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 knights of cydonia (malka)

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MessageSujet: knights of cydonia (malka)   Ven 12 Aoû - 0:49

Malka Sofer
no one's gonna take me alive the time has come to make things right


A little taste of magic on your lips
▲ Nom : Sofer, c'est le nom de sa famille, un nom typé, un nom qui perdure, un nom qu'on a pas perdu. Sofer, le scribe, l'écrivain public, Sofer, un nom que l'histoire, h capital ou minuscule, n'avalera pas.
▲ Prénom : Malka a soufflé son père avant d'embrasser son front, quelques minutes après sa naissance. Malka, il soufflait tout bas et elle avait poussé un feulement, trop rouge, trop fragile. Malka, la reine, Malka, la pouilleuse, Malka qui redresse le menton et qui carre les épaules, Malka qui articule son prénom avec les inflexions que son père y mettait.
▲ Date et lieu de naissance : Thessalonique en Grèce, Thessalonique la grande, Thessalonique la belle, Thessalonique qui pulse dans ses veines comme le sang, Thessalonique qui roule sous la langue peu importe la langue qu'elle parle, Thessalonique qu'elle aime, qu'elle a connu un treize février mille neuf cent vingt-sept et qu'elle n'a plus jamais oublié depuis.
▲Nature du sang : Elle est une née-moldue de la pire sorte, première sorcière de sa famille, seule sorcière de sa famille, assise entre deux chaises, une boule dans la gorge, sang-de-bourbe chez les uns, sale juive chez les autres.
▲Profession : Si Malka rêvait de devenir journaliste, tout s'est évaporé en fumée dans ce bateau qui l'a emmenée en Angleterre. Elle est actuellement liée à Archibald Weasley et l'assiste dans ses mauvais coups pour gagner sa croûte.
▲Statut matrimonial : Célibataire parce que c'est plus simple, parce qu'elle ne veut pas s'attacher, parce qu'il y a le fantôme de ce garçon qui sourit sur une photo en noir et blanc et à qui elle était fiancée, parce qu'il y a dans son ventre des passions qu'elle refuse d'exprimer.
▲Ancienne école : Beauxbâtons pendant six ans, incapable de finir son cursus avant que la guerre ne l'arrache à ses études, avant qu'elle ne doive prendre la fuite, des ailes aux chaussures et la peur au ventre.
▲Patronus : Un Greta Oto, un papillon aux ailes translucides, à l'air fragile, à l'air négligeable, aux ailes puissantes, début de l'immortalité.
▲Baguette Magique : Cyprès, crin de sombral, vingt-cinq centimètres, fine, très souple. Sa deuxième baguette magique, en réalité, parce que la première a été cassée dans la fuite, parce qu'elle était différente, l'autre, parce qu'elle était faite de peuplier et de crin de licorne, parce qu'elle était rigide et épaisse, parce qu'elles sont l'ombre et la lumière, le jour et la nuit, mais que la deuxième baguette a choisi Malka quand même.
▲Particularité : Aucune même si elle aurait aimé. Elle aurait voulu pouvoir lire dans l'avenir, lire dans la tête des gens, elle aurait voulu être particulière, être utile, être plus forte encore. Elle fait avec ce qu'elle a et peut-être que c'est suffisant.
▲Amortentia : C'est un mélange d'huile d'olive, de lavande et de sable chaud comme un coup de poing dans le ventre chargé de souvenir, une douleur et une mélancolie qu'elle ne se savait même pas capable de ressentir.
▲Epouvantard : C'est un homme sans visage, c'est un monsieur tout le monde, c'est un monsieur personne. C'est quelqu'un qui dira « On m'a donné l'ordre », quelqu'un qui dira « J'avais peur », quelqu'un qui secouera la tête, soufflera « Je ne savais pas », quelqu'un qui a du sang sur les mains et un cadenas à la bouche, quelqu'un qui a tué sans voir sa conscience souillée.

Je jure solennellement de faire usage du sortilège
Protego
pour servir ma cause

"Parlez-nous un peu de vous. Si vous deviez vous décrire en quelques mots que diriez-vous ?"
Malka bat des cils, Malka plisse les yeux, Malka sourit, Malka tangue, Malka danse, Malka agite les doigts, Malka parle, parle, parle, Malka secoue la tête, Malka inspire, Malka étouffe, Malka ferme les yeux. Malka vit, comme on peut vivre quand on a la peur au ventre, Malka vit, comme on peut vivre lorsqu'on a fuit une étoile jaune pour se retrouver une rune rouge attachée aux vêtements. Malka c'est un accent qui vient de loin et un anglais au sonorité étrangère, Malka c'est un accent qui vient de partout et de nulle part, l'huile d'olive de la grèce et la lavande du sud de la France, Malka c'est un paquet de tâches de rousseurs sur une peau trop foncée, la lueur d'une rébellion quelque part dans des yeux sombres. Malka, c'est cette fille qui a déjà trop vu, Malka c'est cette fille dans le déni, Malka c'est cette nana qui regarde en direction de la mer en plein milieu de Londres, Malka, c'est cette gamine qui espère toujours voir se découper les silhouettes de sa famille au milieu de la foule la plus noire. Malka, c'est l'histoire d'une perte, c'est l'amertume dans la bouche, c'est la soif d'exister, Malka c'est le triomphe sur l'horreur, c'est les membres qui tremblent d'avoir tant lutté, la tête encore haute parce que le combat n'est pas terminé, la peur au creux du ventre et les pieds en sang, le besoin d'aller de l'avant. Malka, c'est un rire qui ne résonne plus, une pluie de mot pour masquer l'essentiel, Malka c'est trop de bagout et trop de sujets sensibles, trop de rêves écrasés et de lendemains avortés. Malka, c'est cette fille qui aurait pu être jolie mais qui a passé trop de temps de hors, Malka c'est l'amertume au bord d'un rire et la volonté à tribord. Malka c'est le nez dans un livre et le besoin d'apprendre, les doigts crispés sur d'anciennes choses et l'esprit ouvert à de nouvelles, Malka c'est la religion qu'on masque, qu'on camoufle, c'est des préceptes qu'on ne suit plus et la culpabilité qui ronge, Malka c'est l'envie de pleurer et le fait de ne pas pouvoir, une balafre comme sourire et une cuirasse faite de peau.

"Grindelwald domine l'Angleterre et la Bulgarie depuis 6 ans en quoi cela-t-il influé sur votre quotidien ?"
La triste vérité c'est que ça n'a rien changé. La triste vérité c'est que Malka en a vu d'autre, des Grindelwald, en a vu d'autres, des gens comme lui. La triste vérité c'est qu'ils sont tous les mêmes, qu'ils asservissent la Pologne ou la Bulgarie, qu'ils crachent sur les juifs ou sur les nés-moldus mais qu'ils sont tous de la même trempe, tous de la même espèce. Malka le hait. Malka a le ventre qui se tord lorsqu'elle pense à lui, Malka a envie de tuer lorsqu'elle aperçoit son visage mais, en vérité, rien n'a changé. Elle a troqué son étoile jaune contre une rune rouge, elle a troqué son français contre un anglais cassé, elle a troqué la sécurité de sa famille contre la sécurité d'un garant chancelant. Elle a tout troqué, tout échangé, tout interverti et le résultat est le même, tremblant, chancelant, immuable, il suffirait d'une dénonciation pour qu'elle ne reste plus rien d'elle, il suffirait qu'un spaseni l'attrape alors qu'elle aide Archibald pour qu'elle ne soit plus rien, il suffirait d'un mot, d'un geste, d'un rire pour qu'Archibald dispose de son corps comme il dispose du reste. Rien n'a changé et tout a changé ; sa vie est un cercle.

"Vous voyez un passant dans la rue se faire malmener par deux spaseni, serviteurs de grindelwald, que faites-vous ?"
Il y a l'impuissance, une seconde, parce qu'ils ont tous été programmé pour fermer les yeux, pour courber l'échine. Il y a l'impuissance, une seconde, l'impuissance et le silence, qui étreint la voix, qui éteint les yeux. Elle l'a vécue, cette impuissance, à Beauxbâtons quand d'autres nés-moldus lui riait au nez, dans la rue, quand ses parents ont refusé qu'elle reparte pour Paris, ensuite, elle l'a vécue, cette violence. Elle est incapable de rester silencieuse à présent. Elle se jette, s'élance, oublie la prudence, oublie de réfléchir, elle fait mine de trébucher, attrape l'épaule d'un des hommes, bat des cils, honteuse et charmante, se sert des tours qu'Archie lui a enseigné, un doigt enroulé dans les cheveux et le dos cambré, ondulation des hanches, le regard allumé. Quelques années auparavant, elle n'aurait peut-être pas osé. Elle n'a plus rien à perdre à présent.

« Vous voila devant le miroir du Riséd, que pensez-vous y voir ? »
Il y a Thessalonique qui s'étire à des kilomètres devant elle, sa maison et la plage, la mer qui lui lèche les pieds, la mer qui ne lui fait plus peur, il y a le bruit des vagues et le bruit des mouettes et le bruit de la vie, il y a la Grèce et sa maison, et sa vie, et sa patrie, la main de son père sur son épaule, la main de sa mère dans la sienne et son frère jumeau qui rit en courant devant. Il y a l'odeur des poivrons qui cuisent quelque part loin devant, le soleil beaucoup trop chaud qui se réfléchit sur le blanc des pierres et sur sa peau. Droit devant elle, il y a cette silhouette qu'elle est incapable de reconnaître mais qu'elle reconnaît, qui s'avance, s'avance, s'avance beaucoup trop près pour qu'elle ne discerne ses traits et la serre dans ses bras. Elle ferme les yeux. Elle est en paix.

« Par chance, vous vous trouvez en présence des trois reliques de la mort, mais vous ne pouvez en choisir qu’une. Laquelle prendriez-vous ? »
Il n'y a pas réellement de choix, pas réellement d'hésitation. Elle n'a que faire de la baguette de sureau et de sa puissance elle qui a si tôt appris que la puissance rendait les gens mauvais. Elle ne veut pas de sa tentation ou de sa force, n'en a pas le besoin, n'en a pas l'envie. Il en est de même de la pierre de résurrection, qui ne mène à rien, qui n'apporte rien. Elle n'a pas de cadavres à ranimer, pas de cimetières à piller, rien à faire de cette pierre qui ne représente pour elle que de la poudre aux yeux, qu'un moyen chancelant de fuir la réalité, rien de palpable, rien d'intéressant. Il ne lui reste que la cape d'invisibilité et sa protection, il ne lui reste que la cape et la discrétion qu'elle offre, la cape et ses possibilités de disparaître, de se glisser, de passer entre les interstices du système, de frapper fort, vite et précisément, de décapiter les sept tête de l'Hydre avant même qu'il ne sache où elle se trouve.

▲ pseudo ou prénom :  Lev, Levski, Levinski.
▲ âge : 22 ans.
▲pays : La FRANCE.
▲ Connexion  : Régulière (très)
▲ scénario ou inventé : Inventé.
▲ avatar : Emily Bador.
▲ Où avez-vous connu le forum ? : Par Whatsapp.
▲ quelque chose à rajouter : YAY.
▲ crédits : avatar : Lev ; gifs : Camille.
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MessageSujet: Re: knights of cydonia (malka)   Ven 12 Aoû - 0:51

Mudbloods and murmurs
You and I must fight for our rights You and I must fight to survive



Il y a la Grèce quelque part sous les talons de Malka lorsqu'elle court dans les rues de Thessalonique, pieds nus et la tête en l'air, la main de son père glissée dans la sienne. C'est un bout de paradis, sa ville, un bout de soleil, un bout de mer et de paix et sa main serre plus fort celle de Malachi qui finit par l'attraper par la taille pour mieux la jucher sur ses épaules. Il y a la Grèce, partout dans le cœur de Malka, la Grèce immense et insurmontable, la Grèce toute entière et ses arbres et son soleil et sa mer. Il y a la synagogue de Thessalonique et ses fidèles, le rabbin qui lui souriait quand elle s'appliquait, sourcils froncés, à lire les écritures, il y a le goût des œufs mimosas et le rire de sa mère quand elle soufflait sur le jaune d’œuf, il y a les jeux avec les enfants d'à côté, les courses poursuites dans les ruelles ombragées et le partage des pitas sur les marches de la maison d'Andreas, il y a les classes à l'école française et ses sourcils froncés parce que le français est une langue qui lui semble si étrangère malgré les cartes postales que maman reçoit de sa sœur et qui leur raconte la Tour Eiffel et puis Paris, il y a, il y a, il y a, beaucoup de trop de choses, beaucoup trop de regrets, la mémoire d'une ville et d'une enfance qu'elle ne pourra jamais oublier, le fantôme d'un accent sur le bout de sa langue et la tête de Zohar contre son épaule le jour où ils déménagent. Quand le bateau s'éloigne de la côte, le goût de la fleur d'oranger fleurit sur son palais. Malka pleure peut-être.

Batel ment, à propos de la France. Lorsqu'ils arrivent, Paris manque de splendeur et tout ce que voit Malka c'est le gris, et la pluie. Batel ne ment pas à propos de la famille, en revanche, et ils sont dix, vingt, à venir saisir leurs valises, à venir embrasser leurs joues. Zohar se cramponne à sa main et Malka sourit bravement à tous ces inconnus qui partagent son sang. Elle est déracinée et perdue, le goût de la fleur d'oranger a fané et il ne reste plus que du vide, lorsqu'ils arrivent à Marseille, du vide et de la tristesse, lorsque le train roule, lentement, vers la capitale. Elle ne veut pas penser à ses amis, qui sont restés derrière, à Andreas et à ses tâches de rousseurs, à tous les gamins de l'école française qui crèvent d'envie de venir voir la France et qui auraient été amèrement déçu, elle ne veut pas penser à Pilou, le chat noir qui vit sur leur perron et qui devra trouver une nouvelle famille ou aux mouettes qu'elle nourrissait tous les matins. Elle s'arrache la Grèce du ventre avec la précision d'une opération chirurgicale, les mains tremblantes et une boule dans la gorge lorsqu'elle perd ses mots en français, lorsque tout ce qui lui vient c'est le grec chantant et florissant qu'elle a toujours parlé. Elle n'a pas le loisir de perdre pied. Elle n'a pas le loisir de céder. Elle a dix ans et elle est étrangère, toute la famille du monde ne pourra rien y changer. Tout est de sa faute.

C'est la lettre qu'ils ont reçu qui leur a fait quitter Thessalonique, une lettre en français que Malachi a lu avec une attention étrange, une lettre adressée à Malka. Elle se souvient encore de la discussion à voix basse entre son père et sa mère, les larmes de Leah qui roulent sur ses joues et l'étreinte qu'elle accorde à sa fille quand celle-ci demande ce qui se passe, demande ce qu'il ne va pas, demande si elle a fait quelque chose de mal. Ce n'est pas de sa faute, dit son père, ce n'est de la faute de personne, mais Malka est une sorcière et il leur faut gagner la France. Zohar la jalouse et Malka a peur. L'école où elle est inscrite est située dans les Alpes et si elle n'aime toujours pas Paris, l'idée d'être loin de sa famille lui retourne le ventre. Elle n'en montre rien, parce que ce serait égoïste. Elle n'en montre rien et monte dans le train en silence, ce jour-là, gare Montparnasse, quai 7G, alors que d'autres enfants s'éparpillent sur le quai et que ses parents l'embrassent, une dernière fois. Ce n'est qu'un au revoir mais, blottie sur un siège confortable, elle fourre son visage dans ses mains, se retient de pleurer. Après cela, elle n'aura plus l'occasion de se laisser aller.

Beauxbâtons est un étrange établissement et les premières années sont difficiles. On rit de son accent qui semble venir de nulle part et elle rit de tous ces gens qui ont du mal à prononcer les mots latins les plus simples. Elle ne pensait pas que l'initiation au latin dispensé par son professeur grabataire lui serait un jour d'une quelconque utilité mais elle est là, aujourd'hui, et la magie semble être pour elle une seconde peau, une seconde nature, comme l'était la Grèce, comme l'était Thessalonique. Les années passent, doucement. Ses parents déménagent à la mer et elle les soupçonne d'avoir peur. Ils ont toutes les raisons du monde d'être effrayé, songe-t-elle, lorsqu'elle somnole contre la vitre du train, parce que le pays est en guerre, parce que les allemands ont pris une partie de la France, parce qu'une étoile jaune est cousue sur leurs vêtements, parce que, parce que, parce qu'ils ont cessé de recevoir des lettres de leurs amis grecques, parce que tout semble avancer dans du coton et qu'elle ne sait plus quoi penser. Cela dure quelques années, ils vivent dans un appartement beaucoup trop petit à Royan où les hivers sont rudes et où rien ne semble fonctionner à part l'espoir, l'espoir qui ronge, l'espoir qui dévore. L'été de sa sixième année, elle sait qu'elle ne retournera pas à l'école. C'est écrit partout sur le visage de son père, c'est inscrit partout dans le corps de sa mère. Elle sait qu'elle ne verra plus ses amis, elle sait qu'elle va être déracinée une deuxième fois. Elle ne dit rien, elle écoute la voix de son père qui lui dit que la France devient dangereuse, que les gens « comme eux » sont enlevés, que plus rien n'est sûr, qu'il les envoie à Londres, elle et son frère, qu'ils viendront les chercher, que c'est une promesse. Malka ne dit rien. Malka les embrasse, Malka les serre dans ses bras. Le soir même, elle se retrouve cachée au fond de la cale d'un bateau. Le cœur de son jumeau bat plus vite que le sien.

Londres est encore pire que Paris. Londres est sous les bombes, toujours libre, mais bombardée et elle se réfugie rapidement du côté sorcier qui semble épargné. Son frère refuse de l'accompagner, part à la campagne, lui dit qu'il lui écrira. Ce n'est plus pareil, entre eux, depuis qu'elle est partie. Plus pareil, plus douloureux, moins fusionnel. Elle sait qu'il reviendra. Les premiers temps sont compliqués. Elle parle un anglais balbutiant et son accent est lourd contre sa langue, les gens rechignent à l'embaucher. Elle vit de rien et dans la rue, la rage au ventre alors qu'elle compte et recompte sa monnaie, rêve devant la vitrine du marchand de baguette à un jour où elle pourra entrer. Elle finit par réussir, compte et recompte, laisse tinter les pièces qui s'entrechoquent dans ses poches. La vendeuse a le soleil pour sourire et le cœur de Malka s'arrête, une fois. Elle revient, plusieurs fois, elle apprend la vendeuse, l'apprivoise, se laisse apprivoiser. D'un coup, d'un seul, elle arrête de passer. La guerre est finie et ses parents ne sont toujours pas venus, la guerre est finie et les camps sont ouverts, la guerre est finie et les photos sont partout dans les journaux moldus, la guerre est finie et Malka est un animal à l'agonie. Elle sombre comme un bateau à la coque trouée, se raccroche à des bouts d'espoir, son père a promis, son père a promis, son père a promis. Elle continue à attendre à Londres.

Il y a quelque chose de sombre dans l'attirance, quelque chose de noir, de sale, d'étrange. Elle retient son souffle.  Elle tend la main, la jeune femme se retourne. Elle baisse la main. Elle a l'impression de revenir sur une scène de crime lorsqu'elle pousse une nouvelle fois la porte de ce magasin. Elle a disparu sans crier gare, longtemps avant, mais elle a une rune rouge sur les vêtements à présent et le soleil du sourire d'Azalea lui tord l'estomac de façon inconfortable. Elle veut s'excuser mais la discussion prend un tour différent. La voilà Lux, la voilà en lutte, la voilà soldat. C'est logique, dans le fond, c'est logique parce qu'elle a vu trop d'horreur, logique parce qu'elle connaît trop bien la peur, logique parce qu'elle ne peut pas réellement laisser passer le temps et ne rien faire, logique parce que c'est ce qui aurait rendu ses parents fiers. Ce soir-là, elle arrache la rune de ses vêtements et embrasse la photo qu'elle a caché dans ses vêtements. L'espoir crépite au bout de ses doigts.

Il y a des noms connus par tous, des noms qui portent certaines connotations. Il s'appelle Weasley et il lui propose un contrat. Elle accepte, parce qu'elle connaît les Weasley, qu'elle connaît leur penchant pour Lux, leur implication dans la cause. La situation ne manque pas d'ironie lorsqu'elle se rend compte que son Weasley à elle est un affreux bonhomme sans aucune idée des conséquences de ses actes. Il est odieux, vraiment, et il la fait voler, et il la fait séduire, et il la fait mentir. La culpabilité pieuse aurait dû ronger son ventre, vraiment, mais il n'y a plus rien de ce côté-là, plus rien si ce n'est le deuil de quelque chose qui l'a aidé à traverser la vie jusque là, plus rien si ce n'est une mélancolie dont elle n'a pas besoin, pas maintenant alors qu'elle lutte pour survivre, qu'elle vit dans un squat, qu'elle ne sait pas comment survivre au lendemain. Archibald est un clown, c'est vrai, mais un clown qui lui offre une marge de manœuvre qu'elle n'avait plus depuis que Grindelwald est monté au pouvoir. Archibald est un clown, c'est certain, mais il lui fait penser à son frère, mais elle ne peut s'empêcher de ressentir une certaine affection pour lui. Elle pousse ça de côté, ça n'a pas d'importance.

L'important, à la longue, c'est la tête de Grindelwald sur un piquet et ses parents à ses côtés.
Pour le moment, elle attend.


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Dernière édition par Malka Sofer le Mar 16 Aoû - 12:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: knights of cydonia (malka)   Ven 12 Aoû - 1:06

REBIENVENUE MA PETITE LEV
Malka est parfaite J'ai tellement hâte de la voir interagir avec Archie (a)
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MessageSujet: Re: knights of cydonia (malka)   Ven 12 Aoû - 9:57

Le titre j'ai la chanson dans la tête grâce à toi
rebienvenue parmi nous avec ce personnage prometteur, bon courage pour le reste de ta fiche
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MessageSujet: Re: knights of cydonia (malka)   Ven 12 Aoû - 11:14

re
t'est canon
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MessageSujet: Re: knights of cydonia (malka)   Ven 12 Aoû - 16:30

Je connaissais pas du tout Emily mais wow, elle est canon
Rebienvenue parmi nous
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MessageSujet: Re: knights of cydonia (malka)   Ven 12 Aoû - 17:09

Rebienvenue
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MessageSujet: Re: knights of cydonia (malka)   Ven 12 Aoû - 18:48

MA CHOOOOOOOOOOOSE.
*se barre en courant*

(sinon rebienvenue et courage pour la suite de ta fiche qui est déjà géniale. )
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MessageSujet: Re: knights of cydonia (malka)   Dim 14 Aoû - 14:00

Dieu sait ce que t'as prévu avec mon futur cousin (TC is coming ) s'il est pas sympa, tu pourras toujours venir te réfugier chez moi mais pas sûre que ce soit mieux

Bref, bienvenue sur le forum ! J'ai hâte de te lire pour découvrir ce qui se prépare
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MessageSujet: Re: knights of cydonia (malka)   Lun 15 Aoû - 1:20

Malkaaaa

Bienvenue (même Adham est tout neuf ici aussi!

Vu le lien que je vais avoir avec Archie, j'ai hâte que tu sois validée!
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MessageSujet: Re: knights of cydonia (malka)   Lun 15 Aoû - 19:49

Vous êtes trop des amours tous et j'ai hâte de vous croiser en rp hinhinhin
Et Adham je vais tellement te réquisitionner un lien
(Ivan je sais pas si j'ai envie de croiser ton TC on m'a parlé de bien sombres histoires )
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MessageSujet: Re: knights of cydonia (malka)   Mar 16 Aoû - 9:23

Bienvenue !
J'adore ton avatar, elle est magnifique !
Bonne chance pour la suite de ta fiche :)
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MessageSujet: Re: knights of cydonia (malka)   Mar 16 Aoû - 13:27

Félicitations !
bienvenu(e) sur Mudbloods & Murmurs

tes premiers pas parmi nous
j'adore le style de ta fiche franchement tu nous fait découvrir malka avec plein de poésie et c'est franchement joli à lire j'ai hâte de voir ce que va devenir la petite (et je viendrais trop demander des liens )


Tout d'abord félicitations et bienvenu(e) sur Mudbloods & Murmurs!

Maintenant que ta fiche est validée, il te reste juste quelques petites étapes avant de pouvoir commencer à RP parmi nous! Tout d'abord, n'oublie pas de vérifier dans le bottin des avatars que ton avatar t'a bien été réservé, ainsi que dans les différents listings, afin de vérifier que tu es correctement recensé. Il est également obligatoire de passer remplir les quelques informations dont nous avons besoin dans ce sujet de recensement. Tu n'auras ensuite plus qu'à créer ta fiche de liens afin de pouvoir commencer à trouver toutes sortes de liens plus farfelus les uns que les autres avec les autres joueurs

Mais par dessus tout n'oublie pas de t'amuser et de prendre du plaisir à RP. On a hâte de lire toutes vos histoires et on cale d'ors et déjà un bisou sur vos fesses. N'oubliez pas qu'en cas de question/demande ou quoi que ce soit d'autre, tout le staff est à votre disponibilité par MP, chouette, beuglante ou crieur
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