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 Help me, get my feet back on the ground (Lovegood)

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MessageSujet: Help me, get my feet back on the ground (Lovegood)   Dim 18 Sep - 19:13

La plus grave des situations s'est finalement produite. Stitch n'a plus assez de place pour ranger ses tasses. Il vient de poser sa dernière trouvaille sur le dernier espace de la dernière latte disponible de son sommier en poussant le soupir le plus désespéré qui soit. Il lui faut un appartement plus grand. Ou une maison. Une maison avec beaucoup, beaucoup d’étagères, parce qu’il met ses tasses partout, sauf à terre (non mais ça va pas la tête, des tasses, par terre ?). Ainsi, tout est rempli et couvert de tasses chez lui, des rebords de fenêtres aux jardinières sur le balcon, des placards de la cuisine qu’il laisse grand ouverts au canapé sur lequel personne ne peut s’asseoir. L’endroit est devenu un véritable musée de la tasse à thé avec les années, recouvrant toute sa vie avec Maebh par ces précieuses porcelaines garantes de son équilibre mental. Cela fait longtemps qu’il n’y vit plus vraiment, n’y mangeant jamais et y dormant encore moins, risquant parfois de prendre un bain en évitant soigneusement les tasses posées sur le bord de la baignoire. Il n’y va que pour parler et passer les poussières, d’un sort ou à la main quand l’envie le prend de chouchouter ses objets favoris, et pour y récupérer des vêtements ou des affaires oubliées dans les cartons empilés dans les coins non envahis par les tasses. Stitch vit en vagabond, mangeant dehors et dormant sur le canapé de sa sœur, le plus souvent, ou chez d’autres quand l’occasion s’y prête. En vérité, il n’y a qu’Azalea qui soit jamais entrée dans le temple des tasses, parce que Stitch préfère les préserver, inconsciemment, qu’elles sont comme son secret le plus cher et le plus chéri, parce qu’au fond, c’est Maebh, Maebh, Maebh, partout autour de lui et importante et impossible à dire. Il ne peut pas vivre là sans elle, mais il ne peut pas non plus quitter ce foyer, l’endroit où ils devaient vivre heureux et à jamais, où ils devaient se marier, avoir des marmots à queue de poisson et rire, toujours, où ils devaient se serrer dans les bras, encore et encore, prendre des bains à deux, dormir pelotonnés l’un contre l’autre, s’embrasser au déjeuner, au dîner, au souper, accrocher toute leur vie aux murs, en photographies, à la place des tasses. Il n’y aurait pas eu de tasses si Maebh était encore là. Et maintenant il n’y a plus de place pour les tasses, et c’est un drame qui se joue, parce qu’il n’a pas d’argent pour acheter plus de place, parce qu’il ne veut pas vendre l’appartement, parce que c’est hors de question, parce que c’est tout ce qui lui reste pour garder le souvenir de Maebh vivante derrière toutes ses murailles de tasses, pour garder son fragile équilibre intact et ne pas sombrer dans pire encore.

Allongé sur le divan d’Azalea, il se retourne encore et encore, incapable de fermer l’œil, une peluche licorne serrée contre son cœur, désespérément à la recherche d’une solution. Il n’a pas osé en parler durant le souper, que sa jumelle avait encore dû lui rappeler – ça doit faire trois jours qu’il jeûnait sans le réaliser –, encore moins après, parce qu’elle a dit qu’elle était fatiguée et qu’il sait qu’Azalea n’est pas très friande de ses tasses, en particulier de celles qui ont un motif mignon, comme des oursons ou des lapins roses. Il doit être passé minuit quand il décide finalement de se lever, en pyjama et chaussettes pour se pointer dans la chambre de sa sœur. « Zaza, j’arrive pas à dormir. » Elle ne se réveille pas. « Zaza, j’ai un problème grave » continue-t-il, l’air de rien. Elle ne se réveille toujours pas. « ZAZA » dit-il un peu trop fort en lançant sa licorne en peluche sur l’endormie, à peu près sûr que la chose va la faire se réveiller en moins de deux. La tactique fonctionne et il regrette aussitôt à la tête qu’elle fait. « Désolé » fait-il, piteux, en s’asseyant en tailleur sur le matelas. « Tu veux bien me prêter ton cagibi pour mes tasses ? » Le cagibi n’est bien sûr que le commencement, mais il faut bien commencer quelque part, sans pour autant alerter sa jumelle adorée.


Dernière édition par Stitch Lovegood le Dim 18 Sep - 21:58, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Help me, get my feet back on the ground (Lovegood)   Dim 18 Sep - 20:34


Hey, brother, there's an endless road to rediscover. Hey, sister, know the water's sweet but blood is thicker. Oh, if the sky comes falling down for you, there’s nothing in this world I wouldn’t do ☾ Je suis inquiète pour Hyacinth. Ou plutôt, je suis inquiète parce que je le sens inquiet. Comme d'habitude, j'ai dû lui rappeler de manger. Comme d'habitude, je me suis trouvée submergée par ses émotions si violentes et si crues. Comme d'habitude, j'ai dû paraître froide. Le fréquenter me draine de toute mon énergie. C'est épuisant de sentir que sous cette couche de naïveté, de candeur et de douce folie, se cache une souffrance sans nom. Mais le pire, c'est que je ne sais pas comment je peux l'aider à s'en sortir. Je suis déjà là pour lui, et je sais que c'est beaucoup, mais pour moi, ce n'est pas assez. Ce ne sera jamais assez. Je ne peux pas faire part de mes inquiétudes et de mes doutes à mes parents. Ils vieillissent, je ne veux pas rajouter mes problèmes et ceux de Titi aux leurs. Il faut que je leur fasse croire que tout est sous contrôle. Et tout l'est, n'est-ce pas?

Je vais me coucher tôt. Je suis épuisée. Pourtant, je prends quand même le temps d'embrasser mon jumeau sur le front, comme au bon vieux temps, au temps d'avant. C'est une marque d'affection qui efface toutes les attitudes que j'ai pu avoir quelques heures plus tôt. On a le même âge, et parfois, c'est épuisant de jouer à la maman. D'un autre côté, je ne suis jamais aussi heureuse que quand le Hyacinth d'avant fait une réapparition subtile, courte, intense, comme ce sourire qui se peint sur son visage quand je lui dis bonne nuit. Ses yeux se plissent dans les coins et il a l'air tellement heureux que je manque de me mettre à lui parler comme avant. Puis mes yeux tombent sur sa peluche, je frissonne, et je vais me coucher. J'ai toujours eu horreur des choses mignonnes, allez savoir pourquoi. J'ai dû me retenir maintes fois de mettre un coup de pied dans le boursoufflet de mon jumeau. Je ne supporte pas les choses petites et douces, qu'elles soient animées ou inanimées. Je ne peux même pas entrer dans un magasin de jouets. En fait, les peluches et autres mignonneries pour gosses me font l'effet que les araignées ont pour d'autres personnes. J'ai des phobies étranges, je sais.

A peine ma tête a-t-elle touchée l'oreiller que je suis attirée dans les bras de Morphée. Le sommeil m'enveloppe de ses nimbes noires, épaisses, et des cauchemars de licornes mangeuses d'âmes et de tasses qui se brisent dans mes mains envahissent mon subconscient. Et puis, soudain, un truc doux et pelucheux m'atteint en plein visage. Je me redresse d'un coup, affolée, et je manque de crier avant de distinguer le visage de mon jumeau dans la pénombre. Je lâche un soupir indigné. « Hyacinth... C'est quoi le problème? » Je passe une main dans mes boucles blondes trempées de sueur tandis qu'il reprend sa peluche et s'assied au pied de mon lit. « Désolé. » Je sens son regret me submerger, et le mien vient s'y ajouter. Il ne sait pas. Il ne sait pas qu'il ne doit pas me réveiller au beau milieu de la nuit pour des choses futiles. Il ne sait pas qu'un rien m'inquiète. Il est pétri d'innocence, comme un petit enfant. Je sens mon cœur fondre et un sourire ourler mes lèvres. « C'est pas grave. Tu sais que tu peux venir me voir n'importe quand, hm? Je suis là pour ça. » Il me dévisage quelques secondes, semblant peser le pour et le contre. Il ressemble tellement au Hyacinth que je connaissais que je sens les larmes commencer à monter. Je cligne plusieurs fois des yeux. Il ne doit pas me voir pleurer, sinon ce serait la panique à bord et je ne saurais plus comment le maîtriser. « Tu veux bien me prêter ton cagibi pour mes tasses ? »

Je hausse un sourcil et manque d'exploser de rire. C'est pour ça qu'il m'a réveillée en pleine nuit? Cela dit, il m'a tirée d'un mauvais rêve, mais quand même. « T'es sûr que c'était nécessaire de me réveiller en pleine nuit pour ça? Je veux dire, on aurait très bien pu en parler demain... » Et c'est là que je comprends le sens véritable de ses paroles. Je blêmis. Il n'a plus de place pour ses tasses. Et ce n'est pas bon pour sa santé mentale.
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