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 (fb) These tired wings are falling (Ivanka)

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MessageSujet: (fb) These tired wings are falling (Ivanka)   Lun 1 Aoû - 13:18

These tired wings are falling
Ivanka & Judith

I see the fire in the sky, see it all around me. I said the past is dead, the life I had is gone. Said I won't give up, until I see the sun. Hold me now, 'til the fear is leaving, I am barely breathing.

Paris – 1947 Tes larmes se sont taries, laissant derrière elles tes yeux rougis pour témoin. Ton cœur bat encore, pourtant tu as l'impression qu'on te l'as arraché. Tes poumons trouvent difficilement la force d'inspirer l'air qui t'es vital. Tu n'es plus rien, Judith. Plus rien qu'une carcasse vide. Le fantôme de celle que tu as été, de celle que tu aurais pu être. Les images encore fraîches défilent devant tes yeux, encore et encore. Tu ingurgites verre après verre. Priant pour que la liqueur efface les images, les sons, les odeurs. Priant pour oublier. Priant pour que tout ça ne soit qu'un mauvais cauchemars. Mais peut importe ton degrés d'intoxication, Judith, ça ne changera rien et tu le sais. Mais tu préfères encore mourir dans un coma éthylique que d'accepter que David est mort. Tu préfères te détruire se soir plutôt que d'accepter que tu n'as plus personne. Qu'en se suicidant devant tes yeux, ton frère vient de te porter le coup fatal. Celui qui fait de toi un être animé mais pas vraiment vivant. Tu préfères crever dans un caniveaux ce soir, plutôt que de rentrer chez toi et de constater qu'il n'y est pas. Qu'il n'y sera plus jamais. Tu préfères laisser des types dégueulasses se servir de toi ce soir, plutôt que de penser à l'enterrement que tu dois organiser. Alors tu laisses l'alcool te brûler l’œsophage et embrouiller ton esprit. En partant, David a pris avec lui ce qui te restait de combativité. Et tu lui en veux Judith. Tu sais ô combien c'est égoïste, toi qui ne comprendras sûrement jamais ce qu'il a vécu. Les horreurs qu'il a vu. Toi qui a choisi de rester cacher loin de l'horreur. Loin de lui. Tu sais que c'est égoïste de lui en vouloir d'avoir mis fin à ces jours, quand tu l'as entendu hurler dans ses cauchemars. Quand tu as vu dans ses yeux qu'il était partit depuis bien longtemps ton frère. Tu sais que c'est égoïste, mais tu ne peux pas t'en empêcher, Judith. Tu ne peux pas, parce qu'il était tout ce qu'il te restait de ta vie d'avant. De cette vie où tu osais encore être heureuse, rêver, rire, danser, aimer. Tu lui en veux, parce que sans lui, tu n'as plus aucune raison de continuer à te battre. Tu lui en veux, parce que lui est partit rejoindre vos parents, Mason et tous ces amis qui ont péri dans cette guerre stupide., alors qu toi t'es toujours ici. Dans ce monde pourri jusqu'à la moelle. Dans cet univers qui ne veux pas de toi mais auquel tu t'accroches. Parce qu'on t'a donné le pire des fardeaux, un instinct de survie surdimensionné, un besoin de vivre malgré tout. Tu lui en veux parce qu'il te laisse seule. Seule avec ta peine, seule avec ta misère. Seule. Tu lui en veux parce que tu aurais tout fait pour lui, pour lui redonner le sourire, mais que tu as échoué. Mais au fond, tu t'en veux, surtout. Tu t'en veux d'avoir échoué, de ne pas avoir pu l'aider. Tu t'en veux de ne pas pouvoir comprendre. Tu t'en veux presque de vivre et de ne pas avoir le courage de le rejoindre. Alors tu bois, encore et encore, comme si ça pouvait gommer ta culpabilité, comme si ça pouvait changer quelque chose. Tu cesses de te battre et tu laisses le vice de l'alcool te dévorer.

Tu ne sais même plus à combien de verre tu en es, Judith. Mais tu sais que ta tête tourne légèrement, que ton cœur ne te fais plus si mal et que les images sont floue maintenant. Demain, le réveil sera difficile, mais ça, tu t'en fou. Avec ou sans alcool, l'absence de David te sera toujours difficile. Comme celle de Mason. Prends soin de lui... Tu espères qu'ils sont ensemble, là haut. Tu espères qu'ils prendront soin l'un de l'autre. Pour toi. Tu espères, mais ça n'aidera jamais à combler le vide qu'ils laissent derrière eux. Tu espères, mais au fond ça ne change pas le fait que tu sois seule avec l'alcool pour seule amie fidèle. « Un autre. ». T'es en train de foutre toutes tes économies là-dedans, Judith, et tu t'en contre fiche. Tu ne sens même pas les larmes qui commencent à couler le long de tes joues de nouveau. Tu as réussis à t'anesthésier. Et c'était ce que tu voulais. Tu voulais oublier les images, tu voulais oublier le son de coup de feu. Tu voulais oublier la vision du corps de ton frère qui s'étale sur le sol. Oublier. Tu t'empares du verre qu'on te serre d'un geste mécanique. Et tu ne sais pas vraiment ce qui te pousse à te lever, à monter sur une chaise et à commencer à chanter. L'alcool, sûrement. La folie, peut-être. La douleur, ironiquement.

Des yeux qui font baisser les miens, 
Un rire qui se perd sur sa bouche, 
Voilà le portrait sans retouche 
De l'homme auquel j'appartiens.
Quand il me prend dans ses bras
Il me parle tout bas,
Je vois la vie en rose.

Tu n'appartiens à aucun homme, mais ça ils n'ont pas besoin de le savoir. Et tu continues pauvre enfant. Tu leurs chante la La vie en rose alors que la tienne n'est teinté que de gris et de noir. Triste mélancolie, douloureuse ironie. On t'écoute, les regards se tournent vers toi. Et tu aimes ça. Tu aimes attirer leur attention. Tu aimes qu'ils se taisent pour t'entendre chanter. Parce que c'était ce dont tu rêvais autrefois. Quand il y avait encore l'innocence et la joie dans tes prunelles bleues. Tu leurs offres ta voix, tu leur offres la seule chose qui te reste, la dernière chose qui te donne encore un peu d'espoir. Et quand la chanson arrive à sa fin, tu as un pincement au cœur. Tu n'aimes pas les fin. Tu n'as jamais aimé ça, mais là, c'est devenu encore plus douloureux. Là, tu voudrais chanter jusqu'à ce que tes cordes vocales lâchent. Mais tu ne peux pas et tu te rassoies alors que les dernières paroles s'envolent encore jusqu'à leurs oreilles. Et d'une traite, tu vides ton verre. Tu n'es plus rien qu'une carcasse vide avec une voix d'ange. Un ange à qui on a coupé les ailes. Un ange déchu, un ange perdu. Tu offres un sourire forcé à la jeune femme assise prés de toi, te demandant à quel moment elle est arrivée là.

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MessageSujet: Re: (fb) These tired wings are falling (Ivanka)   Sam 12 Nov - 17:57

These tired wings are falling
Ivanka & Judith

I've been drinking, I've been drinking. I get filthy when that liquor get into me. I've been thinking, I've been thinking. To me it's feeling like all of my entire life I've been drinking.

Paris – 1947 La tête qui tourne, la langue engourdie et une folle envie de crier sur tout ce qui bouge. Mais elle continue de boire Ivanka, elle continue parce qu’elle ne veut plus se souvenir des raisons qui l’ont conduite jusque-là. Elle enchaine les verres et elle jure en bulgare dans sa barbe parce que l’alcool n’est pas assez fort et les français trop bruyants. Pourtant, la jeune femme ne se lève pas, non, elle s’obstine. Les images sont encore trop vivides et elle a beau fermer les yeux, elle les voit encore. Ces corps à moitié dévorés, pantins désarticulés baignant dans une mare de sang. Elle est arrivée trop tard Ivanka, le contrat lui a filé entre les doigts. Alors elle boit pour tenter d’oublier. Elle boit pour ne plus être en état de rentrer. Elle boit jusqu’à avoir de la peine à articuler, pour ne pas devoir s’expliquer. Pour ne pas pouvoir s’expliquer, surtout. Et quand elle commence enfin à perdre tous ses moyens, la brune esquisse un sourire triomphant avant de passer une main maladroite dans ses boucles sombres. Ses mèches enfin écartées permettent à ses yeux azurs de scruter la pièce. Elle voit flou Ivanka et elle s’en moque. Qu’on la juge, qu’on la pointe du doigt, qu’on la désire… tout cela n’a aucune importance à ses yeux. Ce soir, son sort lui importe peu.

Puis vient cette voix qui fait taire toutes les autres. Cette voix qu’elle fait tout pour ignorer mais qui ne parvient qu’à la subjuguer un peu plus à mesure qu’elle y décèle de la douleur. Alors elle lève la tête Ivanka, et détaille la française qui oscille dangereusement sur sa chaise sans même s’en rendre compte. Elle remarque son dédain face à tant de regards fascinés et se demande si elle pourrait le changer. Si, ensemble, elles pourraient oublier ce qui les a forcées à n’être que des épaves ce soir. La chanteuse termine sa complainte en finissant son verre d’une traite avant de reprendre place sur sa chaise, face à une Ivanka qui se moque bien des convenances. Elle la détaille ouvertement, sans honte ni vergogne, se demandant ce que ces lèvres pourraient faire d’autre que chanter. Le sourire que lui sert la française la sort de ses rêveries et par reflexe, elle commande une bouteille au hasard en la pointant du doigt. Par automatisme, elle se sert avant de faire glisser son verre vers l’artiste. Elle a grillé la priorité à tous ceux qui envisageaient de faire de même et cela lui arrache un sourire, surtout devant la mine déconfite de certains. Bois. Conseille-t-elle d’une voix douce où perce cet accent dont elle n’a pas su se débarrasser à Beauxbâtons.

Puis-je… Commence un homme d’âge mûr en s’adossant à la table. Il dévore la chanteuse des yeux et son sourire laisse peu de place à l’imagination. Le sang de la chasseuse de créatures ne fait qu’un tour avant qu’elle ne se tourne vers l’intéressé. Non. Siffle la bulgare avant de le dissuader d’un regard de s’installer entre elles. Elle pointe la bouteille des doigts afin qu’il comprenne qu’elles ont tout de ce dont elles ont besoin. Puis, sans ménagements, elle l’écarte, elle le repousse, se moquant bien des conséquences. Car aucune des deux femmes n’a besoin qu’un parasite masculin vienne troubler leurs états d’âme. Et peut-être est-ce la violence qui transparait dans le regard d’Ivanka qui le dissuade de répliquer, car il disparaît, aussi vite qu’il est arrivé. Exemple à ne pas suivre pour tous ceux qui ont assisté à l’échange de loin. La brune ne semble pas affectée le moins du monde par cette intrusion, elle s’en moque même, elle en rigolerait presque. Alors elle s’empare d’un verre de l’autre côté du comptoir et se sert, sans même chercher à voir la réaction de sa voisine. Un rictus au bout des lèvres, elle laisse la chaleur de l’alcool couler dans son œsophage avant de river ses billes azurs dans celles parsemées d’émeraudes de la française. Pour qui est-ce que tu chantais ? Demande-t-elle sans la quitter des yeux, sachant pertinemment qu’elle n’est pas en droit de poser une question aussi intime. Mais c’est plus fort qu’elle et Ivanka n’a jamais été du genre à tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler.

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