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 Let me have you for a while ♦ Melwyn

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Âge :  Trente ans
Sang :  Le sang pur, et une tradition à laquelle il ne compte pas déroger.
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Ancienne école :  Serpentard

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MessageSujet: Let me have you for a while ♦ Melwyn   Dim 21 Aoû - 22:36


Let me have you for a while
Melpomène Black & Caerwyn Lestrange

Manoir Black



Caerwyn s'évertuait à garder le visage le plus impassible possible quand bien même un sourire menaçait de craquer son masque de glace. Autour de lui, les discussions allaient bon train et il intervenait de temps à autre pour donner son avis ou répondre à une question qu'on lui posait. Cela faisait un petit moment qu'il n'avait pas assisté à un repas de famille au grand complet. Ils étaient reçus chez Janus et Morgana ce soir, en compagnie du reste de la famille Black et de la famille Lestrange. Il s'agissait en majorité des branches principales des deux familles, mais quelques membres des branches secondaires étaient également présents, ce qui amenait le nombre de convives à une bonne quarantaine de personnes. La salle de bal des Black avait été ouverte pour l'occasion et les elfes de maison avaient travaillé dur pour préparer les grandes tablées.

Non pas que cela intéresse Caerwyn à cet instant. Assise juste face à lui, Melpomène Black mettait tout en oeuvre pour le faire craquer. À son arrivée au manoir, elle avait laissé sa main glisser de son épaule à son bras en se mettant sur la pointe des pieds pour embrasser sa joue. Elle jouait avec le feu en se montrant si affective devant le reste de la famille, mais elle adorait ça. Lui aussi. Son compliment sur sa beauté avait à peine voilé la note de désir qui transpirait dans sa voix. S'asseoir face à face était une grosse erreur, d'autant plus que Hélios les gardait à l'oeil. Mais la tentation était trop forte pour résister. Caerwyn se tourna vers son voisin pour engager une conversation tandis que Melpomène continuait à caresser sa jambe du bout de son pied.

Je sais, répondit-il, impassible. Nous en avons arrêté plusieurs la semaine dernière. Le ministère est très occupé.

Du coin du regard, il la voyait en pleine conversation avec l'une de ses cousines éloignées, jouant nonchalamment avec une mèche de cheveux en sachant pertinemment que cela le rendait fou. S'il y avait bien une chose que Caerwyn aimait, c'était plonger son visage dans la chevelure de jais de la Black, ne plus sentir que son parfum et oublier tout le reste. Cette fourbe s'amusait de le torturer ainsi, de le faire languir alors qu'il ne pouvait l'avoir comme il le souhaitait. Elle allait le payer, clairement.

À ce sujet, enchaîna-t-il comme si de rien n'était, il faut que je passe un appel au ministère. Les inconvénients d'être chef : le boulot n'arrête jamais.

Après avoir replié sa serviette de table, le jeune homme se leva et s'excusa auprès de son oncle en prétextant lui emprunter sa cheminée pour contacter le ministère. Il jeta un coup d'oeil à Melpomène qui s'était tournée vers lui et toucha d'un geste fluide son propre poignet. C'était le code lorsqu'ils se donnaient rendez-vous dans la chambre de la jeune femme, en référence au bracelet qu'il lui avait offert et qu'elle gardait dans cette pièce. Il savait que d'ici une dizaine de minutes, elle le rejoindrait.

Caerwyn connaissait les couloirs du manoir Black par coeur, il avait passé de nombreuses après-midi et soirées ici lorsqu'il était plus jeune. Ses visites s'étaient raréfiées avec la naissance de son attirance pour Melpomène. Du moins, ses visites officielles. Il ne pouvait transplaner directement dans la chambre de sa douce, alors ils s'arrangeaient toujours pour qu'il ne vienne que lorsque le manoir était vide, ou presque. Il n'avait pas prévu de faire quoi que ce soit ce soir, mais Mel avait été si entreprenante qu'il n'avait pas pu résister. Il était incapable de lui résister.

Au détour d'un couloir, le Lestrange poussa finalement la porte qui renfermait tous leurs secrets et alla s'asseoir sur le sofa installé dans un coin de la pièce, près de la grande fenêtre. La patience était l'une de ses vertus, bien que Melpomène le mette constamment à l'épreuve. Il ne pouvait s'empêcher de bouger la jambe en l'attendant.

Tu vas me rendre fou... souffla-t-il de manière quasi-inaudible.

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Melpomène Lestrange
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Âge :  25 ans à se battre pour le pouvoir.
Sang :  Le sang des Black est pur, ode irrévérencieuse à la noirceur de leurs âmes, liquide vermillon qu'ils ne sauraient gaspiller. Sang royal où se mélange magie noire, ambition incontrôlée et soif de pouvoir.
Allégeance :  Marque des Ténèbres assumée, Melpomène fait partie des Mangemorts. Loyale servante depuis les premières heures de Voldemort.
Profession :  Melpomène travaillait autrefois à la morgue, embaumant derrière elle les secrets des siens. Aujourd'hui fugitive.
Ancienne école :  Poudlard dans une maison bordée d'émeraude - berceau de rencontres qui ont changé le cours de sa famille et qui ont façonné un destin aussi sombre que son patronyme.

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MessageSujet: Re: Let me have you for a while ♦ Melwyn   Lun 22 Aoû - 9:09

I want to vanish inside your kiss, every day I'm loving you more and more. Listen to my heart, can you hear it sings telling me to give you everything. Seasons may change, winter to spring but I love you until the end of time.
Un air innocent rivé aux lippes, la cadette des Black avait passé l’entièreté de l’après-midi à se préparer pour le souper du soir. Elle avait cherché des heures pour la robe parfait - optant au final pour un modèle mélangeant avec charme dentelles délicates, manches longues et jusque ce qu’il fallait de transparence pour souligner ses formes. De la poudre déposée sur le haut de ses pommettes, une large brosse passée dans ses épais cheveux couleur corbeau. Une pointe de rouge sur ses lèvres satisfaites et un soupçon de patchouli derrière ses oreilles ornées d’or. Son collier ornant avec lourdeur ses clavicules et décorant son décolleté. Illusion. Car lorsqu’elle se regardait dans le miroir, la louve pouvait situer de mémoire chacun des cicatrices ornant son corps. L’or du collier avait beau servir d’artifice, les stigmates de la lune étaient ancrés dans son esprit et c’est instinctivement qu’elle se surprenait la plupart du temps à effleurer de la pulpe du doigt une blessure en apparence inexistante mais dont la ligne rougeâtre barrait bel et bien sa peau opaline. « Les Lestrange ne vont pas tarder à arriver, il faudrait penser à descendre… » la voix posée de son frère aîné la faisant légèrement sursauter alors qu’il venait poser une paume tendre sur son épaule, les longs doigts de la benjamine venant chercher les siens avec affection. Ses billes sombres les détaillant dans le miroir lui faisant face. Se levant enfin dans un claquement sonore du talon, Melpomène se tourna vers lui, lissant du revers de ses mains menues le col d’Hélios, un sourire pensif sur les lèvres. Il se doutait de quelque chose. Elle le voyait dans ses gestes, elle le voyait dans ses yeux - elle le sentait dans ses mots. Il se doutait de quelque chose et il ne disait rien, pourtant. Un silence pour lequel elle était éminemment reconnaissante, désireuse pour le moment de garder ce coeur énamouré secret. Son secret. Leur secret. Le sien. Des voix se faisaient déjà entendre dans le grand hall du manoir et, au loin, celle qu’elle aurait reconnue à des kilomètres. Elle laissa ses paumes retomber le long des bras de son frère, laissant couler un dernier regard satisfait sur sa silhouette alors qu’elle se dirigeait vers l’imposant escalier menant au reste de la demeure, lançant par dessus son épaule - « Tu es superbe ce soir, Hélios ! » le mot sincère et un bref rire cristallin alors que la jeune femme ralentissait volontairement le pas, désireuse de maintenir son apparence flegmatique. La grande salle de réception avait été ouverte à l’occasion de la réception, Janus animé par l’envie toujours plus forte d’en mettre plein la vue à leurs invités. Asseoir la fortune des Black comme une évidence. Prouver, jour après jour, l’étendue de leur empire fané. Car s’ils croulaient sous l’or, ils avaient perdu leur influence depuis bien longtemps. Persuadés, cependant, qu’il la retrouverait bientôt. Plus belle et plus forte encore qu’auparavant, consolidée par leur loyauté sans faille à celui dont le tatouage ornait leur avant-bras. Marque cachée sous le tissu de sa robe légère, secret au coeur même de sa peau - encore noire contrastant sur sa peau neigeuse.

Elle jouait avec le feu ce soir, Melpomène. C’était terriblement imprudent et elle en avait bien conscience mais c’était pourtant terriblement délicieux. Jeu exquis aux enjeux bien trop grands. Princesse d’un trône fragile, elle n’avait cependant pas pu résister à l’envie de venir laisser ses lèvres se perdre contre la peau de sa joue, réprimant un frisson alors que ses mains esquissaient ses épaules. Elle s’était installée en face de son cousin avec une idée bien précise derrière la tête, Hélios venant s’installer sur la chose à côté sans sourciller. Il les gardait à l’oeil et elle pouvait le sentir tendu à ses côtés, ses billes aussi profondes que les siennes rivées sur le visage de Caerwyn.  « Je sais. Nous en avons arrêté plusieurs la semaine dernière. Le ministère est très occupé. » une conversation qu’elle n’écoutait que d’un oreille distraite, le bout de son pied caressant sa jambe de façon presqu’imperceptible. Des mouvements d’une lenteur assurée alors qu’elle faisait mine de se concentrer sur une conversation futile. Un rire poli qui s’élève doucement et une mèche qu’elle enroule autour de l’un de ses doigts. Provocation délibérée. S’il y avait bien une chose que Melpomène, c’était jouer avec le désir des hommes. Belle alanguie pour les uns et beauté froide pour les autres, elle n’avait cependant d’yeux que pour lui. « Je t’enverrai l’adresse de ma couturière, si cela t’intéresse. » éducation maniérée alors qu’elle ne cessait de jouer avec une des mèches de ses cheveux ébènes, platitude féminine auxquelles l’époque semblait la condamner. Elle posa une main diligente sur la paume de sa cousine, susurrant d’un air de confidence qui sonnait bien trop vrai que pour être honnête « Rappelle le moi à la fin du repas. » comédienne habile, la Black était dans son élément lors de ces grands repas. Masquant ses pupilles hautaines parmi les siens, ses pommettes hautes se découpant à la lueur des bougies. Les elfes de maison s’étaient surpassés et le repas était délicieux. Buvant une gorgée de vin dans une gorgée leste et reposant sa fourchette d’un geste un poil trop brusque, elle se décida finalement à tourner ses billes noires sur son frère, croisant au passage le regard de Caerwyn - ne pouvant réellement retenir une pointe de désir de venir y pointer le nez. Replaçant une mèche de cheveux derrière son oreille, elle se pencha de quelques centimètres sur Hélios, digne héritière. « Le repas est excellent, tu ne trouves pas ? » quelques murmures approbateurs des convives autour de la table alors que ses lèvres se déforment une nouvelle fois en une expression polie. Aseptisée.  « À ce sujet, il faut que je passe un appel au ministère. Les inconvénients d'être chef : le boulot n'arrête jamais. »  il prétexte devoir emprunter la cheminée mais le geste rapide en direction de son propre poignet ne laisse pas la place au doute. Le palpitant de la sorcière se serre brusquement alors qu’elle porte une nouvelle fois la coupe à ses lèvres - les neurones agitées. Il lui fallait trouver une excuse afin de le rejoindre, et vite. Les minutes s’égrenèrent lentement, bien trop lentement, alors qu’il tardait à la belle de mettre son plan à exécution. Ce n’est qu’après avoir attendu patiemment exactement six minutes - ses billes ténèbres jetant des coups d’oeil précis en direction de la grosse hrologe, qu’elle se décida enfin à passer à l’action. Dans une maladresse toute aussi feinte que sa courtoisie, elle renversa son verre de vin - prenant bien garde à diriger la coupe en sa direction d’un geste rapide du doigt et non pas en direction de la chaise maintenant vide de Caerwyn. Morgana lui jeta un regard outré alors qu’elle se levait précipitamment, se répandant en excuses factices. Intérieurement, la belle ricanait et montrait les dents. Mais extérieurement, l’altesse étourdie avait le rouge aux joues et l’air désolé. « Je suis sincèrement désolée, quelle maladresse… » baissant les yeux vers la dentelle sombre tachée et la commissure de ses lèvres s’affaissant dans une expression de tristesse cette fois bien réelle - c’était après tout sa robe favorite mais tout cela en valait la peine - elle marmonna d’un ton pourtant clair. « Je vais monter me changer, je ne peux définitivement pas continuer le repas dans cette tenue. » sa mère acquiesça du menton alors que la fille ajoutait d’une voix rieuse. « Ne m’attendez pas pour passer au dessert, vous savez comment sont les femmes - vous serez probablement déjà au digestif lorsque j’aurai enfin choisi une nouvelle robe. » elle esquissa un sourire de circonstance alors que quelques gloussements se font entendre ci et là chez les coquettes attablées. « C’est bien vrai, j’ai mis plus de deux heures à me préparer pour ce soir ! » éclat de rire en direction d’une de ses cousines éloignées alors que déjà le bruit de ses talons claque dans le hall d’entrée. Le marbre ostentatoire résonne et elle se déchausse d’un geste précipité, montant les marches deux à deux dans l’intimité offerte par le silence.

Elle savait où le trouver. Elle savait toujours où le trouver. Elle poussa lentement la porte de sa chambre, le dessin de la silhouette de Caerwyn se découpant devant la fenêtre. Elle referma soigneusement la porte derrière elle, laissant ses talons tomber au sol. Son masque impérieux se fissurait déjà - comme il se fissurait toujours en sa présence. Devant lui, elle n’était pas la garce hautaine qu’elle montrait au monde. Elle était certes toujours insolente et capricieuse, l’éducation des Black bien présente au creux de ses gestes, mais ses expressions se trouvaient débarrassées de ses afflictions dédaigneuses. Elle se montrait humaine derrière la glace, ses lèvres s’étirant d’ailleurs dans un sourire sincère - le premier depuis le début de la soirée - alors qu’elle se dirigeait vers lui. Ses traits se muant en un air rieur alors qu’elle faisait la grimace avec un flegme dramatique, lui indiquant sa robe gâchée d’un geste théâtral. « J’espère que vous êtes heureux monsieur Lestrange, ma robe favorite est fichue ! » elle fait mine de se vexer mais perd bien vite son sérieux, étouffant un éclat de rire derrière une de ses paumes. Venant se lover sur ses genoux et laissant un doigt fin caresser sa joue, elle reprit la parole d’une voix aux accents tendres, haussant les épaules d’un geste doux. « Non, en vrai - je m’en fiche. » Père m’en rachètera une autre. Et puis, ça en vaut la peine. Les caprices de l’enfant gâtée des Black.


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MessageSujet: Re: Let me have you for a while ♦ Melwyn   Lun 22 Aoû - 18:09


Let me have you for a while
Melpomène Black & Caerwyn Lestrange


Alors que les minutes s'égrenaient lentement, Caerwyn laissa ses pensées s'envoler au hasard de ses souvenirs. Tout le ramenait toujours à Melpomène. Il l'avait réellement adorée dès son apparition dans ce monde, à l'instar de son petit frère. Puis cet amour quasi-fraternel avait fini par muer en autre chose de bien moins acceptable dans leur société. S'il n'était pas rare que des familles de sang purs se croisent et recroisent, c'était bien moins courant de voir des cousins germains s'amouracher l'un de l'autre. Et pourtant, Caerwyn était prêt à tout pour Mel, il l'avait prouvé maintes fois. Il avait menti pour elle, trahi pour elle, tué pour elle. Il n'y avait rien qu'il ne puisse faire pour combler les moindres désirs de la Black. Certains pourraient le croire totalement soumis à la demoiselle, mais ils ne comprenaient pas qu'en accédant à ses demandes, Caerwyn en ressortait gagnant. Car s'il était prêt à tout pour Melpomène, il savait pertinemment que la réciproque était vraie.

Distraitement, il caressa son avant-bras, sa chemise relevée jusqu'aux coudes. Dans un avenir proche ou plus lointain, la marque des ténèbres viendrait orner sa peau juste là, comme elle décorait celle de Melpomène. C'était pour elle qu'il avait rejoint les Mangemorts presque trois ans plus tôt, mais il était à présent complètement dévoué à la cause de ce groupuscule, d'autant plus qu'il savait ce qu'il en était réellement contrairement aux petits suiveurs qui pensaient voir en Jedusor un sauveur de la nation. Si seulement ils savaient... Oh, Jedusor allait bel et bien les débarrasser de Grindelwald, Caerwyn en était convaincu. Lord Voldemort était le plus puissant sorcier qu'il ait croisé et il les emmènerait loin, très loin. D'ici quelques mois, quelques années, les sang purs reprendraient la place qui leur revenait de droit, et les sang-de-bourbes ne seraient pas seulement contrôlés, ils seraient asservis ou tués. Melpomène aurait enfin le pouvoir qu'elle méritait et elle l'élèverait à son rang, faisant de leurs deux noms une histoire de puissance et de terreur.

Le bruit de la porte qui s'ouvrait sortit le jeune homme de ses songes. Le sourire de Melpomène lui fit face alors qu'elle laissait retomber ses talons au sol avec dédain. Il vit une tâche de vin sur sa robe noire et esquissa un sourire à son tour en devinant l'excuse qu'elle avait dû donner pour s'éclipser. Même salie et pieds nus, elle restait la plus belle femme sur laquelle ses yeux avaient pu se poser. Beaucoup lui trouvaient le visage trop dur et fermé quand lui y voyait une force de caractère admirable et une classe sans pareille. Et puis, eux ne voyaient pas le masque se fissurer pour laisser passer des traits amusés et sincères.

J’espère que vous êtes heureux monsieur Lestrange, ma robe favorite est fichue !

Il la laissa s'installer sur ses genoux, passant automatiquement un bras autour de sa taille pour la serrer contre son torse. Ses doigts fins glissèrent sur sa joue, lui arrachant un frisson exquis tandis que son rire résonnait dans ses oreilles, faisant se contracter son estomac de désir.

Non, en vrai - je m’en fiche.

Caerwyn secoua la tête avec un sourire aux lèvres.

Tu es irrécupérable.

Il ne savait combien de fois il avait prononcé ces mots. C'était ceux qui avaient précédé leur tout premier baiser, alors qu'ils parlaient non pas d'une robe gâchée, mais d'une vie ôtée. Les deux étaient sans intérêt à leurs yeux.

Et tu es une vilaine fille, susurra-t-il tout près de son oreille. Te comporter ainsi avec ton cousin, ça va à l'encontre de la bienséance, Melpomène.

Avec douceur, il la souleva pour la poser plus loin sur le sofa, laissant un bon mètre entre eux. Un sourire mesquin avait pris place sur son visage et il attrapa un livre qui traînait sur la table basse pour le feuilleter, l'ignorant ostensiblement.

Intéressant. Les propriétés de la mandragore sont tout à fait passionnantes, commenta-t-il, plus pour lui que pour elle.

S'il y avait bien une chose que Melpomène ne supportait pas, c'était d'être ignorée. Caerwyn contenait son envie de sourire, mais il savait très bien que la jeune femme allait vite s'énerver et s'impatienter de le voir ainsi. Elle n'avait pas l'habitude qu'il lui résiste. Il gardait les yeux fixés sur l'ouvrage, mais il sentait bien le regard perçant de la Black sur son visage. Il ne l'aimait qu'encore plus lorsqu'elle était ainsi. Et puis, elle avait bien mérité une petite contrariété après l'avoir allumé toute la soirée en affichant un air innocent sur son visage pâle. Il savait qu'elle risquait de lui faire payer cher cet affront, et il avait hâte de voir ça. Melpomène était toujours plus belle lorsqu'elle laissait la louve en elle prendre le dessus.

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Melpomène Lestrange
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MessageSujet: Re: Let me have you for a while ♦ Melwyn   Mer 24 Aoû - 22:02

I want to vanish inside your kiss, every day I'm loving you more and more. Listen to my heart, can you hear it sings telling me to give you everything. Seasons may change, winter to spring but I love you until the end of time.
Il y avait peu de choses que Caerwyn n’avait jamais fait pour elle. Et si la sorcière était bien consciente de cet étrange pouvoir qu’elle exerçait sur son cousin, elle ne réalisait aussi que trop bien à quel point l’inverse était tout aussi vrai. Il avait tué pour elle - elle tuerait pour lui sans la moindre hésitation. Il était le seul, l’unique, qu’elle se soit jamais autorisée à aimer. Le seul qu’elle ait toujours désiré. Le seul qu’elle désirait plus que tout, le seul - avec Helios - pour qui elle était prête à se sacrifier sans sourciller ni poser de questions. Un des seuls qui avait toute sa confiance, toute son admiration - aussi. Elle ne put empêcher un sourire de venir flotter sur ses lèvres alors que ses talons tombent d’un bruit sec sur le sol de sa chambre. La sienne, la leur. Car c’était uniquement entre ces quatre murs qu’ils ne pouvaient vraiment s’aimer. S’aimer comme elle l’aimait. Le coeur pure et l’âme exposée. Car malgré tout ses défauts, Melpomène aimait avec grâce et fidélité. « J’espère que vous êtes heureux monsieur Lestrange, ma robe favorite est fichue ! » elle s’en amuse et elle a à peine un regard pour sa robe tachée. La dentelle noire gorgée de vin, bien maigre sacrifice que pour pouvoir un peu de temps en tête à tête avec Caerwyn. Les opportunités comme celles-ci était rares. Trop belles que pour ne pas être saisies et la sorcière avait bien du mal à réprimer un sourire sincère d’illuminer ses traits. Son masque dur et hautain se fissurant un peu plus à chaque instant pour laisser place à une jeune femme joueuse et taquine. Tout n’était qu’apparence avec la cadette des Black et très peu de gens avaient un jour la chance de voir son air supérieur s’estomper. De voir ses sourcils froncés se relâcher et les muscles de sa mâchoire esquisser cette moue désarmante de franchise. Princesse au grand coeur derrière des murs de marbre. Elle s’avance vers lui, rictus enjoué rivé aux lippes. Elle s’installe sur ses genoux d’un geste doux, son corps frêle retrouvant une place qui lui semblait si naturelle. Un doigt venant se perdre directement sur le contour de sa joue, étouffant un soupir de plaisir dans un rire cristallin. Elle peut sentir sa peau frissonner sous son toucher et elle en tire beaucoup trop de satisfaction. Gamine gâtée qui a, avec lui plus qu’avec quiconque encore, besoin de savoir qu’elle plaît. « Non, en vrai - je m’en fiche. » rien ne pourrait être plus vrai. Elle s’en fiche. Alors ses épaules se haussent instinctivement, une mimique hilare toujours présente sur les traits.

« Tu es irrécupérable. » son estomac se serre et son coeur manque un battement. Pas qu’elle soit sentimentale, Melpomène mais elle se souvient encore de la toute première fois qu’il a prononcé ces mots. Avant leur tout premier baiser. Alors que le corps froid de Moïra venait tout juste de retrouver la terre. Les lippes de la Black se retroussèrent doucement en un des sourires carnassiers dont elle a le secret, appréciant ses mains serrant ses hanches avec trop de plaisir. Elle se penche un peu plus vers lui, le bout de son nez aquilin posé contre sa joue. Elle prend de profondes et lentes respirations, calant son souffle sur le sien et les sens enivrés par son odeur. Elle a le coeur qui bat de façon désordonnée, le palpitant qui martèle au creux de sa poitrine à lui en faire mal. C’est toujours comme ça, et plus encore depuis qu’elle a gouté à ses lèvres. Elle le désire à presque en souffrir de le sentir si proche et parfois si inaccessible. Elle doit surveiller ses gestes lorsqu’ils ne sont pas seuls, se retenant parfois in extremis de poser une main sur sa cuisse ou sur son torse. Alors, la plupart du temps - en public - elle joue. Elle joue la comédie car c’est au fond ce qu’elle fait de mieux. Elle s’amuse de son rôle d’ingénue, effleurant son mollet d’un pied taquin ou tortillant une mèche de cheveux dans un geste empreint d’une innocence factice. Elle joue pour ne pas penser, elle joue pour ne pas se laisser avoir trop mal. Il se penche vers son oreille et le temps semble s’arrêter pour quelques secondes - « Et tu es une vilaine fille » - un sourire amusé alors qu’elle revêt une nouvelle fois son masque de candeur comme pour mieux appuyer ses propres - « Te comporter ainsi avec ton cousin, ça va à l'encontre de la bienséance, Melpomène. » un rire malicieux alors qu’elle lui répond du tac au tac, agitant un cil chaste. « Je ne vois pas du tout de quoi tu veux parler, Caerwyn. » elle appuie sur son prénom avec douceur, les syllabes roulant sous sa langue avec familiarité. Elle esquisse un mouvement afin de se rapprocher toujours un peu plus de lui lorsqu’il la soulève et la pose un peu plus loin sur le sofa, mettant soudainement une distance d’un bon mètre entre eux eux. Presque sans s’en rendre compte, ses sourcils se froncent de nouveau et son nez se retrousse presqu’imperceptiblement - la capricieuse vexée de se retrouver séparée de celui qu’elle désirait tellement.

Il l’ignore et il se plonge dans un bouquin sur les plantes magiques posé sur le petit guéridon, relique de la soirée de la veille passée en compagnie de son frère aîné. Elle lève les yeux au ciel alors qu’elle détaille la couverture d’un regard perçant. « Intéressant. Les propriétés de la mandragore sont tout à fait passionnantes. » un soupir exaspéré s’échappe d’entre ses lippes pincées alors qu’elle se relève du sofa, s’éloignant de quelques avant de se retourner de nouveau vers lui, ses deux grandes billes noires aux accents courroucés retrouvant son corps. « C’est avec Hélios que tu devrais t’esquiver, vous avez apparement les mêmes centres d’intérêts. » le ton claque et la langue est acerbe. La jeune femme n’est après tout pas réputée pour sa délicatesse mais ses remarques acérées ont toujours le don de faire mouche. Seul son air blessé vient nuancer ses propos, les teintant non pas d’amertume ou de méchanceté mais d’orgueil. Elle fait quelque pas vers l’immense miroir ornant un des coins de la chambre, laissant la tirette de sa robe glisser le long de ses courbes. Pas tout à fait cependant, préférant s’arrêter à mi chemin pour relever avec une nonchalance feinte ses cheveux. S’il veut jouer, s’il veut jouer elle sera plus forte que lui. S’il veut jouer, il verra bien de quoi elle est capable. Ses lèvres s’étirent en un nouveau sourire angélique, ses longs cheveux ébènes maintenant noués que pour révéler la naissance de ses omoplates et le fermoir de son collier d’or. Elle sait très bien à quel point il aime voir les cicatrices se dévoiler sur sa peau opaline et elle le nargue avec candeur. Elle descend la tirette de quelques nouveaux centimètres - se retournant sur lui d’un air inquisiteur. « Tu comptes m’aider ou ta lecture est trop intéressante ? »  une mèche de ses cheveux de jais venant orner ses clavicules. Elle se retourne vers le miroir, l’observant du coin de l’oeil, l’estomac tordu de désir alors que ses formes se trouvaient plus révélées que jamais. Elle jouait avec le feu, la benjamine. Elle craquait allumette après allumette sans vraiment se rendre compte des conséquences, la louve au fond des yeux. La pleine lune n’était que dans quelques nuits et déjà, on pouvait voir le loup pointer au fond de ses billes pour qui savait regarder. Le reflet de la lune plus brillant et plus pur. Elle jouait non plus uniquement avec son désir à lui mais également avec le sien. Chaque seconde plus lourde que la précédente sur son coeur, chaque minute plus dure que la précédente. Le souffle un peu saccadé, le palpitant qui bat bien trop vite. L’estomac creux et emplit d’un désir charnel. Amour non consumé qu'elle s'évertuait à ignorer.

Elle claque une langue irritée alors qu’elle détourne une nouvelle fois les yeux, ôtant ses autres colliers uns par uns pour ne plus laisser que celui qui lui pesait le plus. Le défiant dans chacun de ses gestes de venir l’enlever lui-même. Le défiant dans chacun de ses gestes de céder toujours un peu plus. Car lui résister devenait de plus en plus difficile, la jeune femme prise à son propre piège. A trop le chercher, elle s’était trouvée elle-même. Elle faisait un effort pour garder un visage impassible, pour ne pas le laisser voir toute l’étendue de son trouble mais le léger tremblement de ses mains et les flammes d’envie léchant ses yeux étaient probablement suffisantes à la dévoiler. Il n’était pas le seul pour qui les heures passées à table avaient été longues.



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MessageSujet: Re: Let me have you for a while ♦ Melwyn   Jeu 25 Aoû - 18:37


Let me have you for a while
Melpomène Black & Caerwyn Lestrange


Elle faisait l'innocente. Elle était très douée à ce petit jeu. Déjà plus jeune, elle parvenait toujours à rejeter la faute sur les autres et à s'en tirer sans aucun reproche. Même à Poudlard, elle était vue comme une élève qui ne posait aucun soucis au corps enseignant. Tous la savaient fourbe et manipulatrice, mais la vérité, c'était que personne n'avait quoi que ce soit à lui reprocher. Melpomène était une digne Black, elle portait fièrement son nom. Il n'y avait pas de doute sur la raison pour laquelle Janus l'aimait tant et la portait au-dessus de tous les autres : il savait que sa fille serait celle qui apporterait un jour à leur famille l'honneur qu'elle méritait.  Caerwyn ne sourcilla même pas en l'écoutant lui affirmer qu'elle ne voyait pas de quoi il parlait. Oh, elle ne voyait pas, vraiment ?

Il la poussa plus loin et se décida à l'ignorer. Il se faisait des idées non ? N'était-ce pas ce qu'elle venait d'insinuer ? De plus, ce livre sur les propriétés magiques des plantes était tout bonnement fascinant. Il avait un peu de mal à croire que ce soit la lecture que Melpomène appréciait, mais la connaissant, il y avait de fortes chances pour qu'elle se soit plongée dans ce livre avec son aîné. C'était plus le domaine d'Hélios que le sien. À cette pensée, une pointe de jalousie vint se loger dans son estomac. Caerwyn savait que c'était insensé, mais il ne supportait pas que quiconque puisse s'approcher de sa cousine et avoir ses faveurs, pas même son frère. Lui aussi entendait les rumeurs qui allaient bon train sur la fratrie Black. Il savait, il le savait pertinemment que c'était faux, mais il était incapable de toute cohérence quand il s'agissait de Melpomène. Parfois, il avait cette sensation qui lui disait qu'il pourrait tuer pour être sûr que personne d'autre que lui ne la toucherait. Mais Hélios restait son cousin.

Melpomène vint confirmer ses doutes en lui crachant au visage qu'il pouvait bien rendre visite à son frère si sa compagnie à elle ne l'intéressait pas. La contrariété de Caerwyn fut passagère et un sourire fin vint prendre place sur ses lèvres. Il avait réussi son coup. Mel était terriblement vexée et ses yeux le foudroyaient, sans pitié. S'il ne la connaissait pas mieux, elle aurait pu lui faire peur. La vérité, c'était que la voir ainsi, le visage crispé de rage, ne faisait que la lui faire désirer encore plus. Il ne rata pas la lueur d'animal blessé dans ses yeux. Elle était susceptible sa Melpomène, sans doute autant qu'il l'était lorsque ça la concernait. Ça aurait dû lui mettre la puce à l'oreille, il y a des années, quant à la véritable nature de leurs sentiments. Il aurait dû comprendre qu'ils courraient à leur perte, alors. Il était trop tard à présent.

Caerwyn leva les yeux au-dessus de la tranche du livre pour la regarder faire. Elle se dirigea vers le miroir et commença à baisser la fermeture qui enserrait son corps dans les courbes de sa robe. Aussitôt, les yeux du jeune homme se firent plus sombres. Il sentait le désir qui le consommait, toujours plus fort, toujours plus puissant. Il ne voulait qu'elle, et pourtant, il ne se permettait pas plus que ces quelques baisers et caresses qu'elle voulait bien partager avec lui. La moindre parcelle de peau qu'elle voulait bien lui dévoiler était un trésor sacré à ses yeux. Il se délectait à simplement la regarder. Son souffle se coupa dans sa gorge lorsqu'elle releva ses cheveux. Elle connaissait tous ses points faibles. Il ne pouvait détourner ses yeux de sa nuque, de sa gorge qu'il voulait recouvrir de baisers et mordre en même temps. Si ses cicatrices étaient invisibles, il savait qu'elles déchiraient sa peau opaline et il ne désirait qu'une chose : pouvoir les caresser de ses mains.

Tu comptes m’aider ou ta lecture est trop intéressante ?

Ses yeux se voulaient intransigeants, mais Caerwyn y vit le désir qui brûlait dans ses prunelles. Elle détourna le regard, tremblant légèrement alors qu'elle ôtait ses bijoux un à un, sa robe ouverte jusqu'à la courbe de ses reins. S'il avait déjà eu le plaisir d'admirer Melpomène en sous-vêtements, la vue de ses courbes gardaient pour autant un aussi grand effet sur le Lestrange que s'il s'était agit de la première fois. Il avait arrêté de respirer, laissant sa vie entre les mains de la Black. Lentement, il posa le livre sur le guéridon avant de se lever et de la rejoindre. Elle gardait la tête baissée alors qu'il venait coller son torse contre son dos, expirant dans son cou.

Je veux te voir telle que tu es, murmura-t-il en détachant son dernier collier.

Aussitôt, la peau intacte vint s'ouvrir à de multiples endroits, laissant apparaître cicatrices plus ou moins récentes sur la chair de la jeune femme. Dans le miroir, il vit le reflet de Melpomène le regarder avec des yeux d'animal et des canines qui abîmaient ses lèvres rouges. Caerwyn laissa ses mains glisser le long des bras de la Black, s'arrêtant à ses poignets pour les saisir fermement. Il ne voulait pas relever le tissu, il ne voulait pas voir la marque qui prouvait qu'elle appartenait également à un autre homme.

Tu es si belle, ma louve.

Son murmure près de son oreille s'accompagna d'une douce succion de son lobe. Il laissa ses lèvres glisser le long de sa mâchoire, se délectant de son parfum et du goût de sa peau. Elle était à lui. Elle lui appartenait. Lui seul avait le droit à de tels gestes, à de telles faveurs. Elle le rendait fou.

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Sang :  Le sang des Black est pur, ode irrévérencieuse à la noirceur de leurs âmes, liquide vermillon qu'ils ne sauraient gaspiller. Sang royal où se mélange magie noire, ambition incontrôlée et soif de pouvoir.
Allégeance :  Marque des Ténèbres assumée, Melpomène fait partie des Mangemorts. Loyale servante depuis les premières heures de Voldemort.
Profession :  Melpomène travaillait autrefois à la morgue, embaumant derrière elle les secrets des siens. Aujourd'hui fugitive.
Ancienne école :  Poudlard dans une maison bordée d'émeraude - berceau de rencontres qui ont changé le cours de sa famille et qui ont façonné un destin aussi sombre que son patronyme.

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MessageSujet: Re: Let me have you for a while ♦ Melwyn   Jeu 25 Aoû - 22:44

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Elle avait toujours été bonne comédienne, mais jamais assez que pour le berner lui. Professeurs, élèves, famille même parfois - tous n’y voyaient que du feu mais pas lui. Les apparences n’étaient jamais gardées bien longtemps, les masques n’étaient souvent pas assez solides que pour résister à ses regards. Il était capable de la percer d’un coup d’oeil et c’était un pouvoir dont la puissance l’interloquait un peu plus à chaque entrevue. L’allusion à Hélios était mesquine. S’il pouvait la dévoiler juste par sa présence, elle n’en était pas pour autant sans armes. Elle connaissait la moindre de ses faiblesses - ses fantasmes et ses doutes. Car Melpomène le connaissait mieux que quiconque. Mesquine, mais juste, donc. La sorcière jouait des rumeurs, laissant une main flotter sur le bras de son frère lorsqu’ils étaient en public, ondulant un cil innocent lorsqu’une de ses paumes se posaient sur ses hanches. Ils avaient toujours été proches, le frère et la soeur. Tactile, même. Et bien que les rumeurs n’aient aucun bienfondé, la sorcière s’en amusait avec brio. Tout pour éloigner les rumeurs du seul pour qui elle sacrifierait tout son empire. Tout pour éloigner les soupçons des Lestrange, de Caerwyn. Ces rumeurs étaient la meilleure des couvertures et en jouer était un délice. Cependant, elle était également bien au courant de la jalousie de Caerwyn à l’égard de ces ouï-dires. La remarque était donc juste et acerbe, nuancée par son air profondément vexé. Elle supportait mal qu’on l’ignore, Melpomène. Surtout quand la personne à lui refuser ses faveurs était Caerwyn. Elle était possessive, la louve, et elle le voulait pour elle seule. Sans bouquins ni femme. Sans fiancée ni amante. Son attention dédiée. Elle détourna son visage crispé de rage pour mieux fulminer, le coeur serré sous son sourire satisfait. Elle était entrée dans son jeu sans même se poser de question, animal à l’égo bien trop facilement blessé.

Elle était cependant bien consciente de ses atours et c’est avec malice qu’elle avait commencé à descendre la fermeture de sa robe jusqu’à ses hanches - dévoilant une peau immaculée centimètre après centimètre. D’un rapide coup d’oeil dans le miroir, elle put constater que son stratagème avait été efficace, les pupilles de l’Aimé noircies par un désir qu’elle ne connaissait que trop bien. Descendant une nouvelle fois la tirette de quelques centimètres par pure provocation, sa propre respiration se faisant cependant irrégulière. Jeu dangereux où elle risquait bien de se bruler elle aussi. Une ultime incitation prononcée du bout des lippes, remontant d’une main ses cheveux pour dévoiler sa nuque garnie de colliers, valse lente de leurs désirs qui se cherchent se trouvent un peu plus à chacun de leurs têtes à têtes. Un baiser, quelques caresses perdues, la vue de la peau nue de son torse comme un enchantement et toujours, toujours, ce même désir qui semblait lui brûler le creux des reins. « Tu comptes m’aider ou ta lecture est trop intéressante ? » elle voudrait garder les apparences juste encore un peu mais ses yeux la trahissent, vendue par le léger tremblement de ses mains alors qu’elle entreprend de défaire uns par uns les fermoirs de ses nombreux ornements. Et puis, enfin, il se lève. Il la rejoint en quelques pas, collant son torse sur son dos frissonnant et son souffle se faisant caresses dans son cou. Elle se mord doucement la lèvre, Melpomène. Ses mains se referment instinctivement autour du tissu de sa robe comme pour les retenir se venir se saisir de sa nuque. Elle est immobile, statue à la perfection figée alors qu’elle se laisse faire. « Je veux te voir telle que tu es. » un léger soupir de plaisir s’échappe d’entre ses lèvres pincées alors que ses mots sont autant de chansons murmurées à son oreille. Elle sent ses doigts manipuler le fermoir avec adresse. Et si la première fois que son cousin avait entreprit de la défaire des enchantements protégeant ses cicatrices, elle avait eu le coeur serré d’appréhension - il n’en était plus rien aujourd’hui. Les mois s’étaient écoulés et les années étaient passées et il avait eu l’occasion de contempler le loup à de maintes reprises. A peine l’or enlevé de ses clavicules que déjà les stigmates refaisaient leur apparition. Une ligne blanchâtre le long de sa nuque, des plus récentes au creux de ses hanches. La longue cicatrice de son dos cachée pour le moment par le tissu de sa robe. Elle le fixait maintenant de ses yeux en amande aux reflets orangés, les yeux de la louve et ses sourires venaient dévoiler des canines anormalement longues.

Ses mains couraient le long de ses bras, enserrant ses poignets avec fermeté. Le tissu ouvert de sa robe dévoilant une épaule à la peau laiteuse barrée de cicatrices. « Tu es si belle, ma louve. » son coeur s’arrête quelques secondes pour repartir de plus belle, la louve fermant les yeux quelques minutes pour mieux apprécier ses lèvres sur le lobe de son oreille. Elle se fait frissonnante, la belle - frissonnante de ce plaisir auquel elle n’avait encore jamais cédé. Il laisse glisser ses lippes le long de sa mâchoire, séisme de désir au creux de ses pupilles closes. Elle soupire une nouvelle fois et elle rouvre les yeux sur leur réalité, s’enlevant à son étreinte d’un mouvement brusque des poignets. Elle ne prend même pas la peine de s’éloigner lorsqu’elle se retourne d’un mouvement presqu’animal. Au lieu de ça, elle plante ses billes rongées de désir dans les siennes alors qu’elle laisse le tissu glisser le long de ses courbes. La dentelle s’amoncelle sur ses pieds nus et elle l’envoie un peu plus loin d’un geste distrait du talon. Elle ne le nargue même plus, Melpomène. Elle le désire bien trop que pour encore penser à jouer. Le tissu a dévoilé tout ses secrets et dans le miroir brille maintenant la balafre qui s’étendu du creux de ses reins à son omoplate droite, unique souvenir de la nuit qui avait changé sa vie - toutes ces années auparavant. Elle ne peut empêcher un sourire de venir naître au creux de ses lippes lorsqu’elle se colle à lui, enroulant ses bras fins autour de ses épaules, se mettant sur la pointe des pieds pour être à sa hauteur. Elle pose son front sur le sien alors qu’elle se repait de l’odeur de sa peau, les paumes fermement posées sur les côtés de son visage. 

Et enfin, contre toute raison, ses lèvres grenats viennent trouver les siennes. Avec passion, certes, mais aussi avec prudence, la louve faisant toujours bien attention à ses canines. Le risque en un baiser. Ses lèvres se font cependant de plus en plus pressantes, ses paumes avides au creux de sa nuque et sa respiration haletante contre sa poitrine. Elle a du mal à maîtriser son désir et ses ardeurs, la Black. La reine du contrôle qui n’en a presque plus, les bruits de la réception battant son plein quelques étages plus bas n’étant plus qu’illusions. Leur bulle entre ces quatre murs. Leur bulle derrière cette porte verrouillée. Elle se force enfin à s’éloigner - de quelques millimètres à peine - un soupir franchissant ses lèvres entrouvertes avec peine. Elle enfouit sa tête au creux de son cou, une de ses mains déboutonnant distraitement les boutons de sa chemise. Elle a l’amour au bout des doigts et la luxure au fond du coeur. Elle ne désire que lui. Celui qu’elle n’a jamais eu. Elle ne désire que lui, oui. Alors elle secoue doucement la tête, reprenant la parole d’une voix traînante teintée d’avidité - « Je n’ai plus envie d’attendre, Caer. » il y a du caprice derrière ses mots. Elle qui a d’habitude toujours tout ce qu’elle désire en un claquement de doigt. Elle n’est pas stupide, Melpomène, elle sait que c’est dangereux. Bien trop dangereux, pense t’elle brièvement. Ses pensées cependant bien vite détournées par la peau qu’elle dévoile peu à peu, ses doigts caressant son torse avec un flegme tout sauf innocent. Elle soupire une nouvelle fois alors que ses lèvres caressent la peau de son cou, couvrant son épiderme de baisers fiévreux. Elle murmure alors au creux de son oreille, une de ses mains s’enroulant dans le tissu de sa chemise entrouverte. « Tu es est le seul dont j’ai envie. Le seul. » et c’est bien là toute leur malédiction. Il est le seul qu’elle ait dans la peau. Elle a bien essayé, Melpomène. Elle a bien essayé d’en aimer d’autres, de les aimer vraiment. Elle y a cru pendant quelques mois, adolescente. Elle l’a aimé Aleksandr, d’une certaine façon, mais jamais aussi fort, jamais avec autant de vérité. Jamais comme ça, jamais à s’en consumer entièrement. Elle ne cherche pas à le séduire ni à le flatter, non. Ses mots sont teintés d'une vérité désarmante, d'une de ces vérités si tristes mais si belles qu'elle vous fendent le coeur.

Ils auraient du s’en douter il y a de cela des années. Il auraient du savoir qu’ils étaient condamnés.


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MessageSujet: Re: Let me have you for a while ♦ Melwyn   Lun 29 Aoû - 21:41


Let me have you for a while
Melpomène Black & Caerwyn Lestrange


Il se souvenait encore de ce soir-là, des années auparavant. Il se tenait dans le petit salon de l'aile est du manoir, son aile. Un verre de vin à la main, il contemplait l'extérieur sans que son regard ne se pose sur le moindre détail, perdu dans ses pensées. Il n'avait pas vu ni entendu parler de Melpomène depuis presque une semaine, et ce silence l'inquiétait. Avait-elle finalement décidé de s'écarter de lui ? Avait-elle eu peur de ce qu'il se passait entre eux deux ? Elle ne lui avait pourtant pas semblé effrayée la dernière fois qu'il l'avait vu. Cela faisait même quelques années qu'elle ne rejetait plus la moindre de ses avances, y répondant même parfois au point de le rendre fou de frustration. Ils ne pouvaient pas.

Le faible bruit de coups sur la porte l'avait tiré de ses pensées et il s'était retourné pour voir entrer la fille de ses songes dans la pièce. Un sourire avait commencé à apparaître sur son visage, mais disparut très vite lorsqu'il remarqua l'air de détresse sur son visage. Le reste de la soirée était encore net dans son esprit. Melpomène, plus fragile qu'elle ne l'avait jamais été, lui avait révélé son attaque par un loup-garou. Elle lui avait montré le collier qui enchantait son corps pour masquer les traces de sa seconde nature. Caerwyn l'avait rassurée comme il l'avait pu, et comme ce soir, il avait fini par ôter le bijou autour de son cou. Elle restait sa Melpomène, son amour, qu'importe le reste.

Caerwyn avait pris pour habitude d'embrasser chacune des balafres sur la peau pâle de la Black, comme pour la rassurer encore et toujours et lui affirmer qu'il l'acceptait telle qu'elle était. Melpomène n'avait plus besoin de tout ça, elle avait parfaitement accueilli la louve en son sein, mais il continuait tout de même. Ses lèvres glissaient contre la mâchoire de sa belle tandis que ses mains glissaient entre les pans ouverts de sa robe pour caresser la large cicatrice qu'elle avait gardé de cette nuit-là.

Mais elle s'échappa, violemment. Melpomène ne savait qu'être sauvage dans ces moments-là. Le Lestrange l'observa, les pupilles sombres de désir, alors qu'elle laissait tomber le tissu fin de sa robe de dentelle, révélant des courbes qui le hantaient jour et nuit. Il laissa un regard appréciateur venir l'admirer alors qu'elle s'approchait, féline. Il ne bougea pas, la laissant se coller à son corps, fermant les yeux pour mieux sentir son odeur et son souffle qui s'échouait non loin de sa bouche. La tentation était grande, mais elle ne dura pas. Les bras de Caerwyn vinrent enserrer sa taille fine, faisant frissonner sa peau nue du bout des doigts alors qu'elle lui offrait enfin ce baiser tant attendu. Il répondit à sa passion avec autant d'ardeur, mais le désir se faisait toujours plus présent, au point de lui faire tourner la tête. Il perdait le nord, dans les bras de Melpomène. Il oubliait tout dans ses baisers.

Sa respiration se fit haletante alors qu'elle venait se presser contre son cou tout en laissant ses doigts défaire les boutons de sa chemise. Ce n'était pas la première fois qu'ils en arrivaient là. Chacune de leur rencontre était plus difficile que la précédente. Après des années à se désirer, ils avaient de plus en plus de mal à ne pas s'aimer charnellement. Le contact l'un de l'autre les empêchait de réfléchir, d'être rationnels. À cet instant, Caerwyn ne pouvait rien face à la jeune femme, il était pantin entre ses doigts fins.

Je n’ai plus envie d’attendre, Caer.

Un grognement sourd lui échappa. Ces mots, ils les avaient attendus autant qu'il les redoutait. Il savait qu'il ne devait pas céder, qu'il ne devait pas se laisser aller à la tentation. Pas ici, pas maintenant. C'était encore trop dangereux pour eux. Il n'y avait pas de solution à leur problème, mais il ne perdait pas espoir d'en trouver une un jour, une échappatoire pour qu'ils puissent s'aimer sans barrières. En attendant, il devait mettre un frein à tout ça. Mais de ses lèvres avides, Melpomène vint couper court à toute réflexion, profitant de la peau sensible de son cou pour le faire fléchir à sa requête.

Tu es est le seul dont j’ai envie. Le seul.

Il n'en fallait pas plus pour lui faire perdre la tête. Caerwyn ne vivait que pour entendre ces mots de sa bouche, pour l'entendre lui dire qu'il était pour elle ce qu'elle était pour lui. D'un geste brusque, il la souleva et enroula ses jambes autour de sa taille, partant une nouvelle fois à l'assaut de sa bouche. Il avait le coeur au bout des lèvres, l'envie de lui avouer à quel point il l'aimait. Il n'y avait qu'elle, juste elle. Et pourtant, il se retenait, encore. Il ne pouvait pas. Mais il en avait envie, terriblement.

Avec douceur, il l'allongea sur le sofa qu'ils avaient quitté quelques minutes plus tôt, sans se détacher une seule seconde de son corps. Il sentait leurs poitrines qui se soulevaient avec force.

Mel...

Les mots lui faisaient défaut. Alors qu'il la regardait, là, il restait le souffle coupé devant sa beauté. Comment pouvait-il exprimer ce qu'il ressentait en la tenant près de lui ? Comment lui faire comprendre l'ampleur de la torture qu'il subissait jour après jour ? Doucement, il vint caresser sa joue, dans un geste presque étranger entre deux êtres brusques et impulsifs.

Il n'y a que toi, murmura-t-il.

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Allégeance :  Marque des Ténèbres assumée, Melpomène fait partie des Mangemorts. Loyale servante depuis les premières heures de Voldemort.
Profession :  Melpomène travaillait autrefois à la morgue, embaumant derrière elle les secrets des siens. Aujourd'hui fugitive.
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MessageSujet: Re: Let me have you for a while ♦ Melwyn   Mar 30 Aoû - 17:41

I want to vanish inside your kiss, every day I'm loving you more and more. Listen to my heart, can you hear it sings telling me to give you everything. Seasons may change, winter to spring but I love you until the end of time.
Alors que ses doigts s’affairent sur sa chemise avec avidité, Melpomène vint blottir son menton au creux du cou de Caerwyn. Son souffle se faisant caresse sur sa peau frissonnante et ses mains courant le long de son torse. Ses gestes sont enveloppés d'un désir à peine contenu, nappés de caprice et d’envie. Si elle se montre souvent joueuse et espiègle en la compagnie de son cousin, le cherchant pour mieux le trouver, le cherchant pour mieux le séduire - aussi - il n’en était plus rien. Oubliés les stratagèmes et les ondulations, oubliés les sourires et les soupirs. La seule chose qui avait encore vraiment du sens à ses yeux, la seule chose qui semblait faire battre son coeur à cet instant précis - c’était lui. Sa peau sous ses doigts et ses étreintes soupirantes. C’était la seule chose qui faisait encore loi. Même le bruit lointain des conversation et des rires ne parvenait pas à la ramener à la raison, enivrée par une proximité bien trop étourdissante. Elle le désirait depuis tellement de temps que chacun de leurs tête-à-tête se faisait plus délicat que le précédent. Plus dur, faisant naître un désir à chaque fois plus violent au creux de ses reins. Il serait un jour sa perte, il n’y avait plus de doute à ce sujet. Ses bras autour de sa taille fine, sa respiration haletante alors qu’elle laisse ses lèvres parcourir la peau de son cou - tout autant de raisons de la perdre. Car entourée de ses mains, la benjamine des Black peinait à réfléchir correctement. Le danger semblait loin, bien loin, caché dans l’ombre des murs et tenus à distance par une porte verrouillée. Il semblait moins dur et moins menaçant à la lumière de ses égards. Le monde semblait s’arrêter de tourner lorsqu’elle couvrait sa peau de baisers. Le temps suspendu comme pour donner un peu d’intimité à ceux qui la cherche avant tant d’ardeur. Les oiseaux s’arrêtent de chanter lorsque les amants ne veulent plus les entendre. « Je n’ai plus envie d’attendre, Caer. » il grogne et une de ses mains se fait plus pressante autour de ses hanches fines. Elle soupire, l’alanguie. Elle ferme yeux contre lui, ses lèvres repartant instinctivement à la conquête de sa peau. Elle ferme les yeux pour ne plus rien voir d’autre que son visage imprimé sur ses rétines. Elle ferme les yeux pour ne plus sentir que ses mains qui s’accrochent à elle, pour ne plus sentir que son odeur qui emprisonne ses sens. Elle s’accroche au tissu de sa chemise comme pour se raccrocher à quelque chose, un long frisson parcourant son échine alors qu’elle murmure de nouveau, les mots assurés mais le ton fragile. « Tu es est le seul dont j’ai envie. Le seul. »

Il n’en faut pas plus pour le faire réagir, son corps mince quittant soudainement le sol, la belle enroulant par instinct ses jambes autour de la taille de son prince. Ses bras serrés autour de sa nuque et les lèvres de nouveau attirées par les siennes. C’était aussi facile que ça en était douloureux, avec Caerwyn. Leurs baisers avait un indéniable goût de vérité et si la tête lui tournait, c’était de trop aimer. On l’en disait pourtant incapable, Melpomène. Elle soupire et elle s’accroche à lui, ses doigts passant avec passion dans ses cheveux. Elle profite des baisers tant qu’ils durent, l’âme remplie gémissements et de silence. Elle se sent complète lorsqu’il est là, complète lorsqu’il se tient si proche. Elle a les mots coupés au fond de la gorge, les syllabes se perdent et s’étouffent sous ses lippes sucrées. Ses jambes se resserrent un peu plus autour de sa taille - l’envie au creux de tout les gestes. En quelques enjambées il la ramène vers le sofa qu’ils venaient de quitter quelques minutes à peine auparavant, l’allongeant avec douceur. Elle ne le lâche pas, le Lestrange. La situation est bien différente qu’il y un instant. Si elle avait déjà alors le désir au fond des yeux elle l’a maintenant dans le sang, chacun de ses muscles presqu’endoloris de trop le désirer. Chacun de ses soupirs se fait sensuel sans même le vouloir, sa poitrine se soulevant avec force sous le coup de sa respiration haletante. Elle le détaille de ses deux grands yeux noirs, se perdant au détour de sa mâchoire au à la commissure de ses lèvres. Elle connait déjà ses traits par coeur. Elle les connait déjà de les avoir tant rêvés, de les avoir tant fixés. Elle ne le lâche pas, la peur irrationnelle de le perdre lui enserrant le coeur. La peur qu’il ne s’évanouisse entre ses doigts impatients si elle relâchait par malheur son étreinte. La peur de se rendre compte que tout cela n’était en fait qu’un rêve.

« Mel… » les mots se perdent mais cette seule syllabe suffit à la sortir de sa contemplation, dirigeant de nouveau son attention sur ses yeux, ses mains quittant sa nuque pour retrouver son torse, entreprenant de défaire le restant des boutons de sa chemise d’un doigt habile. Elle tente encore de résister, au fond, Melpomène. Elle se retient de venir étouffer toute autre parole d’un nouveau baiser, une de ses canines mordant sa propre lève inférieure. Elle ne fait plus attention à ses cicatrices. La première fois qu’elle s’était dévoilée, tremblante et plus fragile que jamais, à ses yeux - elle avait eu le coeur tordu d’appréhension et de peur. Aujourd’hui, la louve faisait partie d’elle à part entière, cicatrices chéries et pupilles adorées. Elle l’avait acceptée avec aventure, aidée par les baisers fiévreux de Caerwyn. Il avait toujours aimé le loup, il n’avait jamais détourné le regard de ses yeux orangés ou des balafres ornant sa peau. Il les avaient suivies du bout du doigt, embrassées et chéries. Il l’avait aidé - probablement plus qu’il n’en aurait jamais conscience. « Il n'y a que toi. » le nouveau murmure la tire de ses pensées et lui coupe le souffle. Un murmure comme un aveu. Elle le savait déjà, Melpomène. Il avait tué pour elle. Et même si la vie d’autrui a bien peu d’importance aux yeux des Black, le risque reste réel. Il avait tué pour elle. Il lui a déjà prouvé maintes fois ce que ses mots viennent appuyer et pourtant sa respiration se bloque sous le coup de l’émotion. Elle ne dit rien, laissant le silence retomber comme un brouillard autour d’eux - les mains suspendues au creux de son torse, caresse interrompue. Tout ceux qui la pensait insensible bien trop froide n’avaient jamais eu le privilège d’assister au spectacle de ses traits détendus illuminés de bonheur. Les billes bercées de bien trop d’amour et les lippes étirées en un sourire sincère. « Je sais… » deux mots qui en cachent tant d’autres. Je sais et j’ai toujours su. Je sais car j’ai lu tant de choses au fond de tes yeux. Et surtout, surtout - je sais - car ton coeur fait écho au mien. Elle peut l’entendre battre à tout rompre sous ses doigts lorsqu’elle reprend ses caresses, se relevant doucement pour venir trouver ses lèvres une nouvelle fois, se faisant cette fois-ci tendresse. Elle peut également se montrer douce, l’amoureuse. Lorsqu’elle en a envie.

Cependant, le goût de ses lippes est enivrant et il lui monte rapidement à la tête, se relevant brusquement pour s’installer à califourchon sur ses genoux. Elle le provoque, lascive alors qu’elle se fait toujours plus pressante - ses hanches collées aux siennes et la bouche repartant à l’assaut de son cou. Elle le couvre de baisers fiévreux, le coeur battant à lui en faire mal au creux de sa cage thoracique. Elle frissonne et elle gémit doucement, s’écartant de quelques millimètres à peine et posant son front contre le sien. Si proche, trop proche, bien trop proche que pour lui permettre de répondre à l’appel de la raison. Il n’y a au fond de ses yeux qu’un désir qui s’étire et qui nappe parfaitement ses pupilles dilatées. Elle soupire une nouvelle fois, se mains caressant son visage avec une délicatesse étonnante. Elle se lance avec honnêteté, son murmure se faisant souffle chaud et désarmé. « On ne devrait pas Caer… » sa voix qui se brise et qui matérialise tout leurs doutes, la jeune fille reprenant bien vite d’un ton plus assuré. « On ne devrait pas mais… » elle se perd dans une phrase qui n’a plus vraiment de sens alors qu’elle se colle un peu plus à lui, les mots remplacés par un grognement sourd. Elle a essayé, Melpomène. Elle a essayé mais la voilà obligé de rendre les armes, baissant sa garde en même temps que ses paupières - le souffle haletant et le palpitant enflammé de désir. Mais, une seule objection pour signifier tout ce qu'elle ne pouvait pas dire. Mais, une seule syllabe pour trop d'amour.


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MessageSujet: Re: Let me have you for a while ♦ Melwyn   Sam 17 Sep - 11:07


Let me have you for a while
Melpomène Black & Caerwyn Lestrange


S'il y avait bien une chose pour laquelle Caerwyn était reconnaissant, c'était Melpomène. Il ne l'avait pas compris de suite lorsqu'elle était née, cette petite cousine, mais ce jour-là avait été son plus beau cadeau. La nature, Dieu, l'univers, il se fichait bien de ce qui pouvait contrôler le monde, mais on lui avait fait une faveur, on lui avait apporté un bien précieux en ce monde, et pour ça, il était infiniment reconnaissant. Le jeune homme ne pouvait concevoir une vie sans Melpomène dans le paysage. Très vite, elle était devenue tout pour lui. Enfant, il l'adorait et ne se lassait pas de la prendre dans ses bras, puis de jouer avec elle. Malgré leur différence d'âge, Melpomène avait toujours été sa préférée. Ce n'est qu'en grandissant qu'il avait fini par comprendre que ses sentiments allaient bien au-delà. Lorsque la Black avait commencé à perdre de ses traits d'enfant, il avait su qu'il était perdu, prisonnier de ses yeux et de son charme. Des années après, il était encore là, enchaîné à sa peau et à ses lèvres.

Mais plus que Melpomène, Caerwyn était reconnaissant d'avoir le privilège de la connaître telle qu'elle était vraiment. Il n'y avait pas de barrières entre eux, aucun non dit et aucun secret. Il savait tout d'elle, comme elle savait tout de lui. Et lorsqu'ils étaient seuls, elle laissait ses traits se détendre pour lui offrir une vision dont il ne se lasserait jamais : là, sur son visage, était peint le bonheur. Son bonheur à elle, ou son bonheur à lui, il n'aurait su le dire. Mais il n'y avait qu'ensemble qu'ils parvenaient à être ainsi. C'était ce regard, ce sourire, qui avaient fini par convaincre Caerwyn de ne plus se fustiger pour avoir de tels sentiments à l'égard de sa cousine. S'ils étaient si heureux, comment cela pouvait-il être mal ? Ce ne l'était pas, pas pour eux. Mais il restait la bienséance, l'honneur de la famille, et ils n'avaient d'autres choix que de se cacher. S'ils n'avaient pas été Black et Lestrange, jamais ils n'auraient hésité à montrer leur amour. La vie pouvait être cruelle, mais aucun ne voulait abandonner quoi que ce soit.

Il admira ce visage calme et serein sous le sien, encore chamboulé par les déclarations qu'ils venaient de s'échanger. Il l'aimait tellement, Melpomène, que son coeur menaçait d'exploser à chaque fois qu'elle se trouvait si près. Et elle l'aimait tout autant, il le savait. Elle le lui disait, encore et encore, dans chacun de ses gestes, dans chacun de ses regards. Il n'y avait pas un instant où il aurait pu croire le contraire. Ils étaient si mauvais à le cacher qu'ils finissaient par attirer les soupçons. Remus ne lui avait jamais rien dit, et Caerwyn redoutait vraiment le moment où il aurait à affronter son cousin et meilleur ami à ce sujet, mais l'attitude de plus en plus hostile de Helios à son égard suffisait à lui dire que l'aîné des Black n'était pas dupe. Ils jouaient avec le feu.

Je sais...

Le baiser était doux, tendre. Il lui rappelait le premier qu'ils avaient échangé, rempli de sentiments et encore dépourvu de désir. La passion avait vite pris le dessus par la suite, tout comme elle le faisait à cet instant. Melpomène le poussa et il lui obéit, s'asseyant sur le sofa pour la laisser s'installer sur ses genoux. Il savait qu'elle appréciait se retrouver en position de force, que la louve en elle l'amenait à dominer sur tous les terrains. Et quand bien même il aurait voulu garder le contrôle, Caerwyn était bien trop faible sous l'intensité de ses baisers, incapable de penser à quoi que ce soit d'autre. Un soupir lascif lui échappa alors que les lèvres de sa belle venaient courir le long de la peau sensible de son cou. Elle connaissait chacune de ses faiblesses et se faisait un malin plaisir de toutes les exploiter. La poitrine de l'homme se soulevait avec force, le tissu de sa chemise à présent ouvert et laissant sa peau au contact de celle de Melpomène. Ses mains se posent machinalement sur ses hanches fines, l'attirant plus près, toujours plus près. Il sent son corps réagir à toutes ces caresses, et il sait qu'elle le sent aussi.

On ne devrait pas Caer… On ne devrait pas mais…

Elle avait raison. Ils ne devraient pas. Le désir faisait trembler sa voix et son mais suffisait à dire toute l'envie qu'elle portait en son sein. Caerwyn ferma les yeux avec force avant de saisir son visage et de l'embrasser brutalement. Il en avait tellement envie lui aussi. Mais il devait mettre un terme à tout ça.

Je suis désolé, Mel...

Aussi délicatement qu'il le put, il la repoussa pour pouvoir se lever du canapé. Sans un regard pour elle, il commença à reboutonner sa chemise, attrapa sa baguette et jeta un sortilège à ses vêtements pour les lisser : ainsi, il n'y avait plus aucune trace de leur passion. Un coup d'oeil à la coiffeuse de Melpomène l'informa que ses cheveux et ses lèvres restaient bien trop suspectes, et il s'arrangea pour masquer au mieux toute trace de leur secret. La chambre était remplie d'un silence lourd et pesant. Sans la voir, il sentait Melpomène dans son dos qui le regardait. Il ne pouvait pas l'affronter. Il savait sa colère, sa frustration. Mais c'était mieux ainsi.

Sans un mot, il sortit de la pièce, rejoignant l'une des nombreuses salles d'eau du manoir pour se rafraîchir et régler un dernier petit problème. La fin de la soirée s'annonçait des plus compliquées. Mais malgré tout, un sourire vint s'afficher sur ses lèvres, heureux.

© ACIDBRAIN





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