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 fall for pretty strangers (Stan) +18

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MessageSujet: fall for pretty strangers (Stan) +18   Lun 25 Juil - 16:28


Fall for pretty strangers


Soyan & Stitch
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Vingt-six, vingt-sept, vingt-huit… Il compte encore une fois. C’est déjà la septième. Il en manque deux, deux gallions et il se tape la tête contre la table avant de recompter, inlassablement, la tête posée contre le bois et le regard un peu vide, un peu triste. Il recommence encore, parce qu’il s’attend vraiment à ce qu’un nouveau gallion apparaisse, à ce qu’ils se multiplient, comme ça, simplement parce qu’il le veut. Mais rien. Et il en est à la onzième. Il grimace, fait la moue en dévisageant ses pièces, l’air réprobateur et passablement confus, avant de se refrapper le front contre la table et de recommencer. A la seizième fois, il se demande quand il recevra son prochain salaire, et la réponse l’ennuie. Encore une semaine. Son frigo est un désert glacé qui rivalise avec l’Antarctique, mais, au moins, il a payé le loyer. Il n’a pas envie d’attendre une semaine. Ce n’est pas manger qui l’inquiète, manger, jeûner, ce n’est pas grave, il n’a jamais été bon pour cuisiner, ni pour se nourrir à des heures normales, et il ne mangerait que des graines et du riz pas cuit si Az ne passait pas de temps en temps. A la vingt-et-unième, il soupire, fronce les sourcils et décide de compter une dernière fois. A la trente-deuxième, ses yeux ont la bonne idée de se poser sur sa tirelire d’enfant, petit éléphant bleu en porcelaine qui pourrait peut-être l’aider. Il déverse ses trésors sur la table, suite de tintements métalliques délicieux à l’oreille, écarte les dragées surprises égarées et les confettis glissés là par sa sœur, remet machinalement la bague qu’il avait achetée à Maebh dans la fente, comme s’il ne l’avait pas vue, et se rassied pour compter. Il a de quoi faire deux gallions en mornilles et en noises, et son visage s’illumine d’un sourire un peu trop sincère, un peu trop euphorique, surtout qu’il lui reste assez de noises pour se payer deux chocogrenouilles, et ça suffit à faire de ce jour le plus beau de sa vie depuis que sa vie s’est arrêtée.

Il fait nuit noire quand il quitte son appartement, lieu de vie qu’il délaisse toujours le temps du sommeil venu, incapable de dormir là-dedans sans Maebh. Il squatte le canapé d’Az, souvent, il y dort bien, malgré les courbatures et les nerfs qui se bloquent parce qu’il est mal mis, mais il dormirait bien n’importe où, même sur un trottoir, n’importe où tant que ce n’est pas dans un lit froid. Mais ce soir, il ne va pas chez Az, il va se perdre dans les draps de ce garçon qui sent si bon la fleur d’oranger, ce garçon au prénom si exquis sur sa langue, Soyan, tasse teintée de rouge aux précieuses fleurs dorées, doux relief sous les phalanges comme sa peau, sa peau qu’il aime, et qu’il peut caresser pour trente gallions seulement. Stitch n’a pas compris, évidemment, il ne sait pas pourquoi il paye, mais il paye quand même, parce qu’on lui a dit que c’est ce qu’il faut faire. Il était perdu, avait demandé son chemin, et on lui avait répondu c’est trente gallions, alors il avait donné ses trente gallions, s’était fait entraîner dans un lit encore tiède, bonheur charnel au creux des draps. Et il est tombé amoureux comme on tombe de vélo la première fois qu’on en fait, parce qu’il tombe trop facilement amoureux, parce que c’est rassurant et simple de tomber amoureux, en particulier quand on a la folie pour seule amie. « T’es une pute ou un client ? » Il n’y a plus qu’une dizaine de pas le séparant de l’Opiumerie et de Soyan, mais deux hommes se sont interposés et Stitch les observe sans comprendre, l’air embêté parce qu’il ne peut plus avancer. « Habillé comme ça, il va pas se faire payer bien cher. Allez, file-nous ton blé. » Deux secondes interminables défilent, lèvres entrouvertes dans l’attente de la providence. « Mon quoi ? » Il se fait bousculer, récupère son équilibre sans trop de mal, gamin souple et vif. « Ton fric, ton pognon, ton argent, file-nous ça. Dépêche. » Il incline la tête sur le côté, faut-il les payer aussi, ces gens ? Il ne sait pas. Il n’en a pas très envie. « Désolé, mais j’en ai besoin. J’ai une chocogrenouille, si vous voulez. » Il a mangé la sienne en chemin, celle-ci est pour Soyan, mais s’il faut vraiment donner quelque chose à ces types, il ne voit que ça, même si ça le rend un peu triste. Il reçoit un poing en plein dans l’œil, s’écroule à terre, un peu sonné, mais s’agrippant malgré tout à la main qui se faufile dans sa poche pour y dérober son portefeuille. Et il rigole, Stitch, il rit comme si c’était la plus drôle des farces qui se déroule sous son œil à moitié fermé par la douleur, s’accrochant au bras étranger, y enfonçant les ongles avec toute la force de sa démence. « Mais il est putain de taré, lâche-moi, espèce d’attardé. » Il ne lâche pas, il rit encore plus fort à la place, il rit jusqu’à entendre « Endoloris » et il se met à hurler, ivre de douleur, recroquevillé sur le sol, mais les doigts toujours profondément ancrés dans la peau de l’ennemi, du sang sous les ongles et l’esprit écorché par le supplice. Il ne voit plus rien, il n'entend plus rien que ses propres cris, mais il ne lâche pas, il ne lâchera jamais. Parce que c'est pas pour eux, c'est pour Soyan.



Dernière édition par Stitch Lovegood le Ven 19 Aoû - 1:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: fall for pretty strangers (Stan) +18   Mer 27 Juil - 0:04


fall for pretty strangers


Ce sont  les cris qui attirent mon attention. Mais surtout cette voix si familière. La voix de Stitch, ses cris de détresse qui me déchirent le cœur, alors que je fume sur le rebord de l’une des fenêtres de l’Opiumerie en attendant son arrivée. Instinctivement, je me crispe, comme si quelqu’un m’avait frappé alors que ma cigarette s’envole vers le trottoir. Incapable de réfléchir, j’enjambe le rebord de la fenêtre afin de courir dans la rue, seulement guidé par sa voix déformée par la douleur. Mais si l’entendre était déjà un supplice, le voir se tortiller de douleur, accroché au bras de son agresseur, est bien pire encore. « Laisse-le tranquille, sale con ! » Je ne reconnais pas ma propre voix. La cruauté qui s’en dégage lui donne des inflexions presque lugubres, tandis que je me jette sur l’ignoble créature qui a pointé sa baguette sur Stitch, le torturant avec un plaisir malsain. « Je vais te crever les yeux si tu ne t’arrêtes pas immédiatement. » Mes mains enserrent brutalement sa gorge, et mes doigts s’enfoncent dans sa peau comme s’ils avaient leur propre volonté. Cette rage qui empoisonne mon être, je ne l’avais pas ressenti depuis qu’un certain serpentard avait fièrement annoncé la mort de ma mère, après avoir joui de mon corps, comme s’il ne s’agissait que d’un jeu sans conséquence. Alors que c’était ma vie qui volait en éclats. La colère obscurcit ma vision, jusqu’à ce que je puisse l’entendre suffoquer. Peut-être que j’aurais pu le tuer de mes mains. Ou peut-être que j’aurais renoncé à la dernière minute. Je ne connaîtrais jamais la réponse, parce que son comparse a attrapé sa baguette de sa main libre afin de la pointer dans ma direction. Et avant que je ne puisse m’écarter, son sort me percute de plein fouet, me projetant contre le mur. Sonné, je ne parviens pas à me lever, ni même à bouger la tête. Mais je peux entendre leurs pas résonner sur les pavés. Je sais qu’ils s’approchent de moi. Et à cette idée, un sourire fleurit sur mes lèvres, parce que si toute leur attention est dirigée vers moi, ils ne pourront plus s’en prendre à Stitch.

« Tu vas nous le payer… » Un rire s’échappe de mes lèvres. Parce que je n’ai pas peur de souffrir. La douleur m’est familière. Elle hante mes nuits et mes jours. Pourtant, lorsque les coups pleuvent sur mon corps, je ne peux retenir les grognements qui s’échappent de mes lèvres, leur apportant sans doute une grande satisfaction. Mais je tiens bon, je serre les dents et je ravale ma haine. Jusqu’à ce que, soudainement, tout s’arrête. « Faut pas trop l’abîmer, c’est une pute de l’Opiumerie. Je suis sûr que son cul vaut cher dans le coin, on aurait des ennuis… » C’est bien la première fois que mon statut de catin me sauve la peau. Et ça me donne presque des pulsions suicidaires. Si seulement, j’avais la force de crier tout de suite. Mais la douleur me vrille encore les côtes au moindre mouvement. Pourtant, ce n’est rien de grave. Ces types savaient ce qu’ils faisaient et je n’ai rien de cassé. Mais je me sens impuissant, alors que je les regarde détaler avec l’argent de Stitch après l’avoir torturé, sans aucun remord. Et rien que pour ça, je voudrais les voir mourir… « Stitch… » Douloureusement, je me redresse et mes yeux le cherche. Quand mon regard croise le sien, une nouvelle douleur me noue l’estomac. Au fond, je sais qu’il a souffert par ma faute, parce qu’il a mis les pieds dans ce quartier malfamé afin de me retrouver pour une étreinte qu’il doit payer. Alors que je voudrais pouvoir le voir sans qu’il n’ait à dépenser quoi que ce soit. Juste parce qu’il m’apprécie. Et parce que son sourire me fait tout oublier. « ça va ? Est-ce que tu as encore mal quelque part ? » Inquiet, je tente de me rapprocher de lui, même si une douleur irradie mes jambes lorsque je me relève, même si je boîte lorsque j’avance dans sa direction. Parce que ma propre souffrance n’a aucune importance. Pas maintenant. Peut-être même jamais. Toute mon attention est tournée vers lui et je tombe à genoux à ses côtés, afin de caresser sa joue, du bout des doigts. « Je suis désolé… Tu n’aurais pas dû venir ici… » Et pas seulement parce qu’il en a souffert, parce qu’il s’est mis en danger. Mais parce qu’il serait sûrement prêt à le refaire, juste pour me voir. Parce que j’attends ses visites et celles de William avec un peu trop d’impatience, d’excitation et de quelque chose que je refuse même de nommer. Parce que dans les ténèbres des bas-fonds de Londres, je me sens moins seul quand ils sont là. Moins sales aussi, quand leurs regards se posent sur moi. Et cette illusion dont je me nourris, un jour, elle me détruira.

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MessageSujet: Re: fall for pretty strangers (Stan) +18   Ven 29 Juil - 23:37


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Soyan & Stitch
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La voix de Soyan lui parvient à travers le voile de la douleur, indistincte, lointaine. Tout lui semble cotonneux à présent, ses cris paraissent étouffés à ses oreilles, alors qu’il est au bord de l’inconscience. La douleur, si vive, comme si on enfonçait des piques à glace dans son crâne, s’envole brusquement. Mais il n’arrive pas à se relever. A la place, il lâche le bras de son bourreau, réflexe humain, pour s’étaler un peu plus sur le sol rassurant, prêt à sombrer. Il a l’impression qu’il va s’évanouir. Tout va trop vite, tellement vite. Il voudrait pouvoir aider Soyan, tend la main vers lui dans un geste désespéré, essaye de ramper, mais n’est pas foutu de bouger, les membres engourdis, meurtris, le souvenir de la douleur encore au creux du corps. Il s’en veut, les larmes à l’orée des cils. Il s’en veut tellement de ne pas pouvoir s’interposer, empêcher l’horreur de se dérouler sous ses yeux effarés, de ne pas pouvoir atteindre sa baguette, bien qu’il ne saurait pas quoi en faire. Il n’a jamais été bon en magie offensive. C’est encore plus douloureux que le doloris, cette impuissance, cette incapacité de sauver les gens qu’il aime. Quand les agresseurs déguerpissent, un soupir de soulagement s’échappe de ses lèvres alors qu’il voit Soyan se redresser, la tristesse au fond du regard parce que son portefeuille s’est volatilisé. Il aurait dû s’agripper plus fort. Pour Soyan. Ses membres se tordent alors qu’il tente d’en retrouver l’usage, se balançant un peu, toujours à même le sol. Il finit par arriver à s’asseoir par terre, les jambes dépliées devant lui en pantin désarticulé, se frottant les paupières de ses poings afin d’y voir plus clair. « Ça va ? Est-ce que tu as encore mal quelque part ? » Sa vue est encore un peu troube, pas assez trouble cependant pour ne pas grimacer en voyant que Soyan boîte lorsqu’il revient vers lui. Il se met à genoux à ses côtés et sa main sur sa joue suffit à lui faire oublier l’agression, oublié l’argent volé, oublié le doloris. Il pourrait se perdre des heures dans les yeux de Soyan. Même quand ils sont fermés. Le regarder dormir, si paisible, son torse qui se soulève dans un rythme si régulier, hypnotique, s’est vite imposé comme une de ses activités favorites. « Je suis désolé… Tu n’aurais pas dû venir ici… » Il sourit, sans vraiment comprendre ce que Soyan lui demande, ni pourquoi il s’excuse. Il sourit pour effacer l’inquiétude du visage de Soyan, il sourit parce qu’il en a envie, parce que voir Soyan lui fait toujours cet effet, et qu’il espère que son sourire sera contagieux, pour le voir fleurir sur les lèvres de Soyan, si doux, si enchanteur. « Je vais bien » dit-il, même si ça pulse autour de son œil gauche, et qu’il ne peut pas l’ouvrir en grand. Il ne sent pas vraiment cette douleur-là, maigre picotement à peine dérangeant, trop légère par rapport à celle du doloris.

Son sourire disparaît un peu, moins franc, résigné, dépité. « Soyan. » Il s’autorise à passer une main dans ses cheveux, parce qu’ils sont toujours si agréables à toucher, essaye de graver cette sensation dans sa mémoire pour la garder précieusement jusqu’à la prochaine fois. « Je suis désolé, j’ai plus d’argent. Je reviendrai la semaine prochaine. » La déception se lit sur son visage comme l’évidence même, il a compté tellement de fois ses trente gallions, et les voilà disparus, dérobés malgré toutes ses résistances. C’est si bête qu’il s’en veut. Il voulait tellement lui murmurer des mots doux, se cacher sous les draps avec lui, sentir son souffle chaud sur sa peau, se nourrir de ses baisers brûlants. Dormir blotti entre ses bras, parce que c’est peut-être ce dont il a le plus envie, le plus besoin. De quelqu’un contre qui dormir. De quelqu’un à aimer du fond de ses rêves. Il aurait dû s’accrocher plus fort, il aurait dû se défendre pour tout ça, les empêcher de lever la main sur Soyan. Car il aurait pu, dans sa tête, il aurait pu, parce que son cerveau irrationnel lui dit qu’il aurait pu, et ça lui pèse sur la conscience et sur le cœur. Il sourit tristement un instant, laisse retomber sa main sur son genou, se mordillant la lèvre, les yeux baissés dans une mimique coupable. Ses doigts se glissent dans sa poche, en ressortent la chocogrenouille miraculeusement intacte, et il la tend à Soyan, le regard illuminé par cette trouvaille même si toujours un peu chagrin, se grattant la tête de sa main libre. « C’est pour toi. » Il espère que Soyan aime les friandises, il était très confiant en l’achetant, mais il doute à présent, n’étant plus sûr qu’offrir des bonbons est une technique de séduction efficace, passé un certain âge. Son sourire se fait timide, mais l’espoir brille au fond de ses prunelles alors qu’il les repose sur Soyan, incapable de détourner son regard de lui trop longtemps.

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MessageSujet: Re: fall for pretty strangers (Stan) +18   Mar 2 Aoû - 2:08


fall for pretty strangers


Un sourire sur ses lèvres et je pourrais presque tout oublier, pour ne plus voir que son beau regard qui se plisse en même temps que les commissures de sa bouche. Pourtant, alors que je ne peux m’empêcher de sourire à mon tour, parce qu’il est si beau que ça en est presque douloureux, je ne parviens pas à oublier ce qu’il vient de subir. Même si j’ai fait tout ce que je pouvais pour l’aider. Dans un élan stupide d’héroïsme sans doute. Pourtant, je n’ai rien d’un héros. Je ne peux simplement pas supporter que quelqu’un lui fasse du mal. Parce que c’est Stitch et que derrière cette douce folie, se cache un être innocent, doux et ravagé qui a chamboulé mon existence. Jamais auparavant, je n’avais rencontré quelqu’un comme lui. Et, peut-être parce que j’aime ce qui est différent, ce qui jure avec ce monde dans lequel je n’aurais jamais dû mettre les pieds, je me suis attaché à lui. Plus que je ne le devrais. « Je vais bien » A ces mots, je me sens quelque peu soulagé. Même si ce n’est pas totalement vrai. Parce qu’il peine à ouvrir son œil gauche mais aussi parce que personne ne sort réellement indemne d’un doloris.
Puis, son sourire s’efface peu à peu, il se dilue dans une expression nouvelle, qui éveille mon inquiétude. « Soyan. » Suspendu à ses lèvres, je ferme un instant les yeux lorsque ses doigts se perdent dans mes cheveux. J’aime ce geste familier qu’il s’autorise régulièrement lorsque nous sommes seuls tous les deux et qui doucement crée une certaine intimité entre nous. « Je suis désolé, j’ai plus d’argent. Je reviendrai la semaine prochaine. » Mon cœur se serre, me ramenant brusquement à la réalité, à ce que je suis. Même si j’ai conscience que Stitch ne le comprend pas vraiment. Il paie sans savoir pourquoi, sans imaginer un seul instant que je ne suis pas un homme comme les autres. Et égoïstement, j’ai renoncé  à lui expliquer que je ne dispose pas de la même liberté que lui, et que mon corps ne m’appartient plus vraiment. Parce que j’aime ce que je peux voir dans ses yeux lorsqu’il me regarde et au fond, j’ai peur que cette lueur disparaisse lorsqu’il comprendra qui je suis réellement. Ou plutôt, ce que je ne suis pas, ce que je ne serais jamais. Mais devant son air déçu, je me sens coupable de n’être qu’une marchandise qu’il doit acheter et de ne pas pouvoir être tellement plus pour lui. De ne pas pouvoir devenir tout ce qu’il m’inspire quand il s’endort dans mes bras. Alors je ne supporte pas de voir ce sourire triste assombrir son visage et encore moins cet air coupable hanter ses traits si parfaits. Parce que rien de tout ce qui nous arrive n’est sa faute. S’il y avait quelqu’un à blâmer, ce serait plutôt moi, ou ces lâches qui s’en sont pris à lui.

Tandis qu’il semble chercher quelque chose dans sa poche, j’en profite pour vérifier rapidement qu’il n’a rien de casser, scannant son corps à travers ses vêtements, même si ces derniers ne me permettent pas de voir d’éventuelles blessures dissimulées sous le tissu. « C’est pour toi. » Reportant mon attention sur sa main, j’aperçois un chocogrenouille qui a été épargné par ses agresseurs. Et j’ignore ce qui me fait le plus craquer : cette attention touchante et enfantine, ou son sourire timide. Peut-être bien un mélange des deux. « Merci Stitch ! J’adore les chocogrenouilles ! » Et ça n’a rien d’un mensonge, contrairement à ce que l’on pourrait croire. Les friandises sont bien les seules choses que j’ai aimé découvrir à mon arrivée à Poudlard. Particulièrement les chocogrenouilles. Et parce que nous sommes seuls à présent dans cette ruelle, je me permets un geste inconvenant. Pour le remercier. Et parce que j’en meurs d’envie. Je me penche vers lui afin de capturer ses lèvres entre les miennes. Un baiser furtif, doux, volé. Un goût si obsédant sur ma bouche impatiente de le retrouver. « Ce n’est pas grave pour l’argent. Parce que je veux vraiment passer la nuit avec toi, alors ce sera notre secret. Je n’ai pas envie que tu paies pour m’avoir. Parce que tu es différent des autres, et j’aime être avec toi. » Cette sincérité spontanée, c’est à lui que je la dois. Parce qu’il dit toujours ce qu’il pense et ce qui lui passe par la tête. Alors je n’ai pas envie de lui cacher la vérité, ni même de le voir repartir ce soir sans avoir pu me blottir dans ses bras et y trouver ce qu’aucun autre – mis à part William – ne peut me faire ressentir. « Viens avec moi. »  Péniblement, je me lève avant de lui tendre la main, l’aidant à en faire de même tout en douceur, pour ne pas réveiller sa douleur. Puis, sans lâcher sa main, je l’entraîne vers une autre ruelle qui contourne l’Opiumerie. Là dans la pénombre, je sors ma baguette afin de faire apparaître une porte cachée là par l’un des premiers employés et dont le secret se transmet à travers les murmures discrets des anciens aux nouveaux arrivants. Ce passage dérobé me permet de rejoindre la chambre qui m’est réservée sans passer par l’entrée officielle du bâtiment. Et lorsque nous sommes enfin à l’abris de ses murs, dans cette pièce à la fois rassurante et étouffante, j’attire Stitch dans mes bras avec une tendresse qui n’a que rarement sa place dans ce lieu de débauche. Mais alors que mon nez se perd au creux de son cou, je me sens enfin à ma place, enveloppé par son odeur à la fois douce et sucrée. « Est-ce que tu as mal quelque part ? » Juste quelques mots murmurés à son oreille, comme pour ne pas briser le silence apaisant qui nous entoure. Doucement, je prends son visage entre mes mains, comme pour observer chaque détail et être sûr qu’il va bien. « J’ai du baume pour ton œil si tu veux. » Et avant même qu’il n'ait pu répondre, mes lèvres se posent délicatement sur sa paupière. Comme si le mal pouvait disparaître sous un geste tendre. Et, sans un mot, ma bouche glisse le long de son nez, jusqu’à ses lèvres afin de les savourer, sans la moindre retenue. Cette fois, la discrétion n’est plus de mise. Ici, je peux l’embrasser avec passion, sans craindre d’être surpris. Loin du monde, il n’y a plus que lui, il n’y a plus que moi. Et la douce caresse de ma langue qui cherche la sienne. A cet instant, la douleur s’est évaporée sous la chaleur de ses lèvres.  

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MessageSujet: Re: fall for pretty strangers (Stan) +18   Dim 7 Aoû - 15:58


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Soyan & Stitch
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Le sourire s'élargit, les ridules se dessinent au coin des yeux, il est heureux, purement et simplement heureux parce que Soyan semble l'être et c'est tout ce qu'il voulait. Le bonheur ne tient pas à grand-chose pour un esprit malade et Stitch s'enthousiasme de tout comme de rien. Soyan adore les chocogrenouilles, et soudain tout va bien, tout s’envole comme de rien, oubliant tout ce qui vient de se passer comme un mauvais rêve. Plus rien de réel dans le coup porté à son visage, le ton venimeux de ses agresseurs, le doloris qui tordait son corps, plus rien de réel dans tout ça, il n’y a plus que les mots de Soyan qui lui arrachent un sourire jusqu’aux oreilles, il n’y a que ça qui compte, il n’y a jamais que ça qui compte. Ça et les lèvres de Soyan qui se déposent sur les siennes, et c’est le plus beau des remerciements, le plus beau des cadeaux. Mais le baiser ne dure que quelques secondes et il est déjà un peu triste, parce qu’il sait qu’il va devoir quitter Soyan comme ça, il n’a pas l’argent, alors qu’il faut payer, règle indérogeable, élevée au rang de principe dans le crâne du fils Lovegood. On lui a dit qu’il faut payer, alors il paiera, quoiqu’il advienne. « Ce n’est pas grave pour l’argent. Parce que je veux vraiment passer la nuit avec toi, alors ce sera notre secret. Je n’ai pas envie que tu paies pour m’avoir. Parce que tu es différent des autres, et j’aime être avec toi. » Ses yeux s’agrandissent, bouche entrouverte, la tête penchée sur le côté dans une expression mêlée de surprise et de joie intérieure, pas sûr de bien comprendre. Stitch a du mal à comprendre les changements de programme. Il s’imagine qu’il devra payer plus tard, quand il reviendra la semaine d’après. Peu importe. Les paroles de Soyan sont si douces, elles caressent ses tympans et il les grave en lui, chaque inflexion de sa voix, chaque syllabe articulée, pour pouvoir les réentendre lorsque le sommeil le fuit, la nuit. Notre secret. Rien qu’à eux. Et il aime être avec moi, et il n’essaye même pas de cacher le bonheur qui s’insinue sur ses traits, sourire trop pur, le regard baissé pour mieux le relever vers lui, espiègle et pétillant, légère rougeur qui colore ses joues. « Viens avec moi. » Il acquiesce en silence, sans se débarrasser de son sourire enfantin, un peu rêveur, déjà. Il sert la main de Soyan dans la sienne, laissant celui-ci le guider jusqu’à une porte dérobée qu’il fait apparaître d’un coup de baguette, Stitch s’amusant de ce passage mystérieux très romanesque, seulement inquiété par la douleur visible de son amant, qui peine à marcher. Ils arrivent dans la chambre de Soyan, chambre que Stitch n’a jamais vraiment aimée, sans trop savoir pourquoi, il ne l’aime que parce que Soyan y est, au fond, mais l’atmosphère y est parfois trop pesante. Des bras rassurants l’entourent et il s’y réfugie sans rechigner, parce qu’il n’y a pas d’endroit sur terre où il se sente mieux qu’à cet instant. « Est-ce que tu as mal quelque part ? » Le souffle de Soyan chatouille agréablement sa peau, avant qu’il ne prenne son visage entre ses mains, et Stitch le regarde droit dans les yeux, pour lui intimer que tout va bien. « J’ai du baume pour ton œil si tu veux. » Il a un baume pour son œil et Stitch se demande si ce baume, ce sont ses lèvres, parce qu’il embrasse sa paupière meurtrie, et que ça fait du bien, étrangement, même si ça pique un peu. Puis, il ferme les yeux, sentant que les lèvres de Soyan s’aventurent sur son visage avant de rejoindre les siennes, baiser passionné, baiser sucré, auquel il répond sans retenue, parce qu’on lui a dit qu’il pouvait. Parce qu’il l’aurait fait quand même si on lui avait dit qu’il ne pouvait pas.

Il s’écarte de quelques centimètres à peine, passe ses bras autour du cou de Soyan, s’y accroche doucement comme il accroche son regard. « Je vais bien tant que je suis avec toi. » C’est bête, c’est niais, sans doute, mais c’est vrai, terriblement vrai. Il ne pense à rien d’autre quand il est avec lui, sa folie est plus douce, moins alarmante. Il se sent moins en détresse, moins prompt à sombrer dans sa démence pour s’y noyer à jamais. Il frotte son nez contre le sien, gentiment, geste tendre que Stitch affectionne. Il aime la tendresse, il aime dormir la tête collée sur son torse pour entendre son cœur battre, il aime les baisers furtifs, du bout des lèvres, échangés à la va-vite quand personne ne les observe. Il aime la passion, aussi, il aime quand il s’empare de sa bouche jusqu’à en perdre haleine, il aime reprendre son souffle contre ses lèvres et il aime quand il le déshabille, de ses mains trop pressées. Il aime le corps de Soyan quand il se presse contre lui, il aime leurs étreintes qui durent, les contacts qui font parfois mal et l’extase après coup, il aime tout ça, Stitch, parce que Soyan lui fout des étoiles plein les yeux, parce que Soyan, il l’aime beaucoup trop. Il y a beaucoup d’êtres merveilleux dans le monde selon Stitch, mais Soyan fait partie des plus merveilleux, encore plus merveilleux que les licornes. « Soyan, toi, tu vas bien ? Ils t’ont plus frappé que moi. » A cette seule pensée, son regard s’éteint, triste que Soyan ait pu souffrir par sa faute, parce qu’il était sans défense et que Soyan s’était interposé, et qu’il aurait dû être plus fort, pour que personne, surtout pas Soyan, ne soit blessé. « Je peux embrasser chacun de tes bleus pour qu’ils fassent moins mal, si tu veux. Ça me dérange pas. Du. Tout. » Il se mordille la lèvre inférieure, étirée dans un sourire mutin, un peu perdu dans ses désirs, comme dans l’expectative de quelque chose. « Puis si t’as du vrai baume, je peux t’en mettre aussi, parce que je suis pas sûr que mes baisers magiques soient aussi efficaces que les tiens. » Il caresse sa joue avant de s’asseoir sur le lit, en tailleur, en attendant. Et son sourire se fait un brin aguicheur.

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MessageSujet: Re: fall for pretty strangers (Stan) +18   Dim 14 Aoû - 20:37


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Ce baiser, j’aurais voulu qu’il dure une éternité. Tout oublier sur ses lèvres et m’y perdre jusqu’à la déraison. Parce que Stitch dans sa folie est l’être le plus authentique que je connaisse. Il ne me ment pas, ne joue pas avec moi. Au fond, il ne comprend pas vraiment ce que je suis et dans ses bras, je me surprends à oublier moi-même que je ne peux pas entièrement lui appartenir. Doucement, il s’écarte, passant ses bras autour de mon cou et mon regard se perd dans l’abîme du sien. « Je vais bien tant que je suis avec toi. » Avec une honnêteté presque enfantine, il m’ouvre son cœur et loin de trouver ça niais ou même ridicule, je me sens faiblir sous ses mots. Je me sens important. Et lorsqu’il frotte son nez contre le mien, je ris bêtement, attendri. Parce que j’aime sa tendresse, sa douceur. J’aime sentir sa tête posée sur mon torse quand je me réveille la nuit, et les volutes de son parfum qui effleurent mes narines lorsqu'il me prend dans ses bras. J’aime la passion de ses baisers et ses doigts fébriles qui parcourent ma peau dans la fièvre de nos ébats. « Soyan, toi, tu vas bien ? Ils t’ont plus frappé que moi. » Son regard s’assombrit et j’aimerais ôter toute l’inquiétude que je peux y lire. Parce que je n’ai rien de grave et que surtout, ce qui est arrivé n’était pas sa faute. « Je peux embrasser chacun de tes bleus pour qu’ils fassent moins mal, si tu veux. Ça me dérange pas. Du. Tout. » Un sourire se glisse sur mes lèvres et c’est un désir brûlant qui s’empare de moi à cette idée. Et le voir se mordiller la lèvre inférieure de cette façon ne fait qu’accentuer mon excitation. « Puis si t’as du vrai baume, je peux t’en mettre aussi, parce que je suis pas sûr que mes baisers magiques soient aussi efficaces que les tiens. » Ses doigts caressent ma joue et j’ai envie de lui demander s’il réalise à quel point il est adorable et irrésistible. Parce que je fonds, sous ses doigts, sous ses mots et leur naïveté. Mais plus que tout, c’est sa sincérité désarmante qui me rend fou. Alors qu’il m’a abandonné pour aller s’asseoir en tailleur sur mon lit, affichant ce sourire aguicheur à ce damner, je ne peux pas résister. Je ne peux pas lui résister.

« J’ai du vrai baume, en effet. »
Un sourire au coin des lèvres, j’ouvre un tiroir pour attraper la petite boite contenant cette pommade magique. « Et j’aimerais que tu embrasses chacun de mes bleus avant d’y mettre le baume… » Et alors que je grimpe sur le lit pour le rejoindre, je n’ai qu’une seule envie : qu’il me touche pour me faire oublier la douleur, pour me faire oublier que je ne suis rien. Taquin, je m’installe derrière lui afin d’enlacer son torse, alors que mes lèvres se pose sur sa nuque avec désir. « Ce soir, tu n’es pas un de mes clients, Stitch. » Peut-être ne comprendra-t-il pas l’importance de ces mots, mais ce n’est pas grave. Parce que moi, j’en saisis toute l’intensité. Parce que ça change tout, malgré toute l’honnêteté de ce que nous avions partagé jusqu’à présent. Tout me semble soudain plus réel. Mes doigts se glissent sous son haut, caressant sa peau alors que je le serre davantage contre mon torse ignorant la douleur. Cette passion, cette affection j’en ai besoin pour guérir, pour me sentir vivant. Sans un mot, mes mains remontent le long de son torse, retirant peu à peu le tissu gênant, jusqu’à le faire disparaître totalement. « Moi aussi je me sens bien quand je suis avec toi. » Mes lèvres se posent sur son épaule nue, tandis que mes doigts dessinent des arabesques sur sa peau. « Mais tu sais ce qui me ferait plaisir ? » Délicatement, j’attrape son menton entre mes doigts afin de tourner son visage sur le côté et je capture ses lèvres avec une passion presque sauvage qui contraste parfaitement avec mes gestes. Puis, sans prévenir, je m’écarte, reculant assez sur mon lit pour être hors de sa portée et avec provocation, je retire mon haut. « J’aimerais que tu t’occupes de moi, Stitch. » Sur ces mots, je pose le baume à mes côtés et je m’allonge lascivement sur le lit, offert à ses désirs, à ses envies. Parce que c’est Stitch et je sais qu’il n’abusera pas du pouvoir que je lui offre. Et parce que j’ai envie de lui, plus que tout autre en cet instant. Mon regard accroche le sien et semble l’appeler en silence, lui promettant une étreinte torride, des baisers sauvages et cette douce affection que je ne trouve presque que dans ses bras.

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MessageSujet: Re: fall for pretty strangers (Stan) +18   Ven 19 Aoû - 1:38


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Soyan & Stitch
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Son regard reste planté sur Soyan, une lueur au fond des yeux, petite flamme douce du désir qui s’éveille. Il n’a aucun mal à imaginer la peau douce et les muscles finement taillés cachés sous les vêtements de son amant – territoire connu et conquis –, et son regard n’en est que plus brûlant. « J’ai du vrai baume, en effet. » Les mouvements de Soyan ont toujours un petit quelque chose de fascinant pour Stitch, il ne le lâche pas des yeux, ensorcelé, savourant chaque geste empreint d’une délicate nonchalance, parfaitement à son aise. Peu importe qu’il soit simplement en train d’extirper une boîte d’un tiroir, il y a toujours quelque chose de beau, d’agréable à regarder. Peut-être est-ce sa folie qui lui fait tout voir du joli côté, peut-être est-ce une autre forme de folie – amour. « Et j’aimerais que tu embrasses chacun de mes bleus avant d’y mettre le baume… » Sourire espiègle, satisfait, il n’a qu’une hâte, c’est de commencer à soigner Soyan. Il frémit sous ses lèvres qui se déposent dans sa nuque, caressant les mains qui s’emparent de son torse, un léger rire lui échappe, parce qu’il adore ça. « Ce soir, tu n’es pas un de mes clients, Stitch. » Il ne comprend pas vraiment. Client. Est-ce parce qu’il n’a pas payé ? Devra-t-il payer plus tard ? Il n’en sait rien, il s’en fiche, il n’y a que les doigts de Soyan qui se glissent contre sa peau qui importent, le reste déserte son esprit aussi facilement que son haut se retrouve à terre, parachute qui plane un instant dans les airs avant de s’écraser sur le plancher. « Moi aussi je me sens bien quand je suis avec toi. » Et il frissonne à nouveau, épaule offerte à ses lèvres, mais aussi parce qu’il fait frais sans chemise, et parce que ses paroles le grisent. Il est joie et bonheur quand on lui murmure des mots doux, parce qu’il les comprend, parce qu’il les chérit, les garde précieusement, comme un secret au coin du cœur. « Mais tu sais ce qui me ferait plaisir ? » Il lui vole un baiser et il n’a pas le temps de fermer les yeux, de toute façon, il n’a pas envie de fermer les yeux, baiser trop bref mais passionné, et quand Soyan s’éloigne, il est déjà à moitié tourné vers lui, ne perdant pas une miette du dévoilement de son torse bien trop tentant. « J’aimerais que tu t’occupes de moi, Stitch. » Il attend, légèrement penché vers lui et les yeux fixés sur le baume, il ne semble pas hésitant, mais perdu dans quelques rêveries érotiques. Son regard se rallume soudain, corps réanimé, il se débarrasse de ses chaussures avant de grimper sur le lit à son tour. Il pourrait dire à Soyan qu’il le rend fou, mais venant de lui, ce serait probablement de mauvais goût.

Il s’agenouille auprès de lui, genoux collés contre ses côtes alors qu’il ouvre la boîte contenant le baume. Il prend la tâche très au sérieux, sourcils froncés à chercher les marques pas encore violacées sur le corps de Soyan, le parcourant du bout des doigts et y apposant ses lèvres quand il sursaute, dérangé par la douleur. Il applique ensuite consciencieusement le baume sur les zones repérées, un peu comme il le faisait avec Maebh quand elle se réhabituait à utiliser ses jambes, tombant à chaque fois, particulièrement dans ses bras. C’était sûrement prémédité. « Voilà pour le haut. » Regard entendu, ton un brin enjoué, ses mains se glissent jusqu’à sa ceinture, défait et enlève pantalon et sous-vêtements avec l’aisance de l’habitué. Il se recule un peu, juste pour admirer son œuvre et surtout son amant, la vue de son corps nu déchaîne les papillons dans son bas-ventre, et il se mordille la lèvre en pensant à la suite. « Tu es tellement beau. » Il caresse tout doucement son bras, dessine des cercles sur sa peau du bout de l’index, pensif. « Ça devrait pas être permis d’être aussi beau. » Ce n’est qu’un murmure, un marmonnement, un peu absent. Maebh lui disait ça. Il secoue la tête, revient sur terre, revient au lit de Soyan, revient à Soyan, à son corps nu. « Où en étais-je ? » C’est purement adressé à lui-même tandis qu’il se penche pour s’emparer des lèvres de Soyan, à lui dérober son souffle dans un petit sourire. Il pourrait dire tellement de choses à Soyan, il a toujours tellement de choses à dire, qu’il voudrait dire, qu’il n’arrive pas à dire, parce que toutes les choses s’envolent avec sa folie, les choses auxquelles il pense un instant, il les oublie l’instant d’après, les chemins de ses neurones formant une suite d’engrenages improbables. Il pourrait lui dire des mots d’amour, et même lui dire je t’aime, mais il dit « J’ai envie de toi » en s’allongeant sur et contre lui, peau contre peau, cœur contre cœur, lèvres contre lèvres, et il entame une longue descente de baisers jusqu’à ses cuisses, en embrasse l’intérieur, avant que sa langue indiscrète n’aille titiller sa virilité, avant qu’il ne la capture entre ses lèvres, caresses lascives au gré des gémissements de son amant. Il se souvient de la délicatesse de Soyan alors qu’il n’avait encore jamais couché avec un homme, il se souvient à quel point ça avait été bon et libérateur, et il aimerait lui faire ressentir la même chose qu’il lui avait fait ressentir la première fois.

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MessageSujet: Re: fall for pretty strangers (Stan) +18   Ven 9 Sep - 21:24


fall for pretty strangers


Dans un univers où les gestes tendres sont rares, Stitch apparaît comme une lueur singulière, étrange et hypnotisante. Il m’apaise et m’enivre, m’attire dans un monde qui n’appartient qu’à lui seul. Et soudain, j’oublie tout. Il n’y a plus que lui. Je ferme les yeux et il est toujours là. Je peux le sentir alors qu’il s’installe à mes côtés, s’emparant du baume que j’ai mis à sa disposition. Je reconnais l’odeur familière du cataplasme qui vient chatouiller mes narines. Je frissonne anticipant la chaleur de ses mains sur ma peau alors qu’il l’effleure du bout des doigts à la recherche de chaque marque. Comme promis, il embrasse chacune d’elles avant d’y apposer la pommade avec précaution. Sa douceur me fait du bien, elle me guérit plus que n’importe quelle potion. Parce qu’il est doué pour ça. Un don naturel qui émane de lui et délivre une chaleur familière au creux de ma poitrine. « Voilà pour le haut. » Alors que j’ouvre les yeux, je croise son regard qui en dit long sur ce qu’il a en tête. Et j’aime le voir si enjoué, si taquin. Parce qu’il n’est pas un client, il ne l’a jamais vraiment été. Ce qui rend chaque moment partagé vraiment spécial à mes yeux. Chaque geste est perçu différemment, parce que j’ai réellement envie qu’il me déshabille. C’est un abandon total, sans la moindre contrainte. C’est un échange, une fusion et non plus un service monnayé et sans âme. Et lorsqu’il défait ma ceinture, retirant simultanément mon pantalon et mon sous-vêtement, il n’y a plus que cette brûlante excitation qui m’assaille, tandis que je le laisse disposer de moi comme il désire. Et cette idée me plait tellement que mon membre ne peut que lui dévoiler la puissance de l’envie qu’il éveille en moi. De son côté, il semble me dévorer des yeux, se mordillant la lèvre inférieure comme pour m’exciter davantage encore – en admettant qu’une telle chose soit encore possible. « Tu es tellement beau. » Soudain rêveur, il caresse mon bras, y dessinant de petits cercles, du bout des doigts. « Ça devrait pas être permis d’être aussi beau. » Malgré moi, je rougis. Bien que mon charme vélane ait souvent poussé les gens à me complimenter à tord, lorsque Stitch prononce ces mêmes mots, tout semble différent. Comme s’il pouvait voir autre chose en moi. Ce que je suis vraiment, au-delà du simple objet de désir, au-delà du monstre, de l’hybride aux charmes dangereux. Et comme s’il sortait enfin de sa rêverie, il secoue la tête alors que son regard se fixe à nouveau sur mon corps nu et offert. « Où en étais-je ? » Bonne question ! J’espère qu’il n’a pas perdu le fil parce qu’il semblait si bien parti, je ne voudrais pas qu’il s’interrompe en si bon chemin. Mais avant que je n’aie pu dire quoi que ce soit, il se penche vers moi, s’emparant de mes lèvres avec tant de passion que j’en perds presque le souffle. C’est enivrant, ça me transporte et je m’accroche à ses lèvres avec désir.

« J’ai envie de toi » Ces quelques mots résonnent comme une formule magique, un appel au vice et malgré moi, un frisson d’envie parcourt mon échine. Allongé contre moi, il laisse ses lèvres errer sur ma peau, descendant lentement jusqu’à mes cuisses, alors que je fonds progressivement, consumé par le désir qu’il déchaine en moi sur son passage. Il me rend fou et je sais qu’à cet instant, il en a parfaitement conscience, tandis qu’il embrasse l’intérieur de ma cuisse m’arrachant un gémissement lascif. Mais ce n’est rien comparé à ce qui m’attends encore. Et lorsque sa langue vient titiller ma virilité, je ne réponds plus de rien… Je me cambre, je soupire d’impatience, lui intimant de me prendre entre ses lèvres et de me libérer de cette envie presque douloureuse qu’il m’inspire. Ce qu’il ne tarde pas à faire, me poussant à libérer des gémissements de plaisir, tandis que j’ondule au grès de ses mouvements de plus en plus sauvages. Il me rend dingue, il me transporte et je dois l’arrêter avant qu’il ne m’amène trop loin. Parce que c’est trop tôt et que ce plaisir, je veux pouvoir le partager avec lui. « Stitch… » Mon regard humide accroche le sien, et je m’y suspens pour ne pas me laisser submerger, pour trouver la force de le retenir. « Viens, c’est à ton tour. » J’ai besoin de le toucher, de le sentir frémir sous mes doigts. Alors je l’attire dans mes bras, avec un petit sourire mutin, glissant immédiatement mes doigts sous son haut afin de sentir la chaleur de sa peau. Doucement, mes mains remontent sur son torse jusqu’à retirer son tee-shirt. Débarrassé du tissu superflu, je m’empare de ses lèvres, l’embrassant avec passion, tandis que tout semble s’effacer. La douleur, la peur, la tristesse. Ce baiser emporte tout sur son passage, il me donne des vertiges et je souris contre ses lèvres. Parce qu’il me rend heureux dans ce chaos, dans cette obscurité. Et jamais, il n’en prendra réellement conscience. Pourtant, il me sauve, à chaque fois qu’il vient. « Tu es parfait, tu sais. Parfait pour moi. » Certains le diraient trop fou, trop imprévisible et sûrement effrayant à ses heures perdues. Mais pour moi, il n’est rien de tout ça. Parce qu’il est magnifique dans sa folie, dans sa différence et jamais, je ne voudrais qu’il soit autrement. Et alors que je l’admire, dans toute sa splendeur, mes lèvres redessinent son torse nu, dévorant sa peau avec délice, laissant à mes mains le soin de déboutonner son pantalon, afin de le faire disparaître. Seul face à son sous-vêtement, je prends mon temps, excitant volontairement son désir, jouant avec son membre du bout des doigts sans le délivrer pour autant. Pas tout de suite. Afin de le faire languir et d’augmenter son plaisir lorsque je m’occuperai enfin de sa virilité. « Moi aussi, j’ai envie de toi… » Sur ces mots, je retire lentement le dernier rempart de tissu, savourant la vision de son intimité qui se dévoile peu à peu, m’offrant la vision savoureuse de son corps nu, qui n’attend plus que moi pour le satisfaire. Et je ne me fais pas prier… Avide de sentir son plaisir, je glisse ma langue sur son membre avant le prendre entièrement. D’abord lents, mes mouvements se font plus sauvages au grès de ses gémissements, alors que mes doigts effleurent l’intérieur de ses cuisses. A cet instant, seul son plaisir compte à mes yeux. Tout le reste n’a plus aucune importance. Puisque toute mon attention est dirigée vers lui, étudiant la moindre de ses réactions pour le sentir vibrer sous mes doigts, emporté par une extase dont je serais la cause.

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MessageSujet: Re: fall for pretty strangers (Stan) +18   Dim 18 Sep - 15:30


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Soyan & Stitch
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Ses grands yeux noirs se relèvent en entendant son prénom, et il s’interrompt après une dernière caresse alors que Soyan l’attire à lui, le corps frémissant et le regard brûlant. Stitch sourit, espiègle, en réponse au sourire mutin de Soyan, toujours trop conscient, attentif à chaque réaction de son épiderme, à chaque gémissement, chaque frisson. Stitch parle bien ce langage-là. Autant il décroche facilement et ne comprend jamais rien quand on lui cause, autant au lit (ou ailleurs, il n’est pas à ça près), il est étonnamment à l’écoute de tout ce qu’un corps peut dire sans aucun mot, dévoué et passionné. Son haut se retrouve très vite au sol, barrières qui tombent, une à une, alors qu’il se laisse griser par le contact, doigts contre peau, bouche contre bouche, il n’y a pas d’instant où il se sent plus sain d’esprit que celui-là. Il y a quelque chose de douloureux dans le baiser de Soyan, de la détresse, comme un dernier recours. Stitch ne le ressent pas vraiment, Stitch préfère l’ignorer, parce que tant que Soyan est heureux avec lui, il sera heureux lui aussi. Stitch aime se voiler la face, aime ne pas comprendre, et c’est devenu une telle habitude qu’il ne comprend sincèrement plus rien. Il cale, les yeux dans le vague, bute sur les mots, ne se souvient pas, répond à côté, et pourtant il a cette manière terriblement rationnelle et cohérente de faire l’amour, cette manière de guetter les mouvements et de calculer les caresses, de faire trop attention à l’autre, parfois, de s’oublier un peu. « Tu es parfait, tu sais. Parfait pour moi. » Il sourit, un rire léger tinte dans l’air, et il secoue la tête, Stitch, trop lucide, parce qu’il sait bien qu’il n’est pas parfait, qu’il est même franchement raté. Mais il sourit quand même et ne répond rien, Soyan veut lui faire plaisir et ça le fait rougir bêtement. Il soupire de désir, attisé par les baisers sur sa peau nue, fermant les yeux pour mieux se couler dans la torpeur enivrante du plaisir tandis que les mains de Soyan se font plus aventureuses, le débarrassant de son pantalon, caressant son membre déjà dur à travers son sous-vêtement.

« Moi aussi, j’ai envie de toi… » Un gémissement impatient franchit ses lèvres alors que Soyan fait glisser le tissu le long de ses cuisses, les caresses buccales ne se font pas attendre, lui arrachant des gémissements de plus en plus plaintifs, le plaisir se répandant sur son corps en de multiples frissons. « Soyan. » Son prénom, toujours, qui roule si facilement sur sa langue, à crier ou à murmurer, et il l’arrête à son tour, le regard voilé de luxure, humectant ses lèvres d’une langue mal assurée. « Soyan, je. » Il prend son visage entre ses mains, caresse délicatement ses joues puis ses cheveux, effleurant sa nuque de l’index, les yeux paumés dans les siens et l’air de ne plus savoir. « Soyan, je crois que je t’aime. » Il en est même sûr, de ça, et son cœur se serre, la bouche entrouverte, comme certain, quelque part, qu’il a choisi le plus mauvais moment pour le dire. « Je t’aime. Je suis désolé. Tu veux bien que. » Il se sent vulnérable soudain, toujours à bout de souffle et le corps mis à nu, le regard qui ne sait plus, et les mains qui s’attachent aux épaules de Soyan, les caressant doucement, pour avoir une chose à laquelle se raccrocher. « J’aimerais te faire plaisir mais je ne sais pas comment faire. » Il grimace une seconde, se penche un peu pour embrasser son cou. « J’arrive pas à réfléchir avec toi devant moi comme ça. » Il parle trop, toujours trop, mais ses lèvres remontent le long de son cou pour venir mordiller le lobe de son oreille, un brin joueur. « Tu peux me guider, s’il te plaît ? » Ce n’est qu’un souffle à son oreille, avant de couvrir à nouveau son cou de baisers humides, l’excitation loin d’avoir quitté son bas-ventre, comme un feu brûlant qui ne s’éteint jamais.

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MessageSujet: Re: fall for pretty strangers (Stan) +18   Mer 28 Sep - 23:35


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Ses gémissements me rendent dingue. J’aime entendre son plaisir, y contribuer et sentir son corps frissonner sous mes doigts impatients.  « Soyan. » Il interrompt mes caresses, sûrement de peur que tout aille trop vite, trop loin. Comme moi, il veut prendre son temps, profiter de ce moment. Pourtant son regard, empreint de désir, ne m’aide pas à refréner mes ardeurs, alors que la langue qui vient humecter ses lèvres me donne une furieuse envie de l’embrasser. « Soyan, je. » Je suis suspendu à ses lèvres, tandis qu’il prend mon visage entre ses mains, chaudes, rassurantes, familières. Ses doigts caressent mes joues puis ma nuque alors que, plongé dans son regard, j’oublie presque qu’il était sur le point de me dire quelque chose. « Soyan, je crois que je t’aime. » Bouleversé, je rougis violemment, comme un gamin pris en faute. Et je ne sais absolument pas quoi faire, ou même quoi penser. Parce que c’est la première fois que j’entends ses mots venant d’un homme. La première fois que quelqu’un est réellement amoureux de moi. Emu, je sens mon cœur s’emballer et mon cerveau se figer. Soudain, je suis incapable d’articuler quoi que ce soit, je balbutie de façon si inintelligible que je suis certain qu’il n’a rien entendu. « Je t’aime. Je suis désolé. Tu veux bien que. » Pourquoi est-ce qu’il s’excuse ? Parce que je suis incapable de lui répondre ? Désespéré, j’aimerais lui crier que je l’aime aussi, que je l’ai compris depuis longtemps même si je refusais de me l’avouer, de peur de souffrir à nouveau. Mais les mots restent coincés dans ma gorge, l’émotion me submerge et j’en pleurerais presque si je n’avais pas peur d’envoyer un mauvais signal. « J’aimerais te faire plaisir mais je ne sais pas comment faire. » Il semble grimacer, comme s’il avait peur de mal faire avant de se pencher pour m’embrasser dans le cou. Pourtant, je suis tellement heureux en cet instant que je me demande bien ce qu’il voudrait faire de plus. Alors qu’il m’en donne déjà plus que n’importe qui. Ça me semble irréel. « J’arrive pas à réfléchir avec toi devant moi comme ça. » Ses lèvres remontent jusqu’au lobe de mon oreille afin de le mordiller et je couine bêtement, très excité par son petit jeu. « Tu peux me guider, s’il te plaît ? » Son souffle effleure sensuellement mon oreille avant qu’il ne dépose une pluie de baisers dans mon cou, m’arrachant ainsi un gémissement de désir.

« Bien sûr que je peux… » Le corps en feu, je roule en l’entrainant avec moi, afin de me retrouver sur le dos et qu’il vienne se placer au-dessus de moi. Dans cette position, je me sens protégé par son corps, alors qu’un client hargneux me donnerait la sensation d’étouffer sous son poids. Mais la douceur de Stitch, et ce que je ressens pour lui, viennent tout changer. Et j’ai envie qu’il efface tous les autres hommes. Tous sauf un. Mais cette confidence-là viendra un autre jour. A un autre moment. Aujourd’hui, il n’y a que nous deux, la chaleur de son corps et le désir ardant qu’il m’inspire et qui me fait tourner la tête. « Tu me fais déjà tellement plaisir, Stitch. » Plus qu’il ne pourra même jamais l’imaginer. Mais ce n’est pas important, il n’a pas besoin de savoir à quel point j’ai besoin qu’il soit là pour effacer la noirceur d’hier. Je ne veux pas que mes démons viennent assombrir ces moments que je partage avec lui, hors du temps. Distraitement, je laisse mes doigts glisser sur son torse, comme pour m’assurer qu’il est bien là. «  Moi aussi, tu sais… » Je me mordille nerveusement la lèvre avant d’ajouter. « Moi aussi, je t’aime Stitch. » Sur ces mots, je capture ses lèvres avec passion, alors que mes doigts descendent plus bas pour aller taquiner sa virilité. Plus que jamais, je veux lui faire l’amour. Sans que l’argent ne vienne tout gâcher, juste le cœur mis à nu. Juste lui et moi, juste deux hommes amoureux. Et cette idée me donne des frissons. Alors oui, je suis heureux grâce à lui. « Je veux que tu restes sur moi, je veux être en toi, mais que tu gardes le contrôle… » Comme il me l’a demandé, je lui révèle ce que je désire, je le souffle contre ses lèvres. Comme un souhait, un vœu. Parce qu’on ne me demande jamais ce que je veux, ce qui me ferait vraiment plaisir. Parce que ça n’intéresse jamais personne et que j’ai même fini par me désintéresser de mon propre plaisir. Jusqu’à cet instant. « Je veux que tu me regardes… Et je veux pouvoir te regarder… » Peut-être que c’est le souhait le plus important de tous. Parce que je veux faire l’amour cette nuit. Je veux l’aimer passionnément. Et oublier cette soumission violente, ce désir sale et impudique qu’on impose chaque jour. Avec Stitch, je veux que ce soit beau, que ça compte vraiment. Parce que c’est important pour moi, plus qu’il ne l’imagine.

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MessageSujet: Re: fall for pretty strangers (Stan) +18   Dim 6 Nov - 16:22

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Soyan & Stitch
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I can't do anything except be in love with you


Stitch a le cœur qui bat à toute allure, l’impression d’avoir fait une bêtise et une sensation de bonheur brut qui lui tient le ventre. Il ne sait pas ce qu’il doit penser, si ce qu’il a dit est quelque chose qui se dit, mais il est heureux de l’avoir dit, si heureux qu’il tremblote, un sourire trop doux sur sa bouche. « Bien sûr que je peux… » Et le sourire grandit, et son rire tinte dans l’air alors que Soyan l’entraîne pour qu’il se retrouve au-dessus de lui. Il s’abreuve de la chaleur de son corps, laissant ses mains errer, légères, contre ses clavicules et son torse, les yeux plongés au fond de ceux de Soyan. Il les aime tellement, ses yeux, il se sent bien sous son regard, comme emporté plus loin, loin des douleurs et des cauchemars de l’univers dans lequel il a déjà refusé de vivre. « Tu me fais déjà tellement plaisir, Stitch. » Stitch ne peut s’empêcher de glousser comme une gamine, le cœur trop à la fête pour se concentrer sur ce qu’il fait. Il est tellement, tellement, tellement amoureux, il ne pourrait jamais se sentir aussi bien ailleurs que dans les bras de Soyan. Et d’Hermès, sans doute. Stitch n’en parle pas, il ne pense pas à en parler, parce que dans le petit monde de Stitch, il n’y a ni jalousie ni problèmes quand on a la chance d’aimer deux personnes à la fois. « Moi aussi, tu sais…» Stitch hausse un sourcil avant de se rappeler, distrait par la main de Soyan contre sa peau. Son cœur s’affole davantage, même s’il n’aurait pas cru ça possible. « Moi aussi, je t’aime Stitch. » Et voilà, son cœur rate des battements à présent, et il n’a déjà presque plus de souffle lorsque Soyan s’empare de ses lèvres, mais ça ne le retient pas de répondre au baiser avec une ferveur inattendue. Il frissonne, gémit contre sa bouche en sentant ses doigts caresser son membre, déjà grisé, frémissant sous le plaisir. « Je veux que tu restes sur moi, je veux être en toi, mais que tu gardes le contrôle… » Il lui jette un regard brûlant, se mordillant la lèvre à son souhait, trop heureux que Soyan lui dise ce qu’il veut, qu’il partage son désir, ses envies. Parce qu’il n’y a rien de plus important aux yeux de Stitch que de lui faire plaisir, que de l’aimer et de sentir son amour en retour, le dévorer, l’avaler tout entier, jusqu’à ce que plus rien d’autre ne compte. « Je veux que tu me regardes… Et je veux pouvoir te regarder… » Stitch se penche à nouveau en avant pour lui voler un baiser, un sourire qu’il peine à réprimer point aux commissures de ses lèvres. Lui aussi, il veut le regarder, il veut l’entendre et le sentir, il cherche le chaos contre sa peau, contre sa bouche, contre sa langue, il a ce désir illusoire, comme toujours, de ne plus jamais arrêter de le toucher, de ne plus jamais être loin de lui.

« D’accord. » Il lui lance un sourire mutin, docile, n’ayant qu’une seule idée en tête. Il fait comme Soyan lui a appris, la première fois, se prépare et se souvient de la tendresse, de la délicatesse de Soyan, contre lequel il s’était abandonné, premier homme à lui avoir fait l’amour, il se souvient de tout ça, et ça le rend encore plus excité, encore plus fébrile avant de guider sa virilité en lui, sans pouvoir ravaler un soupir de plaisir et de douleur mêlés, toujours tremblant, le souffle court alors qu’il entame des mouvements de bassin très doux, pour se réhabituer à la sensation, à cette chaleur produite par l’emboîtement de leurs deux corps. Stitch n’a jamais éprouvé de plus grande liberté, n’a jamais autant pensé qu’à une chose, loin de ses souvenirs horribles et même de sa folie, parce que la peau et les baisers et les regards de Soyan le rendent fou, mais pas de la mauvaise façon, de celle qui fait s’inquiéter sa famille ou qui fait sursauter les passants. Non, il est là, dans toute sa présence, pas ailleurs, toutes ses pensées tournées vers Soyan, et uniquement vers lui. Il ferme les yeux, perdu dans le plaisir, dans les gémissements qui s’envolent de ses propres lèvres, les mains appuyées contre le torse de Soyan. Il a les joues rouges et les lèvres humides, rouvre les paupières pour regarder Soyan droit dans les yeux, et venir encore cueillir ses lèvres, déjà secoué par les frissons, électrisé, prêt à se noyer dans ses prunelles. « Je t’aime » murmure-t-il à son oreille, je t’aime, encore et encore, et il n’arrêtera jamais de l’aimer, parce que Stitch est comme ça, inconditionnel, et extrême, et se battant toujours pour l’éternité, comme s’il n’y avait plus qu’eux deux, seuls, dans ce monde, et c’est un peu vrai, pour Stitch, dans leurs corps en si parfaite symbiose, dans leurs respirations saccadées et dans leurs regards qui ne se détachent plus l’un de l’autre quand il se redresse. Il est si beau, Soyan, si beau, et Stitch pourrait encore lui dire, si son souffle ne lui échappait pas.

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