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 Les hommes qui n'aimaient pas les femmes (magdalena)

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MessageSujet: Les hommes qui n'aimaient pas les femmes (magdalena)   Mar 30 Aoû - 19:51

Rose Magdalena Hypathie Von Hessen
Les hommes qui n’aimaient pas les femmes


A little taste of magic on your lips
▲ Nom : Elle est née Prausnitz, a décidé de devenir Von Hessen. Prausnitz, souvenirs douloureux d’un père violent qui dominait si bien sa femme et sa fille. Patronyme qu’elle a abandonné dès sa majorité, trouvant plus exaltant de prendre le nom de jeune fille de sa mère, femme battue, malheureuse dans son mariage. C’est aujourd’hui sous le nom de Von Hessen qu’elle répond, abandonnant dans les abysses de sa jeunesse à Durmstrang les maudits Prausnitz. Von Hessen qui rappelle ses origines allemandes noble. Elle en est la dernière de sa lignée, consciente que ce titre de noblesse n’a plus lieu d’être, consciente qu’il n’a aucune espèce d’importance.
▲ Prénom :  C’est sous des influences nobles que Whilemina, allemande de sang et d’origines décida de nommer sa fille Rose comme la fleur. Doux prénom que pourtant peu de monde connaissent de par le fait qu’elle ne l’a abandonné rapidement en entrant à Durmstrang. Douloureux prénom en réalité qui lui rappelle la détresse de sa mère mais aussi le harcèlement de son père qui ne manque jamais de lui envoyer une rose pour son anniversaire en gage de souvenir de ces horribles années. C’est donc sous le second prénom Magdalena qu’elle se présente. Prénom aux influences autrichiennes, il arrive souvent qu’on le raccourcisse pour aller plus vite. Magdalena préfère cependant qu’on ne raccourcisse pas son prénom. Enfin, dernier prénom : Hypathie. Si Wihlemina était une femme qui fut un temps d’une culture étonnante, elle avait une véritable passion pour l’Antiquité et l’empire romain. Alors il lui a semblé juste de nommer sa fille par le prénom de la mathématicienne et philosophe Hypathie, sauvagement assassinée par les chrétiens. Si le sort de cette pauvre femme a été maintes fois raconté à Magdalena, elle sait cependant qu’elle n’a rien en commun avec cette femme illustre ci ce n’est leurs prénoms.
▲ Date et lieu de naissance : Elle est née le jour des morts dans une indifférence les plus totales. Ce 1er novembre 19XX, Wihlemina donna naissance à Rose Prausnitz seule, à Vienne, sans la moindre pitié de son mari. Elle fut la seule et unique enfant des Prausnitz.
▲Nature du sang : C’est un sang mixte, mêlé dirait-on qui coule dans les veines de Magdalena. Il y avait bien sûr des sorciers des deux côtés de sa famille bien que Wihlemina et Fabian Prausnitz n’en restaient pas moins des piètres sorciers à vrai dire. Il est cependant un élément de sa vie passé sous silence. Dans ses cauchemars elle réentend cette phrase si puissante, si déroutante : « De toute façon, t’es pas ma fille. » La rumeur circulait comme une poignée de poudre, s’insinuait petit à petit dans les esprits de chacun. On posa des questions, on s’interrogea. Seul le silence de Wilhemina leur répondit. Qu’en est-il donc réellement ? Fabian Prausnitz était-il son père ? Ce père ignoble et horrible ? Wilhemina emporta ce secret dans sa tombe, torturant sa fille de cette vérité qui ne sortira jamais. Pourtant que Fabian soit son vrai père ou pas, cela ne change rien. La couleur de son sang n’a strictement aucune importance pour Magdalena.
▲Profession : Elle n’a jamais été une fille très recommandable dans le fond Magdalena. Cette violence qui vit en elle, elle avait décidé de faire son métier par le plus grand des hasards, par un malheureux accident. Elle mit cependant du temps de se décider, sachant parfaitement que cela ne plairait pas à Viktor. Sachant qu’elle s’engageait dans une route bien sombre. Elle est devenue une tueuse à gage, sans jamais n’en éprouver le moindre remord. C’était d’une logique sans faille à vrai dire même si elle n’a jamais été du genre sadique. Sa première victime fut la plus douloureuse, la deuxième lui chatouilla légèrement l’esprit, la troisième ne fut plus qu’une parmi tant d’autres. Et on engagea rapidement les services de Magdalena. Des femmes surtout. Ses victimes étant la plupart du temps des hommes, elle n’avait dans son champ d’action que des femmes qui désiraient de se venger d’un mari violent, de leur violeur, de leur amant qui menaçait de les détruire. Rares furent les hommes à venir la voir car peu à peu, elle devint même meilleure que certains hommes qui pratiquait son métier. Et forcément, ça déstabilise cet effet castrateur. Après tout Wasp, de son nom de scène, n’était là que pour défendre les femmes opprimées et qu’elle aimait tant. Des femmes qui lui ressemblait pourtant. Et puis, elle est morte. Son amour est mort. Alors donner la mort n’avait plus réellement de sens parce que tout ce qui s’était produit était de sa faute. Rien que de la sienne. Magdalena abandonna Wasp, disparut de Bulgarie pour finalement s’établir à Londres en tant que détective privée, gardant le silence sur ce passé peu recommandable, sachant pertinemment aussi, qu’il la refrapperait tôt ou tard.
▲Statut matrimonial : Mademoiselle disent-ils. Mademoiselle, la méprisent-t-il. Mademoiselle, corps et âme. Il lui est impensable d’être sous la coupe d’un homme. Il lui est impensable de porter le nom d’un homme. Il lui est impensable d’aimer un homme. Parce qu’ils sont tous pareils, des êtres pitoyables, des êtres qu’elle identifie à celui qui l’a créé. Alors non, elle préfère d’avantage la compagnie des femmes parce qu’elle a forcément plus confiance. Aussi parce qu’elle n’a jamais eu de relation amoureuse avec un homme. Elle sait cependant que sa bisexualité est une tare pour beaucoup. Elle n’est pas du genre à l’ébruiter, pas du genre à se montrer avec une femme. Pas depuis la mort de Danica. Alors du haut de ses 35 ans, elle reste célibataire et sans perspective de futur sur ce point.
▲Ancienne maison (ou école pour les bulgares) : C’est dans les terres froides de Durmstrang qu’elle établit sa scolarité. Enfant renfermée et violente, ne supportant d’obéir à des hommes, elle fut accueillie avec réserve cependant dans cette prestigieuse école. Ecole qui y avait vu grandir sa mère et son père. Ecole qui la vie devenir adolescente puis femmes. Ecole qui ne lui manque pas tant que cela dans le fond. ▲Patronus : Magdalena est en réalité incapable de produire ce sortilège. Ceci n’est pas un manque compétence, loin de là. A vrai dire, l’autrichienne ne nourrit pas assez de sentiments et de souvenirs heureux et légers pour pouvoir produire un patronus. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir cherché… Mais si elle devait exécuter correctement ce sortilège, celui-ci prendrait l’apparence d’un fossa. Plus gros mammifère de l’île de Madagascar, c’est un animal particulièrement exotique, à l’image de sa propriétaire. Extrêmement agressif, il est aussi une espèce en voie de disparition et a très mauvaise réputation. On dit qu’il porte malheur, alors on en a peur et on n’hésite pas à le chasser et à le tuer.
▲Baguette Magique : La baguette de Magdalena est composée d'un crin de licorne. D'une longueur raisonnable de 21 centimètres, celle-ci est cependant très rigide et est taillée dans du châine rouge. Ce bois est tout à fait en accord avec le tempérament de l'autrichienne et sa baguette n'en est pas moins très difficile à maitriser ce qui n'a pas empêcher Magdalena de s'y fier et d'avoir déjà commis plusieurs meurtres avec celle-ci.
▲Particularité : Magdalena est née avec une particularité particulièrement embêtante en réalité. Atteinte d’asymbolie à la douleur, il lui est impossible pour elle de ressentir la douleur physique. Cette maladie moldue, rare (on ne compte que quelques milliers de cas dans le monde) fait que son cerveau n’interprète plus la douleur comme telle. Ainsi, cette maladie fait partie intégrante de la femme qu’elle est devenue, exacerbant son caractère au possible. Impossible pour elle de ressentir la douleur physique, impossible donc d’exprimer la moindre empathie pour les gens qui souffrent. Des contraintes sont cependant liées à cette maladie, elle est obligée d’aller souvent à l’hôpital pour surveiller que tout va bien, qu’elle ne s’est rien cassée ou qu’elle n’a pas d’hémorragie interne. De même elle ne ressent aucune différence entre un changement de température important ce qui fait qu’elle peut se brûler sans s’en rendre compte. Magdalena a cependant appris à vivre avec cela et aujourd’hui, elle accepte parfaitement sa maladie, consciente qu’il s’agit plutôt une chance : c’est en partie grâce à cette particularité étonnante qu’elle faisait bien son métier de tueuse à gage et qu’elle fait aussi bien celui de détective privée, à cause de l’utilisation de méthodes peu recommandables tout droit sorties de son manque d’empathie pour la douleur physique. ▲Amortentia : C’est l’odeur du sang qui lui vient en premier, lié à l’exaltation qu’elle avait à une époque à tuer sans scrupule, sans remord. Lié aussi tout ce sang qui coule sur ses mains. Puis, elle sentirait l’odeur de la vanille de Madagascar, odeur si caractéristique du parfum de sa mère qui fut à une époque douce et aimante. Enfin, c’est l’odeur de la vodka à l’image même de son côté rock and roll et de cette boisson qu’elle aime particulièrement en bonne fille des pays de l’Est qu’elle est.
▲Epouvantard : Elle vous répondra qu’elle n’a peur de rien. Et c’est probablement le cas. Elle ne craint pas les petits bêtes, elle ne craint pas la douleur. Elle n’a peur de rien, se jette dans l’inconnu, se jette dans la bataille sans la moindre peur. Parce qu’elle ne connait pas cette peur-là, parce qu’elle est inconsciente. Pourtant, il est une chose qu’elle n’avouera jamais. Une chose qui pourtant la motive encore et encore. Sa plus grande peur réside dans son plus grand combat. Les supplices de Fabian Prausnitz restent gravés dans sa mémoire à jamais. Les violences, les mots durs, les larmes, les viols, les coups. Tout. Et alors qu’elle argue haut et fort qu’elle n’a peur d’aucun homme, sa plus grande peur réside dans le fait d’être soumise à un homme, enchaînée, battue. Devenir comme sa pauvre mère. Alors si elle devait se retrouver devant son épouvantard elle s’y verrait alors, enchaîné des bleus sur la peau nue que cette robe lourde et de lady ne couvre pas.

Je jure solennellement de faire usage du sortilège
Silencio
pour servir ma cause

"Parlez-nous un peu de vous. Si vous deviez vous décrire en quelques mots que diriez-vous ?"
Violence, agressivité, mystère fascinant. Magdalena c’est un feu qui ne s’éteint jamais. C’est la passion au bout des lèvres. C’est un corps de femme qu’elle n’accepte pas. C’est la violence sous toutes ses formes. C’est celle qui frappe et qui discute après. C’est celle qui n’a aucun humour et qui vivra toute blague, tout compliment comme une agression. C’est une femme qui parle peu mais qui parle pourtant bien. C’est une observatrice, une méticuleuse presque perfectionniste dans son boulot. C’est une femme qui ne parle jamais d’elle, une femme marquée par son passé mais qui n’en parle jamais. C’est une femme que vous pouvez à peine effleurer car elle s’évapore entre vos doigts, elle s’échappe, libre et unique. Sa liberté chérie. Sa liberté et son authenticité. Parce qu’elle n’est dans le fond pas fausse Magdalena. Oh, elle ment, elle fait du mal, mais comme tout le monde n’est-ce pas ? Elle est folle aussi, folle parce qu’elle n’a aucune conscience du danger ce qui fait qu’elle est agressive mais aussi arrogante. Joueuse, elle aime les défis et est généralement prête à tout pour gagner bien qu’elle n’en reste pas moins fair play. Et puis Magdalena c’est aussi la femme qui est contradictoire. Elle aime tout comme elle déteste son corps. Elle aime ses courbes mais elle ne supporte pas sa féminité qu’elle considère comme un fardeau, une malédiction, qui lui a valu mille tourments. Elle aurait probablement préféré naître homme bien qu’elle s’amuse particulièrement à castrer de manière générale et symbolique la gente masculine, préférant dans son lit la présence des femmes, plus douces, et qui lui font moins peur. Alors Magdalena, c’est aussi celle qui défend les femmes, de tout son cœur de toutes ses forces. Celle qui n’hésite pas à jouer les justicières, décidée à jouer le juge et le bourreau en même temps. Mais dans sa force, dans cette montagne d’agressivité, de mystère et de fascination, Magdalena n’en reste pas moins une femme en colère, une femme aussi qui souffre de son passé. Une femme qui hurle sa douleur le silence dans la nuit, une femme qui pleure dans le noir. Une femme comme toutes les autres dans le fond. Une petite fille en colère contre le monde entier.  

"Grindelwald domine l'Angleterre et la Bulgarie depuis 6 ans en quoi cela-t-il influé sur votre quotidien ?"
Elle n’a jamais eu d’engagement politique dans le fond, tout du moins, le seul qui lui importe est sa cause à elle, ou celle des femmes plus largement. Qu’elles soient du côté de Grindelwald, de Voldemort ou de Dumbledore, ça n’a aucune espèce d’importance : toutes les femmes sont des opprimées, les esclaves parfaits des hommes. Qu’il y est ce régime depuis six années déjà, ça n’a strictement rien changé comme elle. Le regard des gens n’a pas changé, son regard à elle non plus. A ses yeux, ce gouvernement est tout aussi mauvais que le précédent vu qu’il asservit tout autant la femme. Concernant les nés-moldus ? Elle n’éprouve pas de sentiments sur ce point, consciente qu’elle ne pourrait rien faire elle toute seule et qu’elle est probablement trop égoïste pour vouloir aider son prochain. Parce qu’elle est en guerre dans sa tête Magdalena, elle n’a pas besoin du monde extérieur pour se battre, la guerre est dans sa propre tête et elle sait que ce gouvernement-ci ou un autre ne changera rien à la vision qu’elle a du monde : Chacun pour soi.

"Vous voyez un passant dans la rue se faire malmener par deux spaseni, serviteurs de Grindelwald, que faites-vous ?"
Si Magdalena ne possède strictement aucune opinion politique, elle sait cependant reconnaitre l’injustice sous toutes ses formes. Soucieuse de ce genre de chose que la personne soit un homme ou une femme ne changerait strictement rien à sa réaction. Elle agirait sans réfléchir d’avantage, demandant d’abord poliment ce qu’aurait fait cette personne. Deux possibilités s’ouvriraient alors à elle : selon la réponse qu’on lui offre, elle pourrait très bien dire le fond de sa pensée ou alors intervenir pour faire comprendre les bonnes manières à ces spaseni. Parce qu’il est une chose que Magdalena ne néglige pas : la politesse est un des principes qu’elle respecte, tout comme en général, l’ancienneté et les personnes plus âgées qu’elle. Si elle est du genre à utiliser ses mains, elle sait qu’elle ne le ferait que si la personne en face d’elle venait à lui manquer de respect ou se montre impolie.

« Vous voila devant le miroir du Riséd, que pensez-vous y voir ? »
Si elle devait se retrouver devant le miroir du Risèd, elle s’y verrait le visage serein, paisible, les terres des Von Hessen derrière elle et qui lui appartiendraient. Sur son épaule, la main de sa mère décédée depuis maintenant deux quatre ans, un sourire heureux sur les lèvres. Si Magdalena devait aspirer à quelque chose, elle sait déjà qu’elle aurait aimé être plus apaisée et plus en paix avec elle-même et avec les autres, de même que voir le bonheur de sa mère aurait été tout ce qu’elle aurait voulu. Cependant, elle a parfaitement conscience que tout ceci n’est qu’un rêve. Wilhemina est décédée sous les coups de Fabian alors que les terres de Von Hessen ne sont plus la propriété de cette famille. Cette vie paisible et rassurante n’est donc plus qu’une utopie qui s’immisce parfois dans sa tête.

« Par chance, vous vous trouvez en présence des trois reliques de la mort, mais vous ne pouvez en choisir qu’une. Laquelle prendriez-vous ? »
Aucune. Tout ceci n’est à ses yeux qu’une légende, rien de plus rien de moins. Si c’était le cas et si elle avait vraiment le choix entre la baguette de sureau, la pierre de résurrection et la cape d’invisibilité elle n’en choisirait aucun. La baguette ? Pourquoi faire ? Elle sait se battre avec ou sans baguette, et elle sait que personne n’est invincible, même pas elle à vrai dire. La cape d’invisibilité ? Elle ne voit pas réellement à quoi cela lui servirait. Elle fait très bien son métier sans, elle n’en voit donc pas l’utilité. Enfin, elle aurait peut-être un certain intérêt pour la pierre de résurrection. Revoir une dernière fois Danica serait tentant. Mais elle sait que ce n’est qu’une réalité fragile et qu’elle se ferait là plus de mal qu’autre chose. Elle ne la prendrait donc pas et déciderait qu’elle n’a besoin d’aucun de ces trois objets.

▲ pseudo ou prénom :  Guimauve
▲ âge :  21 ans
▲pays :  France ▲ Connexion  :  Régulière.
▲ scénario ou inventé :  Inventée
▲ avatar :  Jaimie Alexander
▲ Où avez-vous connu le forum ? :  Bazzart
▲ quelque chose à rajouter :  Rien, ci ce n’est que le forum est absolument magnifique  
▲ crédits :  tumblr
CORRUPTION WILL HAUNT YOU ↓ MUDBLOODS AND MURMURS


Dernière édition par Magdalena Von Hessen le Mer 14 Sep - 12:11, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Les hommes qui n'aimaient pas les femmes (magdalena)   Mar 30 Aoû - 19:52

Mudbloods and murmurs
Les hommes qui n'aimaient pas les femmes



16 ans. Durmstrang. « PRAUSNITZ ! » Sa voix raisonna sous la pluie qui envahissait le terrain de Quidditch. C’était une sale journée, pour tout le monde. Il faisait froid, il pleuvait averse et pourtant, il avait été résolu à faire cet entraînement. En soit, le froid ne la dérangeait pas. Elle se fichait même de la pluie. Et l’entraînement ? Elle était bien trop contente de pouvoir se défouler un peu. Sauf qu’aujourd’hui il avait décidé de la faire chier. Parce qu’aujourd’hui était un jour particulier, un jour trop beau pour être vrai à vrai dire. Dragan Vrana avait vu sa petite sœur rentrer à Durmstrang avec une certaine fierté. L’idée qu’une Vrana rentre dans cette prestigieuse école lui gonflait clairement les chevilles. Sauf que tout ne s’était absolument pas passé comme prévu et pour une raison qu’elle ignorait, Magdalena l’avait vu venir. Elle avait eu à faire à Ludmilla dans le bateau pour se rendre à Durmstrang. C’était une fille adorable et très jolie, qui s’était adressée à elle dans une politesse pourtant glacée. Quelque chose s’était produit dans la vie de cette jeune fille et Magdalena l’avait tout de suite compris en la voyant. Elle n’avait cependant pas plus d’avantage discuté avec elle que son très cher frère était arrivé. On pouvait dire que Dragan était aux antipodes de sa sœur. Le visage charmant, un sourire enjôleur sur les lèvres, il était connu à Durmstrang pour être un coureur de jupon et particulièrement arrogant de surcroît. Plusieurs fois, il avait tenté quelque chose avec elle, plusieurs fois il s’était mangé un coin de table ou le mur. Magdalena devait pourtant l’avouer : concrètement, elle était loin de lui être insensible, mais l’idée d’être une personne de plus sur son tableau ne l’intéressait absolument pas, pas plus qu’avoir à faire avec sa masculinité. Cette masculinité qu’elle exécrait… Ainsi, après une remarque particulièrement sexiste et présomptueuse à son égard, Monsieur le capitaine de l’équipe de Quidditch de leur maison emmenait sa sœur dans leur cabine. Magdalena n’avait strictement rien dit, se détournant d’un air particulièrement blasé. Elle savait que son ascension à ce poste lui avait fait gonflé les chevilles et tout ce qui s’apparentait à sa masculinité et elle savait déjà qu’il n’allait pas la lâcher. Et puis, la cérémonie de répartition était arrivée. La petite Ludmilla s’était avancée pour savoir dans quelle maison elle irait. Et quelques secondes plus tard, le verdict tomba. Un fou rire l’avait saisi sans qu’elle n’arrive à le réprimer alors que son regard se posait sur le visage de Dragan Vrana alors que tout le monde regardait la petite rejoindre les membres de son clan. « Alors Vrana, content de voir la répartition de ta sœur ? » s’entendit-elle dire, moqueuse en continuant de rire. Vrana ne dit rien, livide, regardant sa sœur aller dans le clan qu’il était supposé détester et maltraiter depuis sa toute première année. Ce soir-là, le pire cauchemar de Dragan Vrana s’était réalisé sous le fou rire moqueur de Magdalena Prausnitz. Evidemment, ça n’était qu’une question de temps avant que celui-ci ne se venge et Magdalena savait très bien que ça allait tomber sur elle. Dans les semaines qui suivirent, le comportement de celui-ci changea. On ne le vit plus maltraiter les membres du clan opposé mais une certaine frustration s’était installée sur son visage. Et lorsqu’il osait poser son regard sur elle, elle avait tout de suite compris que tout ce qu’il avait accumulé allait retomber sur elle. Parce qu’il lui fallait bien une victime n’est-ce pas ?

Alors elle s’y était préparée, décidée à se défendre, décidée à ne pas se laisser faire. Décidée à rentrer en guerre. Qu’il soit son supérieur n’y changeait rien. A ses yeux, ce type était comme tous les autres : un être qui méritait des baffes et de se faire castrer une bonne fois pour toute. Il s’était cependant acharné sur elle à l’entraînement, lui donnant des exercices en plus, tentant de la fatiguer, l’insultant et lui criant dessus. Evidemment, Magdalena serrait les dents pour attendre le bon moment avant de lui rentrer dedans. Et c’était finalement dans les vestiaires alors qu’ils se changeaient tous que la scène se produisit. « Tu n’es qu’une incapable. Pas fichue de protéger tes coéquipiers pour un putain d’entraînement ! Si tu continues comme ça je vais te virer de l’équipe… » « Pardon de te contre dire Vrana mais pour ton information, si Daskalov c’est retrouvé blessé c’est parce qu’il a été assez idiot se lancer le Cognard dessus en pensant pouvoir le remettre dans la boîte après un pari stupide que TU as lancé. » l’interrompit-elle sans le regarder alors qu’elle retirait ses vêtements mouillés. Sa voix était froide et calme. Elle l’observait du coin de l’œil, devenir rouge. Le simple fait qu’elle lui réponde le mettait dans tous ses états. On entendit quelques ricanements autour. La jeune homme se mit à jeter un regard noir aux autres membres de l’équipe et s’écria soudainement : « SORTEZ TOUS D’ICI ! » Ne se le faisait pas répéter deux fois, Magdalena qui s’était assise sur le banc en sous-vêtements, vit les autres sortir, ramassant leurs affaires rapidement pour s’éloigner le plus rapidement possible de la tempête qui se préparait. L’adolescente finit par reporter son attention sur son capitaine, et lorsque tout le monde fut sorti, elle finit par lui dire : « Tu sais, je sais que tu es frustré pour ta sœur, mais je te préviens, ce n’est pas une bonne idée de t’attaquer à moi. » Sa voix restait toujours aussi étrangement calme alors qu’elle l’observait toujours. Il ne se doutait pas de la menace qu’il y avait sous-jacente, pas plus qu’il ne savait qu’il s’agissait là d’un avertissement. Mais le jeune homme s’approcha brusquement d’elle avant de lui saisir le poignet, le tordant. Regardant son poignet, la brune se vit lever un sourcil. Une personne normale aurait eu mal. Elle, en revanche se complaisait dans sa non-douleur et ce garçon avait donc totalement oublié sa propre particularité. Cependant, elle ne doutait pas qu’à cause de lui elle devrait probablement faire un saut à l’infirmerie pour s’assurer qu’il ne lui avait pas cassé le poignet. « Tu te prends pour qui à me parler comme ça pét… » Il n’eut pas le temps de finir de sa phrase. Elle était allée plus vite que lui et sans qu’il ne demande son reste, elle venait de lui donner un coup de pied particulièrement violent dans ses parties intimes. Se tordant de douleur, le jeune homme s’effondra à genou alors que Magdalena le renversait d’un autre coup de pied avant de se pencher sur lui, le visage en colère et se lui saisir son entrejambe en serrant. Entendant le jeune homme hurler et ne se souciant pas du tout d’amoindrir ses chances d’enfanter, elle finit par lui dire, d’une voix agressive, traduisant sa colère, traduisant le fait qu’il était allé trop loin en levant la main sur elle et qu’elle n’allait décidément pas se laisser faire : « Je t’ai prévenu que ce n’était pas une bonne idée Vrana. La prochaine fois que tu lèves encore la main sur moi je te promets que je te les arrache. Est-ce que c’est clair ? » Elle entendit le garçon gémir et finit par le relâcher avant de récupérer ses affaires sans attendre d’avantage et quitter les lieux pour continuer de s’habiller sur le chemin du retour vers le château. Elle savait qu’elle venait de déclencher bien plus qu’une guerre entre eux. Elle savait qu’il tenterait encore de lui faire mal. Elle savait aussi qu’elle ne se laisserait pas plus faire que maintenant. Ce qu’elle ne savait en revanche pas, c’était que ce garçon allait devenir sa toute première relation sexuelle avec un mec et qu’il n’allait absolument pas changé la vision qu’elle avait de la gente masculine.


17 ans. Vienne. Et elle court. Pour elle. Parce que ça suffisait tout ça. Parce que ça devait cesser. Elle n’avait pas attendu qu’il monte. Elle n’avait pas attendu qu’il est fini de frapper sa mère. C’était devenu tellement routinier qu’elle savait exactement quand est-ce qu’il allait monter. Alors cette fois-ci parce que ça ne pouvait plus durer parce qu’elle allait finir par le tuer si ça continuait, elle avait fait ses affaires. Elle entendait les cris et les pleurs de sa mère dans la chambre à côté. Les cris de Fabian qui hurlait sur sa femme se faisaient de plus en plus animaux. Le cœur de Magdalena fit un bon dans sa poitrine, battait à la chamade. Bientôt ce serait son tour. Bientôt il viendrait. Et si Fabian Prausnitz n’avait jamais réussi à faire hurler de douleur sa fille, il avait trouvé une manière bien plus cruelle de la faire souffrir. Mais pas ce soir. Plus jamais. Plus jamais parce qu’aujourd’hui, elle était libre. Aujourd’hui, elle pouvait partir et elle n’avait attendu que ce signal, ces dix-sept ans pour partir. Sans aucun remord. Sans aucun regret. Parce que tout ce qu’il y avait ici n’était que douleur, larmes, cris. Parce qu’il n’y avait pas d’amour sauf celui effacé d’une mère qui n’avait pas osé regarder sa propre fille ce premier matin où Fabian avait abusé d’elle. Qui n’avait jamais rien dit, qui n’avait jamais osé partir ou se dresser contre son mari. Qui n’avait pas protégé sa fille parce qu’elle en était, en fin de compte, incapable. Alors, elle mit son sac sur son épaule, ouvrit la fenêtre de sa chambre qui se trouvait au premier étage. Alors elle commença à sortir par celle-ci avant de s’arrêter. Si elle partait, elle laisserait sa mère seule et seul Merlin savait ce qui lui arriverait. Si elle partait, elle l’abandonnait. Si elle restait en revanche, tout ceci continuerait, et elle ne donnait pas cher de sa propre santé mentale. Si elle restait, quelque chose de mal allait arriver et quand bien même elle haïssait son père, elle savait qu’elle ne voulait pas en arriver là. Les bruits dans la chambre s’étaient arrêtés. On entendait encore quelque gémissement de Wihlemina. Puis, la porte de la chambre s’ouvre à la volée, des pas raisonnent dans le couloir et il rentre dans sa chambre à elle sans frapper. Leurs regards se croisent alors et il reste un instant interdit, ne comprenant pas ce qu’elle faisait. Il y eut quelques secondes d’hébétude et au moment même où Fabian Prausnitz commença s’approcher d’elle en l’insultant et en lui promettant de lui faire des choses les plus immondes les unes que les autres, elle prit sa décision. Elle sauta dans le vide.


18 ans. Vienne. Trois coups à une porte, un léger grincement et un homme qui tousse pour annoncer sa présence. Elle ne décolle pas ses yeux du miroir qui lui fait fasse. Ses sourcils bruns sont froncés et elle s’observer. Elle n’aimait pas porter des robes. Elle n’aimait pas cette soudaine féminité qui lui sautait aux yeux. Elle n’aimait pas cette courbe de sein naissant qui apparaissait vaguement. Elle n’aimait pas ces hanches qui pouvaient enfanter. Elle n’aimait pas ces longues jambes qui avec ses talons étaient interminable. Elle n’aimait pas cette robe parce que tout simplement, elle ne la représentait pas. Pourtant, pour aujourd’hui, elle devait faire un effort. Pour aujourd’hui, elle devait simplement prendre sur elle et jouer un rôle. Juste pour quelques heures. Et ensuite, elle savait qu’elle balancerait cette robe. « Tu es très jolie, Rose. » Elle sursaute et tourne la tête vers l’homme qui venait de rentrer dans sa chambre. Elle avait totalement oublié sa présence. Il n’y avait eu aucune agressivité dans sa voix et Viktor Zlatev lui souriait tendrement. « Si tu le dis. » Elle se détourne de lui avant de jeter un nouveau regard sur elle dans le miroir. Son regard se posa ensuite quelques instants sur son reflet à lui dans la glace. Viktor avait toujours été un ami proche de la famille de sa mère. Elle l’avait toujours connu d’aussi loin qu’elle se souvienne et il avait toujours fait partie intégrante de sa vie. Malheureusement, Fabian n’avait jamais aimé cet homme et pendant plusieurs années, Magdalena l’avait vu disparaitre de sa vie. Celui-ci n’avait rien pu faire concernant Wilhemina et elle-même, elle le savait bien mais une certaine colère l’inondait alors qu’elle repensait à tout cela. Elle avait fui la maison depuis quelques mois déjà et fêtait à peine ses dix-huit ans. Elle ne savait pas comment il l’avait trouvé mais il avait été le premier à lui proposer son toit. Elle avait longuement hésité, l’observant, méfiante et agressive avant de finalement se dire que ce n’était l’histoire que pour quelques jours, tout au plus. Il se trouvait cependant qu’elle n’avait jamais eu rien à dire sur sa conduite et que les jours s’étaient transformés en mois jusqu’au jour où elle décida qu’elle pouvait lui faire définitivement confiance. Elle ne savait pas réellement si elle devait le qualifier d’ami. Magdalena en avait toujours eu très peu dans sa vie et elle n’avait pour ainsi dire personne actuellement, sauf lui. Mais il lui semblait que cette tendresse était peut-être un peu excessive. Ou alors était-ce tout simplement parce qu’elle n’avait pas l’habitude des gestes tendres. Toujours était-il que Viktor l’aidait et jouait de ses relations pour tenter de lui rendre la vie plus facile. Magdalena avait cependant du mal à accepter cette nouvelle présence dans sa vie. Toute cette gentillesse était suspecte. Etait-ce parce qu’il voulait se faire pardonner de ne pas avoir été là pendant ces dernières années ? Elle n’en savait rien mais elle sentait que le sujet allait finir par remonter tôt ou tard. « Je sais que ce n’est pas ce que tu mets d’habitude. Mais dis-toi que ce n’est que pour quelques heures. Juste le temps qu’on règle tout cela. » Elle acquiesce, ne voulant rien répondre avant de se détourner définitivement de son reflet et de finalement récupérer le dossier sur le lit qu’elle avait. « On devrait y aller. » déclara-t-elle finalement avant de passer devant lui sans prendre le bras qu’il lui tendait. Ils ne mirent pas longtemps avant de sortir de la maison qui était maintenant la sienne. Saisissant finalement son bras, elle le regarda du coin de l’œil. Il restait un homme séduisant, qui dégageait quelque chose de rassurant. Et elle remarqua alors qu’il y avait quelque chose qui la troublait en observant son visage. Etait-ce elle ou elle avait l’impression d’avoir la même forme de visage que lui ? Elle n’eut pas le temps de s’étendre sur la question qu’ils transplanèrent. Alors qu’ils se trouvaient devant l’établissement, Magdalena finit par dire : « J’espère que tous les papiers sont en règles. » « Je m’en suis chargé Magda. Tout devrait se passer normalement. Tu n’as pas d’inquiétudes à avoir. En sortant d’ici, tu t’appelleras Von Hessen comme tu l’as toujours voulu. » Elle l’observa un instant, les sourcils froncés, ne pouvant s’empêcher d’être méfiante. Elle espérait sincèrement que c’était le cas. Elle refusait de porter d’avantage ce nom qui l’oppressait. Elle refusait d’avoir un quelconque lien de parenté avec Fabian Prausnitz et il lui semblait que retrouver le nom de sa mère était rétablir une part de justice dans leur malheur. Alors, elle décida de lui faire confiance parce qu’elle n’avait pas vraiment le choix et que Viktor n’était pas son ennemi après tout. Se saisissant finalement de son bras, elle finit par lui répondre avant de le suivre jusqu’à l’intérieur du bâtiment : « Je te fais confiance. »


19 ans. Vienne. C'était un accident. Un bête accident qui marquait pourtant le début de quelque chose et la fin d'une autre. Tout avait pourtant commencé innocemment. Ils s'étaient rencontré dans un bar, elle avait un peu bu, lui aussi. Les jeux de regards avaient commencés. Ils se plaisaient bien. Elle le trouvait charmant, il la trouvait à son goût. Elle se sentait l'envie de passer le cap ce soir. Voilà un moment qu'elle avait quitté Durmstrang et elle n'avait plus eu de contact avec Dragan. Peut-être qu'il était mort, ou peut-être pas. Ca n'avait aucune importance, elle était mieux sans lui et il était probablement mieux sans elle. Alors elle devait l'avouer, plaire à ce garçon était quelque peu distrayant. Elle savait qu'elle n'irait pas plus loin parce qu'il y avait toujours ce blocage, cette sensation qu'il était une menace à cause de son sexe et Magadalena était bien trop sauvage pour se laisser à voir. Les marques étaient encore présentes, les cauchemars revenaient encore et si son esprit était un peu plus appaisé, elle savait qu'il en faudrait du chemin pour arriver à quelque chose de viable. Alors, les verres s'enchainèrent, les regards aussi, parfois il avait un geste ou deux et elle se faisait violence pour ne pas faire un bond en arrière. Elle savait qu'il ne lui voulait pas de mal, elle n'avait aucune raison de le blesser et de se défendre. Ils finirent par sortir du bar et se dirigeaient d'un pas chancelant chez lui. Elle tenait décidément mieux l'alcool que lui de toute évidence et elle était obligée de le tenir par le bras pour éviter qu'il ne chancèle trop. Ce contact, il ne l'appréciait que trop bien, pensant probablement qu'il s'agissait la porte ouverte à plus de choses entre eux. Il avait sorti ses clefs, elle finit par lui ouvrir la porte de chez lui non sans soupirer avant de se voir entrainer à l'intérieur de l'appartement. Le mobilier était sommaire. Il y avait une petite cuisine crasseuse. Une porte ouverte devait sûrement mener jusqu'à la chambre. Dans le salon dans lequel elle était se trouvait un canapé, une table basse, une radio, quelques autres meubles sans grande importance. Elle sent ses mains sur elle, ses mains qui se baladent, descendent le long de ses hanches, sur ses fesses, remontent pour arriver jusqu'à sa poitrine. Il est totalement bourré, elle se rend compte qu'elle n'en a aucune envie. Pire encore, elle veut fuir le plus loin possible. Mais il la pousse contre un mur, la bloquant, l'embrassant dans le coup, ses mains se baladant toujours sur son corps. « Non, arrête. Je ne veux pas. » Elle le repousse une première fois, les sourcils froncés. Sa voix est calme alors qu'elle l'observait. Il crevait de désir pour elle. Ca se voyait comme son nez en plein milieu de sa figure. Sauf que le non, bien qu'il était pourtant clair, ne l'arrêta pas. Il se recolla à elle, libidineux et tentant de défaire le bouton de son jean, lui murmurant de sa voix rauque et défoncée : « Allez... Laisse-toi faire. On va passer un bon moment. » Et l'espace de quelques secondes, elle sent la panique monter à elle. C'était comme revenir en arrière. C'était comme se retrouver dans cette chambre et revivre une fois encore, une fois de trop tout ça. C'était sentir de nouveau l'odeur de Fabian, ses mains et elle qui ne bouge pas, ne dit rien, ne le regarde même pas, amorphe, le regard vide, sans expression. Elle le repousse encore plus fort avant de s'exclamer, cette fois-ci agressivement : « J'ai dis non ! » Il lui saisit le poignet et le tord alors qu'elle ne sourcille pas un instant avant de s'exclamer à son tour, furieux et menaçant : « Ta gueule pétasse. T'es venue jusqu'ici c'est que t'as bien envie d'écarter les jambes. » Et elle voit rouge. Elle lui donne un coup dans la jambe pour tenter de s'enfuir mais il la rattrape malgré la douleur. Se débattant, elle frappe de toutes ses forces, le griffe, tente de trouver un moyen de s'échapper. Il la maintient, l'insulte, manque de déchirer sa robe. Et puis soudainement, le monde bascule. Tout se passe vite. Trop vite. Elle finit par le repousser brutalement. Il perd l'équilibre. Sa tête cogne avec puissance le rebord de la table basse et s'enfonce, faisant gicler le sang et la cervelle. Et c'est finis.

Elle l'avait vu se vider de son sang, pétrifiée dans un premier temps. Elle n'avait rien fait pour l'aider, choquée par la tournure des évènements et il était mort devant elle sans qu'elle ne tente de lui sauver la vie. Combien de temps était-elle resté là à le regarder ? Peut-être cinq comme une heure, elle n'en savait rien. Et puis, peu à peu son cerveau c'était remis à fonctionner. Elle analysait la situation. Elle revoyait ce qui s'était passé. Si elle n'avait pas agit, si elle ne s'était pas défendue, que ce serait-il passé hein ? Elle frissonne. Elle frissonne et elle sent ses jambes bouger enfin. Mécaniquement. Sa main se pose sur la poignet de la porte entre ouvert et elle sort de l'appartement, le pas vif. Elle disparait dans la nuit noire, devient une ombre parmi les autres et marche encore et encore. Il fait froid. Elle ne s'en rend pas compte. Elle marche encore et encore en repassant à ce type, encore choquée, encore secouée. Sa main se pose sur une poignet de porte qu'elle ouvre et rentre dans l'endroit. Elle pose ses clefs sur une table et entend une voix s'adresser à elle : « Magdalena ? Tu vas bien ? » Elle relève la tête et son regard croise le sien. Il est surpris de la voir là, peut-être parce qu'elle est plus pâle que d'habitude. Peut-être parce que ça se voyait qu'elle venait de tuer quelqu'un. Elle ne lui répond pas, monte les escaliers pour le fuir. Elle entend à peine qu'il l'appelle encore. Elle rentre dans la salle de bain, ferme la porte à clef derrière-elle et se rend compte que sa respiration se fit plus régulière en cet instant précis. Son regard se pose finalement sur le miroir en face d'elle et elle s'observe. Il n'y avait aucune trace d'agression sur elle. Son poignet n'était plus rouge, elle n'avait pas de sang... Peut-être des résidus de peau sous les ongles mais rien de plus. Et c'est à ce moment précis qu'elle se sent sale. Elle sent encore ses mains sur elle, son haleine alcoolisée, ses mots et ce droit qu'il se prenait sans aucune considération sur elle. Elle retire ses vêtements, rentre dans la douche et allume l'eau. Trop froide mais elle ne s'en rend pas compte. Elle avait oublié son thermomètre dans son sac. Elle s'en fichait. Tout ce qui compte c'était ce qui venait de se passer. Tout ce qui comptait c'était que ce soir, elle avait failli se faire violer encore une fois, qu'elle avait tué un homme par accident et qu'elle était là. Elle ne pleura pas. Elle ne cria pas. Elle n'exprima aucune peine, aucune émotion si ce n'est que la colère s'empara alors d'elle. Ce type l'aurait violée si elle n'avait rien fait. Tout ceci n'était qu'un accident, mais ce connard l'aurait fait. Alors, elle en déduisit qu'il était mieux mort que vivant. Alors elle en déduisit qu'elle ne regrettait pas sa mort et qu'il était comme tous les autres. Son acte n'était pas mauvais. Son acte n'était que justice.  


25 ans. Sofia. C'était un samedi. Elle se rappelait qu'il faisait frais ce soir-là et dans la taverne, il y avait une odeur de cigarette et d'alcool. Pas grand monde. Juste elle, assise à une table, quelques ivrognes un peu plus loin mais ils ne posaient pas de problème. Son regard se posait distrait sur l'horloge en face d'elle. Elle suivait la petite aiguille des secondes, silencieuse, calme. On lui avait donné rendez-vous ici à cette heure tardive. La lettre qu'elle avait dans la poche était celle d'une femme au vu de son écriture. Une lettre exhaustive, qui ne disait rien de plus que de se rencontrer à cet endroit. Elle avait l'habitude, Magda. Elle avait l'habitude de ce genre de situation. Des années s'étaient passés depuis qu'elle avait tué ce garçon pas plus âgé qu'elle. Suite à cela, elle avait quitté le domicile de Viktor sans un mot. Elle ne voulait pas l'impliquer si cette histoire était découverte. Elle ne lui avait donné aucune adresse, ne lui avait pas non plus donné signe de vie depuis. Il lui manquait parfois mais elle était trop occupée par son nouveau travail. Que dirait-il d'ailleurs s'il savait ? Elle n'en savait rien mais elle se doutait qu'il ne serait probablement pas d'accord. Et il avait probablement raison. Mais les faits étaient là, elle était douée dans ce qu'elle faisait et elle devait avouer qu'il y avait un côté libérateur dans le fait de ne rendre de compte à personnes, mieux encore : pouvoir avoir le dessus sur les hommes en général était tout ce qu’elle demandait, à défaut de s’en prendre à la vraie personne qui lui avait fait du mal. Elle n’avait aucun remord. Elle n’avait jamais eu de remords en réalité, juste la peur de se faire prendre. Et il y avait aussi quelque chose d’excitant dans tout ça. Et Magdalena Von Hessen adorait le danger que tout ceci lui donnait. La serveuse arrive et lui sert son verre alors qu’une autre présence se fait sentir dans la pièce. Elle n’a pas à tourner la tête qu’elle est déjà devant elle. Et son souffle se coupe presque instantanément. Son cœur s’accéléra et elle maitrisa à peine la rougeur qui lui arrivait au niveau des joues. Elle était magnifique. Blonde, yeux bleus. Plutôt grande. Et il y avait quelque chose d’irrémédiablement triste dans son regard. « Bonsoir. » Elle l’observait. Elle était probablement aisée. Très aisée même à en juger par sa bague. Ses vêtements cachaient ses formes et pourtant Magdalena savait que cette femme était plutôt frêle… Et se rendit compte aussi qu’elle ne lui avait toujours pas répondu. Essayant de reprendre, elle finit par répondre : « Bonsoir. Asseyez-vous. » La femme prend place en face d’elle et la serveuse revient vers elles, lui demandant si elle souhaitait quelque chose. Celle-ci décline avant de laisser la serveuse repartir. Puis, se tournant vers l’autrichienne, elle finit par se mettre à parler : « Je m’appelle Danica Dombrovski. On m’a recommandé à vous. » Sa voix était claire, presque douce, craintive et Magdalena se rendit compte que Danica observait ses lèvres comme-ci elle s’attendait à ce qu’elle parle. « J’ai besoin de vos services. » « Donnez-moi toutes les informations que vous avez et je verrais ce que je peux faire pour vous. » Danica reste un instant silencieuse avant de finalement, sortir nerveusement une pochette de son sac et de la présenter à Magdalena qui posa sa main dessus. Leurs doigts se touchèrent l’espace d’un cours instant. Un frisson lui parcourut le corps et elle se rendit compte que Danica n’était pas insensible non plus à cause de son soudain trouble. Toussant légèrement, Magdalena ouvrit la pochette pour commencer à parcourir les informations. Homme blanc, une trentaine d’année, sorcier, pas très haut placé… Rien de bien nouveau à l’horizon. « Qu’attendez-vous de moi ? » finit-elle par dire, la tête baissée. N’entendant pas la réponse de Danica, elle releva la tête. Celle-ci la regardait avec un air surpris, et ce fut à cet instant qu’elle comprit que Danica Dombrovski était sourde. « Qu’attendez-vous de moi ? » répéta-t-elle, sans rien montrer. « Je… je voudrais que… » Elle n’arrivait pas à le dire et ce fut à cet instant que cette femme explosa en sanglot devant elle. Alors Magdalena prit sa main et doucement la pressa : « Ne pleurez pas. Tout va bien se passer. » Et les larmes de Danica Dombrovski redoublèrent alors que Magdalena Von Hessen était en train de tomber amoureuse de cette femme qu’elle venait à peine de rencontrer.


30 ans. Sofia. Elle était un refuge dans la tempête de son cœur. Une brise fraiche pendant un jour d’été trop chaud. Elle avait été la douceur, la candeur, la beauté incarnée. Elle avait eu des millions de papillons dans le ventre, ce sourire béat sur les lèvres et cette envie de l’embrasser sans arrêt. Elle se souvient de son sourire, ses yeux clairs et doux, sa voix adorable malgré sa surdité. Elle était effrayée aussi, terriblement effrayée mais pourtant dans les rares moment qu’elles partageaient, Danica se libérait, vivait. Cinq ans. Cinq années qui lui avaient semblé être un rêve. Cinq années de pur bonheur. Et le rêve venait de se briser. Son cœur, lui, était en mille morceau alors qu’elle observait le cortège funéraire aller jusqu’au cimetière. Elle était dans l’ombre, personne ne la voyait car personne ne savait qu’elle était là. Il pleuvait ce jour-là tout comme il pleuvait sur son cœur. Et elle observait les gens en noirs se rassembler autour du cercueil. Elle voyait un jeune garçon et une jeune fille qui se tenait la main en pleurant. Elle voyait un homme ressemblant à Danica pleurer. Elle voyait cet autre homme, le visage fermé. Elle voyait le cercueil où Danica Dombrovski se trouvaient. Morte. Silencieuse pour le reste de l’éternité. Elles étaient censées se voir ce soir-là. Comme d’habitude à l’insu de son mari, Danica Dombrovski avait fini par trouver la parfaite parade pour leurs nuits à deux. Magdalena n’avait jamais douté de l’intelligence de cette femme, beaucoup plus rusée qu’elle en avait l’air pas plus qu’elle n’avait douté de sa force. Sa force pour partager son lit avec un homme qu’elle haïssait. Sa force pour se faire violer, tabasser, martyriser, protéger ses enfants. Sa force pour protéger sa famille de ce monstre qui l’avait voulue, et qui l’avait eue en toute récompense. Ce monstre même qui, regardait ce cercueil le visage fermé. Elle savait. Elle savait qu’il lui avait fait ça, qu’il l’avait tuée. Danica Dombrovski avait été une femme battue, violée dans le lit conjugal. Danica Dombrovski était morte de la main de son propre mari et personne ne se posait des questions. Elle avait suivi l’affaire de près et elle avait tout de suite su : il n’arriverait strictement rien à Monsieur Dombrovski, parce qu’il était haut placé. Parce qu’il était homme et parce qu’il avait tous les pouvoirs. Et cette simple réalité déchaina une soudaine haine en elle. Il l’avait tuée. Il avait tuée celle qui faisait battre son cœur. Elle l’avait épargnée pour les bonnes grâces et les supplications de Danica. Mais aujourd’hui, alors qu’elle était morte, Magdalena Von Hessen savait qu’elle lui ferait payer. Parce que son cœur était mort au moment même où le dernier souffle de vie de Danica avait disparu. Parce que ce type ne méritait qu’une seule et unique chose : Mourir. Pour la justice. Pour un amour perdu. Pour toutes les femmes qui mourraient de la main de maris trop violents. Pour Danica.


31 ans. Vienne. Elle observe alors tranquillement la bâtisse devant elle. De l’extérieur, rien n’avait changé. Le manoir était toujours d’une beauté à couper le souffle. Elle se rappelait que la première fois qu’elle y avait mis les pieds, elle avait été subjuguée par la beauté de l’endroit. Tout avait été réfléchi et pensé. Tout était parfaitement équilibré, tout était harmonieux. Même le jardin était bien taillé. Elle se demande alors si le jardinier était encore là. Ca faisait quoi ? Douze ans. Douze années qu’elle n’avait pas remis les pieds ici. Douze années de silence. Douze années avec un vide. Elle n’osait pas rentrer à vrai dire. Cela faisait probablement une bonne demi-heure qu’elle était dans l’allée centrale et qu’elle observait. Hésitante. Elle avait décidé de revenir après le décès de M. Dombrovski. Un sentiment de frustration apparut alors dans son esprit. Elle avait réfléchi pendant longtemps à comment l’atteindre. Elle ne comptait pas lui donner une mort rapide. Elle ne comptait pas lui laisser une seule chance non plus. Mais elle n’avait jamais pu mettre à exécution ce qu’elle voulait. M. Dombrovski était décédé d’un bête accident. Et elle avait l’impression que le destin lui avait volé cette mort. Si d’habitude elle se fichait bien de ses victimes, cette fois-ci ça avait été différent… Personnel. Mais elle n’avait rien pu faire et se rendant finalement compte qu’elle n’avait plus envie de faire ce « métier » elle décida de rendre son tablier et de disparaitre pour revenir à Sofia. Elle avait quitté ces lieux depuis trop longtemps déjà et pas de la bonne manière. Pourtant, la bâtisse de Viktor était toujours-là, robuste, comme un repère dans le temps et l’espace. Et elle hésitait à rentrer. Parce qu’elle savait bien sûr que les retrouvailles allaient être compliquées. Elle fit un pas, puis s’arrête. Son regard continue d’observer l’endroit avec méfiance. Il allait probablement l’engueuler et elle savait déjà comment elle réagirait. Il allait probablement la traiter de tous les noms et il aurait probablement raison. Et que lui dire sur ces douze années de silence ? « Hey Vik’, j’ai passé douze ans à tuer des gens. T’es fier de moi ? » Elle imaginait la scène qui s’en suivrait. Elle soupire. Elle avait envie de faire demi-tour. Et puis son regard se pose sur la fenêtre de la chambre qui avait été jadis, la sienne. Peut-être qu’il serait gentil. Peut-être qu’il la laisserait rentrer et qu’ils essaieraient de faire en sorte de rattraper le temps perdu. Parce que dans le fond, il lui manquait et Magdalena Von Hessen avait besoin de lui. Soufflant un bon coup, elle se mit à bouger. Elle monta sur le perron et finit par appuyer sur la sonnerie. Il ne mit pas longtemps à apparaitre devant elle. Il avait vieilli. Quelques cheveux blancs par ici et par là, quelques rides de plus. Mais dans l’ensemble Viktor gardait son charisme désarmant. Et elle eut encore cette impression de revoir des traits qui lui appartenaient. « Viktor. » Il l’observa, le visage fermé. Il ne répondit pas. Après quelques instants de silence, elle se rendit compte que ça n’était pas une bonne idée. Qu’avait-elle réellement cru ? Qu’il allait la reprendre après douze ans de silence ? « Je… Excuse-moi c’était une mauvaise idée… Je vais… » Elle était déjà sur le point de fuir alors qu’il rattrapa sa main avant de lui dire d’une voix plus froide qu’à l’accoutumer : « Arrête d’être lâche, Rose. » Elle se fige, repose son regard sur lui avant de voir qu’il s’était décalé pour la laisser rentrer. Elle fronce les sourcils, sent qu’elle commence à se refermer. C’était un reproche déguisé en invitation à rentrer. Mais elle sentait déjà que tout ceci allait partir en dispute. Elle se décide alors à rentrer, déposant son sac à l’entrée, elle le suivit dans le salon. Ici aussi rien n’avait changé. Elle s’assit finalement, les mains sur les genoux face à lui. Le silence s’installe. Ils se regardent et une certaine gêne la saisit soudainement. « Ecoute Vik… » « Tu n’es qu’une imbécile Rose. » l’interrompit-il, la mâchoire serrée. Son visage se ferme alors et elle se referme sur elle-même, ne l’interrompant pas. « Tu pensais vraiment être toute seule ce soir-là ? Quand ce garçon est décédé par accident ? » Elle se raidit, se demandant un instant comment il pouvait bien savoir ça mais surtout depuis quand. « Tu m’as déçu lorsque tu es parti en pensant ne pas vouloir me faire confiance. Tu m’as profondément déçu de ton silence. » Elle sent la colère monter en elle. « Ce n’était pas une question de confiance… » « Alors c’était quoi Magdalena ? J’aurais pu t’aider. Je l’aurais fais. » « Je… » Elle s’arrête. Son regard ne quitte pas le sien. Elle sent qu’elle a envie de ne plus parler, de se refermer sur elle-même, ou de lui parler agressivement. Après quelques instants cependant, elle estime qu’elle méritait probablement le savon qu’il était en train de lui passer et elle finit par lui répondre : « Je ne voulais pas t’impliquer dans tout ça. Je suis désolée d’être partie comme ça. » Silence. Long silence. Il quitte son regard, la mâchoire toujours serrée alors qu’elle se met à regarder ses ongles, un sentiment de honte la saisissant. « Tu traites tes amis comme de la merde. » Elle repose alors son regard sur lui, soudainement furieuse. Elle s’était excusée, cette attaque-là était injuste. Soutenant son regard, cette fois-ci les bras croisés, silencieuse et renfermée, froide, ils se regardèrent longuement. Finalement après quelques instants, Viktor soupira et se passa une main sur son visage. Elle remarqua alors son air fatigué. « Pour ton information, ta mère est à l’hôpital…. Et cette fois-ci, je doute fortement qu’elle s’en sorte. » Ce fut comme un coup de poing dans son ventre. Son souffle se coupa et elle vit ses yeux s’écarquiller alors qu’elle se rendait compte qu’elle s’était levée sous le coup de la nouvelle. « C’est quoi ce bordel ? » « Elle va mourir de ses blessures, Rose. Cette fois-ci, il en l’a pas loupée. » Sentant son regard se durcir, elle se vit fermer les poings. Il fallait qu’elle aille à l’hôpital et le plus rapidement possible. Mais si le pronostique vitale de sa mère était engagé, il ne lui restait plus beaucoup de temps. « Je vais à l’hôpital alors. » répliqua-t-elle agressivement avant de se détourner de lui. Récupérant son sac, elle l’entendit s’adresser à elle : « Si tu veux rester ici, tu peux. Tu es toujours la bienvenue ici. » Elle s’arrête, se tourne et le regarde. Un sentiment de reconnaissance la saisit et elle acquiesça la tête pour lui dire qu’elle avait compris. Il prit ça pour un remerciement et quelques secondes plus tard, elle tranplanait pour l’hôpital de Sofia où sa mère était en train de décéder.


31 ans. Vienne. Wilhemina Prausnitz était décédée des coups de son mari dans la soirée comme l’avait prédit Viktor. C’était dans les bras de sa fille qui était restée avec elle pendant tout le long de son agonie qu’elle avait finalement livré sa dernière bataille contre la vie. Wilhemina avait passé plus de trente ans à se battre pour vivre sous les coups, les humiliations et les viols de son mari. Ce soir-là, son corps avait estimé qu’il était temps pour elle d’arrêter et de se reposer pour toujours. Quelques jours plus tard, elle se faisait enterrer dans le cimetière de ses ancêtres en Allemagne comme elle l’avait souhaité. Il n’y avait personne à cet enterrement si ce n’est Magdalena et Viktor. Wilhemina Prausnitz était morte dans l’indifférence de tous alors qu’en réalité qu’elle était une victime. Fabian Prausnitz n’était pas venu. Ils étaient finalement rentrés, la mort dans l’âme et Magdalena n’avait pas décroché un seul mot de la journée. Une certaine culpabilité l’avait saisi alors qu’elle restait enfermée dans son silence. Elle aurait pu faire quelque chose. Elle aurait pu l’aider. Viktor avait tenté de lui expliquer calmement qu’elle avait fait ce qu’elle pensait juste et qu’elle avait fait au mieux pour elle-même et de cela, elle n’avait pas à s’en vouloir. C’était facile à dire. Mais la réalité était là : Wilhemina était morte à cause de son connard de mari. Les semaines étaient passés et Magdalena avait décidé de tenter une nouvelle carrière. Si elle savait qu’elle avait décidé de tirer un trait sur son ancienne vie, elle avait suivi les changements du monde magique avec attention sans pour autant avoir une opinion particulière. Elle avait besoin d’un nouveau départ et il lui semblait que s’établir à Londres était une bonne solution pour l’instant. Elle était en train de faire se préparatif avec Viktor jusqu’à ce fameux soir où elle soufflait sa 32ème bougie. Elle aurait dû s’en douter dans le fond, c’était un rituel malsain qui n’avait jamais cessé avec les années. La faculté des hiboux à la retrouver l’avait toujours étonnée mais tous les ans c’était la même chose. Alors ce soir-là, attablée avec Viktor alors qu’ils discutaient, le hibou se posa sur la table. Silence. Elle observe le hibou qui tend la patte vers elle et finalement détache la carte et la rose. « Rose, tu n’es pas… » Elle avait déjà ouvert la carte, lisant comme à son habitude cette écriture qu’elle ne reconnaissait que trop bien. Elle repose la carte sur la table, observe Viktor, le visage fermer. Puis, elle essaie de manger mais se rend compte que son appétit est partie. Pire encore, ses mains se mettent à trembler. « Tu m’as dit que tu m’aiderais toujours. » s’adressa-t-elle finalement à Viktor, posant un regard remplis de colère sur lui. « Oui, peu importe ce que tu fais. » « Très bien. Je vais avoir besoin de aide. »

Ils se trouvaient devant la maison silencieuse et sombre sous cette nuit sans lune. Silencieux, ils l’observaient. Il y avait de la lumière à l’intérieur signe que Fabian Prausnitz n’était pas seul. « Tu es sûre ? » lui demanda Viktor. Elle le regarda un instant, avant de lui répondre : « Oui. Quoiqu’il arrive, tu ne bouges pas d’ici. » Et elle s’avança vers la maison. Elle ne mit pas longtemps avant d’atteindre la porte d’entrée. Toquant, elle attendit, calme, silencieuse. Trop calme. Du bruit se fit entendre derrière la porte et bientôt, celle-ci s’ouvrit. Il avait changé, beaucoup vieilli mais elle le reconnaissait sans peine alors que lui, ne la reconnut pas au premiers abords. « Bonsoir. Papa. » « Rose ? Ahaha ça alors. Ca fait un bail. » Elle ne répondit rien, l’observa. Du dégoût se saisit d’elle. Il y avait un bruit de télévision dans la maison. Etait-il seul ? Franchement, elle n’en avait rien à faire. Il y avait encore quelques semaines, une femme vivait avec lui. Sa main se resserre. « Qu’est-ce que tu fais là ? T’es revenu en redemander comme ta mère ? » Elle ferme un instant les yeux. Cette fois-ci elle sentait la colère monter en elle. Décidant cependant de se contrôler contre l’envie de le tuer là, tout de suite, elle finit par répondre, agressivement : « Non, je ne suis pas là pour ça. » Silence. Il l’observe toujours. « Je suis venue te dire quelque chose. » « Ahahaha, on peut rentrer à l’intérieur si tu veu… » « Je suis venue te dire que pendant toutes ses années tu m’as gâché la vie. Tu as détruit mon enfance. Tu as détruit notre famille. Tu mérites de crever, sans procès. » Il éclate de rire avant de s’avancer légèrement vers elle, un sourire moqueur et méchant sur ses lèvres : « Et comment tu m’aurais tué petite trainée ? Tu te prends pour qui ? Pourquoi tu l’as pas fait pendant toutes ses années ? Pendant que j’étais sur toi ou pendant que dormais dans le lit de ta trainée de mère ? Hein ? » « Ta gueule…. » s’entendit-elle dire, agressive. « Et elle est crevée ta mère d’ailleurs. Ca faisait un moment que j’avais envie qu’elle disparaisse mais elle s’accrochait cette salop… » « TA GUEULE ! » hurla-t-elle, hors d’elle avant de braquer le fusil sur lui. Elle le vit alors devenir blanc comme un linge et faire un pas pour reculer. « Qu’est-ce que… » « Ta gueule j’ai dis ! » Il s’arrêta de parler. « Pendant toutes ses années, tu m’as pourris l’existence et celle de maman. Et tu sais quoi ? Aujourd’hui, j’en ai marre. Aujourd’hui, je suis enfin prête… » « Rose… s’il te plait… » « Parce qu’il est temps que ça s’arrête une bonne fois pour toute. » Il se mit à la supplier, pleurant presque devant elle mais elle ne se laissa pas attendrit. Le coup parti. Le bruit raisonna dans l’obscurité et il se mit à hurler de douleur avant de tomber à genou devant elle. Du sang commença à couler sur le sol avant qu’elle ne dise : « Ca c’est pour maman. » Elle bougea l’arme et finalement ajouta alors qu’il gémissait de douleur : « Et ça c’est pour moi. » Et une autre détonation raisonna dans l’obscurité.

Fabian Prausnitz se retrouva handicapé suite à cela. Impossible pour lui de marcher, il ne vendit cependant jamais sa fille, probablement trop blessé qu’une femme ait pu lui faire une chose pareille. Magdalena n’entendit plus parler de lui et quelques semaines plus tard, elle se retrouvait à Londres avec Viktor pour décider de recommencer une nouvelle vie en tant que détective privée.


CORRUPTION WILL HAUNT YOU ↓ MUDBLOODS AND MURMURS


Dernière édition par Magdalena Von Hessen le Mer 14 Sep - 12:08, édité 13 fois
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MessageSujet: Re: Les hommes qui n'aimaient pas les femmes (magdalena)   Mar 30 Aoû - 20:37

Le prénom + l'avatar, je suis amoureuse.
Bienvenue parmi nous et bon courage pour ta fiche.
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Melpomène Lestrange
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Parchemins :  3583
Crédits :  FRIMELDA (avatar), Okinnel (codage signature), Tumblr (gifs signature), Marge (gif profil)
 
Âge :  25 ans à se battre pour le pouvoir.
Sang :  Le sang des Black est pur, ode irrévérencieuse à la noirceur de leurs âmes, liquide vermillon qu'ils ne sauraient gaspiller. Sang royal où se mélange magie noire, ambition incontrôlée et soif de pouvoir.
Allégeance :  Marque des Ténèbres assumée, Melpomène fait partie des Mangemorts. Loyale servante depuis les premières heures de Voldemort.
Profession :  Melpomène travaillait autrefois à la morgue, embaumant derrière elle les secrets des siens. Aujourd'hui fugitive.
Ancienne école :  Poudlard dans une maison bordée d'émeraude - berceau de rencontres qui ont changé le cours de sa famille et qui ont façonné un destin aussi sombre que son patronyme.

Priori Incantatem
am i free?: no
Inventaire:
code couleur: #CF8C8C
http://www.mudbloodsandmurmurs.com/t107-melpomene-child-of-the-night http://www.mudbloodsandmurmurs.com/t77-melpomene-uprising
MessageSujet: Re: Les hommes qui n'aimaient pas les femmes (magdalena)   Mar 30 Aoû - 20:55

Que d'excellents choix jusqu'à maintenant je n'ai pas encore eu le temps de lire ce que tu as déjà écrit mais ça m'a l'air vachement prometteur
Bienvenue en tout cas, si tu as la moindre question sur le forum ou autre n'hésite pas heart


AIN'T NOBODY FUCKING WITH MY CLIQUE


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MessageSujet: Re: Les hommes qui n'aimaient pas les femmes (magdalena)   Mer 31 Aoû - 12:46

OK. Je meurs.
Bienvenue à toi avec ces choix juste TERRIBLE !!
Bon courage pour la suite de ta fiche
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MessageSujet: Re: Les hommes qui n'aimaient pas les femmes (magdalena)   Mer 31 Aoû - 12:54

ce choix d'avataaaaaaaaaaaaaaaaar
bienvenue parmi nous et courage pour la suite de ta fiche
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MessageSujet: Re: Les hommes qui n'aimaient pas les femmes (magdalena)   Mer 31 Aoû - 17:27

Jaimie, je l'aime tellement.
Bienvenue madame, bonne fiche.
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MessageSujet: Re: Les hommes qui n'aimaient pas les femmes (magdalena)   Ven 2 Sep - 19:48

Moh vous êtes adorables

Merci à tous

J'essaierais d'avancer ma fiche en début de semaine prochaine, mais il est possible que j'ai besoin d'un délai, je vous tiens au courant lundi dans tous les cas
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MessageSujet: Re: Les hommes qui n'aimaient pas les femmes (magdalena)   Ven 2 Sep - 20:56

Le début donne déjà l'eau à la bouche. Et cet avatar. Bienveuue et courage pour ta fiche.
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MessageSujet: Re: Les hommes qui n'aimaient pas les femmes (magdalena)   Ven 2 Sep - 22:12

Mon dieu, j'étais persuadée d'être déjà passée par ici Bienvenue par ici et bon courage pour cette fiche
L'avatar + cette plume, je suis déjà sous le charme

Tiens-nous au courant pour le délai J'ai hâte d'en lire plus
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MessageSujet: Re: Les hommes qui n'aimaient pas les femmes (magdalena)   Lun 5 Sep - 18:01

Archie ton avatar Merci à toi

Edna : j'adore ce prénom au passage Merci pour les compliments Et du coup, oui je voudrais bien un délai si possible Je pense pouvoir terminer d'ici vendredi
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Melpomène Lestrange
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Sang :  Le sang des Black est pur, ode irrévérencieuse à la noirceur de leurs âmes, liquide vermillon qu'ils ne sauraient gaspiller. Sang royal où se mélange magie noire, ambition incontrôlée et soif de pouvoir.
Allégeance :  Marque des Ténèbres assumée, Melpomène fait partie des Mangemorts. Loyale servante depuis les premières heures de Voldemort.
Profession :  Melpomène travaillait autrefois à la morgue, embaumant derrière elle les secrets des siens. Aujourd'hui fugitive.
Ancienne école :  Poudlard dans une maison bordée d'émeraude - berceau de rencontres qui ont changé le cours de sa famille et qui ont façonné un destin aussi sombre que son patronyme.

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MessageSujet: Re: Les hommes qui n'aimaient pas les femmes (magdalena)   Lun 5 Sep - 18:34

Je te rajoute une semaine de délai sans le moindre souci


AIN'T NOBODY FUCKING WITH MY CLIQUE


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MessageSujet: Re: Les hommes qui n'aimaient pas les femmes (magdalena)   Lun 12 Sep - 11:26

OH JAIMIE heart
Bienvenue parmi nous
bon courage pour le reste de ta fiche
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Les hommes qui n'aimaient pas les femmes (magdalena)
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