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 hello sunshine (daegan)

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MessageSujet: hello sunshine (daegan)   Sam 3 Sep - 21:05

Le faible rayon de soleil qui filtrait à travers les rideaux mal fermés suffit à réveiller Siméon. Grommelant dans un demi-sommeil, il se retourna, s’enroulant un peu plus dans ses couvertures, tel un sashimi. Le silence qui enveloppait l’appartement du jeune homme était interrompu par le tic-tac du réveille-matin, posé sur la table de chevet. Maintenant que le brun était réveillé, il n’entendait plus que cet horrible bruit, et était tellement concentré dessus qu’il n’arriverait plus à replonger dans le sommeil. Se retournant une fois de plus, il grommela, une fois de plus, en se passant la main dans les cheveux et sur le visage, dans l’espoir de parvenir à ouvrir les yeux sans trop de difficulté. Baillant à s’en fracturer la mâchoire, il resta quelques minutes à fixer le plafond d’un regard vide, puis, d’un coup, décida de se lever d’un bond.

- Aller Sim’, on y vaaaAAAH.

Ne s’étant pas rendu compte qu’il s’était transformé en paquet cadeau avec comme emballage ses draps, le brun s’était redressé d’un coup, pris les jambes dans ses draps et s’était lamentablement échoué sur le sol de chambre, se prenant au passage l’arcade sur le coin de sa table de chevet. Jurant comme un charretier, la main sur son œil douloureux, il se retourna sur le dos, les jambes encore sur le lit et l’autre moitié de son corps sur le sol. Il mit quelques instants à se redresser, remuant dans tous les sens dans l’espoir de se défaire de sa prison de textile. Il eut la vague impression de ressembler à un gros Veracrasse pendant qu’il se redressait tant bien que mal et se dirigeait tout de suite dans la salle de bain pour voir l’étendue des dégâts. Arrivé devant le miroir, il enleva sa main de son œil et grimaça.

- C’est pas beau à voir mon petit ! commenta son reflet dans le miroir.
- Hé oh, je t’ai demandé ton avis ? Non, bon alors, met la en veilleuse. Par Merlin, où est-ce que j’ai mis… AH !

Avec un sourire triomphant, Siméon se saisit d’un petit pot contenant une crème d’une couleur vert pâle, qui sentait certes affreusement mauvais, mais qui avait l’agréable faculté de faire disparaître bleu et contusion en quelques minutes seulement ! Ce qui était très utile pour Siméon, qui, ivre ou à jeun, se cognait dans chaque coin de meuble qui se trouvait sur son passage. Il étala de la crème sur son arcade qui avait déjà doublée de volume, réprimant une singulière envie de vomir, et sorti de la salle de bain, en grognant et s’étirant. Il se traina comme une loque jusque dans la cuisine, attrapant au passage sa baguette qui était restée dans la poche de la veste qu’il portait la veille. D’un geste encore endormi, il fit tournoyer sa baguette et une tasse de café fumant se remplie d’elle-même, et Siméon s’empressa de boire une gorgée, sans se soucier de la brûlure au troisième degré que subissait sa trachée. Soudain, on sonna à sa porte. Siméon, qui s’était moitié assoupi sur le comptoir de la cuisine, sursauta et manqua de renverser son café partout. Sa tasse toujours à la main, il se dirigea lentement vers la porte d’entrée, en maugréant sur les gens qui viennent déranger les honnêtes personnes si tôt dans la matinée, sans se rendre compte que l’horloge près de la bibliothèque indiquait déjà 14h03. Ouvrant la porte prudemment, il tomba nez à nez avec sa jeune et séduisante voisine, qui se mit à rougir fortement dès qu’il fut face à elle. Siméon sourit poliment et trouva sa réaction tout de même très exagérée. D’accord, c’était un bel homme, mais là comme ça, les cheveux en vrac, son œil probablement encore enflé, et pas un seul vêtement pour cacher sa nudité, ce n’était pas… euh ?

- Oh euh… un petit instant. Rouge de honte, le jeune homme referma la porte, et d’un coup de baguette, s’enveloppa dans une chemise de nuit noir de jais. Reprenant contenance, il ouvrit de nouveau la porte. Veuillez m’excuser, c’était assez euh inattendu sans doute. Même si bon, c’est sans doute la chose la plus agréable de votre journée, hein ahah ! Hem.

Sa jeune voisine évita soigneusement son regard et sa remarque totalement déplacée (même pas vrai euh !), elle lui tendit le journal d’une main tremblante, avant de filer le plus vite possible. Siméon n’eut même pas le temps de dire merci, il haussa les épaules et referma la porte derrière lui.

Une heure plus tard, il flânait sur le Chemin de Traverse, les mains dans les poches, jetant autour de lui des coups d’œil curieux. Le jeune Yaxley aimait bien cette vie un peu insolite, s’attirant naturellement les foudres de sa famille et de son entourage. Mais lui, il s’en fichait royalement. Il y avait bien assez de gens sérieux dans le monde, qui sont parfaitement capables d’effectuer un travail honnête et de se rendre utiles à la société, pour que Siméon puisse mener sa vie comme il l’entend, et surtout, sans qu’on vienne lui souffler dans les bronches pour n’importe quelle raison.

Autour de lui, les gens vaquaient à leurs occupations d’un pas précipité, et les rumeurs des conversations résonnaient autour de lui comme un bourdonnement. C’était une belle journée d’été, une petite brise rafraîchissait l’atmosphère. Curieux, Siméon s’arrêta un instant pour regarder la vitrine d’un magasin, le nez pratiquement collé contre la vitre. Il poussa un profond soupir et de la buée se matérialisa sur la vitre pour disparaitre aussitôt. Se retournant, il croisa le regard d’un homme qui venait de refermer brusquement une porte derrière lui. Même si cela faisait quelques années qu’ils ne s’étaient pas vus, Siméon – qui, pour ne pas se lancer de fleurs, est quelqu’un d’extrêmement physionomiste – reconnut immédiatement son ancien camarade, Daegan Greyback. Avec un grand sourire, il adressa un signe joyeux de la main, et franchit la foule pour le rejoindre. Le pauvre Daegan n’eut pas le temps de fuir aussi loin que possible, et se retrouva embrigadé dans une poignée de main chaleureuse.

- Daegan, mon petit rayon de soleil, comment vas-tu ? C’est moi, Siméon. Yaxley, insista le jeune homme pour lui rafraîchir la mémoire.

Le temps que toutes les lumières s’allument chez son interlocuteur, Siméon resta debout devant, lui, ayant remis ses mains dans ses poches. Peut-être que son ancien camarade ne le reconnaitrait pas et qu’il se contenterait de l’insulter et de repartir, songea le brun avec une pointe de frayeur mêlée d’amusement. Après tout, Daegan avait un an de moins et avait été envoyé à Serpentard. Mais les deux hommes s’étaient côtoyés assez souvent, même si on ne pouvait pas les qualifier d’amis proches, même pas d’amis, en fait. Plutôt des connaissances, à tout bien réfléchir. Mais le naturel toujours enjoué de Siméon le pousse à aborder n’importe qui lui étant familier, quitte à leur en donner la nausée (les pauvres !).
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hello sunshine (daegan)
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