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 et l'univers, inlassablement, tourne ƒ Jupiter

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MessageSujet: et l'univers, inlassablement, tourne ƒ Jupiter   Sam 13 Aoû - 23:58

Jupiter « Peter » Parthalon
"You're beautiful, but you're empty. No one could die for you." [The Little Prince]


A little taste of magic on your lips
▲ Nom : Un nom est peu de choses, au fond. Une succession de syllabes sans trop de sens et prononcées souvent avec bien trop de cérémonie. Parthalon, nom autrefois important, aujourd'hui tombé dans l'oubli. Parthalon, synonyme à présent de disgrâce, patronyme presque honteux que n'importe qui cacherait.
▲ Prénom :  A l'image de celui qui le porte, le prénom est cosmique, s'envole dans les airs : Jupiter. Une planète, le dieu des dieux. Le garçon n'est pas à l'image de son prénom et n'a plus que l'ombre d'un charisme autrefois coutumier.
▲ Date et lieu de naissance : Le 6 novembre 1918, à une époque où l'air n'était pas plus respirable, où les jours n'étaient certainement pas plus beaux, où Londres était toujours nappée de la même grisaille.
▲Nature du sang : Un sang mêlé, une infamie, une souffrance qui pique au coeur. Le souvenir d'un amour impossible, d'un amour outrageux, d'une liaison tue jusqu'à ce que les vannes cèdent et que le ventre s'arrondisse, que le parjure ne puisse plus être caché.
▲Profession : Tueur à gages, parce que ça arrondit les fins de mois et permet de ne pas vivre dans la rue, parce qu'il n'est bon qu'à ça et que c'est bien suffisant, parce qu'il n'est pas sentimental et se fout bien de qui il dézingue, tant qu'on le paye correctement.
▲Statut matrimonial : Célibataire qui n'a jamais recherché la proximité de personne, homme à la confiance écorchée, incapable de vraiment livrer son coeur.
▲Ancienne maison : Serpentard, la maison de la honte et des murmures.
▲Patronus : Un furet, l'animal qui se faufile partout et qui est bien trop perspicace pour son propre bien...
▲Baguette Magique : 28cm, bois de cerisier avec en son coeur une plume d'oiseau-tonnerre.
▲Particularité : Aucune, une banalité des plus totales le caractérise.
▲Amortentia : L'odeur de la pluie en plein été, du citron-gingembre infusé dans de l'eau chaude et de la lavande fraîche.
▲Epouvantard : Une ombre sans visage qui le pointe du doigt et murmure des choses incompréhensibles. Les chuchotements deviennent rapidement des mots, puis des cris. Traître. Meurtrier. Finalement, un gémissement, une complainte, je vais te tuer, avant que la silhouette ne se jette sur lui.

Je jure solennellement de faire usage du sortilège
Morsmordre
pour servir ma cause

"Parlez-nous un peu de vous. Si vous deviez vous décrire en quelques mots que diriez-vous ?"
Il est discret, Jupiter, invisible même, tellement que d'aucuns pourraient se demander s'il existe vraiment. Peut-être pas, après tout. Peut-être qu'il n'est qu'une chimère, une légende, le sinistros personnifié, Thanatos, Âqen. Il n'a rien d'un dieu clément, Jupiter. Il n'a rien d'un homme bon. Il est froid, calculateur, il ne s'attache pas et n'aime surtout pas, il ne dérange rien et respire à peine. Il ne vit même pas, toujours entre deux eaux, toujours la baguette dans un pli du pardessus, petit calepin à la main pour rayer le nom de la personne qui vient de tomber au sol. Il n'a pas d'états d'âme, Jupiter. S'il en avait, il serait déjà mort d'effroi à la seule idée des vies qu'il a ôtées, il serait déjà blême en pensant à l'âcre noirceur de son coeur. Les sentiments sont une faiblesse, c'est ce qu'on lui a toujours dit et qu'il se répète comme une rengaine étouffante, les sentiments sont une faiblesse alors qu'il pleure, la tête dans ses paumes, les sentiments sont une faiblesse alors qu'il s'endort, une douleur au creux de la poitrine.

"Grindelwald domine l'Angleterre et la Bulgarie depuis 6 ans en quoi cela-t-il influé sur votre quotidien ?"
C'est comme une tornade, une tempête, un ouragan, c'est comme un cyclone qui tourbillonne en lui, un tiraillement et des questions à répétition, une nausée indicible et des jambes flageolantes. C'est le même malaise qui l'étreint depuis six ans maintenant, la peur de se lever le matin avec une baguette pointée sur son thorax, l'angoisse de s'endormir chaque soir et les cernes qui se dessinent sous ses yeux, le fait de veiller en permanence, une oreille toujours tendue à l'écoute du moindre bruit suspect. C'est l'envie de changer le monde en bien mais d'avoir la profonde sensation de ne pas devoir jouer ce rôle, parce que ce n'est pas ce qu'on attend de lui, parce qu'il se nourrit de la vengeance. Jupiter est mauvais. Jupiter n'a pas d'ami. Sauf que si, Jupiter en avait, tous massacrés par Grindelwald et ses disciples, tous sacrifiés dans une guerre qui était perdue d'avance. Tous alliés de Dumbledore. L'espoir, il n'en a plus beaucoup, sauf un dont le nom se murmure avec crainte, sauf un dont l'évocation déchaîne les foules. C'est naïvement que Jupiter penser changer les choses en soutenant Voldemort, c'est stupidement qu'il se dit que rien ne pourra jamais être pire que maintenant, c'est égoïstement qu'il laisse son coeur le guider vers la seule voie qui lui permettra d'obtenir une véritable vengeance. Il aimerait croire, Jupiter, il aimerait se dire que Lux vaincra et toutes ces conneries qu'il a déjà trop entendues, mais nombreux sont ceux qui sont morts avec cet espoir plein la bouche, Lux, nombreux sont ceux qui ne verront jamais demain, ceux qui l'aimaient et lui offraient un but, Lux, un mot de pacotille qui ne signifie rien et qu'il finit même par détester. Lux, c'est de l'espoir, c'est trop d'espoir, et ça, il n'en veut plus.

"Vous voyez un passant dans la rue se faire malmener par deux spaseni, serviteurs de grindelwald, que faites-vous ?"
C'est plus facile pour Jupiter de se dire égoïste. C'est plus facile de prétendre ne rien voir, de baisser les yeux, d'ignorer la violence, l'injustice et le sang. C'est plus facile de faire comme s'il n'était pas concerné, cousin lointain des opprimés. C'est plus facile, mais c'est exclu. Jupiter n'est pas là pour aider, il n'est pas là pour consoler, ni réconforter, ni même sauver. Il n'est qu'une ombre, un papillon, il n'est qu'un souffle invisible, un bruit sourd qu'on entend au loin, un murmure, il n'est qu'un courant d'air et peu importe ce qu'il voit, ça ne le concerne pas, jamais. Ils ne peuvent pas savoir qu'il est là, eux, les complices de ce massacre, les serviteurs de cette injuste cause. Alors il passe, n'accorde pas un regard. Il passe, regard à moitié baissé, main sur la baguette attachée à l'intérieur du pan ballant de sa veste, il passe et lance le sortilège informulé une fois que le mur de la prochaine ruelle le cache presque, une fois qu'on ne peut plus le soupçonner de quoi que ce soit. Il paralyse, il blesse, il ridiculise mais reste stoïque, impassible, yeux droit devant lui et lèvres légèrement pincées. Il aide, mais ne demande rien en retour. Dès lors que la personne est hors de sa vue, ce n'est plus son souci.

« Vous voila devant le miroir du Riséd, que pensez-vous y voir ? »
S'il devait dire cela lui-même, le deviner sans le savoir, Jupiter dirait qu'il ne peut voir qu'une seule chose : la mort de Grindelwald, par sa main. C'est un désir sombre, sauvage, égoïste, c'est un désir réel et concret, à portée de main. Un désir qui parait sensé pour quiconque le connait, car il n'y a personne qu'il ne déteste plus que le bulgare, personne qu'il ne souhaite autant voir mourir que celui qui a décimé ses amis. Mais ce n'est pas ça, non. Son désir le plus profond est quelque chose qu'il tairait volontiers s'il le pouvait, parce qu'il est plus acceptable pour lui de passer pour un être dénué d'émotions pour que pour quelqu'un qui se soucie bien trop des autres. Elle est là, Claire, elle sourit, enlace un homme que Jupiter ne connait pas. Un homme souriant, un homme qui semble bon, doux, bienveillant. Les yeux dévient vers la jambe, à laquelle s'accroche un petit être aux cheveux blonds comme les blés. Ses joues sont rouges, les yeux grand ouverts rivés sur le paternel, bras soudain levés, tendus, agités, désespérément à la recherche d'une étreinte. Elle semble heureuse, Claire. Elle semble épanouie, comblée, elle semble enfin à sa place, saine et sauve. L'image aurait pu être différente et Jupiter le sait. Pour autant, c'est sûrement tout ce qu'il souhaite. Sa sécurité et son bonheur.

« Par chance, vous vous trouvez en présence des trois reliques de la mort, mais vous ne pouvez en choisir qu’une. Laquelle prendriez-vous ? »
La question est délicate, la réponse n'est pas évidente mais suggérée, comme un appel discret. La pierre serait sûrement le plus merveilleux des dons mais aussi le plus cruel, le plus malsain, celui de ramener à la vie sans connaître d'avance le résultat, sans savoir si la personne sera la même que celle que l'on aimait. Il supporterait, Jupiter, de perdre dix, cent amis, mais n'admettrait pas de ne retrouver que l'ombre d'une poignée d'entre eux, n'endurerait jamais une seconde perte, celle de l'âme, celle du coeur. La cape, quant à elle, ne lui serait d'aucune utilité. Se rendre invisible n'a jamais été un problème ; c'est une seconde nature, un instinct, une habitude de vie qui ne le lâche pas. Il en est arrivé au point où il ne sait même plus s'il existe vraiment, s'il n'est pas simplement un fantasme, un rêve, s'il n'est pas un fantôme perdu entre deux mondes. La baguette de sureau est la seule relique qu'il souhaiterait tenir entre ses doigts, parce qu'il est un meurtrier, parce qu'il a essayé mais hé, on ne peut pas lutter contre sa nature, parce que la puissance est l'unique chose qu'il se targue de souhaiter plus que la mort de Grindelwald. Et parce que, justement, le tuer à l'aide de cette arme serait sans doute la plus douce des vengeances.

▲ pseudo ou prénom :  Agnès/Unserious
▲ âge :  27 ans #doyenne  
▲pays :  France
▲ Connexion  :  7/7 même si avec le boulot, je ne pourrai peut-être pas poster tous les jours.
▲ scénario ou inventé :  Inventé
▲ avatar :  Jim Sturgess, l'unique
▲ Où avez-vous connu le forum ? :  Via Lev/Hermès
▲ quelque chose à rajouter :  Je vous aime déjà
▲ crédits :  Tumblr pour les gif, Shiya pour l'avatar
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Dernière édition par Jupiter Parthalon le Dim 14 Aoû - 17:41, édité 14 fois
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MessageSujet: Re: et l'univers, inlassablement, tourne ƒ Jupiter   Sam 13 Aoû - 23:58

Mudbloods and murmurs
petite citation



Écrire votre histoire ici sous la forme souhaitée et dans un minimum de 500 mots.

La plume glisse sur le papier, dessine des lettres, des mots, qui s’effacent parfois sous le poids de quelques larmes venant çà et là tâcher la feuille. James Huggins, décédé. Il aimait le Quidditch et la tarte aux pommes que sa grand-mère lui préparait tous les dimanche midis.

Il n’était certainement pas le pire, James. Pas le meilleur non plus, mais quelqu’un de foncièrement bon, en creusant les couches, quelqu’un d’entièrement vrai, dans toute sa complexité, dans tous ses vices et tous ses dons, quelqu’un qui ne méritait certainement pas le sort qui lui avait été réservé. Le premier souvenir que Jupiter a de lui, c’est une poignée de main un peu ferme, des sourcils froncés et une voix éraillée l’intimant de faire attention à lui. Un conseil plutôt qu’une menace, évidemment. James ne menaçait personne. Il n’était jamais violent ni sournois, n’abusait pas de la confiance qu’on lui accordait ni des sourires qu’on lui offrait. Il était droit, presque austère, se déridait uniquement en présence de ses amis. L’entendre rire était quelque chose de rare, de précieux. Et être son confident était un sentiment unique, indescriptible, une allégresse presque malsaine. Jupiter éprouvait une admiration sans failles pour son ami, trop beau, trop brave, trop bon, trop bien, quelqu’un qu’on ne rencontre qu’une fois dans une vie. Il était mort en premier, frappé par un Avada Kedavra en pleine poitrine. Il n’avait pas souffert.

Et les mots continuent, se délient, refont l’histoire à leur manière, sans vraiment préciser le lieu ni l’endroit, se contentant d’évoquer des choses qui peuvent paraître futiles mais sont capitales pour Jupiter. Il faut qu’il se souvienne. Thelonious Hamilton, décédé. Il aimait Billie Holiday et l’odeur de la cannelle.

La seule et unique fois où Jupiter avait pu jouer les héros. Lony était un petit gabarit, incapable de se défendre parce qu’incapable de se mesurer à ses adversaire, trop chétif, trop frêle, chaton sans griffes et muet, dont le feulement n’aurait même pas effrayé un oisillon. Jupiter avait été le sauveur, l’ami, le frère, il avait été tout cela avant d’être son mentor, celui qui lui avait appris à se défendre, à utiliser sa baguette offensivement, à ne jamais faire confiance aux autres s’ils ne s’en sont pas montré préalablement dignes (l’un des meilleurs enseignements de James) et surtout, à ne pas prendre ses capacités pour acquises. Mais Thelonious était faible. Il ne faisait pas le poids. Certainement pas contre tout un groupe, encore moins si les sorciers étaient armés jusqu’aux dents. Il avait entendu dire qu’ils l’avaient roué de coups avant de lui infliger plusieurs sortilèges impardonnables. Jamais de Avada Kedavra. Thelonious était mort d’épuisement, de faim, de peur. Il était mort dans la souffrance la plus totale, comme une bête qu’on aurait sauvagement abattue.

La plume devient tremblante, glisse moins, les gestes sont vacillants, indélicats, alors que le prochain nom se deviner au fil des lettres. Esther Morgan, décédée. Elle aimait la fraîcheur du vent de l’hiver contre ses joues et la glace à la vanille.

C’était une tignasse rousse qu’il avait d’abord remarquée, avant de s’attarder sur le reste de sa personne, les yeux verts qui allaient avec son visage parsemé de tâches de rousseur, la perfection avec laquelle ses lèvres se tordaient en une grimace d’effroi lorsqu’il lui offrait une dragée surprise goût vomi et sa manière de prononcer « expecto patronum » avec le délicieux accent cockney qu’elle avait hérité de ses parents. « Pas trop dur d’avoir une meilleure amie Poufsouffle ? » avait-elle demandé une fois, comme si ce genre de question avait du sens, comme si Jupiter avait une seule fois pensé à la bazarder à cause de sa maison. Il préférait l’ignorer, quand elle disait ce genre d’ânerie, prétendre qu’il n’avait rien entendu et continuer sa route. Esther était bien trop merveilleuse pour oser penser qu’elle n’était pas assez bien pour lui, lui qui n’avait que l’étiquette d’un nom vaguement connu dans le monde sorcier, lui à la mère moldue et au sang disgracié, lui objet des regards de ses compagnons Serpentards, lui qui était loin d’être un exemple et qui, pourtant, l’avait attirée sans vraiment s’en apercevoir. Ils étaient bien trop semblables, et c’était peut-être ce qui les avait rapprochés. Lorsqu’il avait appris sa mort, vingt-six ans putain, il s’était effondré à terre, petit tas de larmes et de pleurs, lamentable déchet rejeté par les vagues. Elle avait été la dernière, parce qu’elle avait tenu tête, brave jusqu’au bout. Elle avait raison, Esther, Poufsouffle, ça craignait pour elle. Elle était tellement plus Gryffondor.

Le silence s’installe de nouveau dans la pièce. La plume s’est arrêtée juste après le prochain nom. Claire Barrow. Jupiter regarde un instant les mots qu’il vient d’écrire, retient son souffle. Vivante, il marque après une hésitation, avant de refermer son carnet et de sortir à la hâte de son appartement. C’est une idée à la con, et c’est ce qu’il se répète à chaque pas qui le sépare d’elle. C’est un plan foireux, et c’est ce qu’il se dit lorsque le poing toque contre la porte de bois du numéro 56 de la rue. Pourquoi elle habite si près de chez toi putain pourquoi, c’est ce qu’il se dit lorsqu’il entend « j’arrive » résonner dans le hall d’entrée, juste avant une symphonie de cliquetis synonyme de l’ouverture des verrous. L’attente parait longue, insoutenable, angoissante. A peine une dizaine de maisons d’écart et ça doit faire quatre ans qu’ils ne se sont pas vus. Lorsqu’elle se trouve enfin face à lui, elle ouvre des yeux ronds, regarde vaguement derrière pour être certaine qu’on ne lui joue pas un tour. « Peter », elle murmure, presque cérémonieuse mais incapable de le tromper parce que seuls ses amis l’appellent ainsi, et que ce simple petit surnom signifie qu’elle tient toujours à lui, au moins un peu. « J’entre », il lâche dans un souffle, sans prendre la peine d’arrondir les angles, de présenter les choses de manière moins subite et plus pondérée, j’entre il dit, comme il dirait il fait beau. L’intérieur est coquet, et c’est presque surprenant lorsqu’on connait le caractère volcanique de la jeune-femme et son dégoût des choses trop lisses et propres. « Je ne t’ai pas invité, Peter. » Les mots sont durs, même venant d’elle, durs et froid, et Jupiter reste un instant immobile, dos tourné à elle, la gorge trop nouée pour prononcer quoi que ce soit, le cœur trop lourd pour dire le moindre mot. « Sors de ma maison, s’il te plait », elle dit une nouvelle fois, le ton trop plat, trop las, comme si elle était déjà fatiguée de le voir, comme si elle ne tenait absolument pas à connaitre la raison de sa visite. Mais Jupiter l’ignore, ignore tout, ses mots, son soupir exaspéré, les pas qui le suivent alors qu’il explore la maison, le regard attiré vers toutes les issues, à l’affût du moindre bruit anormal. « Tu dois partir, Claire », il dit simplement en continuant son inspection, main gauche fermement agrippée à sa baguette, prête à dégainer à la moindre anomalie. C’est la jeune femme qui l’arrête dans son élan, contact ferme et indélicat sur son torse, doigts enfoncés sans ménagement sur la peau juste au-dessus du plexus. « Je ne t’obéirai jamais. »

C’est difficile de savoir que l’on a raison mais de ne pouvoir l’expliquer convenablement, avec des mots, d’être incapable de le dire explicitement, pardon, mille fois pardon, pardon pour tout ce que j’ai fait et ce que je n’ai pas fait, pardon pour l’absence et pardon pour ce dont je ne suis pas responsable si ça peut te faire plaisir. « Combien de fois devrai-je te dire que je n’y suis pour rien. » Ce n’est pas une question mais un constat, et sa voix lui joue des tours, elle tremble, elle vacille, alors qu’il regarde enfin Claire dans les yeux, y voit tout le feu qui brûle et ne s’éteint pas malgré les années passées depuis le drame qui s’est abattu sur leur petit groupe d’amis. « Tu n’y es pour rien, mais tu n’étais pas là, Peter. Tu n’étais pas là alors que tu aurais dû l’être. » Les mots sortent de sa bouche et les larmes coulent sur ses joues comme une avalanche dévalerait une montagne. Elle a préparé ces phrases depuis longtemps, Jupiter le sent, il le sent jusque dans ses doigts qui tremblent alors qu’elle presse contre son thorax, douloureusement, il le sent jusque dans sa voix qui n’est plus qu’un gémissement plaintif, sa voix qui crache des mots venimeux qu’il ne lui reconnait pas. « Tu savais que James, Esther et Lony allaient mourir, et c’est pour ça que tu étais absent ce jour là. C’est pour ça que tu es vivant et qu’ils sont morts. » Elle tape contre son torse, inlassablement, elle tape comme pour essayer de le faire s’écrouler, et elle y arrive parce qu’il tombe en morceaux, lentement, il s’effrite avec ses mots, ses accusations, il s’érode sous le poids de la douleur. « Comment peux-tu dire ça ? », il demande, la voix faible, parce qu’il avait mal de savoir qu’elle le pensait capable d’une telle chose, parce que s’il avait su quelque chose, il les aurait sauvés, au péril de sa vie, il les aurait sauvés et il ne serait probablement jamais devenu l’abomination qu’il était aujourd’hui. Mais il sait que pour elle, cette coïncidence est trop troublante. Son absence, leur disparition. Un seul rescapé. « Toi non plus, tu n’étais pas là. » Les coups ralentissent, s’arrêtent finalement, comme si elle était trop fatiguée pour le frapper encore, et elle s’effondre lentement contre lui, le corps agité de sanglots. « Pardon », elle murmure dans un souffle, simple mot qui efface tout ce qu’elle a pu dire juste avant, un pardon attendu et redouté à la fois, parce qu’il aimerait profiter de ce moment davantage mais qu’il ne le peut pas. Ses bras se resserrent autour de la jeune femme, la bercent, la rassurent. Il aimerait continuer de la tenir contre lui, Jupiter, ne jamais la lâcher, lui montrer que le monde n’est pas forcément noir et toutes ces conneries auxquelles il ne croit pas, mais l’urgence est pressante, elle les entoure, et lorsqu’il entend des murmures derrière la porte d’entrée, il attrape la main de son amie, souffle dans son oreille « accroche-toi » avant de transplaner avec elle jusqu’à son appartement. Claire recule presque immédiatement, fronce les sourcils, comme si elle venait de tomber dans un piège auquel il lui était impossible d’échapper, encore sous l’emprise d’un doute qu’il pensait ne plus jamais lire dans ses yeux. « Qu’est-ce qu’on fait là, Peter ? » Il aimerait lui dire autre chose que les phrases déjà toutes faites qui se pressent au bord de ses lèvres, il aimerait briser le doute et la rassurer, mais il lui doit la vérité, il lui doit des explications, ne serait-ce que pour se faire pardonner de ce qu’il n’a pas commis mais qui le culpabilise encore aujourd’hui. « Ils veulent t’éliminer, comme tous les membres de Lux. Ne me demande pas où je l’ai appris. Fais-moi confiance, simplement. » Il glisse deux billets de train dans sa main, referme ses doigts dessus. « Transplane jusqu’à la gare et prends le premier train en direction d’Édimbourg. Après, va où tu veux, tant que tu restes en sécurité. » Elle se laisse faire, n’oppose aucune résistance, comme si elle était résignée, comme si elle acceptait les directives, ou tout simplement comme si elle n’avait pas exactement saisi l’ampleur de la situation. « Barre-toi, Serdaigle », il murmure avant d’embrasser sa joue, et il l’observe à peine alors qu’elle disparait dans un tourbillon pâle, ne laissant derrière elle qu’une odeur de lavande.


Cher Peter,
Je suis désolée de ne pas t’avoir contacté plus tôt mais, par mesure de sécurité, j’ai préféré attendre. Je ne te dirai pas où je suis à présent, mais sache que je vais bien, et c’est sûrement tout ce qui t’importe. J’ai des nouvelles des parents de James. Ils se remettent lentement de sa disparition (peut-on vraiment s’en remettre un jour ?) et aimeraient nous voir, tous les deux. J’ignore si nous aurons un jour l’occasion de nous retrouver pour une telle occasion mais je voulais que tu le saches, si tu prévois une escale à proximité.
Je n’ai pas eu l’occasion de te le dire l’autre fois parce que tout s’est passé trop vite, mais je m’inquiète parfois, tu sais. Je pense vraiment que tu es quelqu’un de bon, au fond, mais je crois aussi que tu t’égares sur un chemin dangereux, et je refuse de te laisser devenir ce contre quoi nous nous sommes si longtemps battus. Je sais que tu penses que ce Voldemort peut changer les choses, Peter, mais la vérité c’est que ce n’est pas le cas. Le seul véritable camp est celui de la résistance à l’oppression, pas celui d’un nom quelconque qui deviendrait tout-puissant à la seconde où il accèderait au pouvoir. Ne te laisse pas berner par de belles paroles : tu vaux beaucoup mieux que ça.
Je t’embrasse, Peter. Prends soin de toi.
C.B.




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Dernière édition par Jupiter Parthalon le Sam 20 Aoû - 11:37, édité 14 fois
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MessageSujet: Re: et l'univers, inlassablement, tourne ƒ Jupiter   Dim 14 Aoû - 0:06

BIENVENUE MA BELLE
Je suis trop contente de te voir ici
Bon courage pour ta fiche
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MessageSujet: Re: et l'univers, inlassablement, tourne ƒ Jupiter   Dim 14 Aoû - 0:12

OUIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII. Bienvenuuuue ici et courage pour ta fiche, rien que les infos du profil me donnent TELLEMENT envie de lire la suite.      (puis comme c'est toi ça va envoyer du lourd comme d'hab )

EDIT : la citation du Petit Prince, ok, je t'aime, c'est officiel.


Dernière édition par Archibald Weasley le Dim 14 Aoû - 0:14, édité 1 fois
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Melpomène Lestrange
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Parchemins :  3954
Crédits :  Tearsflight (avatar), LAZARE (codage signature), MØRK (gif profil + signa)
 
Âge :  25 ans à se battre pour le pouvoir.
Sang :  Le sang des Black est pur, ode irrévérencieuse à la noirceur de leurs âmes, liquide vermillon qu'ils ne sauraient gaspiller. Sang royal où se mélange magie noire, ambition incontrôlée et soif de pouvoir.
Allégeance :  Marque des Ténèbres assumée, Melpomène fait partie des Mangemorts. Loyale servante depuis les premières heures de Voldemort.
Profession :  Melpomène travaillait autrefois à la morgue, embaumant derrière elle les secrets des siens. Aujourd'hui fugitive.
Ancienne école :  Poudlard dans une maison bordée d'émeraude - berceau de rencontres qui ont changé le cours de sa famille et qui ont façonné un destin aussi sombre que son patronyme.

Priori Incantatem
am i free?: no
Inventaire:
code couleur: #CF8C8C
http://www.mudbloodsandmurmurs.com/t107-melpomene-child-of-the-night http://www.mudbloodsandmurmurs.com/t77-melpomene-uprising
MessageSujet: Re: et l'univers, inlassablement, tourne ƒ Jupiter   Dim 14 Aoû - 0:14

Je vois que tu connais déjà pas mal de monde par ici
bienvenue en tout cas et je garde un oeil curieux par ici


uprising
You will hear thunder and remember me, And think: she wanted storms. The rim Of the sky will be the colour of hard crimson, And your heart, as it was then, will be on fire.
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MessageSujet: Re: et l'univers, inlassablement, tourne ƒ Jupiter   Dim 14 Aoû - 0:29

Je suis. Trop heureuse que tu aies craqué, je vais juste dire que j'ai (très) hâte de pouvoir rp avec toi
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MessageSujet: Re: et l'univers, inlassablement, tourne ƒ Jupiter   Dim 14 Aoû - 9:14

Mes chéries Vous me faites toujours un accueil si tonitruant où que j'aille
Merciiii, j'espère que Jupiter vous plaira
(Camille, je sais déjà que tu m'aimes, fais pas genre)

Et Melpomène, merci, comme dit précédemment, j'espère que tu aimeras le petit Peter
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MessageSujet: Re: et l'univers, inlassablement, tourne ƒ Jupiter   Dim 14 Aoû - 10:48

Bienvenue
Bon courage pour ta fiche
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MessageSujet: Re: et l'univers, inlassablement, tourne ƒ Jupiter   Dim 14 Aoû - 11:51

Bienvenue !!j'adore le nom, j'adore l'avatar, j'adore la citation et le début de ta fiche !
Bref je t'aime déjà xD

Bienvenue à toi et bon courage pour la suite de ta rédaction ;)
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MessageSujet: Re: et l'univers, inlassablement, tourne ƒ Jupiter   Dim 14 Aoû - 12:01

Ce pseudo, je suis sous le charme (même si j'avais lu pantalon au début Arrow)

Bienvenue parmi nous, j'ai hâte d'en apprendre plus sur le personnage
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MessageSujet: Re: et l'univers, inlassablement, tourne ƒ Jupiter   Dim 14 Aoû - 12:06

ok d'après ce que je lit je t'aime déjà
bienvenue parmi nous beau gosse !!
courage pour ta fiche
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MessageSujet: Re: et l'univers, inlassablement, tourne ƒ Jupiter   Dim 14 Aoû - 12:12

Zornitsa : Merciii

Daegan : Que de compliments rholala Je ne connais pas ton monsieur mais il me semble intéressant lui aussi
Merci

Edna : Quand j'ai recherché un nom de famille britannique et que j'ai trouvé celui-là, je me suis dit qu'il était trop cool parce que ça ressemblait justement à pantalon Merci pour l'accueil

Lacrymosa : Gniiii merci mamzelle Malfoy What a Face
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MessageSujet: Re: et l'univers, inlassablement, tourne ƒ Jupiter   Dim 14 Aoû - 14:12

Bienvenue à la maison

J'ai été traumatisée par Jim dans le passé à cause d'un joueur donc j'espère que tu me feras oublier tout ça pour que je l'aime à nouveau en tout cas vu le début de ta fiche, je pense pas que ça va être dur car je suis déjà sous le charme
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MessageSujet: Re: et l'univers, inlassablement, tourne ƒ Jupiter   Dim 14 Aoû - 17:43

Ohhh naan
J'espère que mon petit doux te fera oublier le traumatisme causé par l'autre pignouf Merci pour ton accueil
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MessageSujet: Re: et l'univers, inlassablement, tourne ƒ Jupiter   Dim 14 Aoû - 18:00

Jupiter Parthalon a écrit:
Mes chéries Vous me faites toujours un accueil si tonitruant où que j'aille
Merciiii, j'espère que Jupiter vous plaira
(Camille, je sais déjà que tu m'aimes, fais pas genre)
Grillée.
MAIS CETTE FICHE JE L'AIME DEJA LE JUJU.
*repart polluer d'autres cieux*
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MessageSujet: Re: et l'univers, inlassablement, tourne ƒ Jupiter   Dim 14 Aoû - 18:03

J'ai allègrement stalké celle de Stitch et bon. Voilà. Tu sais déjà ce que je pense de toi, de toute façon
(et ouais, va réfléchir à nos futurs liens au lieu de pourrir ma fiche )
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MessageSujet: Re: et l'univers, inlassablement, tourne ƒ Jupiter   Lun 15 Aoû - 11:10

Ca c'est du personnage qui envoie du lourd
Bienvenue à la maison, bon courage pour la suite
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MessageSujet: Re: et l'univers, inlassablement, tourne ƒ Jupiter   Lun 15 Aoû - 16:46

C'est bizarre, hein, un Serpentard gentil

Merci heart
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Melpomène Lestrange
live like legends
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live like legends
Parchemins :  3954
Crédits :  Tearsflight (avatar), LAZARE (codage signature), MØRK (gif profil + signa)
 
Âge :  25 ans à se battre pour le pouvoir.
Sang :  Le sang des Black est pur, ode irrévérencieuse à la noirceur de leurs âmes, liquide vermillon qu'ils ne sauraient gaspiller. Sang royal où se mélange magie noire, ambition incontrôlée et soif de pouvoir.
Allégeance :  Marque des Ténèbres assumée, Melpomène fait partie des Mangemorts. Loyale servante depuis les premières heures de Voldemort.
Profession :  Melpomène travaillait autrefois à la morgue, embaumant derrière elle les secrets des siens. Aujourd'hui fugitive.
Ancienne école :  Poudlard dans une maison bordée d'émeraude - berceau de rencontres qui ont changé le cours de sa famille et qui ont façonné un destin aussi sombre que son patronyme.

Priori Incantatem
am i free?: no
Inventaire:
code couleur: #CF8C8C
http://www.mudbloodsandmurmurs.com/t107-melpomene-child-of-the-night http://www.mudbloodsandmurmurs.com/t77-melpomene-uprising
MessageSujet: Re: et l'univers, inlassablement, tourne ƒ Jupiter   Lun 15 Aoû - 18:00

Félicitations !
bienvenu(e) sur Mudbloods & Murmurs

tes premiers pas parmi nous
J'aime beaucoup le personnage et ta fiche se lit vraiment facilement  
bienvenu parmi nous donc, j'ai hâte de voir Jupiter évoluer sur le forum



Tout d'abord félicitations et bienvenu(e) sur Mudbloods & Murmurs!

Maintenant que ta fiche est validée, il te reste juste quelques petites étapes avant de pouvoir commencer à RP parmi nous! Tout d'abord, n'oublie pas de vérifier dans le bottin des avatars que ton avatar t'a bien été réservé, ainsi que dans les différents listings, afin de vérifier que tu es correctement recensé. Il est également obligatoire de passer remplir les quelques informations dont nous avons besoin dans ce sujet de recensement. Tu n'auras ensuite plus qu'à créer ta fiche de liens afin de pouvoir commencer à trouver toutes sortes de liens plus farfelus les uns que les autres avec les autres joueurs  

Mais par dessus tout n'oublie pas de t'amuser et de prendre du plaisir à RP. On a hâte de lire toutes vos histoires et on cale d'ors et déjà un bisou sur vos fesses. N'oubliez pas qu'en cas de question/demande ou quoi que ce soit d'autre, tout le staff est à votre disponibilité par MP, chouette, beuglante ou crieur
CORRUPTION WILL HAUNT YOU ↓ MUDBLOODS AND MURMURS


uprising
You will hear thunder and remember me, And think: she wanted storms. The rim Of the sky will be the colour of hard crimson, And your heart, as it was then, will be on fire.
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