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 We need to talk (Helios & Caerwyn)

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Helios Black
Morsmordre
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Morsmordre
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Crédits :  .
 
Âge :  35
Sang :  Pur, evidemment.
Allégeance :  Tom Jedusor et Les Black, jusque dans la mort.
Profession :  Ancienne avocat du magenmagot, desormais fugitif.
Ancienne école :  Poudlard, Serpentard.
MessageSujet: We need to talk (Helios & Caerwyn)   Dim 18 Sep - 21:06

Le soleil de la fin d'après midi inondait la pièce d'une douce lumière orangée. C'était beau. La grande maison était silencieuse, il n'y avait personne, chacun étant partis vaquer à ses occupations personnelles. Seul présent, Helios, l'ainé. Fenêtre grande ouverte, le sorcier était assit face à son bureau, main jointes, paupière closes. Il aimait cette partie de la journée, de loin sa préféré. Quand le ciel vire aux teintes rosées pour annoncer la soirée. Le vent venait lui lecher les lèvres, faisaient bouger ces cils tandis qu'il inspirait profondemment. Si les Black vivaient dans l'opulence et la richesse, qu'ils montraient a qui voulait bien le voir, la chambre d'Helios était aux antipode de cette valeur. Simple, exigus et peu meublés, elle était à l'image du jeune homme. Des murs hauts blancs contrastant avec un parquet ancien en bois foncé. Une immense fenêtre rendait la pièce très lumineuse, il avait lui même choisi cette chambre pour cette raison. Face à la fenêtre, un grand bureau de bois. A l'opposé, une grande armoire ancienne, et puis, au centre, prenant presque toute la place, un immense lit toujours fait au carré. Helios, bien que compliqué, aimait la vie simple. Loin d'être matérialiste, il n'avait jamais eut besoin de posseder beaucoup de choses. Il préfèrait posseder peu, mais garder longtemps les choses, c'est ainsi qu'il possédait plus volontairement les personnes. Les amitiés, les ennemis, les amours. Son amour. Un miaulement aigu retentit près de la porte, et la main du sorcier vint se detacher du bureau pour se balancer dans le vide. Le félin se frotta gracilement a la paume de son maitre, avant de sauter pour venir se loger au creux de ses genoux. Helios soupira. S'il avait parfois du mal avec la race humaine, il éprouvait un admiration, un amour infini pour les animaux, plus particulièrement les chats. Il aimait leur solitude, leur intelligence, leur manière de se centrer sur eux même et de ne pas être affecté par ce qu'il se passait autour. Il aurait aimé être comme eux. Ne plus rien ressentir.

Pour ne plus souffrir. Il releva le visage, ses épaule se contractant tandis qu'il reprenait sa droiture habituelle. Ce n'était pas le moment de s'affaisser. Il baisser les yeux pour se concentrer sur les dossier qui s'étalaient devant lui. Il était assommé de travail. Cela ne le dérangeait pas. Travailler l'empêchait de penser. Penser le faisait souffrir. Il avait tant de choses à penser...Sa défunte femme, tout d'abord, qui ne quittait jamais vraiment son esprit. Et puis cette autre femme.. plus discrète. Celle qui lui faisait avoir honte de lui meme à cause du désir qu'elle réveillait chez lui, et qu'aucune autre femmes n'avait su reveiller avant elle. Anna. La voir chaque nouveau matin le dérangeait. Il ne laissait rien paraître mais, au fond de lui même, c'était comme une trahison. Comme si Emilia pouvait le voir de là où elle était. Il avait l'impression de la trahir, de trahir ses engagements, alors que théoriquement, il n'était plus marié. Il n'était plus marié, puisqu'elle était morte. Morte. Morte. Rayée de la carte. Plus là. Jamais. Il pencha légèrement la tête sur le côté et ferma les yeux. Il se concentra un instant. Une mince brise vint lecher son épaule et pendant un instant, il eut l'impression que c'était elle, Emilia. Ses habits legers d'été, qui volaient toujours autour d'elle et venait caresser sa peau comme le soleil. Il pouvait presque sentir ses doigts fins courir le long de son dos, ses bras frêle enlacer ses épaules. Son menton gracieux se poser au creux de son cou. A ces pensées il senti le désir lui chatouiller l'estomac, et quelque chose se contracter plus bas. Sa lèvre se mit a trembler tandis qu'il autorisa une larme à venir couler le long de sa joue. Quand cela cessera t'il enfin. Quand acceptera il enfin de la laisser partir.... Il prit doucement sa tête dans ses mains, et posa ses yeux sur les notes d'Anna. Elle était intelligente. Douée, même. Une assistante parfaite. Elle lui ressemblait beaucoup, aussi. Il parcourut son écriture ronde et bouclée du bout du doigts, se rémémorant ce visage qu'il avait vu encore le matin même. Elle était si belle, Anna. Il l'appréciait oui. Et parfois, parfois il s'imaginait presque s'emparer de ses hanches délicates et sentir sa chevelure dorée. Ensuite, il s'en voulait, donner des coups de poing dans le mur pour se punir. Pour se punir d'en désirer une autre. Pourtant un jour, il serait obligé de passer à autre chose. Il en avait le droit... elle était bel et bien morte, Emilia. Et cette Anna était loin de le laisser indifférent, éveillant en lui quelque chose qui ressemblait presque à de l'amour.

Il sorti soudain de sa torpeur par des coups frappés à la porte. Une poigne fer, certainement, vu la lourdeur du son. Il sursauta, renversant un peu d'encre sur le bureau. Il jura à haute voix, avant de se hisser pour observer qui était le visiteur. Il ne vit rien. Haussant un sourcil, il se leva, a contrecoeur, offensé qu'on eut déranger ses pensées qui commencaient à devenir paisible. Il descendit les marches doucement. Il aurait pu ignorer l'individu mais le portail étant ouvert, cela signifiait qu'il y avait quelqu'un à la maison. Helios soupira. Il n'avait pas envie de voir de visiteur. Et il allait être bien heureux de voir qui était l'heureux elu. Il tourna la poignée et ouvrit doucement la porte. Il eut presque du mal a cacher sa deception, et le nœud qui se forma instantanément dans son estomac : Caerwyn. Bien heureusement il était fort en cachotterie, comme ledit cousin d'ailleurs, et lui tendit une main aimable sans le moindre sourire. « Caerwyn. » Il haussa un sourcil, il ne s'attendait pas a le voir ici. Peut être venait il rendre visite à Melpomène. Cette pensée lui donna soudain une grosse bouffée de chaleur et l'envie le demangeait de lui en coller une belle. Il s'ecarta lentement. « Je t'en prie, entre. » Il pria pour qu'il ne reste pas très longtemps. « Que me vaut le plaisir de ta venue ? » Il détourna son regard de lui pour l'empecher de voir la haine qui brulait dans ses pupilles. Il se retenait de ne pas le plaquer contre le mur de l'entrée.


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