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 i led the revolution in my bedroom (hermitch)

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MessageSujet: i led the revolution in my bedroom (hermitch)   Mer 14 Sep - 0:58

Hermès n'avait jamais tissé de liens puissants avec une boite à cookie. Déjà, parce que c'était bizarre. Ensuite, parce que c'était bizarre. Ça aurait pu être une métaphore. De façon raisonnable, il aurait même été préférable que ça en soit une parce que ça aurait était explicable et moins étrange. La boite à cookie, malheureusement, n'était pas une métaphore, ou alors une métaphore très palpable qui trônait sur son bureau et qu'il fixait d'un air sérieusement pensif. Elle était jolie, la boîte. Jolie et gracieuse, et encore pleine de cookies et il en avait grignoté quelques uns depuis qu'elle avait échoué sur son bureau parce qu'il ne savait pas quoi en faire et qu'ils étaient beaucoup trop bons pour se perdre. Elle était jolie, la boite à cookies, jolie comme un gros problème en devenir et Hermès s'était demandé pourquoipourquoipourquoi il s'était laissé embarqué là-dedans, pourquoipourquoipourquoi ce n'était pas qu'une métaphore et pourquoipourquoipourquoi le dossier de Hyacinth « Stitch » Lovegood était à présent ouvert sur son bureau, page deux, le visage d'une femme épinglée à une feuille qui lui lançait un regard vide. Il lui avait lancé un sort, pour qu'elle arrête de bouger, parce que les images étaient atroces, parce qu'il ne savait pas qui avait sorti son appareil photo ce jour-là mais qu'il était un monstre, parce que c'était invivable et déchirant, parce que le film se déroulait encore et encore, parce qu'il y avait ces yeux, ces grands yeux qui fixaient à travers l'objectif et qu'il avait sent son cœur se briser. Doucement, il avait dégluti. Doucement, il avait tracé tourné la page, incapable de supporter le regard plus longtemps, incapable de supporter le fait qu'il n'avait pas Stitch sous la main, incapable de se dire que c'était ça, Grindelwald, des yeux morts et des vies détruites.

Il n'arrivait pas à se dire qu'il s'agissait d'un mauvais choix alors qu'il cheminait, la boite sous le bras, un paquet soigneusement ficelé sous l'autre, le nez enfoui dans une écharpe qui recouvrait le bas de son visage pour masquer autant que possible son identité sans qu'il n'ait l'air suspect. Il ne voulait pas être repéré, non, mais son identité n'était pas un secret, pas réellement, pas vraiment. Il n'avait pas envie de se faire arrêter, simplement, n'avait pas envie de croiser quelqu'un qu'il connaissait, non plus. Il voulait arriver vite et bien, attraper Stitch par la nuque et le serrer dans ses bras, parce qu'il était parti trop vite, la dernière fois, parce qu'il l'avait laissé comme un champ de ruine, perturbé et incroyablement vivant et qu'Hermès ne savait pas très bien comment gérer ce qui émergeait, parce qu'il y avait Soyan et Jupiter, parce qu'il était paumé et en manque d'affection, parce qu'il était déboussolé et trop facilement appâté, parce qu'il y avait les yeux de cette femme immortalisés sur un bout de papier et qu'Hermès refusait de n'être là que par culpabilité. Il avait de la peine, c'était vrai, mais ce n'était pas que cela. Il avait de la peine, évidemment, mais c'était plus que cela. C'était la sensation que Stitch savait que c'était, c'était la sensation que Stitch cherchait, c'était la sensation qu'il avait d'avoir trouvé, quelque chose, quelque chose d'étrange et d'impalpable qu'il avait envie d'attraper et de serrer dans ses bras, de protéger et de ne pas libérer. C'était un sentiment inébranlable et étrange, mais il s'était pris d'affection pour une boite à cookies, il avait fait plus étrange dans sa vie. Il avait demandé Stitch Lovegood, à la réception. On l'avait conduit à son bureau. La pièce était vide et ça ne l'avait pas vraiment étonné, parce que Stitch semblait être un vagabond, parce qu'il n'avait pas l'air de tenir en place. Il aurait pu aller le voir chez lui. Il aurait pu y aller, s'asseoir à côté de la porte, lire le livre qu'il trimballait dans sa cape pour patienter. Il aurait pu, c'était vrai, mais ça lui avait semblé presque trop intime, comme une brèche dans l'intimité de Stitch qu'il ne lui aurait pas tout à fait accordé, un pas de trop dans son espace. Il avait opté pour le bureau et le parallèle le faisait sourire alors qu'il attendait, le paquet posé sur la boite à cookies et les coudes posés sur le meuble, les yeux perdus sur le désordre et l'air absent.

Il avait su que c'était lui à peine la porte poussée. En vérité, il ne s'était pas retourné, s'était simplement penché en arrière, un sourire en coin sur les lèvres et l'air détendu alors qu'il l'observait, à l'envers, comme dans l'espoir de percevoir quelque chose de nouveau, quelque chose d'autre, alors qu'il le détaillait d'un regard avide.

« Bouh. » avait-il soufflé, d'un ton léger, sans réellement bouger. « J'avais peur que tu ne viennes pas, aujourd'hui, je n'osais pas débouler chez toi sans prévenir. » Il avait relevé la tête, avait fait tourner sa chaise pour le regarder, les yeux rivés sur lui et l'air moins assuré, moins parfaitement Travers, moins solide : « J'avais envie de te voir, je te dérange ? »
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MessageSujet: Re: i led the revolution in my bedroom (hermitch)   Dim 18 Sep - 17:07

Stitch ne remue pas d’un cil. Frappé de paralysie en pleine rue, il entraîne les grognements incertains de passants trop pressés pour s’émerveiller des petites choses de la vie. Un sourire ravi lui dévore la moitié du visage alors qu’il tente de loucher au mieux pour contempler le papillon bleu azur qui vient de se poser sur son nez. Son cœur est perdu depuis quelques jours, il pense à trop de choses, à trop de gens, et il n’y a pas assez d’heures dans ses nuits pour tout expliquer à ses tasses, qui l’écoutent pourtant d’une bienveillante attention. Il a mal, un peu, des souvenirs qui reviennent par vague, qu’il évacue par sa bonne humeur mais qu’il sent quand même trop présents au creux de lui-même, assez présents pour faire des cauchemars, et les cernes sous ses yeux n’en démordent pas, attirant les inquiétudes d’Azalea qu’il fuit tant bien que mal, malgré le canapé squatté chaque fois qu’il ne trouve pas le sommeil. Il pourrait arrêter de dormir. C’est ce qu’il fait, en partie, mais son cerveau étant ce qu’il est, le manque de repos menacerait davantage son équilibre mental. En permanence sur la brèche, sur le fil tendu par sa folie entre souvenirs et euphorie, il a déjà l’impression d’avoir basculé du mauvais côté, de ne plus pouvoir revenir en arrière sans revenir à pire et tout ça traverse son esprit en coup de vent tandis qu’il court après son papillon à perdre haleine dans les rues de Londres, les cheveux ébouriffés, le rire dans les fossettes à effrayer les malheureux qui croisent son chemin, très loin de l’idée d’aller bosser. Petit électron libre qui vient quand il veut, personne n’a jamais osé lui dire qu’il était censé se pointer à huit heures et partir à six, de toute façon, tant que son travail est fait, on ne peut pas vraiment lui reprocher quoi que ce soit. Le papillon s’envole plus haut, au-dessus des toits, et il n’a pas pris son balai pour le suivre, la poursuite s’achève donc là, en plein devant le temple de la tasse à thé. Si ça c’est pas un signe. Il fouille ses poches, trouve de la monnaie qui traîne, assez pour acheter une tasse ornée de papillons. Il n’en achète qu’une, mais reste néanmoins une heure à leur causer, devant l’air ahuri de la vendeuse, qui ne tente même pas de s’éloigner de son comptoir.

C’est donc affreusement fondu de sa nouvelle acquisition qu’il se rend à la rédaction, les yeux qui brillent devant la boîte ronde et lignée portant le nom de la maison qu’il tient entre ses mains avec la précaution d’une mère tenant son nouveau-né. Il n’est pas rare de le voir débarquer avec ces boîtes au journal et la réceptionniste ne lui demande même pas ce qu’il a acheté, à son grand désespoir. Ce qui est rare, en revanche, c’est qu’elle lui dise quelqu’un t’attend dans ton bureau et Stitch a le cœur battant, trépignant d’impatience de découvrir qui est son visiteur comme il trépigne pour les cadeaux le matin de Noël. Une pointe d’angoisse se mêle à tout ça, dans un recoin de sa tête où il relègue les lettres hargneuses qu’il reçoit parfois, et peut-être vient-on mettre des menaces à exécution. Il pousse la porte de son bureau, mine déconfite à cette pensée, mais le sourire ne tarde pas à fleurir à nouveau ses traits alors qu’il reclape derrière lui du pied, un petit cri de surprise et de joie mêlées lui échappant à la vue d’Hermès. HermèsHermèsHermès, font ses pensées et il se retient pour ne pas jeter sa précieuse boîte en l’air, le regard alternant furieusement entre elle et son invité, pour se jeter sur celui-ci, la dernière fois s’étant soldée par une note de frustration, même s’il était le seul à blâmer pour ça. Fallait-il que le bon sens lui revienne à ce moment critique où il aurait bien retiré la chemise d’Hermès et tout le reste, d’ailleurs ? Bref. Il dépose Carmen (la tasse dans son écrin) sur le meuble le plus proche arborant un sérieux à toute épreuve et secouant la tête à l’instant précis où Hermès lui demande s’il le dérange. Dérangé, lui ? Enfin, dérangé, oui, mais pas par Hermès, absolument pas par Hermès, et il se rapproche doucement, trop doucement, de l’auror. Silencieux et imperturbable, il cale un genou entre ses cuisses, attrape son visage entre ses mains, le redressant vers lui, et l’embrasse de tout son soûl, comme s’ils s’étaient quittés il y a une éternité, et c’est un peu ça, pour Stitch, parce qu’il n’a aucune notion du temps et que les journées loin de ceux qu’il aime sont toujours les plus interminables. Il s’écarte sans brusquerie, un sourire rêveur gravé sur les lèvres et le regard qui se perd sur son bureau. « Oooh tu l’as ramenée. » Par-dessus la tête d’Hermès, il bouge le paquet sans y prendre garde, fait sauter le couvercle de la boîte à cookies pour s’emparer d’un des biscuits qu’il coince entre ses dents avant de se laisser tomber sur la chaise à côté, d’ordinaire destinée aux infortunés stagiaires dont le patron veut se débarrasser, retirant ses chaussures par la seule force de ses orteils pour étendre ses jambes, les mollets posés sur les genoux d’Hermès. « Je suis heureux que ce soit toi et pas – on s’en fiche. Tu m’as pas attendu longtemps ? Je suis pas très assidu, désolé. Heureusement que je suis venu. » Son rire toujours timide, comme autrefois, résonne dans la pièce, et il détourne les yeux pour observer son bureau, levant un sourcil sur le paquet non identifié qu’il vient pourtant de toucher. « C’est quoooi ? Pour moi ? » lance-t-il tel un enfant trop curieux, le regard replongé illico dans les prunelles azurées d’Hermès. « C’est dingue, t’as les yeux de la couleur du papillon que j’ai chassé ce matin. Il devait vouloir me dire que t’allais venir. »
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MessageSujet: Re: i led the revolution in my bedroom (hermitch)   Sam 24 Sep - 2:50

Il y avait quelque chose d'extrêmement beau et d'extrêmement simple chez Stitch, quelque chose qui agrippait son attention et qui tiraillait sur son coeur, quelque chose qui l'alpaguait et le touchait, le tourmentait et lui donnait envie de rire. Il y avait quelque chose de joli dans la façon dont il abordait les choses, quelque chose que d'autres devaient trouver dérangeant parce qu'il était instable et fêlé et bizarre et étrange, quelque chose qu'Hermès trouvait incroyablement apaisant, quelque chose qui lui donnait envie de fermer les yeux, la tête sur ses genoux, à ne plus bouger juste pour l'écouter parler, de tout et de rien, de tasses et de papillons, du beau temps et des gens, de l'amour et de l'envie, ou de n'importe quoi dans le fond, parce qu'il avait la voix douce, parce qu'il parlait parlait parlait parlait tellement qu'Hermès n'était pas certain que les gens prenaient réellement la peine de l'écouter, tellement qu'Hermès n'était pas sûr que les gens tentaient réellement de comprendre. Il tendait l'oreille, lui, parce que Stitch avait planté ses yeux dans les siens et qu'il l'avait embrassé, parce que Stitch était un miracle et une merveille, un être humain si brisé qu'il n'aurait pas dû pouvoir se relever mais qui brûlait, là, doucement, qui respirait, parlaitparlaitparlait, souriait. Il avait souri, largement, lorsque l'homme s'était avancé, les yeux rivés sur lui et l'air bien trop relaxé, alors qu'il aurait dû se méfier, alors qu'il aurait dû guetter. Il aurait dû attendre le poignard dans le dos ou l'attaque surprise, il aurait dû réaliser que ce n'était pas si simple, que Stitch était toujours un peu un inconnu malgré tout, qu'il devrait remonter les barrières, dessiner à nouveau les frontières entre eux. Il aurait dû. Il ne l'avait pas fait, pour autant, avait à peine frémi lorsque ses mains s'étaient posées sur son visage, avait attrapé sa taille, plutôt, alors qu'ils s'embrassaient. C'était étrange de se dire que ça lui avait manqué, qu'il avait senti l'envie, gravée au fond du ventre, inscrite au fond de son cœur, l'envie de plus de baisers volés, l'envie de plus, tout court, l'envie démente, l'envie alarmante. « Stitch. » avait-il soufflé, gentiment, un sourire attendri au coin des lèvres alors que l'autre se détachait de lui, un peu trop vite à son goût, un peu trop loin, un peu trop tôt.

« Stitch. » avait-il répété, une nouvelle fois, un début de sourire au coin des lèvres alors qu'il effleurait du bout des doigts les chevilles qui reposaient à présent sur ses genoux, traçant du bout des doigts les contours de ses tendons d’Achille. « Alors déjà, oui, c'est pour toi, tu peux l'ouvrir. » Comme pour appuyer sa déclaration, il avait poussé le petit paquet dans lequel il avait enveloppé une tasse qu'il avait déniché dans la devanture d'un magasin d'antiquité. La porcelaine, soigneusement décorée d'un motif éternellement mouvant, avait été apparemment peinte à la main des siècles auparavant par un sorcier indien qui avait œuvré en Angleterre – ou c'était en tout cas ce que le propriétaire de la boutique lui avait raconté – lui avait immédiatement fait penser à Stitch. C'était stupide, en vrai, parce que ce n'était qu'une tasse, après tout, mais qu'il se sentait incroyablement nerveux parce que Stitch semblait extrêmement particulier à propos de ses tasses et qu'il craignait un faux pas, une erreur, d'avoir fait fausse route. « Si elle ne te plaît pas je. » Il avait grimacé doucement, et avait commencé à masser machinalement ses pieds, geste mécanique et presque trop tactile, trop familier, pour la situation. « Je suis désolé ? » avait-il risqué, pour finir sa phrase. « Mais elle avait l'air d'avoir envie de trouver quelqu'un qui l'aimerait à sa juste valeur. » Adressée à n'importe qui d'autre, la phrase aurait été absurde. Adressée à n'importe qui d'autre, Hermès ne l'aurait même pas articulée. Il l'aurait laissée là, pendue au bout de sa langue à attendre que le temps passe. Mais ce n'était pas n'importe qui, c'était Stitch, Stitch qui aimait les tasses, Stitch qui avait les yeux les plus expressifs qu'il ait jamais vu, Stitch qui se comportait comme si tout était naturel, comme si tout était normal, Stitch qui était étrange mais apaisant, qui était si lointain mais si familier à la fois, Stitch, Stitch, Stitch, et, joueur, Hermès avait tiré gentiment sur ses chevilles pour le faire glisser un peu plus dans sa chaise et lui voler un baiser, penché lui, le dos étiré autant que possible, juste pour un contact furtif.

« Tu penses que c'était un papillon magique ? » avait-il demandé, en reprenant sa position et son massage tranquille. C'était une réelle question, pas le genre de questions posées qui attendaient avec impatience que la personne en face trébuche, se vautre, dise quelque chose de regrettable. C'était une question curieuse, une question qui lui faisait relever pour étudier le visage de Stitch parce qu'il se demandait, subitement, si de telles choses existaient, s'il y avait des papillons magiques, des araignées magiques – oui, avait-il corrigé presque automatiquement, les acromantulas en était un exemple – ou d'autres insectes magiques dont il n'avait pas conscience. Il se demandait, subitement, si les papillons faisaient des prophéties, si un battement de leurs ailes pouvaient réellement faire valser le monde, si c'était possible même. Il avait décidé qu'il ne savait pas. Il avait décidé, pourquoi pas. Il avait décidé que ce n'était pas important, que les règles étaient floues et les limites lointaines, qu'il avait des choses plus importantes auxquelles se consacrer. « J'avais hâte que tu arrives. » avait-il glissé, l'air de rien, l'ombre d'une rougeur sur les joues. « Mais je n'ai pas attendu longtemps, ne t'en fais pas. À moins de parler le papillon, tu ne pouvais pas prévoir que tu aurais de la visite. Tu as passé une bonne journée ? »

C'était le changement de conversation le plus absurde du monde mais la cohérence de la conversation lui semblait une lointaine norme à laquelle il n'avait pas envie de se plier, pas tout de suite. Un peu paresseusement, il lui avait souri.
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MessageSujet: Re: i led the revolution in my bedroom (hermitch)   Sam 29 Oct - 0:17

Stitch, entend-il, Stitch, répète Hermès, doucement, souffle léger et rassurant de sa voix qui titille ses tympans, le fait frissonner, vibrer, chavirer, c’est presque trop parfait, mais Stitch n’arrête pas de parler, il parle encore, sans vraiment écouter, sans savoir si Hermès veut lui dire quelque chose ou s’il savoure simplement cette syllabe unique comme Stitch se délecte des deux syllabes sucrées d’Hermès, en plein milieu de la nuit. Il n’est pas sûr que les gens fassent ça dans la vie réelle. Il n’est pas sûr que ce que les gens font dans la vie réelle l’intéressent vraiment, non plus. Il étire ses orteils, chatouillé par les doigts d’Hermès contre ses tendons, et son sourire s’étend un peu plus, l’enfonce un peu plus loin dans son euphorie naturelle. Avidité. Stitch n'a que ça dans le regard lorsqu'Hermès pousse le paquet vers lui, en dehors des étoiles qui y brillent un peu trop. Il ne tend pas la main directement, alerté par le ton d'Hermès et ses mains pressantes sur ses pieds. Ses yeux s'arrondissent d'incompréhension en se posant à nouveau sur Hermès, une grimace en suspens parce que ce doit être la première fois qu'on s'excuse en lui offrant quelque chose. Il ne sait pas comment il doit réagir. Alors il fait une chose très simple, il secoue la tête, chassant les inquiétudes d'Hermès d'un mouvement de boucles décousu. Il se sent presque tomber quand Hermès le fait glisser sur sa chaise pour lui chiper un baiser, sensation de vertige totalement injustifiée et tellement plaisante une fois rattrapé par les lèvres d'Hermès pour un instant trop éphémère. Cela suffit. Cela suffit pour retrouver le sourire et s'emparer du cadeau, toute la précaution du monde au bout des phalanges. Il a un sourire tendre en entendant la question d'Hermès. Sans lever les yeux, il caresse l'emballage avec soin, persuadé qu’il a entre les mains la chose la plus précieuse du monde. « Bien sûr qu'il était magique. Il avait la couleur de tes yeux. » Il dit ça comme si c'était l'évidence même, sans aucune dureté dans la voix, sans s’attarder, comme un enfant qui croit encore aux contes de fées. La petite sirène lui a bien filé entre les doigts.

Hermès semble trop calme, son air trop doux, son sourire étroit, ses mains légères contre ses malléoles. Sa peau frémit à ce contact tendre, troublé, se demandant si Hermès aussi est troublé. Pourtant, il a la curieuse impression que tout se passe à merveille. Hermès est là, dans son bureau, un sourire aux lèvres et un cadeau sous le bras. Il a les yeux trop bleus et Stitch est en train de se noyer. Hermès a les yeux bleus. Soyan a les yeux bleus. Maebh avait les yeux bleus. Le motif est trop récurrent, ça a quelque chose de glaçant. Mais Stitch ne donne rien comme indice, rien ne transparaît dans l’abîme de ses yeux, noirs, noirs, noirs, gouffre sans fond de sa folie. Stitch ne pense plus, il regarde Hermès avec un sourire infime gravé sur la bouche, un détail le chiffonne, froisse son sourcil, ça gratte à la porte de son cerveau, la voix d’Azalea qui lui souffle qu’il doit arrêter d’importuner les gens et puis Hermès dans son bureau, lui renvoyant la pareille. C’est bien trop étrange, bien trop beau, bien trop facile, c’est presque trop brut, spontané, quand il lui demande s’il a passé une bonne journée. Peut-être s’il avait été plus sain d’esprit, se serait-il méfié, se serait-il posé la question. Mais son esprit ne daigne pas l’en informer, et ça n’enclenche rien d’autre qu’une agitation, une envie au bout des phalanges, maigre tremblement qui se frotte au papier. Il se contente de sourire un peu plus en se souvenant du paquet sur ses genoux. Lentement, il le déballe avec soin, dissimulant mal son excitation. Il ouvre la boîte tout doucement, comme s'il craignait de surprendre la chose qui s'y trouve. Ses yeux s'écarquillent devant le motif mouvant, produisant une délicieuse harmonie de couleurs. Son cœur n'a jamais dû battre aussi fort. « C'est une... » Il s'interrompt un instant pour ramener ses pieds au sol, se redresser et sortir la tasse de son écrin, la tournant entre ses mains sous sa lampe de bureau. « Une Sarasvati Panchireddy. » L’enthousiasme l’engloutit à la simple énonciation de ce nom. Stitch, avec toute la volonté du monde, n'a jamais pu s'en procurer une vraie. Il aurait fallu qu'il dépense moins son argent à tort et à travers pour ça. Et voilà qu’Hermès lui en offre une, tout naturellement. Peut-être ne se rend-il même pas compte de la valeur que ça a pour Stitch.

Son expression devient soudain sérieuse, alors qu’il songe au prénom qu’il va lui donner. « Dommage que j’aie déjà une Hermès. Ça aurait été parfait pour toi », réfléchit-il tout haut, les prunelles harponnées par l’éclat de la porcelaine. Il ne sait pas trop si c’est parce que c’est une des plus belles tasses qu’il ait jamais vues ou parce que c’est Hermès qui la lui a offerte, mais il n’arrive pas à se concentrer sur le prénom. Il sait seulement qu’il est heureux, incroyablement heureux, le corps et le regard remplis de soleil, de bulles et d’étoiles, il a l’impression de flotter, de se rouler dans des nuages cotonneux et roses. Il repose soigneusement la tasse dans sa boîte, dépose ladite boîte tout aussi soigneusement sur son bureau, puis se lève, se penche, une main sur la joue d’Hermès et l’autre qui se glisse dans sa nuque pour l’embrasser, une passion brûlante au bord des lèvres et un désir incendiaire dans le bas-ventre. Il aurait pu se contenter d’un merci, certes, mais ça n’aurait pas suffi. Ça aurait été trop peu. Ça n’aurait pas traduit ses émotions si dévastatrices qu’il en oublie de reprendre son souffle en s’installant sur les genoux d’Hermès pour l’embrasser plus fort. Stitch n’est plus intact, Stitch est abîmé, irrémédiablement bousillé, mais être amoureux lui semble si facile, et Stitch aime, aime, aime. A en crever. Il a très envie d’Hermès, trèstrèstrès envie, et ses mains s’introduisent de leur propre chef sous la chemise de l’auror, à la fois sûres d’elles et hésitantes, un entre-deux étrange qui ne signifie qu’une chose : Hermès est une certitude, pour Stitch. Il s’éloigne à peine, ses lèvres effleurant toujours les siennes. « Merci », murmure-t-il, les yeux plongés dans ceux d’Hermès, alors qu’il remonte deux doigts le long de son flanc. Pas tellement pour la tasse. « Merci d’être venu. D’être là. D’être toi. » Il sourit, espiègle, en déposant un énième baiser sur sa bouche, mordillant sa lèvre au passage. « Hermès », son ton se fait plus solennel – du moins, il essaye, « Je ne sais pas si c’est très prudent, ou si c’est mal vu, mais j’ai très envie de toi, là. » Les joues rougies, il cale son visage dans le creux du cou d’Hermès, y laissant deux-trois baisers humides, s’imprègne de son odeur acidulée, les yeux fermés. Il veut retenir ce parfum, cette fois. Il veut le retenir tout court. « Hermès », soupire-t-il, et on y entend presque un dis oui.
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MessageSujet: Re: i led the revolution in my bedroom (hermitch)   Sam 5 Nov - 19:26

Il y avait quelque chose chez Stitch qui le bouleversait à chaque fois, quelque chose qui le secouait et lui donnait envie de l’attraper et de le serrer dans ses bras, quelque chose qui le faisait rire et qui lui faisait baisser tous les remparts, qui faisait briller ses yeux et qui le faisait secouer la tête, sans exaspération, mais avec quelque chose comme de l’affection au fond des iris. J’ai déjà une Hermès, disait Stitch, et une vague de chaleur se répandant dans son torse, parce qu’il savait à quel point ses tasses étaient importantes, parce qu’il savait à quel point il prenait soin des noms qu’il leur donnait. J’ai déjà une Hermès, disait Stitch, et il se demandait à quoi elle ressemblait, qu’est-ce qui l’avait poussé à lui donner ce nom. Ce n’était pas important, pas tout de suite, parce qu’il aurait l’occasion de poser ces questions plus tard, parce qu’il avait tout le temps devant lui, parce que Stitch avait l’air heureux et qu’il semblait avoir fait mouche. Il n’avait aucune idée, de ce que c’était Sarasvadi Panchireddy mais ça sonnait bien, mais Stitch avait l’air de savoir et c’était tout ce qui comptait, de le voir aussi pris de court, aussi contenté, aussi heureux, pour une seconde ou pour plus, juste parce qu’il avait fait un cadeau, un cadeau qui lui faisait plaisir, pas de ces cadeaux qu’on recevait à Noël de la famille éloignée et dont on ne savait que faire. Il avait rougi, franchement, lorsque Stitch avait posé sa main sur sa joue, parce que le mouvement était brusque et que c’était lui qui se retrouvait pris de court, cette fois, retournement de situation et cabrioles. Il devrait avoir l’habitude, maintenant, de ce genre de choses ; Stitch n’avait jamais été moins que perturbant et c’était pour cela qu’Hermès s’était laissé approcher, apprivoiser, adoucir, sans doute, parce qu’il était unique et étrange et tendre, quelque part, au milieu des ses bizarreries, tendres, parce que l’affection courrait dans ses doigts et dans sa bouche, qui l’embrassait subitement alors qu’il se juchait sur ses genoux, alors que tout subissait à nouveau un tournant à quatre-vingt-dix degré qui le surprenait et lui filait le vertige, alors qu’il se cramponnait à sa taille, la peau brûlante sous ses doigts, le corps en flamme sous son regard.

« Ne me remercie pas. » avait-il demandé, tout doucement, incapable de savoir comment réagir réellement, le souffle court et les joues brûlantes. « Tu me rends heureux. » C’était un grand mot et un grand concept quand on s’appelait Hermès Travers, mais c’était une réalité, quelque chose d’impalpable et d’implacable, quelque chose qui le terrifiait et le rassurait tout à la fois parce que c’était vrai, terriblement vrai, atrocement vrai, tendrement vrai, et qu’il n’y avait plus de retour en arrière et plus d’après, qu’il le rendait heureux et que c’était tout, que c’était comme ça, que c’était surprenant mais que ça lui faisait du bien, parce que ça réchauffait quelque chose de mort chez lui, quelque chose de stagnant, quelque chose de balbutiant de la même façon que le faisait Soyan, de la même façon qu’avait pu le faire Jupiter. Il avait haleté, tout doucement, contre la joue de Stitch, parce que c’était trop et pas assez et que, les mains suspendues en l’air, il ne savait plus ce qu’il devait faire, à quel saint se vouer.

On avait soigneusement appris à Hermès à être prudent. On lui avait enseigné de faire attention à chacune de ses expression, à chacun de ses mots, à chacun de ses gestes, on lui avait fait rentrer dans le crâne, volontairement, ou pas, qu’il n’y avait rien de plus important que d’être prudent, rien de plus essentiel que de faire attention. C’était une seconde nature, à présent, quelque chose d’imprimé, de tatoué, de gravé, calculer chacun de ses gestes et soupeser le moindre de ses mots, ne pas rire, ne pas sourire, ne pas pleurer, ressentir l’exact dose de sentiments autorisés, pas plus, pas moins, juste assez pour exister, pas assez pour donner une prise sur ce que l’on était. Il ne pouvait pas faire cela. Pas maintenant, pas avec Stitch, parce que Stitch se jetait en avant, parce que Stitch riait, parce que Stitch s’asseyait sur ses genoux, parce que Stitch l’embrassait avec plus de liberté qu’il n’en était capable et que même si Hermès savait que sa liberté avait été payé au prix fort, il ne pouvait pas s’empêcher de se sentir envieux, de le sentir aussi sûr de lui mais pas assuré, aussi direct mais pas fonceur, aussi intrinsèquement lui-même qu’il n’y avait aucun doute, aucune peur, juste l’envie de cambrer le dos pour rencontrer ses mains, de perdre ses doigts dans ses cheveux et de chuchoter des « Oui » jusqu’à demain. Il ne pouvait pas se laisser aller autant, pas tout à fait, s’était redressé pour l’embrasser, et c’était tout aussi passionné, tout aussi brûlant, tout aussi exigeant alors que les mains allaient se poser sur le creux de ses hanches pour le forcer à se rapprocher plus près, pour créer un contact, quelque chose de plus, quelque chose de mieux.

« Ce n’est pas très prudent. » avait-il confirmé alors qu’il laissait Stitch plonger la tête au creux de son cou et qu’il passait ses mains sous ses vêtements pour suivre du bout des doigts son épine dorsale. « Pas très bien vu non plus. Laisse-moi juste une seconde. » Il s’était tortillé, pour sortir sa baguette, essoufflé et frissonnant, le cœur battant comme s’il n’avait jamais été embrassé, jamais été touché, jamais été aimé, alors qu’il lançait un sort pour clore la porte et insonoriser la pièce, alors qu’il laissait choir sa baguette au sol pour retourner à l’exploration de la peau de Stitch, le dessin de ses côtes, et le labyrinthe de ses vertèbres, alors qu’il cherchait sa bouche, encore une fois, comme un appel au secours, parce qu’il manquait d’air et qu’il avait besoin de ses baisers comme de l’oxygène.

« S’il te plaît, Stitch. » avait-il soufflé, doucement, tout en tirant sur ses vêtements comme s’il espérait l’en dévêtir, comme s’il espérait pouvoir se coller à lui et lui voler sa chaleur et laisser parler son corps plutôt que sa bouche parce qu’il était terriblement plus maladroit avec ses mots qu’il ne l’était avec ses mains. « S’il te plaît. » Et sa voix était basse et rauque, et la supplique était nette alors qu’il l’embrassait comme si plus rien ne comptait, comme s’il risquait de disparaître.
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MessageSujet: Re: i led the revolution in my bedroom (hermitch)   Dim 20 Nov - 20:46

Il tremble, Stitch. Il tremble d’appréhension, d’excitation, d’envie, de bonheur, de peur, d’amour. Il frissonne au moindre effleurement, frémit au moindre contact, s’enivre de la peau d’Hermès, de l’odeur de ses cheveux, du goût de ses lèvres, de ses paroles. Tu me rends heureux, dit Hermès, et Stitch sait que lui aussi, il est heureux, incroyablement heureux, petite boule de chaleur qui tournoie dans son ventre et étire ses lèvres en un énième sourire, les yeux brillants, battant des cils et le cœur battant. Il n’y a pas assez de secondes dans le temps pour qu’il embrasse assez Hermès, toute une vie ne suffira jamais, parce qu’il y a trop de manque, en eux, trop d’envie, parce qu’ils sont trop avides d’affection. Hermès est beau, de cette fragilité qui affleure sous sa peau et que Stitch peut sentir pulser sous ses doigts. Stitch sait pourquoi ses yeux se sont posés sur Hermès et ne s’en sont plus détachés la première fois qu’il l’a vu, il sait très bien, et ce n’est pas qu’une seule raison, unique et implacable, mais des dizaines et des dizaines de petites choses que Stitch n’arrivent même plus à compter. C’est cette réserve naturelle qui ne demande qu’à être battue en brèche, cette trop grande bienséance avec laquelle il l’avait traité quand il l’avait emmené au bureau des aurors, mais pas une bienséance froide, distante, au plus professionnelle, non, il y avait de la douceur, dans tout ça, quelque part, dans son regard et son attitude, une douceur qui avait attiré Stitch plus que toute autre chose. Il y a de la chaleur qui émane d’Hermès, de la chaleur dans son regard, dans son sourire, et beaucoup trop de délicatesse dans ses gestes et ses mimiques, tous intégrés et répétés parfaitement comme une seconde peau, pour respecter les convenances et ne jamais en montrer trop, et pourtant c’est comme s’il avait su dès la première seconde tout ce que peut être Hermès, tout ce qu’il sera pour lui.

Il soupire contre le cou d’Hermès et ça aurait pu être parce que la prudence ne lui inspire rien du tout, qu’il s’en fiche et s’en fichera toujours, parce qu’être prudent n’a sans doute pas beaucoup de sens dans un monde où les gens meurent de toute façon. Il soupire contre son cou et ça aurait pu être aussi parce que ce qu’ils s’apprêtent à faire n’est pas très bien vu, et qu’il ne saisit pas franchement pourquoi alors que sa sœur lui répète ça sans cesse à propos des trois-quarts de ses actions, parce qu’il s’en fiche aussi de la décence. Il soupire contre son cou et ça aurait pu être à cause des sorts lancés rapidement par Hermès, à cause de la courte attente sans avoir ses mains sous sa chemise, plaquées contre sa peau. Ça aurait pu, ça aurait pu, mais ça n’a rien du soupir d’exaspération, du soupir demandant pourquoi faut-il faire attention, du soupir qui dit qu’on s’en fout des autres et de ce qu’ils pensent, parce que Stitch ne pense pas comme ça, jamais, que tout ce que son soupir dit, c’est enfin et Hermès et je t’aime, parce qu’Hermès a dit oui avec son corps et ses mains plutôt qu’avec ses mots, que Stitch relève la tête pour retrouver les lèvres d’Hermès, encore une fois, à en perdre le souffle et le reste, parce qu’Hermès dit s’il te plaît et que Stitch ne sait pas pourquoi tandis que ses mains s’insinuent entre eux deux pour défaire les boutons de sa chemise, presque trop précipitamment, certain de ne pas pouvoir le faire lentement sans que le tremblement de ses doigts ne rende la tâche plus ardue. Il la fait glisser le long de ses bras pour l’enlever, déposant un baiser sur son épaule dénudée, scrutant ses poils juste pour voir s’ils se dressent à son contact, le regard un peu vague alors que ses mains parcourent le torse d’Hermès pour en explorer les ciselures, comme un aveugle qui chercherait la signification de chaque courbe, chaque dessin de ses côtes et de ses muscles. Il attrape une de ses mains, la porte à sa bouche pour en embrasser le dos, la paume, les phalanges, l’appuie contre sa joue brûlante, se mordille la lèvre. « Tu as les mains froides. » Ses yeux pétillent et son sourire s’éclaire, mélange d’espièglerie et de douceur. « Ça me file des frissons. » Il marque une pause, passe la langue entre ses dents. « Dans le bon sens. » Il rit légèrement contre ses lèvres, l’embrasse encore, en retirant sa propre chemise, la laissant tomber par terre avec celle d’Hermès.

C’est étrange, la sensation de rêver quand on a la folie pour amie. Stitch a toujours un peu cette impression de flotter, de marcher sur un petit nuage duquel pas grand-chose peut le faire descendre. C’est étrange, parce qu’il a cette sensation, trop forte, au bout des doigts alors qu’il s’applique à retirer la ceinture d’Hermès, et qu’il se redresse pour se débarrasser du reste, un peu méthodique mais toujours aussi doux, les yeux dans les yeux d’Hermès mais pas tout à fait, parce que c’est la première fois qu’ils se voient nus, et c’est si étrange, encore, si étrange et pourtant si parfait dans toute sa maladresse, sa fragilité et son empressement, malgré la rougeur sur ses pommettes et ses bras qu’il ramène contre lui un court instant, comme pour se protéger du froid, ou du regard d’Hermès, peut-être. Mais c’est si beau, au fond, si simple, si facile, qu’il ne sait plus ce qu’il attendait au départ, mais il sait que ce moment est mieux que tout. Il se rapproche, vient poser deux doigts sur chaque épaule d’Hermès, les fait gambader jusqu’à son cou, sa mâchoire, se rapproche encore, l’air rêveur, avant de prendre son visage entre ses mains, lissant ses joues des pouces, avant de se pencher en avant pour s’emparer de ses lèvres, pour lui voler son souffle encore une fois. Il n’a plus besoin de murmurer Hermès à son oreille, tout son corps le murmure, à présent, quand il se rassied sur ses cuisses, se tend et se détend, se laisse brûler, consumer, dévorer, ses baisers se perdent, dévient de la bouche d’Hermès pour se lover contre sa joue, son oreille, sa pomme d’Adam, le creux de son cou, des gémissements qui se heurtent à sa peau et dans ses doigts qui s’accrochent à ses boucles, qui s’enfoncent sous ses omoplates, il n’y a que des encoreencoreencore.
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i led the revolution in my bedroom (hermitch)
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