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 Hello Stranger [Jami]

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MessageSujet: Hello Stranger [Jami]   Lun 1 Aoû - 18:50

Hello stranger
Mia & Jami
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Une journée de travail terminée. Une de plus. Mia soupire. Pas de soulagement. Il n’y a plus de soulagement chez elle depuis bien longtemps. Elle rentre peut-être chez elle en cet instant mais ce n’est que pour mieux revenir plus tard. La blonde est épuisée. Abîmée. Il y a des cernes sous ses grands yeux, cachés sous le maquillage qu’elle n’a pas eu la force d’enlever. De la lassitude dans ses prunelles qui ont trop vues, trop souffert. Au final elle ressemble à chaque personne qui marche si tard dans ses rues malfamées. Un peu trop désespérée. Un peu trop abîmée. Une âme en peine. C’est si courant désormais dans le monde sorcier. Ceux qui se promènent avec la tête bien haute se font rares. Ceux qui se voutent et marchent le plus vite possible pour se mettre en sécurité dans l’obscurité se font légion

Les perdus sont une foule. Les gagnants impitoyables.

Ainsi marche le monde désormais. Ou peut-être a-t-il toujours été ainsi. Peut-être était-elle simplement trop jeune et trop naïve pour s’en apercevoir. Cela ne serait pas étonnant de sa part. la jeune femme passe une main lasse dans ses boucles blondes. Elle est bien trop fatiguée pour transplaner jusque chez elle. Elle n’est pas sûre du genre d’erreur qu’elle pourrait faire. Heureusement elle n’habite pas si loin de l’Opiumerie. Uniquement quelques rues à traverser. En pleine nuit. Dans un quartier connu pour être peuplé d’individus louches. Une promenade de santé en somme. Mais elle n’a pas le choix, alors elle avance au milieu des ombres sa baguette étroitement serrée entre ses doigts. Elle n’est pas assez stupide pour la laisser rangé dans son sac. C’est une erreur qui a couté la vie à certains. Et si ce n’est la vie, au moins une importante somme d’argent. Hors si Mia possédait une telle somme, elle ne gagnerait pas sa vie en faisant du strip-tease. Certainement pas.

Elle s’engage dans une minuscule ruelle. Un raccourci. Mais la blonde aperçoit une ombre à l’intérieur de celle-ci. Quelqu’un. Alors qu’elle ne veut voir personne. Elle s’apprête à tourner les talons et à partir dans une autre direction lorsqu’une voix retentit. « Hey ». Mia s’arrête une seconde avant de carrer les épaules et de reprendre son chemin. Elle n’a rien à dire à personne et certainement le probable ivrogne qui se tient dans cette sinistre ruelle. Elle veut juste partir. Elle veut juste rentrer. Certainement pas se confronter avec un imbécile de plus aujourd’hui. Mais alors qu’elle repart la voix reprend de plus belle, l’obligeant cette fois à rester.

« Mia ? » Ce prénom. Celui qu’elle n’entend plus. Qu’elle a laissé de côté bien des années auparavant. Seuls ses vieux amis le connaissent, seuls ses vieux amis l’appellent ainsi. Elle se retourne alors, se demande si elle a sans le vouloir évité une vieille connaissance. Mais elle se sent déjà mal à l’aise Mia. Les vieux amis ne le sont plus toujours. Elle a déjà recroisé Judith quelque jours auparavant, quelles sont les probabilités qu’elle retrouve quelqu’un d’autre en si peu de temps ? Elle s’approche de l’homme, découvrant son visage. Un parfait inconnu. Elle ne reconnait rien, aucun trait, pas même une lueur dans les yeux. Un inconnu. Un inconnu qui l’appelle par son véritable prénom et non celui qu’elle utilise désormais. La peur accélère les battements de son cœur en même temps que sa colère. Elle saisit sa baguette d’un geste souple et la plaque contre le cou de l’inconnu. Terrifiée. Muée par une rage qu’elle ne comprend pas réellement. « Qui es-tu ?! Et comment connais-tu mon nom ?! » Un murmure plein de fiel. « Réponds tout de suite ! » Le sort n’est qu’a quelques secondes de partir.

Il faut qu’elle se protège.
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MessageSujet: Re: Hello Stranger [Jami]   Dim 7 Aoû - 21:01

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La nuit tombait, recouvrant lentement de son manteau sombre, un Londres devenu triste, amer et violent. Les insultes fusaient. Le climat, lui, était pesant, presque aussi pesant que les quatre murs de la demeure des Prewett. Cette immensité, elle était devenue déroutante. Presque autant que le comportement, sauvage, des sorciers bien-pensants et autres sages apparents. Ils se voulaient sages, ils se souhaitaient justes. Ils prônaient des valeurs, des préceptes que peu étaient aptes à suivre. A vrai dire, je doutais qu'un jour, il y ait une personne capable de se montrer aussi pur que ce qu'ils criaient sur tous les toits. Mise à part ce grand Chef des Nations, cet homme, au titre facétieux, car s'il régnait, son château n'était encore que de sable, bien loin encore de finir en verre. Je ne pouvais m'empêcher de faire le lien, entre les moldus et cet homme. Il les détestait -et il avait bien raison, mais pourtant, il leur ressemblait tellement. Avide, perfide, malin. Lui aussi, avait fini par me débecter avant même que je ne goûte totalement à la joie d'être un meuble, à la propriétaire au regard sombre. Et, cette immensité, m'avait finalement perdu. Bien trop de temps avait passé, loin des eaux brumeuses du Royaume-Uni. La petite chambre blanche du Nouveau Monde avait été troquée pour de la crasse, des barreaux et les rats. Cette froideur, je la sentais encore. Petit à petit, je m'en étais accoutumé, n'appréciant guère la chaleur des rayons lumineux, lorsque ces derniers osaient braver l'épaisse prison faite de nuages. Nous étions tous prisonniers de quelque chose. La seule chose qui nous distinguait, c'était l'acceptation et la conscience d'une telle situation. Même l'embrasser n'empêchait en rien les moments pénibles. La distance prise ne faisait que retarder l'inévitable et ce constat, douloureux, de n'être finalement bon qu'à prendre. Coups, fouet, insultes. Je m'aventure dans Londres, vite déboussolé, vite oppressé. La foule, dansante, me donnait l'impression de tanguer sur le plus instable des navires, ou de voler sur le plus capricieux des balais. Le regard sombre, rien n'attire mon attention, si ce n'est la devanture de cette échoppe. J'avance et me perds dans les derniers modèles de balais magiques. Tel l'enfant jovial de Poudlard, un large sourire étire mes lèvres et perturbe les traits durs de mon visage que certains trouvent terrifiant. Alors, je m'attarde. Les balais, eux, ne jugent pas selon le sang ou le statut, ils sont faits pour être maniés. Ils se plient à la compétence du sorcier, à sa maîtrise et non à la couleur du dernier motif de sa cape. « Véracrasse de sang-de-bourbe. » Elle crache. Son venin touche la vitrine mais ne m'atteint pas. Les mots n'étaient pas aussi douloureux que le travail minutieux d'Edna, ou encore le professionnalisme d'un bourreau zélé d'Azkaban. Je nettoie soigneusement la vitre avec un bout de tissu crasseux. Satisfait, j'esquisse un dernier sourire.

Les rues sont sombres, j'ai trop tardé. Je le sais, je n'aurais jamais du sortir de cette maison. J'étais perdu dans cette immensité familière devenue inédite par les affres du temps. Alors j'emprunte des rues, qui deviennent des ruelles et parfois, des impasses. Je rebrousse chemin, haletant et hagard. J'aperçois une silhouette, espérant trouver de l'aide. Naïf que j'étais, j'en oubliais qu'au royaume des cracmols, les moldus sont rois. Je distingue le bruit de talons, une femme probablement ou une autre créature. « Hé ! » Je m'approche, elle ne bouge plus. Soulagé, je force l'allure et m'approche un peu plus. Cette chevelure blonde, ce visage. Elle était unique. « Mia ? » Mes mots avaient précédé toute réflexion. Une vieille amie, d'un temps révolu. La terreur se lit sur son visage, elle déforme ses traits graciles. J'étais devenu méconnaissable. La guerre, les balafres. Tout poussait à la méconnaissance. J'inspirais bien trop cette sensation. Mais celle que je redoutais le plus, c'était bien la terreur. Peut-être n'était-elle qu'une pâle copie. Le temps avait passé, n'épargnant personne. La terreur se mue en colère. Les iris de ses yeux hazels reflètent sa rage. Je déglutis. Il s'agissait bel et bien de l'impétueuse Mia, un sourire étire mes lèvres. J'échappe un rire mutin, malgré ses semonces. Sa baguette est contre mon cou, elle presse une brûlure mal cicatrisée, encore douloureuse. Le rire s'estompe, j'attrape son poignet, le tiens fermement jusqu'à sentir ses os craquer sous l'emprise. Je finis par retourner sa baguette contre elle, tentant de la faire plier. Puis, je réfléchis, me confrontant au constat amer que je n'étais plus qu'un inconnu dans mon propre monde. Mais quitte à mourir, autant en rire. Quitte à partir, autant s'en amuser. « Toujours le mot pour rire. » Je ne répondais pas au reste. Elle n'avait pas changé, visiblement. « Tu en fais tourner des têtes. Je suis toujours celui qui te résiste, on dirait. » Je ne quitte pas ses yeux. J'avais oublié à quel point sa beauté pouvait être fascinante. Elle était probablement un des plus beaux portraits à observer avant de quitter ce monde de sorciers-fous. 
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MessageSujet: Re: Hello Stranger [Jami]   Mer 17 Aoû - 12:28

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Elle n’est pas habituée aux combats physiques Mia. Non pas qu’elle soit mauvaise une baguette à la main. Au contraire elle y montre un certain talent. Seulement elle n’est pas habituée à l’action en elle-même. Ce n’est pas avec des poings et des sangs que se joue son histoire. Bien au contraire. La blonde ne connait que les milieux feutrés, camouflés par des tentures luxueuses ou les murmures sont des insultes et les caresses des coups de fouets. Les batailles au milieu des rues crasseuses avec des inconnus ? On lui avait épargné jusque là. Jusque là s’entend. Car de toute évidence quelqu’un a du découvrir son implication au sein des mangemorts. Et quelqu’un a cherché suffisamment profond pour savoir qui elle était. Elle. Une moins que rien. Et pour envoyer un chien de l’enfer à ses trousses alors qu’elle n’en souhaitait pas.

Danger. Danger. Mais puisque la fuite est impossible il ne reste que le combat.

Il y a de la sueur qui roule le long de sa paume. Mais ses doigts ne tremblent pas. Déterminée elle est. Mia ne peut pas courber l’échine à la première menace venue. Sinon elle ne serait déjà plus rien qu’une poupée cassée. Une poupée brisée, utilisée et jetée aux ordures car devenue inutile. Elle vaut mieux que cela. Elle doit l’être. Elle n’a pas le choix de toute façon. Elle refuse de briser la blonde. Sa silhouette fragile reste plantée, les pieds fermement collés au sol, la tête haute. Elle fait ce qu’elle doit faire. Dit ce qu’elle doit dire. Elle survit. Parce qu’elle attend mieux. Elle survit parce qu’elle compte bien changer le monde. Les voir souffrir. Les voir crever. Les larmes aux yeux. Et elle se repaitra de ce spectacle. Cruel diraient certains. Mais ce sont ceux qui n’ont jamais souffert qui peuvent se permettre se stupide postulat.

Alors quand une main se serre autour de son poignet, écrasant la chair tendre et fragile un gémissement lui échappe. Douleur, douleur. Son bras plie. Tord. Elle est faible. Si faible. Et elle va probablement mourir ici. La rage l’emplit soudain. Mourir aussi stupidement. Comme rien. Un corps de plus retrouvé dans un quartier malfamé. Rien. Rien du tout. Elle ne veut pas. Quitte à mourir elle veut qu’on se souvienne d’elle. Un regain de force alors. Un talon qui part heurter le tibia de l’adversaire. Et sa main qui la relâche. A cause de la douleur ou d’autre chose elle ne saurait le dire.

Elle est libre de nouveau et ne perd pas de temps. N’écoute pas vraiment les paroles qui sortent de la bouche de l’inconnu. Un sort quitte sa bouche, malgré son poignet tordu et la douleur qui monte et une trace de coupure rouge se dessine soudain sur le corps de l’homme. Puis Mia se fige soudain. Les mots qu’elle comprend enfin. De la stupeur se dessine sur son visage. Elle scrute les traits de l’inconnu qu’elle ne reconnait pas. « Mais sur quel genre de malade je suis tombée cette fois ?! » Un soupir lui échappe. Comme si elle parlait à un gamin. Ca lui arrive parfois. Des « fans » qui fouillent un peu trop. Ceux qui pensent qu’avec l’argent ils pourront l’avoir pour une nuit. « Je suis pas à vendre connard. En dehors de l’opiumerie je suis aussi libre que toi » Son visage qui devient froid et rempli de haine. « Alors si tu t’approche encore je te promet que je te raterais pas »

Et elle se détourne pour partir. Fière d’être restée forte. Fière. Mais la seconde phrase la fait s’arrêter. De la curiosité dans les yeux tandis qu’elle rassemble les pièces éparpillées du puzzle. Mais ce n’est pas possible. Pas vraiment. Ses paupières papillonnent. La confusion visible sur ses traits. « On se connait ? Réellement ? T’est pas un autre taré en quête d’un peu d’amusement ? » Elle a du mal à croire que ce n’est pas un autre qui est là pour lui faire mal.
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MessageSujet: Re: Hello Stranger [Jami]   Mer 17 Aoû - 21:31

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Les traits marqués, les cicatrices accumulées au point d’en devenir méconnaissable. Je n’étais plus qu’un inconnu, dans ce monde et dans l’autre. Une sorte de déchet transporté lourdement de mains en mains, de rires en rires, de combats en combats. Je ne comptais plus le sang versé, pour chacun de ces mondes. Tous, nous étions amenés à faire des sacrifices. Certains préféraient sacrifier les autres, et ces idiots d’altruistes à la nature débonnaire préféraient se sacrifier eux-mêmes. J’étais des idiots qui finissaient par sacrifier et se sacrifier par la même occasion. Je ne comptais plus les espoirs déchus, les peines avérées et les pertes qui pouvaient être évitées. Je refusais de ressentir un quelconque manque, finalement satisfait de n’être plus qu’un sombre inconnu aux balafres monstrueuses. J’étais finalement devenu ce qu’ils avaient voulu, une créature des bas-fonds, infréquentable. Ils avaient laissé ce stigmate à même la peau, alors que les autres né-moldus n’avaient qu’une rune à poser sur un vêtement. Je me retrouvais contraint d’embrasser une nature qui n’était pas la mienne, dans un monde qui n’était plus le mien. Parfois, je pensais que je n’étais pas le bon à avoir survécu. Et, lorsque je voyais les marques des sévices endurés, pour rien au monde je n’aurais voulu que quelqu’un prenne ma place. Quitte à mourir, autant épargner des souffrances à quelqu’un d’autre. Je déglutis, déshabitué à penser. A Azkaban, penser plonge dans la folie. Oublier de penser devient vite viscéral, il s’agit de survivre, de se contenter de coups et de crasse. La survie, nous y étions tous contraints mais de manière différente. Certains se taisaient, d’autres se cachaient pour mieux participer. Et puis, il y avait ceux qui prenaient un certain plaisir aux choses interdites, immorales en d’autres temps. Mais la morale, muable, devient vite dangereuse et un outil des plus redoutables. La peur, elle aussi, rendait les sorciers plus dangereux qu’ils ne l’étaient. Finalement, ceux qui se voulaient supérieurs aux moldus n’en étaient pas si loin. Nous restions des humains, n’en déplaisent aux théoriciens les plus farfelus. Mais le plus dur était probablement tout ce nouvel espace. Qu’en faire ? Comment certains arrivaient à exister alors que d’autres n’étaient bons qu’à survivre ? Le tout était de trouver sa place, non ? Mais comment faire lorsqu’un monde rejette et que l’autre haït ? Comment faire lorsque personne ne vous reconnaît ? Recommencer à zéro n’était pas vraiment d’actualité, non. Un objet ne pouvait pas recommencer quoique ce soit. Il ne pouvait pas même commencer quoique ce soit, plié à la volonté d’un maître aux humeurs lunatiques.

Certains, en apparence, n’avaient pas tellement changé. Mia rayonnait toujours d’une beauté qui ne saurait connaître sa pareille. J’avais toujours eu cure de son sang de semi-vélane, préférant de loin à ses boucles blondes, les joutes verbales auxquelles nous nous livrions à Poudlard. Mais les mots n’étaient bons qu’à être remplacés par des gestes, et dans un monde violent, cela n’amorçait jamais rien d’agréable. Le visage déformé par la peur, probablement de mon visage ou de ma carrure, j’ignore mon corps endolori et ose me défendre, quitte à empirer la situation. Elle prend sa baguette, malgré son poignet devenu rouge sous mon emprise. J’échappe un grognement et manque de m’écrouler lorsqu’elle touche mon tibia. Fichue jambe malade. Foutue jambe blessée. La douleur remontait, rendant le moindre pas douloureux, ravivant la torture de tissus encore atteints. Trop concentré sur ma jambe, j’en oublie Mia. Erreur fatidique, outrage à son égard, je sens ma chair se déchirer. Un sentiment bien trop commun ces derniers temps. Je sens le liquide écarlate se répandre de par en par de la guenille qui me sert de pull et tente maladroitement de retenir le sang en posant ma main dessus. Je l’observe, je l’écoute et ne peux empêcher mon rire de s’envoler dans les airs. Malade, connard, connard fini. Etait-ce le souvenir que je laissais à mes anciennes connaissances ? Epuisé, les traits tirés, je continue à rire, sombrant explicitement dans une folie qui n’était plus douce. « Damnú air ! » Putain ! Je m’appuie lourdement contre le mur de la ruelle et enchaîne les jurons dans ma langue maternelle. Je finis par cracher un mélange de salive et d’hémoglobine, offrant un regard noir à Mia. « L’amusement a bien changé. » L’enfant désinvolte avait disparu, laissant place à un homme aigri avant l’âge dans les murs d’Azkaban. Je déglutis, la fixant et avançant vers elle malgré tout, comme dans une provocation ultime. « Je préfère être accueilli par tes piques verbales que par ta baguette. T’étais plus drôle avant. » Reproche boudeur et enfantin, pourtant, particulièrement sincère. Je la scrute et m’avance difficilement vers elle. Je la force à affronter mon regard, qui ne devait pas tellement avoir changé. Peut-être plus éteint, peut-être plus triste, probablement plus sombre. « C’est moi, Jamie. » Ma voix s’était faite plus grave, traduisant un certain agacement engendré par la douleur des blessures qu’elle avait causé. Celle qui faisait le plus mal était certainement celle de représenter une menace pour elle. Mais après tout, j’étais devenu terrifiant, non ?
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MessageSujet: Re: Hello Stranger [Jami]   Sam 27 Aoû - 15:20

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La situation parait surréaliste. Impossible. Incroyable. En effet se faire agresser, voir tuer n’est pas rare dans ces sinistres petites ruelles de Londres. C’est même devenu du domaine du commun avec la récente augmentation de la pauvreté et dans le même temps de la criminalité. En revanche retrouver un ami perdu de longue date, le prendre pour un ennemi et lui jeter un sortilège ? Voila quelque chose qui change bien de l’ordinaire. Et surtout pour Mia qui ne sait pas vraiment comment réagir. Des flots de souvenirs lui reviennent soudain. Mais à l’époque tout était différent. A ses yeux Jami représente Poudlard. Autant que Judith. Chacun rappelle des souvenirs heureux à sa façon. Judith c’était l’amour de sa vie. Jami c’était l’ami, le joyeux luron indéfectible avec qui elle passait de longues heures à se chamailler. Le seul qui ne semblait pas particulièrement réagir à son charme de magnétisme.

Mais devant elle ce n’est plus vraiment Jami. Cela ne le sera plus jamais.

Ils ont bien changés tous les deux. Mais de toute évidence Mia est encore reconnaissable là ou ce n’est absolument pas le cas Jami. Jamais la blonde n’aurait pu le reconnaitre s’il n’avait pas prononcé son nom. Sinon elle ne lui aurait pas jeté de sort. Mais elle n’a vu qu’un inconnu, couvert de cicatrices, qui prétendait la connaitre ? Qui peut la blâmer d’avoir réagi ainsi ? Terrifiée, menée avant tout par ses instincts. C’est ainsi. Mia ne se maitrise pas très bien. Tête-brûlée comme toujours. Une des raisons pour lesquelles elle s’entendait si bien avec le jeune homme il y a ce qu’il semble être une éternité. Le désarroi, la surprise et le choc se dessinent sur son visage les uns après les autres. Si facile à deviner. Finalement elle tend une main vers l’homme, la bouche légèrement tremblante.

« Jamie ? C’est vraiment toi ? » Ses doigts effleurent la chemise. Puis elle voit la fine déchirure sanglante et évidemment la culpabilité reprend le dessus de plus belle. « Oh par Merlin je suis désolée, je suis vraiment désolée, si j’avais su que c’était toi je n’aurais jamais fait une chose pareille je te promets. »Frénétiquement elle fouille soudain le petit sac qu’elle emporte toujours avec elle. Souvent elle à des baumes qu’elle garde pour Soyan. Pour les mauvais jours. Ceux ou il se fait battre violemment au point de garder des traces sur son corps mince. Cela pourra au moins servir. Sa main se referme soudain sur un petit flacon.

Triomphante elle le sort et commence à tirer sur la chemise de Jami pour mettre à nu la blessure. « Attends ne bouge pas avec ça cela devrait aller mieux et puis une fois chez toi tu pourras soigner cela définitivement » Elle a honte soudain Mia. Elle ne devrait pas pourtant. Elle n’avait aucun moyen de savoir. Ce n’est en aucun sa faute. Pas réellement. Et pourtant elle ne peut pas s’empêcher de plisser les yeux. Ses mains tremblent un peu et elle penche la tête, ses boucles blondes glissant contre ses épaules. « Je suis désolé vraiment encore une fois c’est juste que … les rues ne sont pas vraiment sûres par ici » Elle marque une pause. Hausse les épaules.« Et j’ai déjà eu quelques ennuis avec des … clients alors j’ai agis sans réfléchir désolé » Mia secoue la tête du regret au fond de ses grands yeux bleus. «Mais pour ma défense cela faisait si longtemps. » Elle recule d’un pas, d’un geste englobe son apparence. «Et tu as tellement changé. » Un euphémisme poli. Et tellement vrai.
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