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 Everyone dies alone (Lilith)

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MessageSujet: Everyone dies alone (Lilith)   Lun 22 Aoû - 18:43

Ollivander Celyn Lilith
I crave touch, yet I flinch every time someone is close enough.


A little taste of magic on your lips
▲ Nom : Prewett, ceux qu’on dit fous mais qu’elle juge simplement incompris. Ceux capable de transformer un objet du quotidien en instrument de torture. Ceux qu’on méprisent mais qu’on craint, de peur de finir sous les lames de ces barbares qui se délectent des souffrances d’autrui. C’est le seul nom qui ai une importance pour elle quand bien même elle n’a plus l’honneur de le porter. Terrible malédiction que d’être née femme. Ollivander, le nom qu'elle porte officiellement, le nom qui ne signifie rien pour elle mais qu'elle a transmis à ses enfants. Si on lui avait laissé le choix, tout le monde sait qu'elle aurait épousé un de ses cousins. Elle est trop fière de son nom, de sa famille et c'est sans doute ce qui la conduira à sa perte.

▲ Prénom :  Lilith, prénom du démon, comme un appel à la luxure et à l’infanticide.   L'imperfection incarnée, indigne de l'Eden, comme un appel au péché, à la déviance. La fierté dans les iris, un prénom qui ne lui sied que trop bien. La sournoiserie dans le sourire, méfiez-vous donc du démon qui se cache derrière ces courbes avantageuses et ce don inné pour la comédie. Celyn, comme pour rappeler qu'on désirait un troisième fils. Du houx elle a prit le piquant, comme par défis, comme pour se protéger de l'indésirable. Une masculinité dont elle se sert parfois. Pour expliquer des vices, une insoumission. Pour avoir l'illusion éphémère d'être de ceux qui dirigent.

▲ Date et lieu de naissance : Swansea. Les derniers flocons de neige qui tombent, les températures qui adoucissent et les cris strident d'un enfant qui veut faire entendre au monde qu'il est là. Trois février mille neuf cent neuf, la déception dans le regard du paternel, désireux d'avoir un autre fils à hisser dans les hauteurs du ministère.  Le bonheur d'une mère rêvant d'une fille à qui transmettre l'art d'être une bonne épouse.

▲Nature du sang : Pur. Comme une obsession, ne surtout pas souiller la lignée. Ne pas s'encrasser l'hémoglobine en la mélangeant avec celle de la vermine. Un idéal qu'on a fait rentré dans son crâne par des coups, parce qu'elle ne comprenait pas. Pas stupide, seulement incapable de comprendre ce qui la différenciait des autres. Notion encrée dans sa matière grise, elle méprise dorénavant la souillure, comme il se doit, comme on l'attend d'elle.

▲Profession : Propriétaire de Prewett's art and objects. Boutique glauque aux allures de cachot de torture crade. Le nom des fous qui tient la populace à l'écart et attire ceux dont les intentions sont douteuses. Les objets qu'on y trouvent sont soit entouré d'une aura de magie noire puissante soit tâché du sang des impurs sur qui ils ont été essayés. Et il y a l'arrière-boutique, celle d'où s'élève des son étrange, parfois effrayant. Celle où elle exerce l'activité qui remplis le ventre de ses enfants et lui permet de garder un toit sur la tête. Comme une réplique de la chambre rouge installée dans le sous-sol de sa maison. Elle y délie les langues, y délivre des vengeances, s'y adonne au plaisir malsain de la torture. Mais jamais gratuitement.

▲Statut matrimonial : Veuve. Comme une libération, des chaînes qu'on retire, un fardeau qui s'envole. Des années de vie commune, trois enfants, un accord, chambres séparées. Dans sa tête, ce n'est pas un amant qu'elle a perdu, simplement un ami, une connaissance. Du respect pour le défunt, mais guère plus de réaction. Un statut qui lui convient, une comédie qu'elle n'a plus à jouer.

▲Ancienne maison : Serpentard. Aucune hésitation de la part du choixpeau, aucune attente, juste une décision ferme et catégorique. C'est qu'elle rentrait si facilement dans le stéréotype du Serpentard au sang pur qui persécute les autres. Suffisamment rusée pour ne pas se faire prendre, suffisamment sournoise pour accuser ses camarades. Une femme avec des ambitions d'homme, les scrupules et les remords en moins. La détermination dans le regard et le mérite sur les bulletin de note. On l'a nommée préfète en cinquième année, elle a su user et abuser de son rôle pour son plaisir. Sans se faire prendre ou si peut que les représailles étaient minces. Ils riaient de son nom, elle riait de leurs malheurs.

▲Patronus : Aucun. Elle n'en a jamais été capable. C'est tout juste si elle arrive, occasionnellement, à ce qu'une légère fumée s'échappe de sa baguette. Elle n'estime pas manquer de souvenirs heureux, seulement que l'émotion n'est jamais assez forte, qu'elle ne le sera jamais. Alors elle s'est résignée, d'autant plus que son usage de la magie noire a rendu plus difficile encore ses capacités à utiliser ce sort.

▲Baguette Magique : Quand bien même elle en fait parfois un usage excessif, elle a toujours sa première baguette. Taillée dans du bois de merisier, des motifs obscures sont gravés sur le manche. De trente centimètres tout rond, elle est d'une extrême flexibilité et idéale pour la métamorphose. En son cœur, on retrouve un ventricule de dragon, facilitant l'usage de la magie noire.

▲Particularité : Sociopathe. Tuer, torturer, manipuler, c'est facile pour elle, privée de remords, privée d'empathie ou de quelconque émotion liée à la douleur. Sa capacité à ressentir les émotions est limitée. Elles ne sont pourtant pas totalement absente. Elles sont là, quelque part, difficile d’accès. Sauf peut-être pour la colère qui lui est si facile. C'est comme si on avait baissé le volume au maximum. Et rare sont ceux pour qui elle est prête à faire l'effort de tendre l'oreille. Même si elle est devenue reine de la comédie, prétendant être touchée par des choses qui lui semble pourtant insignifiantes.

▲Amortentia : Il y a cette odeur métallique si particulière au sang. Il y a cette odeur iodée de la mer qui a bercé son enfance. Il y a le parfum doux de shampoing à la lavande. Et puis, il y a l'odeur irritante de la javel qui vient effacer les preuves accablantes.

▲Epouvantard : Aucun. Elle ne connaît la peur que dans le regard des gens qui passent sous ses doigts habiles. On l'en a privé il y a bien longtemps. Comme une erreur de fabrication, un oublie au moment du montage. Elle fait partie des rares capable de voir le vrai visage de ces créatures mais ne s'est jamais retrouvée face à l'une d'elle.  

Je jure solennellement de faire usage du sortilège
Incarcerem  
pour servir ma cause

"Parlez-nous un peu de vous. Si vous deviez vous décrire en quelques mots que diriez-vous ?"
répondez en au moins 6 lignes

"Grindelwald domine l'Angleterre et la Bulgarie depuis 6 ans en quoi cela-t-il influé sur votre quotidien ?"
répondez en au moins 6 lignes

"Vous voyez un passant dans la rue se faire malmener par deux spaseni, serviteurs de grindelwald, que faites-vous ?"
Elle n'esquissera pas un pas pour venir en aide à la victime, dépourvu d'empathie. Elle ne prêtera pas main forte à ses collègues spaseni, ne voulant pas leur arracher leur petit plaisir quotidien. Mais elle observera, aussi bien la victime que ses bourreaux. Elle cherchera la douleur et la peur dans le regard de la victime. Cherchera à les comprendre, pour mieux les recréer en cas de besoin. Une pointe de plaisir la parcourra certainement en l'entendant geindre, supplier. Mais rien qui ne lui arracherait vraiment un sourire. Elle observera les bourreaux aussi. Se demandant si elle a le même éclat dans le regard quand sa lame mord la peau de ses victimes. Finira déçue lorsqu'elle sera forcé de constater que la torture n'est pas à la hauteur de ce qu'elle espérait. On dit les bulgares rustre et sauvage, elle les trouves fade et incapable.

« Vous voila devant le miroir du Riséd, que pensez-vous y voir ? »
Elle s'y voit, les mains maculées de sang. Le sang de l'assassin d'Hypérion. Le corps de l'idiot gisant sur le sol. Il n'a ni visage, ni signe distinctif, mais elle sait que c'est lui. La vengeance acquise, le sourire mauvais sur le visage. Elle voit la reconnaissance et la fierté dans les prunelles de ceux de son clan. Elle se voit à leur tête, digne héritière de la lignée Prewett, enfin reconnue par les siens à sa juste valeur. Elle se voit les porter là où est leur place, parmi les grands, faisant taire les insultes, leur faisant ravaler leur mépris. Elle s'y voit libre. Libre de ne pas avoir d'émotion. Libre de ne pas comprendre les mœurs de cette société étrange. Libre d'avoir sa propre opinion. Et puis, parfois, quand son désir de vengeance ne prend pas le pas sur tout le reste, elle se voit capable d'avoir des émotions. Elle se voit capable d'aimer, capable de pleurer, capable de regretter. Parfois, juste parfois.

« Par chance, vous vous trouvez en présence des trois reliques de la mort, mais vous ne pouvez en choisir qu’une. Laquelle prendriez-vous ? »
Elle caresse doucement la pierre de résurrection. Si elle est plutôt de ceux qui pense que les mort sont bien là où ils sont, l'idée de faire revenir Hypérion pour obtenir le nom de son assassin est tentante. Mais pas autant que le pouvoir que pourrait lui apporter la baguette de sureau. Pouvoir brut que seul les idiots ne désirent pas. Pouvoir que seul un fou voudrait voir entre ses mains. La cape d'invisibilité restant le choix final, le choix qui fait sens. Parce que sous ce manteau protecteur, dérober la baguette et la pierre devient un jeu d'enfant. Parce qu'à l'abri des regards, manipuler le plus puissant des hommes se transforme en geste quotidien anodin.

▲ pseudo ou prénom :  B-Twin.
▲ âge :  27 ans.
▲pays :  France.
▲ Connexion  :  Régulière .
▲ scénario ou inventé :  Inventé .
▲ avatar :  Kate Beckinsale.
▲ Où avez-vous connu le forum ? :  Je me souviens plus .
▲ quelque chose à rajouter : PREWETT FTW !!!
▲ crédits :  Stolen Paradise
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MessageSujet: Re: Everyone dies alone (Lilith)   Lun 22 Aoû - 18:43

Mudbloods and murmurs
Good art is not what it looks like, but what it does to us.


My youth is yours

1917 - Swansea Il n'y a pas l'ombre du dégoût quand elle plonge ses mains dans le corps encore chaud de l'animal. Pas l'ombre d'une hésitation quand elles se referme sur le cœur de la pauvre bête, l'extirpant de la carcasse, usant de ses muscles et de sa dague pour rendre la tâche plus aisée. Elle a un sourire satisfait quand elle peut enfin examiner l'organe. Elle passe une main dans ses cheveux, essayant d'essuyer la sueur de son front, ne faisant qu'y étaler du sang. C'est presque en courant qu'elle rentre chez elle. Satisfaite et fière d'elle. « Mère! ». Un appel, une requête. « Dans le salon, Lilith. ». C'est la tête haute et la conviction de faire plaisir qu'elle se dirige en direction de sa mère, Lilith. Sa robe jaune tachée de sang frais, ses mains se refermant sur le cœur fraîchement arraché à un chien innocent. Il n'y a pas d'hésitation quand elle le présente à sa mère, juste une envie de se conformer à  la norme et de faire plaisir. Quand bien même, elle, elle n'en retire rien. Et elle ne comprends pas le cris strident poussé par sa mère. Elle ne comprend pas cette main qui se pose sur une boucher écœurée. Elle ne comprend pas  le pas en arrière et l'étrangeté dans le regard de sa maternelle. « Qu'est-ce qui se passe? ». Elle n'a pas entendu les pas de son père, mais lui présente le cœur resté au creux de ses mains, avec toujours cette même conviction de faire plaisir. Et il y a la fierté dans le regard de son père. Même si elle ne peut pas vraiment la deviner, ne peut pas la comprendre. Il y a la fierté et un sourire qui se dessine. « Ta fille est un monstre et elle me fait peur! ». Ce n'est pas la première fois qu'elle entend ces mots sortir de la bouche de sa mère. Si elle en était capable, elle serait certainement déçue à cet instant. Déçue de ne pas pouvoir plaire à cette femme qui l'a mise au monde. Déçue de ne pas avoir su trouver le cadeau idéal. Mais elle ne peut pas, Lilith et seule l’indifférence anime son cœur face à ces propos. Elle regarde juste son père s'agenouiller face à elle. « Lilith, pourquoi tu as ramené ça ici. ». Elle se passe de nouveau la main sur le front avant de l'essuyer sur sa robe. Toute neuve, mais ça, elle s'en fiche. « Liorit dis que quand on aime une personne, on doit lui faire un cadeau. ». Elle ne sait pas ce qu'aimer veut dire, Lilith, mais elle sait qu'on attend d'elle qu'elle aime sa mère. Cette femme qui a voué son existence à s'occuper d'elle. Elle ne sait pas ce que c'est, mais elle tente de faire des efforts, consciente que sa mère ne supporte pas sa différence. Consciente qu'elle se serait déjà débarrassé d'elle si son père n'était pas là. Mais une ombre tombe sur le visage du paternel alors qu'il se relève. « Liorit, la moldue de la maison voisine? ». Elle hoche la tête, Lilith. Elle ne voit pas le mal, ne comprends pas le dégoût sur le visage de son père. Liorit c'est la petite fille qui vit à côté, celle qui accepte de jouer avec elle quand elle s'ennuie. Celle qui lui apprend ce qu'il faut faire pour être comme les autres. Elle titube un peu quand la main de son père vient s'écraser sur sa joue. Elle relâche le cœur, le laisse tomber sur le sol blanc qu'il faudra laver. « Combien de fois je dois te répéter de ne pas traîner avec cette vermine, Lilith? ». Elle hausse les épaules. Elle ne comprends pas. La petite blonde n'a rien d'une vermine. C'est une des rares personne du coin à ne pas la fuir, à ne pas avoir peur d'elle. Vermine. Impur. Elle ne comprend pas bien, Lilith, ne sait pas pourquoi elle devrait cesser de jouer avec Liorit. Alors elle hausse juste les épaules, ce qui lui donne le droit de recevoir une autre gifle. « Si tu ne veux pas comprendre, je vais te faire comprendre, moi. Vas m'attendre dans la chambre rouge! ». Elle écarquille les yeux, Lilith. On ne lui a pas encore laissé l'honneur d'y aller, dans la chambre rouge. Ce n'est pas faute d'avoir réclamé. Parce qu'ils lui ont raconté des histoires sur ce qu'il s'y passe, ses frères, et qu'elle veut voir ça par elle même. Peut-être qu'elle devrait avoir peur, mais la peur, elle ne connaît pas. Ils ont essayé, pourtant, ses aînées, de lui faire peur. Lamentable échec. Et elle y va sans hésiter, Lilith, ravie qu'on la considère enfin en âge de découvrir l'art familial. L'idiote ignore qu'elle sera la victime et non le bourreau.  

Poudlard - 1922 Le mépris dans ses prunelles, un sourire mauvais sur ses lèvres. Le sourire qui fait peur à sa maternelle et ravis son paternel. Elle fait claquer sa langue contre son palais. Tssk, tssk. Elle voit la crainte sur le visage de cette pauvre première année qui vient de lui rentrer dedans. « Voyons, ne tremble pas comme ça, je ne vais pas te faire de mal. ». Ou peut-être que si. Parce que du haut de ses treize ans, Lilith cache à peine son sadisme. Il y a si peu de chose qui déclenche une réaction chez elle. Si peu de chose capable de créer une émotion qu'elle est en mesure de comprendre. Torturer ses camarades de classe est une de ses choses. L'adrénaline qui se propage dans son corps est un délice pour elle. Une sensation qu'elle ne sait décrire, mais qu'elle adore. Mais ce n'est qu'un balbutiement encore, un avant goût de ce qui l'attend. Quand elle maîtrisera l'art familial. Quand le nombre d'heures passées dans la chambre rouge se compterons par centaines. Elle n'est qu'un bourreau en herbe, Lilith, mais du haut de ses treize ans, elle donne le meilleur d'elle. « Comment tu t'appelles? ». Elle observe la première année hésiter, joueur nerveusement avec ses doigts. Parfois, Lilith les envie. Parfois, elle aussi voudrait savoir ce que ça veut dire avoir peur. Parfois. Mais pas aujourd'hui. « Beth… Beth Andrews. ». Le dégoût sur le visage de Lilith. De la vermine. Voilà ce qui vient de lui rentrer dedans, de la vermine. Au mieux une mêlée, au pire une sang de bourbe. « Sang mêlé? ». Cruelle, son sourire s'élargit quand la réponse est négative. « Les vermines dans ton genre n'ont rien à faire ici! ». On lui a appris à détester cette vermine, ces voleurs de magie, elle est devenue experte en la matière, Lilith, faisant d'eux ses proies favorites. Pas autant qu'elle le voudrait, les mains liées par la clémence que la société leur accorde. Restreinte par leurs idées d'égalitarisme. Mais ils ne sont en aucun cas son égal et elle se fait un malin plaisir à les tourmenter. Dans les limites du raisonnable, trop jeune, encore, pour laisser court à toute sa cruauté. « Laisses-la tranquille, Prewett! ». Un grognement qui s'échappe de sa gorge alors qu'une blonde aux yeux vert s'incruste dans son champ de vision. Le goût amer de ce qui pourrait être de la déception dans la bouche. La victime qui en profite pour détaller, remerciant silencieusement sa sauveuse aux couleurs rouge et or. Et Lilith s'empare de sa baguette, la colère dans les iris et prête à faire payer l'imbécile. « On ne t'as jamais appris à ne pas voler les jouets des autres? ». La menace dans la voix et ses doigts qui serrent sa baguette. Elle déteste qu'on l'interrompe, Lilith. Elle se fiche de savoir sur la Griffondor qui lui fait face soit une sang pure ou non, tout ce qu'elle veut, c'est lui faire passer l'envie de la priver d'un bon moment. Et le rire qui s'échappe de la blonde déstabilise une Lilith qui ne comprend pas. Elle a l'habitude de lire le mépris ou la crainte chez ses interlocuteurs. Elle a l'habitude que son nom dégoûte, qu'il l'a classe parmi les fous. Mais c'est la premier fois qu'on se rit d'elle avec une pointe de défis. Elle ne comprend pas, mais elle se sent soudain intéressée par l'idiote qui lui fait face. « Je ne sais pas ce qui est le plus drôle. Que tu ne me reconnaisses pas ou que tu penses sincèrement que tu me fais peur, Lilith. ». Lilith, elle a la prétention de croire que seul les fous n'ont pas peur d'elle. Parce qu'elle veut s'élever à la hauteur de son paternel et de ses aînés. Elle veut la même cruauté de le regard, le même sourire carnassier, méprisant ceux qui oseraient croire que son statut de femme la rend plus docile, plus douce. Elle observe la Griffondor, plonge ses prunelles virant vers le noir dans celles, vertes, de la jeune fille. Et puis ça la frappe. Elle connaît ses yeux là, elle connaît cette crinière blonde, elle connaît se sourire insouciant. « Liorit... ». La moldue s'est transformée en née-moldue. Une voleuse, une moins que rien. « Tu n'as rien à faire ici ! Voleuse de magie ! Bonne à rien ! Raclure! ». L'incompréhension que se transforme en rage. C'est que Lilith ne veut pas d'elle ici. C'est que Lilith, elle a appris sa leçon. Elle entend encore le dégoût de son père face à son refus d’obtempérer, continuant de fréquenter cette gamine qui lui était inférieur. Elle sent de nouveau l'odeur de sa chaire brûlée et son refus de crier ou de pleurer face à la douleur. Elle ne veut pas de Liorit ici, ne veut pas qu'on lui rappelle qu'elle fut faible, autrefois. Un autre rire de la blonde et sa baguette qui se lève. « A une époque, ça t'étais égale. Putain, j'ai vraiment été conne de croire que c'était ma faute, que j'avais fait quelque chose de mal ! Mais t'es comme les autre de ton espèce, tu te crois supérieure à cause de ton sang. Si tu cessais de t'en prendre à plus jeune que toi, pour voir, Lilith. Je suis sûre que la défaite t'irais bien au teint. ». Un grognement qui s'échappe de nouveau de sa gorge, ses doigts qui se serrent un peu plus sur sa baguette. La colère qui s'empare d'elle, mais Liorit est plus rapide, le sort de jambencotton qui la percute avant même qu'elle ne comprenne. Elle s'écrase sur le sol, Lilith, jurant entre ses dents de prendre sa revanche sur cette idiote.

Poudlard – 1925 Elle regarde le sang rougir l'eau qui coule sur ses mains écorchées.   Pas de douleur dans les prunelles, juste une grande incompréhension. L'incompréhension face à sa réaction, une réaction qu'elle pensait réservée aux membres de son clan. L'incompréhension face à une colère injustifiée et un besoin de protéger qui lui était jusqu'alors méconnu. Et puis cette autre sensation,  qu'elle n'a jamais connu, qu'elle ne sait pas identifier ou nommer. Elle sert les poings, Lilith, la colère se lis maintenant sur son visage. Elle a réussit à la faire sortir de son éternelle indifférence. Elle a fait naître en elle des émotions qu'elle peine à entendre, à comprendre, mais qui semblent refuser qu'elle face la sourde oreille. Et Lilith la déteste pour ça. Elle laisse échapper un grognement quand la porte des toilettes s'ouvrent brusquement. Ses poings se serrent d'avantage quand l'ambre de ses yeux rencontre l'émeraude des siens. Elle. « C'est quoi ton problème, Prewett? ». Question sans réponse, parce que Lilith n'a pas de problème, ce sont juste les autres qui ne la comprennent pas. Tout comme ils sont incapable de comprendre les Prewett et leur amour pour la torture. Une grimace pour réponse, un grognement. « Je n'avais pas besoin de ton aide ! J'aurais très bien pu m'en sortir toute seule! ». La brune le sait, mais ça a été plus fort qu'elle. Elle n'a pas de réponse à offrir à Liorit, toujours incapable de comprendre ce qui lui a pris. Incapable d'expliquer pourquoi elle n'a pas supporter la vision de ce type s'en prenant à la jeune femme. Cette même jeune femme qu'elle se fait un malin plaisir de malmener encore et encore depuis leur troisième année. « Et depuis quand tu joues les héros, Lilith. Parce que c'est définitivement un rôle qui ne te sied pas. ». Elle lève les yeux au ciel, Lilith. Elle n'a rien d'un héro et il n'y a que Liorit pour lui affubler ce rôle stupide. Elle pourrait lui montrer ô combien elle est loin de ce rôle, Lilith. Elle pourrait s'emparer de sa baguette, l'immobiliser et lui faire une démonstration de ce qu'elle apprend entre les murs de la chambre rouge. Elle se délecterait de la douleur dans les prunelles, s’extasierait face aux cris de  la blonde, lui montrerait que le nombre de fois où elle a su l'emporter sur elle ne compte pas. Parce que quand il est question de blesser, de torturer, d'être monstrueuse, Lilith l'emportera toujours sur la jolie blonde. Mais au lieu d'agir, elle reste immobile, Lilith, si ce n'est une grimace qui se dessine sur ses lèvres. « Il n'y a pas besoin d'être légilimens pour savoir quelles étaient ses intentions ! ». Elle se passe une main dans les cheveux, de rage. « Et je ne supporte pas qu'un autre que moi s'en prenne à toi! ».  C'est presque un aveu romantique, une confession étrange qu'elle n'est pas en mesure de comprendre. Une façon tordue de flirter avec une jeune femme qu'elle exècre mais qu'elle se surprend parfois à désirer. Quand elle a l'audace de lui tenir tête. Quand elle refuse de s' avouer vaincue même quand la situation est à son désavantage. Quand son rire parvient jusqu'à ses oreilles. Quand elle la surprend en train de la regarder. Quand elle remet une mèche de cheveux en place tout en gardant les yeux rivé sur son livre. Un désir qu'elle voudrait purement physique, étouffant les quelques murmurent qui s'échappent de son cœur de pierre. « Oh, je t'en pris, il essayait juste de m'embrasser, comme il l'a déjà fait une centaine de fois. ». Ses lippes se soulèvent en une grimace dégoûtée. Elle déteste la jeune femme qui se trouve face à elle. Elle la déteste parce qu'elle réussit là où tout le reste échoue. Face à elle, elle entend ces émotions qui ce déchaînent en elle. Et elle détesta ça, Lilith. Alors elle s'approche, le dos droit et le regard menaçant. Elle avant, force la blonde à reculer, jusqu'à ce qu'elle soit coincée entre elle et le mur. Elle pose une main contre le mur, juste au dessus de l'épaule de Liorit. « Et tu l'aurais repoussé, comme les cents première fois. Qui te dit que ça n'aurait pas été la fois de trop ? Celle qui l'aurait forcé à prendre de force ce que tu lui refuses. Un baiser. Peut-être plus. ». Ce qui l'exècre, c'est qu'elle s'en soucis vraiment, Lilith. Elle se soucis de la vermine qui ne tremble pas face à elle. Elle se soucis de l'impur qui ose sans cesse lui tenir tête. Elle se soucis de cette femme  et ça lui vaudrait quelques heures dans la chambre rouge si son père le savait. Alors elle déteste ça, mais elle ne peut pas vraiment s'en empêcher. « Et en quoi es-tu si différente de lui ? En quoi ton habitude de maltraiter les nés-moldus, de me prendre pour ton punching ball verbal, te rend différente de lui ? ». Un sourire malin sur ses lèvres, un éclat brillant dans ses prunelles. « Moi, je n'ai jamais prétendu être quelqu'un d'autre. Je n'ai jamais dissimuler qui je suis, juste dans l'espoir que tu porterais ton attention sur moi. Lui n'est qu'un pathétique comédien qui n'assume pas la noirceur de son âme. ». L'assurance dans la voix, la cruauté dans le regard. Elle ne prétend pas, Lilith, elle aime la noirceur qui sommeille en elle, la nourrit, la porte avec fierté. Parce qu'elle se fiche qu'on la regarde ou qu'on l'ignore. Elle se fiche de ceux qui murmurent dans son dos. Se fiche de ceux qui crache sur son nom, sur sa personne. Sauf Liorit. Et ça a le don de l'énerver, le don de la pousser dans des retranchements qu'elle ne se connaissait pas. L'incompréhension dans le regard quand les mains de la blonde se glissent sur sa nuque. Le cœur qui sursaute légèrement quand les lèvres qu'elle a cruellement désirées viennent s'écraser sur les siennes. Baiser maladroit qui la laisse interdite. Baiser humide qui la pousse à en redemander plus. Baiser qu'elle rend, encore inconsciente des conséquences qu'il aura.

Swansea – 1928 Elle pousse un léger soupir quand enfin les bambins cessent de pleurer, soulageant ainsi ses tympans. Elle n'aime pas les bébés, Lilith, les considérant comme inutiles et encombrants. Mais c'est une étape qu'on ne peut pas passer et il s'agit là des rejetons de son frère, alors elle fait un effort. Un effort pour ne pas leur tourner le dos, un effort pour tenter de les apaiser, parfois même un effort pour leur sourire.  Efforts qu'elle n'a jamais daigné faire pour les aînés d'Hyperion, parce que, eux, avait encore une mère. Une mère bien plus apte pour ce genre de mièvreries que Lilith. « Je ne m'attendais pas à te trouver ici, ma sœur. ». Elle réagit à peine, Lilith, nullement surprise, nullement blessée. Après tout, elle  n'a jamais daigné porter autant d'attention aux aînés de son frère, se trompe encore parfois sur le prénom de la cadette, n'ayant posé son regard sur l’aîné qu'une fois celui-ci ayant atteint ses trois ans. Alors elle ne comprend pas pourquoi Cain et Edna semblent plus important que les autres pour elle. « Je t'ai toujours dit qu'elle était faible. Trop faible pour porter notre nom. ». Ne pas s’épancher sur sa présence ici. Hyperion n'insistera pas, il la connaît trop bien. De ses deux frères, c'est de l'aîné qu'elle a toujours été le plus proche, Lilith. Si Hyperion et Aldaric sont tous deux important pour elle, elle a toujours été plus possessive avec Hyperion, plus exigeante avec lui. Le prenant pour modèle, attendant beaucoup de lui. Trop parfois. « A tes yeux, aucune femme n'aurait été digne d'Aldaric ou de moi. ». Un sourire sur les lèvres de son frère et elle qui lève les yeux au ciel. Il a raison pourtant. Elle n'a eu de cesse de critiquer Cassiopea et Hortense. Elle avait visiblement raison pour l'une, elle n'attend plus que la faute de l'autre. « Pour ce que ça vaut, tu méritais mieux pour époux. ». Une grimace sur son visage. Ollivander. Elle oublie parfois qu'on lui a retiré ce nom qui fait tant sa fierté. Une piqûre de rappelle qui lui déplaît. « Dans ce cas, tu aurais dû convaincre père de ne pas me marier. On sait tous les deux que c'est un rôle qui ne m'ira pas. ». Du venin sur ses lèvres, le reproche dans la voix. Elle a demandé, Lilith, à ce qu'on ne la marie pas. Elle a expliqué, que ça ne servirait à rien. Que, de toutes façons, elle ne donnerait pas naissance à un Prewett à moins de la marier à un cousin. On ne l'a pas écoutée. Ils n'ont pas compris. « Tu es une femme, Lilith. C'est ton devoir d'être une bonne épouse et de donner un héritier à ton époux. ». Si les regards pouvaient tuer, ses neveux seraient orphelins. « Pourquoi? ». Elle ne comprend pas, Lilith, ce qui rend le mâle plus puissant que la femme. Elle ne comprend pas pourquoi elle doit abandonner son nom, rester derrière les fourneaux et se transformer en poule pondeuse. Elle ne comprend pas la misogynie de la société, de sa famille. Le silence d'Hyperion ne l'aide pas. Elle grogne et se retourne vers ses neveux, porte son attention sur Edna. « Tu devras trouver quelqu'un pour prendre soin d'eux. Puisque c'est là le rôle de la femme. ». L'amertume dans la voix. Elle n'a jamais joué la comédie face à son frère, Lilith. Il a connu le garçon manqué qu'elle était lorsqu'elle était petite. Il a vu son regard s'assombrir quand l’adolescence est arrivée. Alors qu'il soit le témoin de sa révolte féministe, quand bien même elle sera silencieuse pour le reste du monde. « Je suis sûr que tu trouveras la personne idéale pour ça. ». Elle lève de nouveau les yeux au ciel, Lilith. Elle a envie de frapper son frère, de lui dire qu'il n'est qu'un imbécile. Mais elle ne fait rien. Rien d'autre que d'observer les deux bambins endormi. Ignorant encore qu'elle sera celle qui prendra le rôle de mère de substitution.


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Dernière édition par Lilith C. Ollivander le Lun 22 Aoû - 18:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Everyone dies alone (Lilith)   Lun 22 Aoû - 18:44

Mudbloods and murmurs
Good art is not what it looks like, but what it does to us.



Londres – 1931 Les flammes brilles d'une lueur étrange dans ses prunelles. Elle a un léger sourire sur les lèvres alors qu'elle fait danser la lame dans les flammes. Elle est comme hypnotisée par les les nuances de rouge et de jaune, Lilith. Mais il y a les douces caresses sur son avant-bras qui la garde connectée à la réalité. « Lilith... » Un murmure, une demande, presque une supplique. Elle plonge ses prunelles sombres dans celle de son amante, Lilith. Liorit est une faiblesse. Une faiblesse qui lui donne envie de vomir, parfois même des envies de meurtre. Une faiblesse contre laquelle elle lutte mais qui semble plus forte qu'elle. D'un geste assuré, elle glisse la dague à la lame brûlante dans la main de la blonde. Avec une tendresse que personne d'autre ne lui connaît, elle dépose un baiser sur les lèvres de son amante avant de poser sa main à plat sur le sol. « Il suffit de glisser la pointe sous l'ongle. Enfonce-la le plus loin possible. ». Trop de sérieux sur le visage de Lilith. Hésitation, crainte et horreur sur celui de Liorit. Mais c'est elle qui a demandé, elle qui a lancé le défit, elle ne peut pas se rétracter. Lilith le sait. Lilith en joue. Et elle attend. Elle sait la douleur, elle sait ce qui l'attend. Elle n'a pas peur Lilith, elle a l'habitude. Hyperion n'hésites pas lui. Hyperion ne prend pas de pincette. Hyperion se fiche qu'il s'agisse de sa petite sœur sous ses objets de torture. Mais Liorit hésite, alors Lilith prend sa main et tente de la guider. « N'hésites-pas. Hésiter, c'est montrer tes faiblesses à ta victime. ». Mais Lilith elle oublie que ce qui est presque naturel pour elle ne l'est pas pour Liorit. Lilith, elle oublie parfois qu'au yeux du monde, l'art familial est une abomination. L'expression de la monstruosité de cette famille de parias. « Alors quoi, tu es faible maintenant ? ». L'éclat du défis dans les prunelles. Cap ou pas Cap?. Parce que c'est comme ça qu'elles fonctionnent, comme ça qu'elles repoussent leurs limites. Un nouvel élan de motivation de la blonde, qui s'essouffle rapidement. Elle aurait presque le goût amer de la déception dans la bouche, Lilith, si elle savait ce que c'est. Elle regarde lascivement le couteau tomber sur le sol. « Je peux pas… Lilith… Je peux pas, je suis pas comme toi... ». Et elle ne comprend pas Lilith. Elle ne comprend pas la détresse dans la voix de la blonde, elle ne comprend pas l'humidité dans les yeux de son amante. « C'est toi qui m'a demandé de te montrer. C'est toi qui a voulu voir! ». Et, quelque part, ça lui plaisait à Lilith. Étrangement, elle ressentait quelque chose d'agréable à l'idée que Liorit s'intéresse à son art. Peut-être que, inconsciemment, c'était juste agréable de ne pas être un monstre aux yeux de quelqu'un extérieur aux Prewett. « Mais pas comme ça Lilith ! Je t'ai pas demandé de m'apprendre… Encore moins sur toi! ». Lilith n'entend pas la cassure dans la voix, parce qu'elle ne sait pas l’interpréter. Lilith elle ne voit pas que Liorit est plus perturbée à l'idée de lui faire du mal à elle, qu'autre chose. Et elle laisse échapper un rire étrange, presque mauvais. « Il va falloir que tu me donnes un décodeur alors. Montres-moi Lilith, je veux voir ce que tu fais… Je veux comprendre. C'était bien tes mots non? ». Elle s'en souvient très bien Lilith. Parce qu'ils l'avaient surprise, parce qu'elle n'avait pas bien compris au début. Et son amante soupire, presque agacée de l'incompréhension de Lilith. Elle en a pourtant l'habitude. « J'ai demandé à voir, Lili… Pas à faire. Et tu me crois sincèrement capable de t'infliger ça à toi ? Putain Lilith, je sais que c'est difficile à comprendre pour toi, mais on ne blesse pas les gens qu'on aime. ». Elle fronce les sourcils, Lilith. Elle entends les mots, les comprends individuellement, pourtant la phrase ne semble pas faire sens pour elle. Elle penche légèrement la tête sur le côté. « La première fois que j'ai demandé à Hyperion d'essayer ses techniques sur moi, j'avais 15 ans. C'est mon frère, il m'aime, pourtant, il n'a jamais refusé. ». Logique implacable. Pour Lilith, peut-être pour Hyperion aussi. Mais pas pour le reste du monde. Pas pour Liorit, qui lève les yeux au ciel. Elle ne comprends pas la relation qui unie les deux Prewett, Liorit, en est parfois jalouse. Parce que Lilith le fera toujours passer avant elle. Parce que Lilith est fière de lui quand elle a honte d'elle. Lilith le sait, parce que Liorit le lui a déjà fait savoir, de manière quelque peu brutale. Et ça, elle n'a pas oublié Lilith. « S'il t'aime vraiment, alors il doit avoir bien du mal à se regarder dans un miroir quand il pense à toutes ces marques qu'il a laissé sur ton corps. ». Lilith sert les dents. La discussion est stérile et certainement pas nouvelle. Avec les autres, elle s'en fiche, mais avec Liorit, il y a toujours une sensation étrange dans son cœur quand la blonde ne la comprend pas. Comme un pincement au cœur, une légère sensation nauséeuse. Mais elle n'a pas envie de se battre ce soir, Lilith. Alors elle met fin à la conversation de la seule manière qu'elle connaisse. En embrassant son amante.

Londres – 1933 Elle regarde le bambin endormi dans son berceau, un air presque dégoûté sur le visage. Après deux filles, enfin elle lui a offert un fils. L’héritier tant attendu. Un héritier à qui elle ne porte guère plus d'intérêt que les deux premiers. Parce qu'il ne portera jamais le nom Prewett. Parce que jamais elle ne pourra l’initier à l'art familial ancestrale.  Parce qu'il n'est rien. Rien qu'un parasite qui se nourrit d'elle. Rien qu'un encombrement de plus. Elle le regarde avec mépris, pourtant ravie de ne plus avoir à écarter les cuisses pour un homme qu'elle ne désir pas. « On m'a dit que tu avais un nouvel homme dans ta vie, Lilith. ». Elle pose un regard lourd de signification sur son frère, avant de le frapper légèrement sur l'épaule. « Et comment s'appelle celui qui essaie de voler ma place dans ton cœur? ». Elle lève les yeux au ciel devant autant de mièvrerie. Et Hyperion, il rit. Parce qu'il connaît trop bien sa sœur, parce qu'il sait où appuyer et qu'il en joue. Parce que tendresse et douceur n'ont jamais été les moteurs de leur relation, mais c'est ce qui leur convient, à eux. « Pour te la voler, il faudrait déjà que tu en ai une. Et soyons clair, pour que quelqu'un ai une place dans mon cœur, faudrait-il déjà que j'en ai un. ». L'éclat de rire de son frère lui provoque une grimace. Et sans demandé l'avis de sa sœur, Hyperion prend l'enfant dans ses bras. Il se fiche de le réveiller et ça agace Lilith. Ce qui l'arrange, il faut bien l'avouer. « Il m'a l'air un peu faible, peut-être que tu devrais le noyer. Juste histoire qu'un cracmol ne vienne pas entacher la réputation de la famille. ». Elle lève de nouveau les yeux au ciel, Lilith. Si elle le pouvait, il y a bien longtemps qu'elle les aurait noyer ses enfants. Si elle n'avait pas été dans l'obligation de donner un héritier mâle à son époux, nul doute qu'elle n'aurait eu qu'Ainsley. Quand bien même son choix à elle aurait été de ne pas en avoir du tout. C'est qu'elle n'est pas faite pour être mère, Lilith. Non. C'est que Lilith, des enfants, elle en avait déjà deux. A la différence que ceux là, ce n'est pas elle qui les a mis au monde. « Il n'a plutôt pas intérêt à être un cracmol, il est hors de question qu'une autre de ces choses s'extirpe de mes entrailles! ». Elle préfère encore qu'on lui retire ses organes reproducteurs, Lilith, que de mettre au monde un autre enfant. Ce n'est pas tant la douleur qui la dérange, mais plutôt de devoir supporter un autre parasite. C'est d'être obliger de donner le sein pour nourrir un être qu'elle préférerait savoir mort. Elle ne comprend pas ses femme qui s'extasient devant leurs enfants. Elle ne comprend pas celles qui semblent ravie de faire sortir toute une équipe de Quidditch de leur vagin. « Et comment cette chose s'appelle ? Quand bien même la chose est un excellent surnom, j'espère pour lui qu'il a un prénom plus décent, déjà qu'on nous prend pour des monstres, mais si on se met à ne pas donner de véritable prénom à nos enfants, j'imagine déjà le scandale. ». Et pour la énième fois, elle lève les yeux au ciel, Lilith. Il y a pourtant un petit rictus sur son visage. Une espèce de sourire étrange réservé à son frère. Parce qu'ils n'en n'ont rien à faire de ce qu'on dit sur eux. Parce que les scandales les amusent, qu'ils nourrissent la crainte et le mépris que la société a pour eux. « Braeden. Braeden Hyperion Ollivander. ». La fierté sur le visage du frère. La curiosité étanchée, l'orgueil rassasié. Et pour Lilith, ce n'est que la logique des choses. Parce qu'elle ne porte pas suffisamment d'importance à son paternel pour vouloir lui donner un tel honneur. Parce qu'elle n'a jamais eu la même complicité avec Aldaric. « Je confirme qu'il n'a plutôt pas intérêt à être cracmol avec un prénom pareil! ». Et cette fois, Lilith elle rit. Un peu. Un rire qui s’évanouit quand l'enfant se met à pleurer, réclamant sa pitance.

Swansea – 1939

Swansea – 1941 L'eau brûlante coule sur ses mains maculée de sang. Le calme habituel a quitté ses prunelles, ses mains s’agitent sous le filet d'eau. Elle ne supporte pas la vision de ce sang. Du sang, elle en a déjà plein sur les mains, Lilith. Mais celui-ci semble la brûler, comme de l'acide, comme un poison mortel dont elle doit absolument se débarrasser. L'humidité dans ses yeux est inhabituelle aussi. Dérangeante. Parce que Lilith ne pleure pas. Lilith n'est jamais triste. Elle prend une longue inspiration et ferme les yeux avant de poser ses mains sur le bord du lavabo. Lilith elle est habituée à ce que rien ne la touche. Lilith elle sait que les remords ne font pas partie de sa personnalité. Elle se sait capable de blesser et de tuer sans y réfléchir à deux fois. Mais ce soir, elle sent son cœur qui saigne après avoir commis l'irréparable. Ce soir, elle a l'impression que le monde s'effondre sous ses pieds. Sensation désagréable qu'elle aurait souhaité ne jamais connaître. Lilith n'est jamais triste, mais ce soir quelques larmes osent à couler le long de ses joues. Parce que ce soir, Lilith a tué la seule personne qu'elle a été capable d'aimer. Liorit. La colère qu'elle n'a pas su contrôler. La fierté de sa famille menacée, le sort qui s'échappe de sa baguette. Le corps qui s'écroule sur le sol. La froideur dans ses prunelles, racines et feuilles pour simple sépulture. Elle a envie de vomir, Lilith. Elle offre en spectacle sa faiblesse. Elle pourrait se gifler elle même pour ça. Elle sert les dents, sursaute quand la porte de la salle de bain s'ouvre. « Maman. ». D'un geste nerveux elle essuie ces stupides larmes qui ont coulé, Lilith. La voix de sa fille est comme une cacophonie. Comme le son désagréable de la craie qui grince sur le tableau. Comme une symphonie qui n'a pour but que de vous torturer, de vous exploser les tympans. Elle sert de nouveau les dents, Lilith, alors que la malheureuse s'ose à poser une main sur l'épaule de sa mère. La colère remplace avec aisance la tristesse dans les prunelles de Lilith. Et l'enfant recule, comme un mécanisme, un instinct de survie. Parce que Lilith n'est pas connue pour être une mère douce et attentionnée. Le peu d'humanité qu'elle semblait avoir quelques secondes plus tôt c'est envolée. Tu n'es qu'un monstre, Lilith. Des mots qu'elle a si souvent entendu, qui n'ont jamais fait aussi mal que dans la bouche de Liorit. Une vérité qu'elle ne cache pas. Ils ont raison, elle est monstrueuse Lilith, mais cela ne la dérange pas. Les lippes retroussées en une grimace menaçante, ses doigts viennent se refermer sur la gorge fragile de sa fille. « Il me semble t'avoir appris à frapper avant d'entrer dans une pièce, Ainsley! ». La colère redirigé vers la pauvre enfant qui n'a rien demandé. Et elle voit la peur dans les prunelles de sa fille, Lilith. Mais ça ne l'adoucie pas, bien au contraire. Parce qu'elle ne connaît pas la peur, Lilith. Parce que la peur, c'est pour les faibles. « Et fais un effort, la peur c'est pour les faibles, tu n'es pas faible, n'est-ce pas ? ». La négation qui ne se fait pas attendre. Parce que Lilith ne les a pas élevé des êtres faible. Parce que la jeune fille sait qu'il ne faut mieux pas contredire sa mère a cet instant. Lilith fait claquer sa langue contre son poignet alors qu'elle resserre un peu plus son emprise sur la gorge de sa fille. Ainsley ne veut pas obéir. Quelque part, Lilith sait bien qu'elle tient ça d'elle, mais elle refuse de l'admettre. Mais Lilith, elle se souvient très bien de comment son père a agit avec elle. Elle n'a pas oublié la douleur, n'a pas oublié la détermination. Et elle se dit que c'est peut-être la solution avec sa fille. Oublié l'époux trop mielleux. A cet instant, Lilith est prête à montrer l'étendu de sa monstruosité. A la mauvaise personne, mais ça, ça n'importe pas. Mais on ne blesse pas les gens qu'on aime. Une grimace qui déforme de nouveau son visage. La voix de Liorit qui résonne dans sa boite crânienne. L'amour, notion qui lui donne envie de vomir. L'amour, une connerie inventée par les né-moldus, sans aucun doute. Ou alors par ces abrutis d'étranger. Elle plonge ses prunelles sombres dans celles plus claires de sa fille. Lilith n'aime personne. Personne d'autre que son clan, que les Prewett. Lilith sait haïr, mais le contraire lui est difficile. Alors elle peut faire du mal à Ainsley. Parce que la pauvre n'a pas la chance de porter ce patronyme si important aux yeux de sa maternelle. Lilith n'aime personne. Sauf Liorit. Mais elle a tué Liorit, alors on peu blesser les gens qu'on aime. S'il t'aime vraiment, alors il doit avoir bien du mal à se regarder dans un miroir quand il pense à toutes ces marques qu'il a laissé sur ton corps. Elle ne supporte pas cette voix qui s'installe dans son esprit. Comme si elle avait enfin une conscience, comme si ce parasite tentait tant bien que mal de la changer. De lui insuffler un soupçon d'humanité dont elle ne veut pas. Ce qu'elle veut, c'est donner une leçon à l’isolante qui lui fait face. Elle grimace de nouveau, Lilith. Et puis, elle relâche sa fille. Pauvre enfant apeurée, qui pourtant ne désire rien d'autre que l'amour maternel. « Dégage ! Prépare ta sœur et ton frère, on va bientôt dîner! ». L'enfant ne se fait pas prier et Lilith laisse échapper un léger soupir.


CORRUPTION WILL HAUNT YOU ↓ MUDBLOODS AND MURMURS


Dernière édition par Lilith C. Ollivander le Mar 13 Sep - 1:20, édité 9 fois
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MessageSujet: Re: Everyone dies alone (Lilith)   Lun 22 Aoû - 18:44

Mudbloods and murmurs
Good art is not what it looks like, but what it does to us.



Londres – 1944

Londres – 1946

Londres – 1949

Londres – 1951


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Dernière édition par Lilith C. Ollivander le Mer 24 Aoû - 19:27, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Everyone dies alone (Lilith)   Lun 22 Aoû - 18:44


Je t'aime.
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Melpomène Lestrange
live like legends
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Parchemins :  3965
Crédits :  Tearsflight (avatar), LAZARE (codage signature), MØRK (gif profil + signa)
 
Âge :  25 ans à se battre pour le pouvoir.
Sang :  Le sang des Black est pur, ode irrévérencieuse à la noirceur de leurs âmes, liquide vermillon qu'ils ne sauraient gaspiller. Sang royal où se mélange magie noire, ambition incontrôlée et soif de pouvoir.
Allégeance :  Marque des Ténèbres assumée, Melpomène fait partie des Mangemorts. Loyale servante depuis les premières heures de Voldemort.
Profession :  Melpomène travaillait autrefois à la morgue, embaumant derrière elle les secrets des siens. Aujourd'hui fugitive.
Ancienne école :  Poudlard dans une maison bordée d'émeraude - berceau de rencontres qui ont changé le cours de sa famille et qui ont façonné un destin aussi sombre que son patronyme.

Priori Incantatem
am i free?: no
Inventaire:
code couleur: #CF8C8C
http://www.mudbloodsandmurmurs.com/t107-melpomene-child-of-the-night http://www.mudbloodsandmurmurs.com/t77-melpomene-uprising
MessageSujet: Re: Everyone dies alone (Lilith)   Lun 22 Aoû - 18:48

Mon dieu cette longueur, je comprends pourquoi le reste du staff râle sur mes fiches Désolée les gars
j'ai hâte de lire quand même re-bienvenue par ici Lilith


uprising
You will hear thunder and remember me, And think: she wanted storms. The rim Of the sky will be the colour of hard crimson, And your heart, as it was then, will be on fire.
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MessageSujet: Re: Everyone dies alone (Lilith)   Lun 22 Aoû - 19:21

omg cette fiche promet d'envoyer du pâté de ouf

en plus Lilith, je m'en remets vraiment pas la perfection

rebienvenue
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MessageSujet: Re: Everyone dies alone (Lilith)   Lun 22 Aoû - 19:32

je t'aime
t'est classe
achète tes robes chez moi
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MessageSujet: Re: Everyone dies alone (Lilith)   Mar 23 Aoû - 11:12

Quel prénom magnifique
Bienvenue parmi nous
Bonne chance pour le reste de cette fiche
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MessageSujet: Re: Everyone dies alone (Lilith)   Mar 23 Aoû - 14:07

OH NON PAS ENCORE.
T'es bonne sinon, quand même un peu.
Du love.
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MessageSujet: Re: Everyone dies alone (Lilith)   Mar 23 Aoû - 14:46

la magnifique et sensationnelle Kate Beckinsale, quelle déesse.
rebienvenue sur le forum, donc, avec ce personnage qui semble annoncer beaucoup d'amusement.
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MessageSujet: Re: Everyone dies alone (Lilith)   Mar 23 Aoû - 14:54

Rebienvenuuuue Norvèèèèège.
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MessageSujet: Re: Everyone dies alone (Lilith)   Mar 23 Aoû - 16:37

LA FAMEUSE, POUSSEZ VOUS POUR IL FAUT SAUVER WILLITH
rebienvenue à la maison, avec ce putain de personnage
bonne rédaction pour ta (ton roman) fiche
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MessageSujet: Re: Everyone dies alone (Lilith)   Mer 24 Aoû - 19:23

Tous
Je vous aimes, vous êtes les meilleurs .
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MessageSujet: Re: Everyone dies alone (Lilith)   

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Everyone dies alone (Lilith)
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