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 On ne guérit jamais de son enfance ♕ (lacrymosa)

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S. Tomacyn Malfoy
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Parchemins :  118
Crédits :  lacry ♥ / solosand
 
Âge :  19 ans.
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Allégeance :  Mangemort.
Profession :  Fugitive ; Ex-Employée au Département d'Unification des Nations
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MessageSujet: On ne guérit jamais de son enfance ♕ (lacrymosa)   Mer 7 Sep - 22:33




ON NE GUéRIT JAMAIS DE SON ENFANCE.

At first when I see you cry, it makes me smile. At worst I feel bad for a while, but then I just smile, I go ahead and smile.


Une sonnerie stridente fit vibrer l'atmosphère engourdie de la chambre. La main blanche et fine de Tomacyn s'écroula lourdement sur son réveil-matin qui fut éjecté de la table de nuit avant d'échouer sur le tapis au pied du grand lit à baldaquin, dans un pitoyable et dernier râle suraigu. La jeune femme poussa un soupir avant de se rendormir aussitôt. Lorsqu'elle émergea pour de bon, le visage encore enterré dans son oreiller, il était bientôt onze heure. Elle la tête, les yeux mi-clos, fixa un instant le mur sans le voir, puis se redressa en position assise, les cheveux ébouriffés. Cyn bâilla derrière sa main, s'étira longuement, paresseusement, comme un chat au soleil après une longue sieste. Elle contempla un instant sa chambre ; ses vêtements de la veille abandonnés sur le parquet ancien, son sac sur la commode, ses livres en pile sur le bureau. La lumière du soleil inondait la pièce et son occupante qui profita un instant de la quiétude propre à ces dimanche matin ensoleillés ; quand on sait qu'on n'a rien à faire et que le temps est clément, qu'on a passé une bonne soirée la veille, éreintante, mais qu'on va pouvoir la récupérer tranquillement avant le lundi.

La jeune femme rejeta les draps sur le côté et sortit de son grand lit pour chausser ses pantoufles de cuir et enfiler une robe de chambre en satin crème, assorti à sa nuisette en soie – Tomacyn n'avait que de ça, des nuisettes en soie presque toutes identiques (fines bretelles, décolleté en V assez profond, dentelles légères sur les bords) en noir, crème, rose poudré et blanc. Un peu trop courtes pour qu'elle se balade décemment avec dans la maison un dimanche matin, d'où la robe de chambre légère, lâchement nouée à la taille, pour s'épargner les hola de ses parents qui n'aimaient déjà pas qu'elle se lève trop tard. De toute façon, ils n'étaient pas là ce matin. Père et Mère Malfoy s'étaient rendu à quelque garden party qui avait permis à la benjamine de la famille de traîner au lit après les neuf heure réglementaires d'un lever décent. A dix-neuf ans, Tomacyn sortait juste de l'adolescence et entrait à peine dans l'âge adulte, ce qui faisait d'elle un étrange et incandescent mélange entre une jeune fille en constante rébellion et une jeune femme mature et responsable. Dans les deux cas, elle s'avérait être quelqu'un de plutôt désagréable pour les habitants du manoir.
Devant sa coiffeuse, la jeune femme remit de l'ordre dans ses cheveux platine pour en aplatir les épis avec une brosse, avant de se rincer le visage avec l'eau de la vasque remplie en toute discrétion un peu plus tôt par les elfes de maison.

Un peu plus réveillée qu'il y a dix minutes, Cyn se glissa hors de sa chambre pour aller prendre son petit déjeuner, chose que les elfes de maison s'empressèrent de préparer en la voyant arriver dans la salle à manger. La jeune Malfoy patienta un instant assise sur une des chaises de la très longue table en bois massif en se massant les tempes, les yeux fermés. Elle avait passé son samedi soir à faire la fête, à se faire payer des verres et à danser jusque tard dans la nuit, comme elle aimait le faire si souvent. Elle était sûrement la seule de ses sœurs à être aussi extravertie. En même temps, elle n'avait pas beaucoup de points communs avec ses sœurs. Physiquement, si, énormément, mais la comparaison s'arrêtait là. Tomacyn n'avait pas eu le privilège d'être intégrée par sa fratrie. Elle avait grandi seule. Pas comme une enfant unique, mais pire. Comme une enfant rejetée par deux sœurs dont la relation était fusionnelle et qui ne voulaient pas d'elle. Ses parents non plus ne voulait pas d'elle. C'était en se sachant indésirable que Tomacyn avait dû se construire. Indésirable. Oui, cette étiquette, elle ne la traînait depuis toujours et elle n'avait de cesse d'essayer de s'en débarrasser, s'investissant à fond dans son travail et dans sa réussite pour donner le change. Pour prouver à sa famille qu'ils se trompaient sur son compte. Qu'elle n'était pas indésirable.

Une odeur de nourriture la fit cesser de gamberger et ouvrir les yeux. Le petit déjeuner était servi comme par magie. Normal, c'était de la magie d'elfe. La gorge serrée, subitement en colère de s'être vue gâcher son dimanche par ses réflexions, elle s'empara de ses couverts pour découper rageusement son bacon et ses œufs au plat. Même quand elle n'était pas là, sa famille trouvait le moyen de la mettre hors d'elle. D'ailleurs, Tomacyn savait qu'Isallys avait accompagné leurs parents, mais Lacrymosa était censée être à la maison. Comme d'habitude. Elle vivait le postérieur vissée sur quelque fauteuil dans le manoir, celle-là. Normal, puisqu'elle était infirme. Oh, pas des jambes, mais des yeux et pour Tomacyn, c'était quasiment pareil. Lacrymosa était comme une pauvre petite taupe qui tâtonne dans sa galerie étroite et obscure et dans un sens, Cyn pensait que c'était le karma qui lui renvoyait l'ascenseur pour l'avoir laissée elle dans le noir, toute seule, quand elle était petite. Sa plus jeune sœur. Le karma frapperait peut-être aussi Isallys ? La jeune femme l'espérait.

Elle porta une rondelle de concombre à la crème à sa bouche en regardant le plafond peint. Que pourrait-elle faire aujourd'hui ? Profiter d'être presque seule à la maison, déjà. Et puis il faisait soleil. Elle pourrait sûrement lézarder sous un parasol dans le jardin. Ou se faire une petite virer en forêt pour se baigner dans un ruisseau avec un pique-nique. Ou bien... Un froissement d'étoffe attira son attention et Tomacyn riva son regard glacial sur l'encadrement de la porte. Sa sœur venait de faire son entrée, canne à la main. Cyn poussa un profond soupir afin de lui signaler qu'elle avait remarqué sa présence, assorti d'un fort peu aimable : « Qu'est-ce que tu veux ? »


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MessageSujet: Re: On ne guérit jamais de son enfance ♕ (lacrymosa)   Dim 11 Sep - 14:54

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Silène & Lacrymosa
At first when I see you cry, it makes me smile. At worst I feel bad for a while, but then I just smile, I go ahead and smile.

C’est un jour comme un autre. Lorsqu’elle ouvre ses paupières le noir tant redouté se dissipent et ses yeux clairs se plissent face à la lumière. Lacrymosa ne peut se retenir de laisser aller un petit soupir de soulagement. Ce n’est pas encore aujourd’hui. Le moment tant redouté ou les ténèbres envahiront son champ de vision, ne laissant que l’obscurité la plus totale n’est pas encore arrivée. Pas aveugle mais presque. Néanmoins le presque est bien plus que suffisant pour elle. Elle redoute le jour ou elle ne verra plus rien Lacrymosa. Elle en est terrifiée. Pourtant selon les médicomages cela arrivera. Il n’y a rien à faire pour l’empêcher. Inéluctable. Un destin qu’elle ne peut changer même si elle essaye de toutes ses forces. C’est une injustice. Mais là encore le monde ne connait plus le sens du mot justice depuis bien longtemps.

Et bientôt elle ne sera plus qu’une ombre.

Et elle devra apprendre à vivre. Même si cela lui semble impossible il le faudra bien. De nouveau un soupir lui échappe avant qu’elle ne claque des doigts. Lacrymosa possède un elfe de maison entièrement à son service qui lui est utile pour les tâches les plus simples. S’habiller par exemple. Se coiffer. Sans bouger Lacrymosa laisse l’elfe la revêtir d’une robe couleur lilas et coiffer ses cheveux en deux rouleaux de tresses sophistiqués. Elle possède une apparence toujours soignée, Lacrymosa et ce même si elle ne peut pas se voir. Qu’elle ne sache pas ce à quoi elle ressemble n’a pas vraiment d’importance. En revanche le reste du monde ne peut pas la voir négligée. Ce serait une insulte envers sa famille. Envers elle-même également. Et Lacrymosa ne le permettrait pas. Sa fierté à certes était piétinée de nombreuses fois mais cela ne veut pas dire qu’elle n’existe pas. Bien au contraire.
Cela veut simplement dire que personne ne n’y intéresse.

Une fois prête elle se dirige vers la salle à manger. Non pas qu’elle ait vraiment faim. Mais elle cherche Isallys. Elle doit parler à sa sœur. Ou elle le veut simplement. Avec Isallys elle ne sait plus reconnaitre l’importance du besoin. Elles sont bien trop fusionnelles pour ce faire. Elle descend donc les longues marches d’un pas calme, tourne dans les couloirs. Elle connait le manoir par cœur. Sur le bout de ses doigts, chaque coin et chaque recoin est inscrit dans son esprit de manière indélébile. Alors lorsqu’elle pousse la porte et qu’elle voit une familière silhouette blonde il y a presque un sourire qui vient sur son visage. Et puis elle entend la voix, reconnait sa seconde sœur et son visage se ferme de nouveau. Une poupée de glace sans expression aucune. « Je te rappelle que cet endroit est également chez moi. Je n’ai rien à te vouloir en entrant dans la salle à manger. Je souhaite juste déjeuner »

Et elle se dirige vers une chaise en s’asseyant précautionneusement. L’elfe de maison lui sert un plat de petits gâteaux et une tasse de thé. Avec une grâce inattendue de la part de quelqu’un à la vue si limitée, Lacrymosa se sert avec délicatesse et prends de petites bouchées. Elle ne demande pas à Silène comme elle va. En réalité elle s’en moque. L’indifférence est cruelle mais réelle. En revanche elle à une autre question à lui poser. « Aurait-tu vu Isallys par hasard ? J’aurais à lui parler. » Elle ne se rend pas compte du poids de ses paroles ni de la colère qu’elles doivent susciter en sa plus jeune sœur.  Lacrymosa qui cherche encore Isallys et qui l’exclue. C’est juste qu’elle n’a jamais appris à connaitre Silène, Lacrymosa. N’a jamais appris à l’aimer. C’est le troisième enfant. Celle qui est venue déranger l’harmonie qu’elle avait avec Isallys. Celle qu’elles n’ont pas su accepter. Elle ne veut pas la blesser Lacrymosa. Pas vraiment. Mais elle ne la connait pas. Alors comment pourrait-elle savoir ce qui lui fait du mal ?
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S. Tomacyn Malfoy
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MessageSujet: Re: On ne guérit jamais de son enfance ♕ (lacrymosa)   Dim 11 Sep - 17:41




ON NE GUéRIT JAMAIS DE SON ENFANCE.

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La réponse de la sœur cadette la fit rouler des yeux. Évidemment. Et que pouvait-elle répondre à cela ? Rien. Tomacyn pouvait bien lui dire d'attendre et de prendre son déjeuner plus tard parce que sa présence l'indisposait, mais elle ne craignait que Lacrymosa le prenne pour un aveu de faiblesse. Aussi, elle ne répondit pas. De toute façon, elle était plus préoccupée par l'ombre de sourire qu'elle avait vu passer fugitivement, comme la caresse d'une toile d'araignée, sur le visage de sa sœur. L'avait-elle confondue pendant l'espace d'une seconde avec leur aînée ? Possible. Lacrymosa ne sourirait jamais en la voyant et sa vue était bien basse, en dégénérescence perpétuelle depuis son adolescence. De dos, les trois sœur Malfoy étaient indissociables – pour la plus complète exaspération de Tomacyn – : longs cheveux blond platine, silhouette mince et élancée, presque gracile, comme des danseuses classiques, port élégant et gracieux... Même de face, leur lien du sang était incontestable. Pâleur romantique, visages sculptés, faciès de poupées, grands yeux bleus profonds, lèvres pulpeuses,... Isallys et Lacrymosa se ressemblaient encore plus entre elle, presque jumelles, avec leurs yeux ronds. Tomacyn se différenciait quelque peu avec ses yeux très en amande et ses paupières plus lourdes. Ça lui faisait une petite tête de renard polaire, diraient certains. Cyn chérissait cette légère différence tout comme elle avait pu s'en désoler autrefois, quand elle pensait naïvement que c'était la forme allongée de ses yeux bleus qui l'avait disqualifiée au regard de ses deux sœurs aînées. En vérité, il n'y avait rien qui aurait pu la faire se rattraper à part n'être jamais née sans doute.
Cet état de fait la faisait souffrir plus qu'elle n'aurait jamais su l'avouer et même se le reconnaître. La douleur et la tristesse, Tomacyn les avaient enterrées sous des années et des années de colère et de rage. La mélancolie, Tomacyn l'avait transformée en une furie plus facile à porter, plus amicale et plus protectrice. C'était plus facile de leur en vouloir que de se lamenter. C'était plus confortable pour son ego et pour son amour-propre car la situation était insoluble : jamais Isallys et Lacrymosa ne la prendraient en compte. Alors Cyn leur avait déclaré une guerre féroce.

La dernière née s'appliqua donc à ignorer la cadette, tâchant de ravaler la dizaine d'insultes et autres piques méchantes qui lui étaient venues à l'esprit, pour faire celle qui s'en moquait. Elle trempa un morceau de pain dans son jaune d’œuf, fixant l'épais liquide jaune vif, se répandre sur le blanc, comme de la lave sur les flancs d'un volcan. Le volcan, c'était elle, Tomacyn. Un volcan en activité qui menaçait de tout détruire autour d'elle. Pour l'heure, elle avait le sentiment qu'Isallys et Lacrymosa, cette entité bicéphale monstrueuse, tenaient le rôle de l'océan, froid et implacable, qui arrêtait ses langues de feu sans jamais s'assécher.

« Aurait-tu vu Isallys par hasard ? J’aurais à lui parler. » Les longs doigts fins de Cyn se crispèrent sur les couverts d'argent. Elle grinça des dents et pinça les lèvres, frémissant de rage, avant de relever brutalement la tête. Alors c'était ça ? Lacrymosa n'était vraiment donc capable de lui adresser la parole uniquement pour s'enquérir d'Isallys ? La dernière née prit le temps d'une longue respiration, laissant le venin se distiller un peu, avant de répondre d'un ton glacial, acide : « Pétasse Première est avec Père et Mère à cette stupide garden party. » C'était la variante la plus polie de  ce qu'elle avait en tête qu'elle avait été capable de trouver. Et de rajouter : « Tu le saurais si jamais tu prêtais un tant soit peu d'attention à ce qu'il se passe autour de ta petite bulle. En plus, c'est écrit sur le calendrier des parents. » Calendrier que Lacrymosa n'était pas capable de lire et Cyn le savait très bien. La jeune femme laissa ses insultes flotter un instant dans la pièce, les savourant, laissant à Lacrymosa le temps de les appréhender, avant de se taper légèrement le front du plat de la main, comme si elle réalisait quelque chose : « Oh, mais c'est vrai ! Tu ne peux pas lire de toute façon. C'est bien dommage. »

Histoire d'enfoncer le clou, Tomacyn illustra ses propos en se penchant en avant afin d'agiter sa main devant le visage de l'autre Malfoy. « Hellooo-oo ! » et de claquer des doigts à trois reprises juste devant son nez. « Je suis gentille, je t'indique où se trouve ma main. A moins que tu ne sois aussi en train de devenir sourde. » C'était méchant, oui. Mais c'était la seule forme de communication que Cyn connaissait avec ses sœurs : la méchanceté, l'amertume et l'agressivité.[/b][/color]


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MessageSujet: Re: On ne guérit jamais de son enfance ♕ (lacrymosa)   Dim 30 Oct - 11:43

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Silène & Lacrymosa
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Entre les deux sœurs la tension est palpable. Mais cela n’a rien d’étonnant. Silène n’a jamais semblé comprendre que Lacrymosa n’avait tout simplement aucun intérêt pour sa personne. La blonde préférait s’adresser à sa sœur le moins possible, d’une part car elle n’avait jamais rien à lui dire et d’autre part car elle n’en avait rien à faire. Cela pouvait sembler dur. Terrible même. Mais Lacrymosa est cruelle. Lacrymosa est froide. On ne lui a pas donné la chance de vivre de autrement. Et Silène malgré son besoin constant d’attention n’est pas différente. Si Lacrymosa est de glace, Silène est de flamme. Mais qui peut dire que la brûlure de l’une ne vaut pas celle de l’autre ? Cependant leur rencontre s’annonce de mauvais augures. Le caractère flamboyant de Silène ne laisse aucun repos et Lacrymosa n’a pas l’habitude du conflit direct. D’avantage des insultes chuchotées et du mépris de bon ton.

Elle ne sait donc pas comment réagir face à cette petite sœur qu’elle refuse de reconnaitre comme telle.


Mais les conflits répétitifs deviennent ennuyeux. Du moins pour elle. Visiblement ce n’est pas le cas pour sa jeune sœur qui semble se complaire dans le chaos perpétuel. Ce qui n’est guère étonnant pour quelqu’un qui recherche l’attention et la reconnaissance. Seulement Lacrymosa n’a pas d’attention à partager. La sienne est entièrement concentrée sur son réseau d’espion, Isallys et Boromir. Silène n’a pas de place dans son petit monde. Et il est peu probable qu’elle en est un jour une. On ne peut pas forcer de l’huile et de l’eau à se mélanger. Le même sang coule dans leurs veines. La même ressemblance sur leurs traits. Mais tout s’arrête là. Elles sont opposées parce que Lacrymosa n’éprouve qu’indifférence là ou Silène éprouve de la colère. Lacrymosa soupire doucement en entendant les mots de sa sœur. Les mêmes insultes encore et encore. Elle les as tellement entendus que ce la ne lui pèse presque plus. Presque.

« Quel vocabulaire. Si jalouse d’Isallys que tu ne peut t’empêcher de l’insulter ? » Elle marque une pause doucement. « Je comprends. Cela doit être particulièrement dur d’essayer de lui ressembler et de jamais arriver » Elle se penche en avant vers la forme pâle de sa sœur avant de reprendre la parole d’une voix sarcastique. « Je peux presque sentir l’odeur de l’échec. » Quand viennent les habituelles insultes sur sa quasi-cécité elle les chasse d’un geste indolent de la main comme si cela ne lui faisait rien. Ce qui n’est pas le cas bien évidemment mais elle a toujours été douée pour faire semblant. « Tu te répète chère petite sœur. Un peu trop. De toute évidence tu n’a que peu d’imagination » Un léger sourire. Carnassier « Ou peu d’intelligence. Mais sincèrement aucun des deux ne m’étonnerait. » Le mépris visible sur son visage autant que dans sa voix. Plus fort qu’elle. C’est son moyen d’autodéfense. Le seul qu’elle possède puisqu’elle est à peine capable de manier une baguette.

Avec un air de dégoût sur le visage, Lacrymosa se recule doucement dans son siège. « Non je ne suis pas encore sourde malheureusement. Mais si cela pouvait m’éviter le déplaisir d’entendre je choisirais ce sort avec plaisir » le ton mielleux dans sa voix est plus prononcé que jamais « Maintenant si tu pouvais t’écarter de moi ce serait du meilleur goût. Avant que je ne perde le sens de l’odeur en plus du reste » Elle redevient enfantine en compagnie de Silène, Lacrymosa. Mais dans le pire sens du terme. A croire que chaque minute passée en sa compagnie fait chuter son intelligence.
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