tu là, ma soeur ? Promets moi que tu ne me laisseras pas affronter cela toute seule ... Mais malgré toute sa détermination, au fond d'elle, elle sentait qu'elle n'était encore qu'une enfant.

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MessageSujet: Re: (Cerseya) ◊ « Nothing is written in the stars. »   Lun 1 Aoû - 12:45

Freya & CerseïNothing is written in the stars. Est-ce qu’elle pensait vraiment que cela puisse marcher ? Oui. Freya avait un visage d’ange, un air juvénile et un corps qui ferait pâlir certaines des petites bourgeoises au sang nébuleux qui prétendent à qui veut l’entendre qu’il y a dans leurs veines du sang bleu. Elle avait la blondeur d’un soleil d’été et quelques cassures à l’âme, des mystères dont personne ne pourrait jamais vraiment dessiner les contours. Le sang fou des Draganov coulait dans leurs coeur et, même si elles l’avaient voulu, les filles de la lignée n’auraient eu aucun moyen de lutter contre leur instinct de survie. Chacune devait trouver sa manière personnelle de s’échapper, de s’extirper de l’enfer créé par Timoteï. La petite dernière avait des atouts non négligeables dont elle n’avait sans doute elle-même pas conscience. Être une femme permettait aux hommes de détruire la volonté, de se croire tout permis, et cela Cerseï n’avait jamais pu le tolérer. « Reste à espérer qu'il y ait un minimum d'attirance dans cette union … » Le rire s’envole, tintement délicat dans la pièce qui fait relever le nez d’Ayden. Elle est encore si innocente, si jeune, si prompte à croire qu’il faut ressentir pour agir. Peut-être Cerseï était-elle la sang-pur la plus chanceuse de sa génération mais avant de parvenir à ses objectifs, elle était passée par nombre de tourments et de solutions drastiques. Gideon lui avait transmis une certaine vision du monde, une nouvelle perspective de ce qui était ou non possible et, à seize ans à peine, elle avait vu dans le regard clair d’un homme plus de ruse que de violence. Ca avait fait d’elle une calculatrice. Le fait de rouler Timoteï avait été la plus belle de ses victoires sur la vie. « Freya, tu es une Draganov, tu sais ce que cela veut dire ? Qu’au mieux, ton mari sera puissant, au pire il sera fou. Personne n’aurait sincèrement l’idée de pactiser avec notre père sans assurer ses arrières. Ou alors c’est un inconscient stupide. » Sourire en coin qui soupçonne bien des sous-entendus. « Un homme stupide répond à ses instincts sans trop de prudence. Quant à toi.. » La sorcière s’est levée, elle est allée récupérer une bouteille dans un des meubles de la pièce, liquide ambré caractéristique et forme raffinée supposant un prix indécent. Revenant vers Freya, Cerseï s’est agenouillée devant elle, lui tendant ce qu’elle venait de prendre. « Le whisky pur-feu. Une potion magique contre la peur ou le dégoût. » On ne pouvait pas dire que la métamorphomage s’était montrée rapidement très douée pour les jeux de l’amour, plutôt craintive et réservée. La première fois sous le coup de l’impulsion, du désespoir, et les suivantes avec affection mais, parfois, le whisky avait apaisé des peines innommables, pour elle comme pour Gideon. Sa toute première gorgée s’était trouvée dans le verre de l’époux désemparé par la perte d’un enfant. Sans doute Cerseï n’aurait pas été capable de se relever sans le soutien de l’héritier Macmillan, pas plus que sans ce verre qui l’avait arrachée, cette nuit-là, à leurs démons. Qui avait affirmé qu’il n’y avait qu’innocence dans le coeur de la jeune femme, mh ?

« Si ce n'est pas le cas, je lui arracherais le coeur de mes mains. » Le ton froid et sérieux aurait pu effrayer Cerseï si elle n’avait pas déjà la mort d’une personne sur la conscience - qui ne se manifestait d’ailleurs jamais à ce sujet, ce qui était en soi le plus inquiétant. Au fil des années, elle avait compris qu’en chaque être se trouvait une part de noirceur plus ou moins grande et que, par la force des choses, leur père leur avait transmis un héritage inattendu : la violence des sentiments, les actions drastiques et la survie à n’importe quel prix. Si Cerseï avait tout fait pour épargner Freya durant leur enfance, si elle s’était évertuée à protéger son âme, c’en était fini. En partant de la demeure familiale, elle savait qu’elle avait abandonné la plus jeune de la lignée à des violences auxquelles elle n’était pas préparée. Les échanges rendus difficiles par l’obstination de Timoteï n’avait pas vraiment offert l’occasion pour de réels conseils, qu’elle n’offrait pas dans des missives qui pourraient être interceptées. « Ca n’est pas très discret. On t’accuserait et tu n’aurais droit à rien sinon une mort prompte. » Toujours aussi calme. « Il est des conséquences auxquelles il faut penser avant d’agir. »

« Seras-tu là, ma soeur ? Promets moi que tu ne me laisseras pas affronter cela toute seule … » Un hochement de tête. Cerseï se relève et tend une main à sa soeur, d’un geste doux mais assuré. Elle l’a entraînée dans les étages, à travers les couloirs et les grandes pièces jusqu’à la chambre qu’elle partageait avec Gideon. Lorsqu’elle a rompu le contact, ça n’a été que pour ouvrir le dressing d’un geste souple de la baguette aux teintes rosées, dévoilant les diverses tenues, des robes les plus simples aux plus travaillées. « Tu sais que je serai toujours là pour toi mais il y a des choses que je ne peux faire à ta place. Oublis donc les tenues trop sages. » La malice dans le regard, Cerseï sort une robe aux couleurs claires, brodée d’argent et de jeux de transparence, élégante et laissant pourtant deviner nombre de promesses. « Essaye celle-ci. » Un petit relooking, jeune fille ?
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