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 war paint. (andreas)

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MessageSujet: war paint. (andreas)   Sam 6 Aoû - 19:09

War paint
lyuben & andreas

i played a fool, so many times, can't even count them. so i lick my wounds, so that i can keep on fighting.
Lyuben se trouvait devant un pauvre bar suffisamment miteux pour que personne n'ait envie d'y rentrer. Il ne savait pas vraiment quelle suite événements l'avait amené à cet endroit-là, mais il ne pouvait plus s'y dérober. À vrai dire, en ouvrant la porte dudit bar, il se disait qu'il savait très bien comment il s'était retrouvé dans une telle situation. Il se rappelait parfaitement des mots que sa mère avait employé, du désespoir qui en avait suivi. Son désespoir, pour être précis. Sa mère avait l'air d'accepter la situation de façon très stoïque, comme si de toute façon, elle ne pouvait pas y faire grand-chose, alors à quoi bon s'agiter? Mais Lyuben ne pouvait tout simplement pas se comporter de cette même façon. Sa mère se trouvait à l'autre bout de l'Europe, en train de souffrir; comment aurait-il pu faire comme si de rien n'était, comme si tout allait bien? À ce moment-là, il savait déjà qu'il allait rentrer en Bulgarie. Il ne savait pas encore quand – n'avait pas fixé de date ou de moyen de locomotion, même si se déplacer d'une cheminée à une autre s’annonçait bien plus rapide et pratique qu'un long voyage en train. L'idée de rentrer était encore un peu floue – il y avait tant de détails à peaufiner, tant de dettes et affaires à régler. Il devait démissionner – chose qu'il n'avait toujours pas entrepris – mais aussi quitter sa chambre – idem – et tout mettre dans sa petite valise, qui était pour l'instant coincée sous son lit, entre une pile d'habits abîmés et des torchons à jeter. Il ne se sentait pas encore prêt à remballer sa vie une deuxième fois avant de rentrer en Bulgarie. Il l'avait déjà fait une première fois, quand sa mère lui avait appris qu'il était malade. Il se rappelait encore du gros chat paresseux qui dormait sur le rebord de sa fenêtre. Pendant une année toute entière, il l'avait trouvé un peu chiant, puant et collant. Cependant, au moment de partir… il s'était rendu compte que tout cela allait lui manquer. Londres en général allait lui manquer, dans les moindres détails – ledit chat inclus. De toute façon, avant de rentrer, il avait quelque chose d'important à faire. Sa mère avait pratiquement accepté sa maladie – Lyuben ne pouvait pas faire quelque chose du genre aussi rapidement. Il savait qu'il n'était pas médecin, qu'il ne pouvait pas trouver de remède spécial. Ceci étant dit… il avait entendu des choses. Il avait entendu les vertus que certaines substances avaient d'après ses collègues. Sa mère n'allait sûrement pas guérir pour autant, mais ce n'était pas grave. Il était prêt à vendre un rein tout entier pour qu'elle aille mieux ne serait-ce qu'un tout petit instant. Il avait justement parlé de cela à des collègues – le jeune bulgare travaillait en tant que simple serveur dans un pub qui n'avait rien de bien joyeux ou bien exceptionnel. Et à force de travailler la nuit, la fatigue du boulot se cumulait à la fatigue de la journée, et parler avec les seules personnes sobres du local était plus ou moins la seule façon de rester éveillé pour Lomek. Il ne serait pas allé jusqu'à considérer lesdits collègues comme de très bons amis – après tout, il ne connaissait pas grand-chose à leur sujet exception faite pour leurs prénoms – mais leur raconter sa vie était plus que plaisant. Bien évidemment, il les écoutait tout comme eux ils l'écoutaient, mais ce soir-là il n'en était pas question. S'il s'était retrouvé dans ce recoin perdu de Londres, c'était à cause des mots que lui il avait prononcé. Il avait glissé que sa mère souffrait beaucoup un soir comme les autres, à quoi l'un de ses collègues lui avait rétorqué qu'elle n'avait qu'à prendre quelques plantes, quelques substances qui lui auraient sûrement fait du bien. Lyuben n'avait pas tout de suite compris – oui, sa mère prenait bien ses médicaments, mais ça ne changeait rien au fait qu'elle souffrait. Et puis… le haussement de sourcils du deuxième homme lui avait bien fait comprendre qu'il ne parlait pas de simple médicaments. Le jeune brun avait ensuite dû courir aider un client qui vomissait ses tripes au sol – rien de spécial, une nuit comme les autres dans un pub comme les autres. Il avait réfléchi à la proposition qu'il venait de recevoir pendant qu'il tapotait le dos du presque-mourant, tout en étant asphyxié par la puanteur de l'alcool vomi. Droguer sa mère? Il ne savait pas vraiment quoi penser. D'un côté, ça ne pouvait bien évidemment pas être une bonne chose. De l'autre… Si ça pouvait l'aider à mieux se porter, ça ne pouvait pas être uniquement mauvais, si? À son retour, son collègue lui avait filé une adresse – celle du bar miteux devant lequel il se trouvait – ainsi qu'un nom. Andreas Sørensen. Il l'avait ensuite physiquement décrit, pour que Lyuben sache un minimum qui il était censé retrouver. Ce dernier n'était absolument pas sûr de pouvoir s'en sortir, encore moins de reconnaître ledit Sørensen. Il prit une grande inspiration, avant de rentrer dans le bar, se maudissant pour être un tel mollusque, incapable de s'affirmer.

À peine rentré, le jeune bulgare avait déjà envie de déguerpir. Il ne savait pas où mettre ses pieds. Il y avait tant de monde, tant de bruits, tant de rires dans un si petit bar. Tout était beaucoup trop fort, beaucoup trop vivace, beaucoup trop coloré. C'était comme une sorte d'explosion. En règle générale, quand il travaillait en tant que serveur, son bar était calme et tranquille quand il y rentrait – de telle sorte qu'il se faisait peu à peu de plus en plus peuplé et bruyant, de façon très progressive et naturelle. Lyuben avait encore une occasion de prendre ses jambes à son cou et partir en courant, laissant derrière lui cet univers dans lequel il ne voulait pas vraiment se plonger. Il suffisait qu'il tourne la poignée, qu'il ouvre la porte, et qu'il parte. Ledit Andreas n'aurait jamais su qui lui avait promis de venir sans jamais se pointer. Ça aurait pu être tellement facile. Mais... La lettre de sa mère dansait encore devant ses yeux. Elle avait besoin de son aide. Non pas pour mourir – elle ne lui aurait jamais demandé cela, et il n'aurait jamais accepté. Elle avait besoin de son aide pour oublier son éternelle souffrance le temps de quelques minutes, quelques heures, quelques jours. Ne serait-ce qu'une simple seconde; une seconde de répit parmi des années de douleur. Mordillant doucement l'une de ses lèvres, il avança dans la foule bruyante et transpirante. Il était presque en apnée – ça lui empêchait de un de sentir la puanteur qui l'entourait et de deux de ne pas éclater en sanglots. Le jeune Lomek ne savait pas vraiment où l'homme qui cherchait aurait pu se trouver. Il ne connaissait pas ce bar, et encore moins Andreas. Il ne l'avait jamais croisé, jamais parlé avec lui, jamais essayé de le connaître. Alors, il marchait, faisant de son mieux pour disparaître dans la foule alcoolisée. Cependant, ce ne fut pas un franc succès. Il écrasa de tout son poids un pied qu'il n'avait pas vu et, risquant de tomber au sol, il agrippa la première chose qu'il trouva à portée de main – soit, un bras humain. Manque de bol, ce ne fut pas suffisant pour lui empêcher de se ramasser au sol. Fort heureusement, la plupart des autres clients étaient beaucoup trop occupés à faire autre chose pour remarquer qu'un pauvre idiot était tombé. Ledit idiot se releva – non sans peine, notamment grâce à l'aide d'un parfait inconnu – et se retourna vers l'homme dont il avait détruit le pied. « Je suis vraiment, vraiment, vrai- » Il s'arrêta net dans ses propos, oubliant la politesse et ses excuses. Cheveux bruns et bien plus grands que les siens, bras tatoué, air suffisamment renfrogné pour qu'il l'effraye. Il plissa doucement ses yeux, ne laissant qu'apercevoir ses prunelles marrons, ouvrant sa bouche une deuxième fois. « Sorensen? » Bien évidemment, il avait écorché ce nom de famille comme tant d'autres personnes avant lui. Il n'était pas sûr de lui, mais il ressemblait beaucoup trop à la description de son collègue pour qu'il parte en courant. Devant lui se tenait peut-être sa seule chance d'aider sa mère. Comment aurait-il pu passer à côté? Lyuben lui proposa sa main pour qu'il la serre, beaucoup trop joyeux et ouvert pour quelqu'un qui venait d'écraser le pied de quelqu'un sans s'excuser. « Lyuben. 'Fin. Lomek. Lyuben Lomek. Mais Lyuben suffit. Mais Lomek aussi. 'Fin. Ce que tu veux. » Les mots étaient sortis tellement vite de ses lèvres qu'il ne s'était pas rendu compte d'à quel point il était confus et ridicule. Il attendait qu'Andreas – tout du moins, l'inconnu qu'il pensait être Andreas – lui serre sa main, ayant oublié un léger détail. L'anglo-norvégien ne pouvait pas savoir qui il était. Certes, c'était Lyuben, mais qui était Lyuben? Son collègue ne l'avait pas prévenu qu'il allait devoir lui expliquer pourquoi il l'avait cherché, et le jeune bulgare avait pris pour acquis qu'Andreas allait savoir de quoi il avait besoin. Du coup il se tenait là, devant un étranger qui ne savait même pas ce que le gamin venait foutre dans sa vie, s'attendant à ce qu'il l'accueille chaleureusement, avant de passer aux affaires sérieuses. Qu'est-ce qu'il était naïf, le pauvre Lomek.
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war paint. (andreas)
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