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 Boethia - These lips are sealed

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MessageSujet: Boethia - These lips are sealed   Dim 14 Aoû - 22:23

Boethia Nimue Zabini
oh, but maybe some things were just meant to burn


A little taste of magic on your lips
▲ Nom : Zabini, consonances italiennes pour une famille exilée en Angleterre. Miséreux et oubliés grandissant dans les ombres, rêvant de grandeur et de pouvoir. De changement. Ne restent que les héritiers ambitieux, prêts à tout pour un meilleur avenir.

▲ Prénom :  Boethia. Prénom qui rappe la langue, aux inflexions impérieuse. Pouvoir et besoin mêlés dans un feu dévorant. BoethiaCelle qui veut et qui prend. Nimue Un héritage lointain, rappel d'un temps bien plus doux.

▲ Date et lieu de naissance : Il y a 28 ans dans une petite maison miteuse de la banlieue de Londres.

▲Nature du sang : sang-mêlés. Ignorés. Repoussés du devant de la scène. Car il y a de le souillure dans leur sang. Une qui n'est pas acceptée. Insignifiants membres de la société. Mais plus pour longtemps. L'acier dans leur regard et la revanche dans leurs cœurs ils vont gravir les échelons, redevenant symbole de puissance.

▲Profession : Elle tient une boutique de vêtements de luxes pour sorciers à la pointe de la mode sur le chemin de Traverse. Boutique payée par l'argent de son défunt mari dans laquelle se trouvent milles et uns vêtements enchantés. Boethia elle-même porte souvent ses propres créations, publicité vivante des robes qu'elle souhaite vendre

▲Statut matrimonial : Veuve une première fois, recherche activement à se marier, du moins selon le contenu du porte-monnaie de l'infortuné.

▲Ancienne maison (ou école pour les bulgares) : Serpentards des vifs et des ambitieux, des manipulateurs. Un étendard qu'elle a été fière de porter pendant de longues années.

▲Patronus : Un coucou, inoffensif en apparence et pourtant pernicieux, se créant une place parmi les autres sans même que ceux-ci ne le remarquent.

▲Baguette Magique : bois de vigne, ventricule de dragon 27,5 centimètres, très flexible

▲Particularité : none

▲Amortentia : Une note de cèdre, le parfum de la neige et une nuance plus âcre de rouille

▲Epouvantard : De la crasse sous les ongles. Des vêtements éliminés. Du désespoir dans les yeux. Le gris de la saleté, du désespoir et de la solitude. la pauvreté. Celle dans laquelle elle a grandi. Celle qu'elle ne peut supporter. Elle en mourrait Boethia, de retourner d’où elle vient.

Je jure solennellement de faire usage du sortilège
Incarcerem
pour servir ma cause

"Parlez-nous un peu de vous. Si vous deviez vous décrire en quelques mots que diriez-vous ?"
On la voit volage Boethia. Papillonnant d'hommes en hommes, sensuellement séductrice. Les lèvres constamment peintes de rouges, les yeux pétillants de secrets. On la voit sarcastique, pleine d'un humour délicieusement moqueur. Toujours fière. Toujours forte. Parfois trop. Légèrement excentrique dans sa façon de se vêtir. On voit en elle une femme d'affaire qui ne se laisse abattre par rien, pas même par la mort prématurée d'un mari pourtant tant aimé. On la voit se mouver gracieusement, de la détermination dans chacun de ses gestes. un port de tête altier qui ne démériterait pas face aux plus arrogantes des sangs-pures. On voit une femme partie de rien et qui a tout gagné. Quand on la regarde c'est ce que l'on voit. Car elle cache soigneusement son égoïsme Boethia. Et cette peur dévorante de tout perdre qui contrôle le moindre de ses mouvements. Sa vulnérabilité à fleur de peau elle l'enterre sous de faux rires et un tendre visage. Terriblement calculatrice. Elle est prête à se battre bec et ongles pour avoir un peu plus. Avide. Comme seuls peuvent l'être ceux qui ont manqués de tout. Et pourtant férocement loyale pour les rares qui parviennent à compter. Comme ce frère qu'elle adore et qu'elle n'abandonnera jamais. C'est une panthère elle. Pleine d'obscurité, de sang et pourtant couverte de doutes et de peurs.

"Grindelwald domine l'Angleterre et la Bulgarie depuis 6 ans en quoi cela-t-il influé sur votre quotidien ?"
Des opportunités. Sans aucun doute. Voila pourquoi elle fait semblant de le soutenir fièrement tout en gardant la porte grande ouverte pour de nouvelles options. En 6 ans elle est sortie des ténèbres, a trouvé un mari à la richesse exubérante qui l'a présentée exactement comme elle le souhaitait. Une femme trophée bonne uniquement à apparaitre au bout d'un bras un sourire sur les lèvres. En 6 ans ledit mari est mort et elle est devenue une des rares femmes d'affaires de la société magique. Certes uniquement pour des vêtements soigneusement enchantés mais tout de même. En 6 ans elle a gagné une place au sein de la societé sorcière et certes elle n'est pas aussi haute que celle que Boethia rêve. Mais ce n'est pas grave. Tout viendra en temps et en heure.

"Vous voyez un passant dans la rue se faire malmener par deux spaseni, serviteurs de grindelwald, que faites-vous ?"
Rien. Une indifférence totale peinte sur ses augustes traits. Elle passerait, laissant la pauvre âme derrière elle sans même s’en soucier. Car elle n’a pas de pitié pour les faibles Boethia. La brune a connue la misère, la douleur, elle a connu l’humiliation de n’être rien d’autre qu’une ombre et un être humain disposable. Sans valeur. Mais elle s’en est sortie. A coup de griffes, de sorts et de manipulation. Alors si elle à réussi d’autres, même ceux venant du plus bas de l’échelle devraient également en être capable. Et ceux qui prétendent ne pas pouvoir le faire ne sont rien d’autres que des menteurs, des faibles qui se cachent derrière leur misère pour justifier le fait d’être pathétiques. Et de fait ils ne méritent pas son aide. Alors elle passera sans regarder et aucune supplique ne la fera se retourner. Boethia n’a cure du statut d’une personne. Miséreux comme sangs-purs peuvent faire partie de son cercle. Il n’y a que la force qui compte. Et ceux qui crient pour de l’aide n’en ont pas.

« Vous voila devant le miroir du Riséd, que pensez-vous y voir ? »
Elle-même. Vêtue Luxueusement, des monceaux de pièces d’ors placés autour d’elle. La réussite. Le pouvoir. Cet argent dont elle a toujours manqué et dont elle rêve constamment aujourd’hui. Son frère aussi. Une baguette à la main. Une vraie cette fois, une qui serait à lui et qui soignerait ses souffrances. Sa famille riche, forte, puissante et unifiée. Son nom autrefois terni, redoré. L’assurance qu’elle ne souffrira plus jamais ni de la soif ni de la faim. D’aucun diraient qu’il s’agit de petits rêves. Que le matérialisme ne mène à rien. Mais ces bien-pensants font toujours partie de l’élite. De cette partie de la population qui n’a pas connu le manque. Et ceux qui ne savent pas peuvent se taire. Le jour où ils tomberont, le jour où ils souffriront, ce jour-là ils comprendront.

« Par chance, vous vous trouvez en présence des trois reliques de la mort, mais vous ne pouvez en choisir qu’une. Laquelle prendriez-vous ? »
La pierre de résurrection ? Elle n'en a guère besoin Boethia, bien au contraire. Revoir les morts lui rappellerait des souvenirs désagréable, elle finirait hantée par les fantômes d'un passé qu'elle a tant bien que mal tenté d'oublier. Pas question, donc de choisir cette relique. Elle représente la nostalgie. Quelque chose que Boethia abhorre. Ceux qui n'avancent pas reculent. Et ils finissent par tomber et s'écrouler en milles morceaux. Elle tient, elle. Droite comme un i. Et elle ne laissera personne la faire tomber sans se battre. La cape d'invisibilité ? Non plus. Elle ne compte pas retourner dans les ombres et les ténèbres dont elle est issue. Elle veut la lumière Boethia. Elle veut briller de milles feux. Que les regards ne se détournent plus d'elle. De quoi se terrer lui est donc inutile. Alors il n'en reste plus qu'une n'est-ce pas ? La puissance. Le pouvoir. Ce qu'elle recherche. Ce qu'elle crève d'avoir. Elle saisirait la baguette d'une main ferme sans plus jamais la laisser. Tout sauf sotte. Elle veut la gloire. Elle veut la fortune. Et plus encore la sécurité. Savoir qu'elle sera intouchable. Qu'aucun mal ne pourra plus jamais l'atteindre.

▲ pseudo ou prénom :  Flora/Swanielle
▲ âge :  toujours 20 ans
▲pays :  France
▲ Connexion  :  TOUS LES JOURS
▲ scénario ou inventé :  inventés
▲ avatar :  jessica parker kennedy the queen
▲ Où avez-vous connu le forum ? :  je refuse de répondr à ça
▲ quelque chose à rajouter :  
▲ crédits :  Réponse ici
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MessageSujet: Re: Boethia - These lips are sealed   Dim 14 Aoû - 22:23

Mudbloods and murmurs
In the madness and soil of that sad earthly scene




April come she will
When streams are ripe and swelled with rain;


Le printemps qui flotte dans l’air frais. Une odeur fraiche et délicieuse dont elle emplit ses narines. Le vent qui souffle dans ses cheveux, envoyant de délicates petites boucles voleter dans les airs. Et un air de ravissement sur son visage. Douce innocence sur le visage de l’enfant brune. L’insouciance incarnée avec ses mains qui se tendent dans les airs pour attraper les fleurs qui tombent. C’est un tableau. Il y a une voix qui l’appelle et elle se retourne Boethia, son plus beau sourire affiché sur ses lèvres alors que ses mains retombent délicatement sur la jolie robe qu’elle porte. Elle l’aime cette robe Boethia. Toute faite de soie, des broderies pour mettre l’emphase sur la coupe. Belle. Elle apprécie les belles choses plus que de raisons Boethia mais sa mère lui répète toujours que c’est ainsi qu’il faut vivre.

Qu’il ne faut jamais se contenter de peu. Au contraire. Il faut viser plus haut. C’est ce que la voix suave de sa mère lui répète alors elle le croit Boethia. Elle est si belle sa mère. Avec ses grands yeux brillants qui illuminent sa peau dorée. Ses cheveux noirs qui tombent constamment en boucle apprêtés et son maquillage si savamment appliqué qu’il arrive pratiquement à masquer les rides qui commencent à déformer son visage. Et visiblement l’homme qui est à ses côtés la trouve belle aussi. Ses mains ne parviennent pas à quitter sa peau. Caressantes. Boethia le trouve répugnant mais elle ne dit rien. C’est lui qui paie pour sa jolie robe. Elle le sait. C’est dans son immense maison aux briques blanches qu’ils vivent selon son bon vouloir. Alors elle sourit Boethia. De toute ses dents. Jusqu'à ses yeux étincellent.

Et elle appelle l’homme. Papa. Il aime cela. Il sourit et les rides autour de ses yeux se crispent. C’est hypocrite. Mais cela ne coûte rien à Boethia. Qu’est-ce qu’un mensonge de plus ? Après tout elle ne sait pas vraiment qui son père. Mais elle n’est pas sûre que sa mère le sache non plus. Un homme de plus. Elle se demande s’il sait Boethia. Qu’il n’est qu’un pion de plus. Une proie dans la toile étendue d’une araignée rusée. Ils ont besoin d’argent. Et pour avoir de l’argent rien ne vaut plus que des hommes riches lui dit sa mère. Des hommes à attraper. A utiliser. Toujours les choisir plus vieux. Toujours leurs faire croire qu’ils sont plus beaux. Plus intelligents. Plus forts. Ne jamais cesser de les admirer. Les mettre sur un piédestal. Cajoler leur égo. Elle le fait pour prendre soin d’eux. Atticus et Boethia. Ses enfants. A sa façon elle les protège.

Parce qu’elle ne connait que cette vie. Celle d’arnaqueuse. De sangsue. Elle dit que bientôt elle parviendra à l’épouser. Que bientôt ils n’auront plus jamais rien à craindre. Et Boethia attends. Elle veut garder cette jolie robe. Elle veut garder la maison. Un endroit paisible où grandir. Ou s’épanouir. Alors elle sourit un peu plus. Va enlacer son papa. Elle veut avoir tout cela. Et s’il faut manipuler et faire semblant alors ainsi-soit-il. Elle sourira. Elle embrassera cet homme pathétique comme s’il était son vrai père. Et elle sera heureuse avec les siens.

Amen

May, she will stay,
Resting in my arms again.;


Rien ne dure toujours. Ni les fleurs qui éclosent autour d’elle ni l’amour. Elle le sait mieux que personne Boethia. Adieu les jolies robes. Adieu la splendide demeure. Adieu le faux père au sourire repoussant. Ils ont dû partir un soir. Chassés comme des malpropres. On ne peut plus rester ici c’est ce que leur à dit leur mère. Elle sait ce que ça veut dire Boethia. Cela veut dire que le nouveau papa a trouvé une maitresse plus jeune. Une qui ne cherche pas à se marier. Une pour que quelques cadeaux suffira à combler. Ou pire une innocente qui croit réellement en l’amour et qui a été assez stupide pour se faire capturer par quelques belles paroles. Mais au fond peu importe de qui il s’agit. Il faut partir. Tous ensembles. Elle, Atticus et sa mère.

Il faut rassembler leurs maigres possessions. Les gallions grappillés ici et là. Les cadeaux qu’il a fait à leur mère et qui seront revendus pour leur assurer de quoi manger durant les prochains mieux. Adieu le luxe. Adieu la tranquillité. Les voila repartis pour leur quotidien. Pour la pauvreté. Elle est jeune Boethia mais elle connait déjà. Ne pas manger à sa faim. Se serrer la ceinture en faisant semblant de ne pas avoir faim. Elle connait tout cela. Les vieux vêtements maintes fois reprisés qui laissent deviner ses chevilles d’enfants trop vite grandie. Mais surtout les murs qui l’entourent. Sales. Nus. Tristes. Sans aucune lumière qui vient les frapper. Les fenêtres qui s’ouvrent sur des rues plus crasseuses encore et puantes. Des rues ou les gens marchent en regardant droit devant eux pour ne pas apercevoir les miséreux.

Et ou lesdits miséreux fixent le sol, les prunelles vides et brûlantes de désespoir. Terriblement triste. Absolument horrible. Mais ni Atticus, ni Boethia n’ont le droit de se plaindre. Il n’y a rien à faire. Leur mère fait tout ce qu’elle peut. Tout ce qu’elle peut pour les aider. Pour retrouver quelqu’un. Seulement voila. Autrefois ils n’avaient qu’à attendre quelques jours. Quelques semaines tout au plus. Venait toujours un protecteur sentant la bonne affaire. Mais désormais leur mère vieillit. Les petites rides ne trompent pas. L’affaissement de sa bouche non plus. Et ses enfants qui ne cessent de grandir n’aident pas à entretenir l’illusion de jeunesse qu’elle tente d’entretenir. Mais malgré tout ses défauts ce n’est pas une mauvaise mère. Et elle ne les abandonne pas.

Elle pourrait pourtant. Elle devrait même si elle veut vraiment trouver la sécurité. Mais derrière sa cupidité il y a de l’amour. Alors elle reste avec eux. Elle les garde malgré la difficulté. Et ils vivent de rien. Ou de si peur dans leur maison aux murs cabossés, pleine de trou qui laisse entrer la pluie et le vent. Parfois ils doivent dormir tous ensemble car il fait trop froid et que même les sorts ne parviennent plus à les réchauffer. Parfois il faut voler pour manger. Parfois il faut mendier. S’humilier. Parfois elle voit sa mère trembler en fixant ses mains sales et abîmées Boethia. Parfois elle regarde le ciel gris et pollué de Londres Boethia et elle se demande ou est passé le bleu et les fleurs qui bourgeonnaient.

Elle se demande ou est passé l’espoir.







June, she'll change her tune,
In restless walks she'll prowl the night;;


Il y a les années qui passent et les pouvoirs qui apparaissent. Au plein cœur de juin et de la chaleur de l’été.  C’est une autre journée sans espoir. Sans saveur. La lourdeur de l’air ne rend que plus évidente les relents de pisses et de sueurs qui envahissent la petite rue dans laquelle ils vivent. Les gens se pressent encore d’avantage pour trouver des recoins d’ombres, espérant ainsi échapper au cruel soleil pendant quelques minutes. Boethia transpire elle. Dans cette maison ou l’ombre n’est pas suffisante et ou aucun filet d’air frais ne daigne passer. Elle est énervée. Ses cheveux mouillés par la sueur forment d’inélégantes bouclettes frisées. Aujourd’hui devrait être un jour comme un autre mais cela ne l’est pas.

Plus que jamais elle est énervée par sa mère. Par sa vie. Tout cet endroit la répugne. La crasse lui donne envie de vomir. Elle veut retrouver ce qu’elle a perdu. Mais désormais Maman est vieille. Toujours belle sans aucun doute, avec son port de tête de reine et son corps tout en courbe. Mais les rides s’installent et les seins s’affaissent. Et les riches les veulent jeunes. Jeunes et dociles. Mais elle n’est plus docile Maman. Elle a trop perdue pour s’engager dans une histoire sans garantie. Elle a perdue toute innocence. Tout n’est plus qu’une affaire d’argent. Et ils n’aiment pas cela les riches. Dans leurs esprits tordus ce n’est pas seulement une transaction. Ou plutôt ils n’aiment pas qu’on leur rappelle. Ils préfèrent les mensonges et les faux-semblants car c’est tout ce qu’ils connaissent.

Mais Maman est si désespérée qu’elle en a oublié cela. Et ça l’énerve Boethia. Parce qu’elle veut retrouver tout ce qu’elle avait avant. Et cela ne se fera pas comme ça. En attendant elle doit vivre dans la crasse. Travailler pour faire les corvées les plus indignes que sa Maman n’a pas le temps de faire. Ses derniers temps elle passe ses journées à être en colère et ses nuits habillées des quelques tenues luxueuses qui lui reste à aller dans des bars chics pour tenter d’alpaguer une nouvelle proie. Mais rien ne marche. Et Boethia doit repriser une vieille robe pour masquer quelques trous pendant quelques temps. Elle n’en peut plus. Et personne ne peut lui reprocher. Pas même Atticus. Elle le voit à ses épaules qui se voûtent parfois. Il souffre lui aussi. Alors quand elle entend le ton faussement indolent de sa mère une fois de trop elle s’énerve.

La robe sur laquelle elle travaille prend feu. Soudainement. Mais cette fois sa mère ne crie même pas. Au contraire. Elle l’étreint et semble infiniment soulagée. Elle sait pourquoi Boethia. Parce qu’Atticus n’a jamais eu cela. Aucun pouvoir ne se sont encore échappés de lui. Il n’a pas eu sa lettre pour poudlard. Un Cracmol qu’ils disent dans les rues. Quelqu’un dont ils se moquent. Atticus est tellement plus que cela. Mais ils en ont cure. Pourtant Boethia est contente d’avoir des pouvoirs égoïstement. Elle ne veut pas être ostracisée plus qu’elle ne l’est déjà. Alors elle ne regarde pas vers son frère mais plutôt vers la robe brûlée.

Un peu d’émerveillement dans les yeux pour la première fois depuis longtemps.



July, she will fly
And give no warning to her flight.;


Le temps passe. Constant. Vivant. Elle grandit un peu plus forte. Un peu moins désespérée. Car elle a connu Poudlard désormais. Et cela ne peut que la changer. Les premières années ont été dures il faut bien l’admettre. Elle la pauvre sang-mêlée de père inconnu projetée au milieu des Serpentards aux dents longues. Il est aisé de se moquer de ceux qui sont différents et beaucoup l’ont tout d’abord regardé de haut. Enfant perdue un peu trop différente, aux robes constamment reprisées, aux manuels de seconde main. La tête toujours un peu penchée et un peu de honte sur ses traits distincts. Envieuse tout d’abord. Des plus hauts. Des sangs-purs, peu importe leur maison. Et plus encore des riches peu importe leur sang. Elle les regarde et elle se demande si l’un d’entre eux est son demi-frère ou sa demi-sœur. Quel riche arrogant l’a engendrée avant de repousser sa mère aux confins de la rue.

Elle veut ce qu’ils ont. L’envie. Son plus gros pêché. Mais elle fait semblant. Camoufle sa cupidité derrière des sourires on ne peut plus hypocrites. Ceux qu’elle fréquente aujourd’hui feront constamment partie de sa vie et malgré son jeune âge elle ne commet pas l’erreur d’oublier une telle chose. Elle est studieuse aussi Boethia. Assez pour s’assurer des notes convenables. Pas trop pour ne pas attirer d’attention non souhaitées. Les femmes ne doivent jamais montrer qu’elles sont trop intelligentes. Ce n’est pas attirant. C’est sa mère qui lui a dit une telle chose et Boethia se rend bien compte qu’il s’agit de la vérité. Les préfèrent que l’on s’intéresse à eux. Qu’on les flatte, les admire. Quelqu’un de meilleur qu’eux ne les intéresse que s’ils peuvent en obtenir quelque chose. Et Boethia sait pertinemment qu’elle n’a rien à offrir. Pas pour le moment. Un jour peut-être.

Les siens lui manquent parfois. Atticus du moins. Qu’elle abandonne toute l’année pour ne le retrouver que l’été. Qui doit écouter son babillage égoïste et regarder les étoiles dans les yeux de sa sœur quand elle repart à Poudlard. Un lieu ou elle n’a jamais froid. Ou elle n’a jamais faim. Ou les lits sont confortables et le décor magnifique. Tout ce dont il manque. Elle a l’impression de le trahir mais elle ne peut s’empêcher de continuer. Elle se dit que c’est pour lui aussi qu’elle est ici. Pour devenir plus forte et pour l’aider par la suite. Mais ce n’est qu’une petite partie de la vérité.

Vraiment elle se sent juste bien. En sécurité. Elle découvre la vie. Teste ses charmes. Ses manipulations. Petites intrigues de couloir qui lui indique ce qu’elle peut faire et ce qu’elle doit ignorer. L’amour est pour elle une expérience plus qu’un sentiment. Elle rassemble des informations petit à petit jusqu’à avoir complété le puzzle. Insensible diraient certains.  Mais au fond ce n’est que de la survie. Les années passent et elle trace son propre chemin. Un ou il n’y aura plus ni pauvreté ni manque. Rien que du besoin.

C’est l’été de sa dernière année et Boethia est plus forte que jamais.






August, die she must,
The autumn winds blow chilly and cold;


C’est jour de joie . Jour de fête. Au milieu de l’été. Elle à vingt-deux ans et elle est au faîte de sa gloire. De sa jeunesse, de sa beauté. Elle rayonne presque. Mais tout le monde s’attend à ce qu’il en soit ainsi. Après tout c’est le jour de son mariage. Et un mariage est la célébration d’une joie et d’un amour éternel. Et aux yeux de tous elle est incroyablement amoureuse. Mensonge Incroyablement heureuse. Cette dernière phrase est vraie cependant. Elle est incroyablement heureuse. Aujourd’hui vient le couronnement de tous ses rêves. Car elle ne marie pas n’importe qui. Il est un peu plus âgé qu’elle, la trentaine fraîchement arrivée. Assez d’écart pour qu’il soit charmé par sa jeunesse. Pas assez pour qu’on pense qu’il s’agisse d’une croqueuse de diamant.

Pour tout le monde il a été charmé par sa beauté et son intelligence. Dans cet ordre là évidemment. Vérité ? Il a été charmé par son corps et les flatterie qu’elle a su lui dispenser. Assez intelligente pour attirer son attention. Assez intelligente pour faire semblant d’être plus sotte que lui. Ça aussi il a dû aimer. Car en vérité c’est le fils d’une vieille famille de sang-mêlé. Riche évidemment. Pas bête. Mais il l’épouse avant tout pour avoir une femme trophée. Ce n’est pas vraiment de l’amour. Du désir tout au plus le sien et celui de ses parents désireux de le marier. Pourquoi elle ? Parce qu’elle a été assez intelligente pour repousser la concurrence. Elle n’est pas la meilleure, ni la plus parfaite. Mais elle a fait ce qu’il faut. Elle a été là au bon moment. Et surtout pendant un moment elle a cessé d’être Boethia. Parfaitement douce et malléable elle est devenue la femme qu’il cherchait. Un masque parfait construit à force de recherche et d’informations rassemblées avec l’aide d’Atticus.

Un plan parfaitement construit de A à Z. C’est ainsi que l’on réussi. C’est son triomphe. Elle réussit là où sa mère à échoué. Un mariage c’est une sécurité financière. Un peu de cette paix dont elle rêve depuis toujours. Ce n’est pas suffisant évidemment mais c’est le premier pas. Le premier fil d’une toile soigneusement tissée. Son sourire s’agrandit légèrement. Un peu de rose lui monte aux joues. La parfaite et pure vierge rougissante. Elle n’est rien de tout cela évidemment. Mais elle y ressemble. Elle descend les marches dans sa robe faite de soie. Une jolie robe comme celle d’autrefois. Sauf que cette fois elle la gardera. Ça et tout ce qui va avec. Ses yeux prennent une lueur tendre en regardant son époux. Mensonge encore . Il la voit comme un objet. Elle le voit comme une façon d’arriver à ses fins. Triste mariage vraiment. Mais qu’importe. Ce que Boethia veut, Boethia a. Il suffit de faire les bon mouvements. C’est un jeu d’échec voila tout. Mais son époux croit la partie terminée. Boethia, elle sait qu’elle ne fait que commencer. Elle aura tout ce dont elle a toujours rêvé et ce contrairement à sa mère. Elle aura le pouvoir. Elle aura l’indépendance. Elle aura la richesse.

Et surtout elle aura le choix.


September I'll remember
A love once new has now grown old.;


Un verre de cristal au creux de sa paume, la brune observe lentement le liquide rouge scintiller, ses yeux détaillant chacune des nuances du rouge profond qui vient tirer vers le noir. Une si jolie couleur. Plus riche et plus profonde que celle du sang. Avec un léger sourire elle vient s’asseoir près de la fenêtre entrouverte. L’air frais tourbillonne doucement autour d’elle. L’automne approche, Londres se rafraichit déjà. Les gens se couvrent du mieux qu’ils peuvent pour échapper à l’air froid venu du nord qui indique à tous que l’été est fini. Mais pour la première fois depuis bien longtemps Boethia se moque bien du temps qu’il fait. Elle n’a plus à craindre le froid. Elle n’a plus à craindre la faim. Elle n’a même plus à obéir à son mari.

Après tout le pauvre à connu la malchance de mourir quelques mois auparavant. Une tragédie vraiment. Ils étaient si heureux, mariés depuis trois ans sans aucun désaccord, aucune dispute ; un amour simple affiché aux yeux de tous. Un léger gloussement s’échappe des lèvres pleines de Boethia. Ses prunelles claires se font froides et dédaigneuses. L’amour n’existait pas entre eux. Une impossibilité parfaite. Elle a même du le supprimer plus tôt que prévu. Pour être sure de ne soulever aucun soupçon la brune voulait attendre leurs cinq ans de mariage avant que le pauvre homme ne meurt. Mais la volonté de son époux de contrôler le moindre de ses mouvements, sa froideur et son besoin de dominance ont eu raison du jeu d’actrice de Boethia.

Il a fallu agir. Heureusement la belle à toujours aimé les poisons. Talent utile que lui à fait acquérir sa mère. Le poison est l’arme des femmes ma chérie, rappelle-t-en toujours Elle n’a jamais oublié Boethia. Jamais. Et c’est ce qui a couté la vie à son tendre et cher. Mort dans son sommeil. Loin du domicile familial, au moment d’une réunion d’affaire avec ses nouveaux partenaires bulgares. Impossible de la soupçonner elle, la veuve éplorée au regard si doux. Mais avec sa mort elle a enfin eu ce qu’elle voulait. La richesse dont elle rêvait. La sécurité. La liberté. Mais contrairement à sa pauvre mère Boethia ne s’est pas contentée de dépenser jusqu’à ce que l’argent s’épuise bien au contraire. Elle a investi.

Une boutique de vêtement raffinés et luxueux aux propriétés magiques. Un investissement de choix pour elle qui a toujours aimé les jolies choses. Elle contrôle son établissement d’une main de fer, s’offrant ainsi un revenu tout à fait respectable. Évidemment la brune n’est pas contre le fait de trouver une autre proie de choix pour lui offrir ce qu’elle souhaite. Elle veut toujours un peu plus Boethia. L’avidité roule dans son sang. Mais désormais elle aura toujours suffisamment si elle joue ses cartes de la bonne façon. Le spectre de la pauvreté s’éloigne chaque jour un peu plus même si la peur reste. Elle ne compte pas s’arrêter pourtant Boethia. Elle veut monter plus haut. Aller plus loin.

Se bruler au soleil de la grandeur qu’elle mérite.



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Dernière édition par Boethia N. Zabini le Lun 22 Aoû - 16:25, édité 5 fois
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Âge :  L'âme fatiguée par cinquante-et-unes années de bataille.
Sang :  Pur, envers et contre les moqueries - sang royal d'une pureté préservée aux effluves de folie.
Allégeance :  Après des années à se targuer d'une neutralité à toute épreuve, Abraham s'est enfin décidé à prendre parti pour Abel Shafiq. Porté par l'appel de la Malédiction, persuadé de voir là l'appel de Dieu.
Profession :  Historien magique dans un premier temps, unique domaine de la vie sorcière dans lequel le Quirrell a gagné ses lettres de noblesses, éminent chercheur à la tête bien faite. Taxidermiste aussi, hobby au goût d'éternel. Gourou, parfois. Beau parleur rassemblant derrière lui les égarés, les effrayés. C'est qu'il élargit petit à petit son réseau, le maître de cérémonie.
Ancienne école :  Poudlard - loup parmi les aigles.

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MessageSujet: Re: Boethia - These lips are sealed   Dim 14 Aoû - 22:28



the great shipwreck of life
©️lazare.


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MessageSujet: Re: Boethia - These lips are sealed   Dim 14 Aoû - 22:42

Wesh t'es bonne sous ce compte
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MessageSujet: Re: Boethia - These lips are sealed   Lun 15 Aoû - 1:22

Une autre Zabini!

Bienvenue!!  
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MessageSujet: Re: Boethia - These lips are sealed   Lun 15 Aoû - 10:39

abra >> :grr:

kaka >> j'suis toujours bonne yesh

adham >> on veut dominer le monde oui
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MessageSujet: Re: Boethia - These lips are sealed   Lun 15 Aoû - 10:52

J'avoue, t'es super bonne même
rebienvenue à la maison, bon courage pour ce nouveau personnage
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MessageSujet: Re: Boethia - These lips are sealed   Lun 15 Aoû - 20:53

toi aussi t'est bon
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MessageSujet: Re: Boethia - These lips are sealed   Mar 16 Aoû - 9:24

Je connaissais pas la demoiselle mais elle est CA-NON !!
Tu change des blondes ?? :P
Re Re Bienvenue :)
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MessageSujet: Re: Boethia - These lips are sealed   Mar 16 Aoû - 14:01

oui fallait bien montrer que les brunes ne comptent pas pour des prunes
merci beauté
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MessageSujet: Re: Boethia - These lips are sealed   Mar 16 Aoû - 14:48

Trop de Zabini no me gusta
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MessageSujet: Re: Boethia - These lips are sealed   Mer 17 Aoû - 11:50

mais si tu verras tu nous aimeras
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MessageSujet: Re: Boethia - These lips are sealed   

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Boethia - These lips are sealed
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