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 (Wendell) I turned all the mirrors around

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MessageSujet: (Wendell) I turned all the mirrors around   Jeu 22 Sep - 20:07

TOBY
&
WENDY
I'm colder than this home, I'm meaner than my demons, I'm bigger than these bones.



Dans le tumulte de ses cauchemars règne une lumière qui les apaise tous. Elle asservit les ombres et les enchaîne au second plan qu’ils méritent. Il n’en a jamais compris la provenance. Ce qu’il se plaît à imaginer, c’est sa sœur, Holly, qui veille sur lui. À chasser ses démons pour apaiser son âme souillée par un quotidien dégradant. Ses paupières se rabattent sur une énième pénombre, et la sueur semble avoir choisi son corps comme refuge. À le voir ainsi mouillé, on pourrait croire à une mauvaise plaisanterie incluant un seau d’eau glacée. Ses respirations sont hachées, saccadées. L’air qu’il fait rentrer dans ses poumons semble contenir des bris de verre. Il pousse un gémissement pathétique, sa main va se réfugier à l’arrière de sa nuque humide qu’il frotte vigoureusement. Voilà des semaines qu’il se réveille de la même façon, avec l’impossibilité de s’endormir. L’insomnie semble être une nouvelle compagne. Ou plutôt un nouveau maître. Lui qui souhaite intérieurement avoir un allié, n’importe lequel pour soulager le nombre d’ordre qu’on lui donne. Voici cette intruse qui lui en donne d’autres. Elle lui interdit tout sommeil, tout repos. Son corps semble s’être néanmoins parfaitement adapté car c’est par des gestes agiles et énergiques qu’il quitte sa couche. Se délestant de son accoutrement, nu comme au premier jour, il dévale les couloirs sans gêne aucune. Des habits de rechange à la main, les pas silencieux et discrets. Il est sûr de ne tomber sur personne à une heure aussi tardive. C’est d’ailleurs pour cette exacte raison qu’il se risque à faire ce qu’il compte faire. Un sourire béat affiché sur sa figure, il a pour destination l’endroit rêvé. Son péché mignon, lorsque l’assoupissement lui est ainsi refusé. Si les premières fois la crainte d’être surpris l’entravait énormément dans ses mouvements, il est désormais pourvu d’une certaine assurance. Il sait que tant qu’il ne fait aucun bruit, il n’y a absolument aucun souci à se faire. Les Rowle ne sont pas vraiment le genre à se goinfrer en pleine nuit. Encore moins à se diriger vers la cuisine par leur propre chef pour se trouver quelque chose à grignoter. Respectant la répartition des repas dans la journée, servis par le personnel. Un instant d’inattention ayant failli causer un tintamarre, il reprend ses esprits et se concentre sur sa progression. Pas le moment de trop prendre ses aises, cet équilibre fragile est menacé. Et qui sait quels ennuis il pourrait avoir si ses activités nocturnes venaient à être dévoilées ?

C’est avec un soupir d’aise qu’il pénètre dans l’eau chaude. C’est toujours la même sensation d’extase lorsqu’il baigne dans du pur bonheur. Sûrement l’un des pires crimes qu’il ait commis depuis qu’il se trouve ici. Sa perpétuelle effronterie a fini par passer inaperçue aux oreilles de Wendell. Estimant qu’il gagne toujours leurs joutes verbales en invoquant le lien qui les unit, il n’y voit pas d’inconvénient. Mais Tobias est sûr qu’il ne resterait pas du tout indifférent à ce genre d’infraction. La salle de bain, ainsi monopolisée par un vulgaire sang-de-bourbe. Il retient un rire qui carillonnerait dans toute la pièce. Ce serait dommage qu’un vulgaire écho le prive de ses escapades appréciées. Cette baignoire doit être la plus grande dans laquelle il s’est trouvé. La richesse sorcière a cette tendance à l’exagération. Mais ce n’est pas là quelque chose dont il va se plaindre. Même ses parents moldus, malgré tout le prestige et l’opulence dont ils sont pourvus, n’ont pas un bassin qui fait la moitié de celui-ci. Le Fowler s’amuse à se laisser flotter sur le dos, contemplant le plafond en se laissant bercer par des vaguelettes produites par ses propres tremblotements. Une longue journée l’attend encore. L’humiliation, au final, n’est pas si intolérable que cela. Il aurait pu tomber sur tellement pire. C’est ce qu’on lui a dit. Surtout en le voyant dehors, pourvu d’une certaine liberté. En le voyant toujours aussi grand, aussi bien portant, et vêtu correctement. Ses yeux se ferment machinalement, un exploit qu’il ne peut reproduire sous les couvertures étouffantes. Il devrait se détacher de cette impression de léviter dans les airs. Quitter ce nuage cotonneux où aucune de ses pensées n’est négative. C’est une mauvaise idée de s’oublier lorsque l’on mène une existence emplie de contraintes. Mais il ne s’écoute pas. Il préfère suivre la volonté de ses membres privés de détente. Un bruit lointain le rameute. Ses sens en alerte, il évite de trop bouger. Ses instincts s’en reviennent, et ses réflexes sont réfrénés. Calme-toi. Avec le minimum d’agitation possible, il se laisse voguer jusqu’au bord auquel il s’agrippe précautionneusement. Son anatomie s’extirpe du liquide démuni de mousse. C’est plus facile à faire disparaître ainsi. Il n’a pas encore le courage de se faire un vrai bain. Debout au milieu de sa mare, il s’apprête à quitter son paradis improvisé. Une intuition le mène à se retourner pour dévisager l’encadrement de la porte. Une silhouette familière y est debout, pouvant aisément reluquer les fesses à l’air d’un imbécile qui mérite bien ce qui va lui arriver. C’est suffisant pour que Toby perde les pédales et s’assoit sur place avec le cœur qui menace de quitter sa cage thoracique. Il est fichu. "Rowle ! Putain, tu m’as filé une de ces…" Se rappelant de son “nouveau” statut, il se racle la gorge nerveusement avant de reprendre un minimum de contenance. "Excuse-moi, j’ai été surpris par ta présence." Comme si avoir recours à de la politesse allait le sortir de la mouise où il s’est lui-même placé. Et puis, il aurait souhaité avoir de la mousse finalement, s’il venait à être pris en flagrant délit. Ça manque de substance à son goût pour se cacher au regard insistant du Serpentard. Les mains dissimulant son sexe sont un bon début, mais elles ne camouflent pas le reste.
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Dernière édition par Toby Fowler le Jeu 29 Sep - 3:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: (Wendell) I turned all the mirrors around   Lun 26 Sep - 1:03


I turned all the mirrors around


Ce sont mes muscles raidis, qui me tiraillent, qui me sortent d’un sommeil bienveillant. C’est cette douleur aigue, perfide, qui m’arrache à ce repos bénéfique. Et comme chaque jour, le venin dévastateur prend le contrôle de ma vie, me rappelant mon erreur, ma témérité. Dans un grognement, je me redresse et avant que mon corps ne se fige complètement, j’avale une longue gorgée de cet antidote qui ne me quitte jamais et qui trône sur ma table de nuit. Le liquide me brûle la gorge et un instant, le monde vacille. Au bord de l’évanouissement, je reprends difficilement mon souffle. La douleur pulse dans chacun de mes muscles et je m’y accroche avec force pour ne pas sombrer, pour ne pas me laisser happer par cette faiblesse insupportable. Les minutes s’égrainent dans un silence pesant, le remède agit lentement, se diffusant dans mon corps pour le libérer. La délivrance m’envahit peu à peu et je frémis, soulagé de retrouver l’usage de mes membres. Même si, à présent, il me sera impossible de replonger dans le sommeil aussi facilement. Du moins pas tant que je n’aurais pas trouvé le moyen de reposer mon corps, de délasser mes muscles. Un bain me ferait sûrement le plus grand bien. Surtout si j’utilise le bain moussant aux remous magiques qui a presque les mêmes vertus qu’un massage bien exécuté. Même si à mon sens, rien ne vaut le toucher de véritables mains sur  ma peau pour en délier chaque fibre. Mais étrangement, je préfère être seul dans un moment comme celui-ci, lorsque le hasard du destin me le permet en tout cas, ce qui est plutôt rare malheureusement. Sinon, je n’aurais pas hésité à réveiller ce bon à rien de Fowler pour qu’il fasse son travail. Mais à la place, je me rends dans ma salle de bain d’un pas trainant, simplement vêtu de mon sous-vêtement. Dans cette aile du manoir, je suis le seul à utiliser les quelques pièces qui me sont attribuées. Et mis à part mon lié qui dort dans l’une d’elle, et les elfes de maison qui viennent y faire le ménage, personne ne s’y aventure jamais sans ma permission. Mes proches savent pertinemment que s’il y a bien une chose que je ne supporte pas, c’est bien que quelqu’un s’impose dans mon espace privé afin de mettre son nez dans mes affaires. À ce titre, avoir un lié s’est avéré être plus compliqué que prévu pour moi. Et je ne croyais pas si bien dire…

Alors que je pénètre dans la pièce, j’aperçois une silhouette près du bain. Encore engourdi par le sommeil, j’attrape immédiatement ma baguette magique, dépassant de la poche du short qui me sert de sous-vêtement durant la nuit. Il me faut plusieurs secondes interminables pour reconnaître l’homme à qui appartient la paire de fesses qui me fait face. Toby. Entièrement nu et d’une beauté indécente. Envahissant mon espace intime avec une insolence insupportable. Comment ose-t-il partager mon bain comme un égal, sans même que je ne l’y ai invité ? Mon regard se fait noir, presque assassin. Il a bien mal choisi son moment pour me défier. Et son effronterie va lui coûter très cher. Il le sait, il le devine. Je peux le voir dans son regard alors qu’il s’assoit un peu trop hâtivement. Aurait-il peur ?  « Rowle ! Putain, tu m’as filé une de ces… » Mon sang ne fait qu’un tour et je suis sur le point de le frapper pour le remettre à sa place, pour lui rappeler que ses familiarités ont des conséquences, lorsqu’il semble se reprendre, retrouver la place qui est la sienne. « Excuse-moi, j’ai été surpris par ta présence. » Coupé dans mon élan, je le toise, un rictus au coin des lèvres. Qu’est-ce qu’il espère, au juste ? Que j’oublie son insolence aussi facilement ? « Tes excuses ne sont pas suffisantes, Fowler. » Lentement, je m’approche. Un pas après l’autre, comme pour lui laisser le temps de mesurer mes mots. Mais alors que la colère se distille furieusement dans mes veines, mon regard s’égare sur son corps ainsi dévoilé, s’arrêtant sur ses mains qui tentent de dissimuler sa virilité. Malgré moi, j’aimerais qu’elles disparaissent, qu’elles cessent d’attiser le désir curieux d’en voir plus, de m’emparer d’un fruit défendu. « Outre tes manières qui doivent encore être corrigées c’est évident, tu oses plonger ton corps sale dans mon bain ! » Reportant mon attention sur son visage, je me mets à sa hauteur afin de m’emparer de son menton, l’obligeant à croiser mon regard glacial. Aussi beau soit-il, je ne le laisserai pas détourner mon attention de mes principes. Au contraire, le désir qu’il éveille en moi ne fait qu’attiser ma colère, alors que je lutte contre l’envie de m’emparer de ses lèvres. A quelques centimètres des miennes, elles m’appellent, viles tentatrices, ces lèvres impures. Mais je résiste, sans rien laisser paraître de ce combat intérieur. Parce qu’il pourrait en profiter, me soutirer bien plus que ce que sa piètre position sociale ne mérite. Et je suis sur le point de le rappeler à l’ordre, afin qu’il n'oublie pas où se trouve sa place. « Tu te prends pour qui ? Tu n’es qu’un sang de bourbe et ce n’est pas parce que je t’offre des vêtements convenables, une chambre qui n’a rien du clapier dans lequel tu as sans doute été élevé et une nourriture dont tu ne sais pas apprécier la saveur que tu as le droit de t’approprier mes appartements à ta guise. »

Mes doigts s’enroulent autour de sa gorge, comme l’a déjà fait mon fidèle reptile auparavant. C’est une menace, un plaisir malsain de tenir sa vie entre mes doigts. Parce qu’il le sait, je ne serais pas inquiété s’il venait à mourir alors que je le punis pour avoir enfreint les règles de son garant. Pourtant, je ne le tuerai pas pour une simple infraction. Tant qu’il n’attentera pas à ma vie, je compte bien le garder à mon service. Parce qu’il me divertit, parce qu’il a toujours eu quelque chose d’intriguant, même lors de nos joutes verbales à Poudlard. Au fond, j’aime le détester, déverser mon venin sur lui et le voir me résister encore et toujours. D’aussi loin que je me souvienne, je n’ai jamais aimé la facilité. Et encore moins être ignoré. Mais lorsqu’il me déteste, je m’impose dans son esprit, je deviens gênant, et sa haine me donne de la force, une présence puissante dans son insignifiante existence. « Si je ne craignais pas d’être incommodé par ton odeur, je te retirerai ce qui te sert de bain dans ta chambre. Mais je vais devoir réfléchir à une punition plus adaptée pour te rappeler quelle est ta place dans ce monde. » Sans en dire plus, je ménage le suspens au sujet de ce qui l’attend. Parce que cette idée m’amuse, mais aussi parce que je ne pense plus qu’à une chose : prendre un bain. Et il est hors de question que je passe après lui comme un vulgaire domestique. Puisqu’il a profané ce lieu qui m’est d’ordinaire exclusivement réservé, il devra s’occuper de mon bien être jusqu’à ce que je retourne me coucher. Et seulement lorsque je l’aurais décidé, alors il pourra retourner se reposer à son tour. Peut-être que la prochaine fois, il restera loin du confort de mes appartements, loin d’un luxe qui est hors de sa portée. Satisfait, je relâche la pression de mes doigts sur sa peau, afin de me relever, le corps encore endolori par une raideur familière. « Mais avant, tu vas me changer l’eau et y ajouter un bain moussant relaxant, celui qui fait apparaître des jets massants dans l’eau. Et ne va pas t’habiller, ça t’apprendra à te balader nu en dehors de ta chambre en prenant tes aises… » Mon regard amusé se glisse sur son corps, appréciant sa plastique avantageuse. Il me plait, il l’a sans doute deviné depuis longtemps. Alors pourquoi me priverais-je d’une punition si plaisante ? La prochaine fois, il hésitera peut-être à quitter sa chambre si simplement vêtu. Même si au fond, j’espère qu’il n’apprendra pas de cette erreur-là, puisqu’elle s’avère être l’une des plus divertissantes qu’il m’ait apporté depuis son arrivée. Pourtant, il se donne du mal pour enfreindre les règles et me défier dès que l’occasion se présente. Comme s’il cherchait à assouvir mon besoin de le reprendre, m’obligeant à me défouler sur lui. A défaut d’autre chose.  

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MessageSujet: Re: (Wendell) I turned all the mirrors around   Dim 9 Oct - 23:39

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C’est l’une de ces situations extrêmement gênantes que tout le monde aurait préféré éviter. Et Tobias encore plus que n’importe qui d’autre. Lui déjà discrédité, déjà disgracié ne croyait pas aller plus bas encore. Il a sous-estimé sa capacité à se mettre dans des ennuis en imaginant qu’il avait atteint le fond. Le regard de Rowle semble obnubilé par lui, et déterminé à ne pas du tout se détourner. Le rouge lui monte aux joues bien malgré lui, il a le feu qui brûle sous ses pommettes. Non pas par un élan de pudicité extrême, il ne l’a jamais été spécialement. C’est surtout le fait que Wendell aussi soit en petite tenue qui le perturbe. Qu’on ne mésinterprète pas ses sentiments, il éprouve une haine féroce pour cet être hautain et arrogant. Il voudrait l’étouffer dans son sommeil, et lui dérober son dernier souffle. En tant qu’individu, c’est tout ce qu’il peut abhorrer de plus dans ce monde. Mais en tant que physique, il faut avouer qu’il n’y reste pas insensible. Tobias a toujours été de ces hommes libérés, qui ne croient pas aux limites dans les plaisirs de la vie. Il ne s’est jamais posé la question sur ses attirances, et s’est continuellement contenté d’être tout simplement attiré. Il a passé la majeure partie de sa vie à en pincer pour des filles, ou pour l’une d’elles en particulier du moins, mais lorsqu’il s’est pris à désirer un gaillard, ça ne l’a pas plus perturbé que ça. C’est néanmoins prodigieusement frustrant que d’être hypnotisé par les charmes de ce serpent désagréable. Être ainsi faible devant les attributs d’un être tant haï le trouble et l’exaspère à la fois. Ses iris se baissent, donnent l’impression d’un semblant de résignation. Mais la vérité est fondamentalement différente. Il n’ose pas affronter le spectacle du regard, de peur de trop en dévoiler. Il n’ose pas non plus proférer le moindre mot alors que la voix agressive se traîne dans des remontrances. Il ne se défendra pas. Pas lorsqu’il est sûr de perdre. Pas lorsqu’il a peur qu’une dispute l’entraîne à beaucoup pire. Son menton se fait emprisonner, et il est obligé de défier ces prunelles intenses. Il arrive à entrevoir les conflagrations de rage, où s’entremêlent des filaments de concupiscence. Là non plus, il ne peut pas le reprendre là-dessus. Pas quand il est aussi proche. Pas quand il serait si facile de l’embrasser à nouveau. Pas quand il sait qu’il céderait à plus, en ces conditions exceptionnelles.

Ses propres lèvres demeurent scellées. Elles brûlent d’envie de se battre, de répliquer face à toutes ces avanies. Malgré le mutisme dans lequel il se mure, il ne lui accorde pas l’énième victoire d’excuses maladroites. Cela ne servirait foncièrement à rien, et il en est parfaitement conscient. Il tente tant bien que mal de garder son sang-froid lorsque les prolongations s’enroulent autour de son cou. Sensation désagréable d’une existence fragile, et d’une incapacité totale à se défendre. Il ne peut que compter sur une pitié, des instants de répit qui ne tarderont pas à venir. C’est toujours comme ça. Une violence feinte pour asserter une domination irrévocable. Certes, Toby ne lui a jamais rendu la tâche facile. Mais ultimement, il demeure un unique gagnant de leurs joutes, et c’est bel et bien le sang-pur. Il confirme ce pouvoir que détiennent ces élus face à ceux qu’ils considèrent comme créatures sordides. "Je suis sûr que tu trouveras châtiment approprié à mon terrible affront." L’insolence ponctue des propos qui pourraient présumer un abandon, une acceptation de la situation. Il n’y a que son demi-sourire pour trahir le ridicule de la scène. Bien dosé, pas assez impertinent pour exciter la fureur déjà à son paroxysme. Il le fixe lorsqu’il se lève, devine la rigidité des muscles d’un œil observateur. Des années de médicomagie, et il décèle l’inconfort, la vraie raison derrière sa présence ici. Il pourrait proposer en tant que « bon serviteur » de lui faire couler un bain pour compenser son méfait. Mais il faut avouer qu’il préférerait largement que les doigts lui pulvérisent la pomme d’Adam avant qu’il ne s’y résigne. La demande ne tarde pas à suivre, l’évidence-même dans ces lieux où règnent les pires vices. Accompagnée de cet ordre qui dépasse aisément le malsain et qui trahit les intentions perverses de de son garant. S’extraire du bain ne sera pas tâche facile sous l’œil inquisiteur de ce bel enfoiré aux yeux brillants de concupiscence. Sa paume ne pouvant pas tout couvrir, il sait qu’il a un choix à faire. C’est son organe génital qu’il décide de préserver de ce regard insistant où il ficherait bien des lames acérées dans le but de l’éteindre. Peut-être cela calmerait-il cette étrange lubie de son imaginaire torturé. Peut-être cela le détournerait-il de cette créature de luxure peinte en fantasme inaccessible

Il ne proteste pas. Il attend son heure. Docile serviteur qui attend d’avoir les armes requises pour contrecarrer ce plan pernicieux. Une fois en possession de sa baguette, un Accio est murmuré pour avoir une serviette en main qu’il enroule autour de sa taille. Le mal est fait, l’homme a été reluqué. Quelques détails qui avaient échappé aux mirettes curieuses ne sont plus un secret. Mais c’est une onde de soulagement qui l’enveloppe lorsqu’il est à l’abri d’une nudité complète. Qu’il ose lui commander de l’enlever, cette armure salvatrice. Qu’il ose exposer ses convoitises dégueulasses. Il semble le défier avec ses sourcils qui se haussent, alors que l’eau disparaît dans un bruit sourd. Bientôt, elle est remplacée par une nouvelle étendue liquide. Après tout, la précédente portait en elle les impuretés d’un né-moldu. Étrange hypocrisie lorsqu’un échange de salives a déjà eu lieu, toujours renié par son initiateur. La mousse orne la surface, les jets qui massent s’actionnent. Tout est prêt pour le « maître » désagréablement capricieux, et il le lui fait savoir. "Je te laisse à ton bain. Tu veux que je reste réveillé et que je t’attende dans ta chambre, ou puis-je aller me rendormir ?" Ce n’est nullement le moment de faire le sagouin, et de se retirer sans un mot. Il fait preuve d’une obéissance inhabituelle, de quoi laisser estomaqué celui pour qui il déploie sa rébellion audacieuse. Ne prenant pas ses propres initiatives, ne lui accordant pas l’opportunité d’affirmer son autorité une énième fois. Il est là, docile, les jumeaux fixant un certain point de la pièce. Se refusant d’assister au spectacle que représente la chute du dernier pan de tissu. Résistant tant bien que mal à ne pas étudier les sinuosités de ce corps aguicheur. Il anticipe avec impatience le moment où tout ceci sera caché sous les couches de bulles savonneuses. Démontrer son trouble de cette manière si apparente est inévitable, il n’a pas l’indifférence nécessaire pour affronter la scène. Lorsqu’il entend enfin le bruit caractéristique de la masse qui pénètre dans la flotte, il retient un soupir de soulagement. Ce sont plutôt ceux de Wendell qui résonnent, un concert de gémissements d’aise qui l’attendrissent plus qu’il ne le faudrait. Vocation rappelée, fierté maudite, et ses jambes le portent jusqu’à lui. Genoux à terre, mains tendues, et ses doigts s’accrochent aux trapèzes, s’efforcent de défaire les nœuds qui les assiègent. Doucement, avec précaution pour ne pas déclencher une douleur involontaire. Sa voix, plus rauque qu’il ne le voudrait, questionne timidement. "Tu veux que … je reste ?"

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MessageSujet: Re: (Wendell) I turned all the mirrors around   Ven 21 Oct - 0:29


I turned all the mirrors around


Il est difficile d’ignorer la douleur, de cacher sa faiblesse et je sais que le regard expert de mon lié n’est pas dupe. Même s’il n’y accorde sans doute pas la moindre importance. Nous n’avons pas ce genre de relation lui et moi. S’il me sert, ce n’est pas dans un respect et une attention quelconque. Il me sert parce qu’il y est obligé, à travers le contrat que nous avons signé. Parce qu’il ne peut avoir d’autre travail, à cause de son sang souillé. Alors il me provoque sans cesse et je réplique, j’assoie mon pouvoir avec force, pour ne pas perdre la face et parce que j’aime avoir le dessus sur lui. Parce qu’il me rend fou, parce que mon instinct me crie d’aller plus loin. Mais je me retiens. Limitant les contacts physiques aux remontrances et aux punitions. Du moins, jusqu’à ce dérapage dont je nie l’existence alors que je sens encore la chaleur sauvage de ses lèvres sur les miennes. C’était intense, brusque. Comme tout ce qui irradie toujours de nous, de notre lien insensé. Cette haine et ce désir mêlés, incontrôlables. « Je suis sûr que tu trouveras châtiment approprié à mon terrible affront. » Là où certains verraient une parfaite soumission, je vois son insolence et ce sourire à demi caché qui me provoque, encore et toujours. Immonde créature. Petit diable. Pourtant, il n’y a pas plus vile que le serpent qui m’habite et il sait pertinemment que la bataille n’est pas finie entre nous. Elle ne se terminera jamais. En attendant, je savoure ma victoire alors qu’il sort du bain, dévoilant son corps, bien qu’il dissimule sa virilité derrière ses mains, je peux à loisir détailler tout le reste de son anatomie. Ce corps si attractif que je ne peux détourner le regard afin de feindre l’indifférence. Alors je le dévore, avec un brin de défis, comme si – au fond -  je n’agissais ainsi que pour le provoquer. Et il y a un peu de ça, je dois bien l’avouer. Mais pas seulement. Jamais je ne l’avouerai mais lorsque mon regard effleure chaque parcelle de son corps, c’est le mien qui s’embrase sous un désir si pressant que ça en devient presque insupportable. Une véritable torture de le côtoyer chaque jour dans une intimité malsaine, sans pouvoir le toucher, ni même céder aux pulsions qu’il m’inspire.

Lorsque que Toby récupère enfin sa baguette, il n’hésite pas une seconde et comme je m’y attendais, il attire une serviette jusqu’à lui, grâce à un accio, plus qu’approprié. Cependant, avant qu’il n’entoure sa taille avec le tissu, pendant quelques secondes, il cesse de cacher la seule partie de son corps qu’il m’avait interdit de voir et c’est avec un sourire satisfait que je peux à présent dire que son corps n’a plus de secret pour moi. Et loin de faire tomber le mythe, le fantasme irréalisable, cette vision a - au contraire - attisé davantage ce besoin de m’approcher, de le goûter davantage. Pourtant, je ne bouge pas, je ne dis rien, ne faisant aucune remarque sur la serviette qu’il porte, alors que je lui avais interdit de se vêtir. Au fond, c’est sûrement mieux comme ça. Même si je préférerais crever plutôt que de l’admettre. Alors, pour ne plus y penser, je me concentre à nouveau sur la véritable raison de ma venue : mon bain. Et Toby n’a pas perdu de temps, vidant le bassin pour le remplir avec une eau propre avant d’y ajouter la mousse et les jets massants. Soulagé à l’idée de pouvoir détendre mes muscles dans cette eau chaude et parfumée dont les remous feront des miracles, je ne peux détourner mon regard de ce bain salvateur. « Je te laisse à ton bain. Tu veux que je reste réveillé et que je t’attende dans ta chambre, ou puis-je aller me rendormir ? » Cette servitude apparente n’a rien de bien naturel chez mon lié. Et j’aurais sans doute dû m’en étonner, chercher à comprendre pourquoi il refoule sa rébellion naturelle. Mais au fond, ça n’a aucune importance. Tout ce à quoi j’aspire, c’est de me plonger dans ce bain, et oublier la douleur qui se répercute dans mon corps comme un écho incessant depuis le début de ma crise. Sans la moindre once de pudeur, je retire le short qui me sert de vêtement pour la nuit, me retrouvant ainsi nu devant mon lié, sans tenter de cacher la moindre partie de mon corps. Contrairement à lui, je ne cherche jamais à me dérober sous son regard curieux, au contraire, j’aime le surprendre alors qu’il m’observe à la dérobée, sûrement persuadé que je ne remarque rien. Sans un mot, je m’approche du bassin avant de descendre les quelques marches qui me mènent à l’intérieur. Et c’est en gémissant d’aise, que je m’enfonce dans cette mousse, plongeant dans une eau si apaisante que j’aurais pu m’y endormir. Si je ne craignais pas de mourir noyer à cause d’une crise qui paralyserait alors à nouveau mes muscles endoloris.

Persuadé que Toby est sur le point de partir, me laissant seul dans ce bain, je n’ose pas m’éloigner du bord, juste au cas où la douleur reviendrait, comme un avertissement avant le drame. Mais alors que je ne m’y attends pas, les doigts du jeune homme viennent masser mes trapèzes, déliant un nœud dont j’ignorais l’existence. Malgré moi, j’émets un nouveau gémissement apaisé sous ses mains expertes. Il est doux, attentif à ma douleur et j’en serais presque troublé, si je n’étais pas aussi méfiant. « Tu veux que … je reste ? » Surpris, je tourne légèrement la tête, afin de l’observer du coin de l’œil. Est-ce que c’est une ruse ? Ou désire-t-il vraiment rester avec moi ? J'hésite, peu habitué à ce qu'il se montre aussi prévenant. Mais au fond, je n'ai pas envie qu'il s'en aille, alors les mots s'échappent malgré moi. « J'aimerais que tu restes. » Pour une fois, ça n'a rien d'un ordre, même si le ton est ferme, assuré. Sans une once de besoin viscéral, juste un désir exprimé, sans détour. Parce que, à cet instant, sa présence m'apaise et que, même si je ne veux pas vraiment l'avouer, me laisser seul, serait dangereux. Avec la fatigue, je pourrais ne pas sentir une crise arriver et je pourrais me noyer. Une mort ridicule qui n'aurait rien d'honorable ou de tragique, ce serait juste stupide, et risible. Une mort sans courage, qui m'aurait frappé dans la force de l'âge. « Même si je ne suis pas sûr que tu viendrais m’aider de toi-même, si mes muscles se tétanisaient alors que je suis dans l’eau. » Une pointe de sarcasme, qui dissimule une cuisante vérité. Ce qui nous lit n’est qu’une obligation, un jeu de pouvoir, il n’y a rien d’intime ou de personnel. Cette proximité que nous sommes forcés de partager, nous a toujours poussés au conflit et je m’y complais. Pour oublier ce moment d’égarement contre ses lèvres et ce besoin dévorant d’en avoir plus. Tellement plus. Détournant brusquement le regard, pour ne pas céder à l’envie de goûter une fois de plus au fruit défendu, j’attrape le baume posé sur le rebord du bain. Ce même onguent que je lui demande de m’appliquer au minimum une fois par semaine pour masser chacun de mes muscles endoloris. Ce qu’il prend sans doute comme un caprice puisque je me plais à le présenter de cette façon. Pour l’agacer, mais aussi pour ne pas avoir à avouer que sans ces massages, certains jours, je peine à marcher. Plutôt crever que de lui admettre la moindre de mes faiblesses, les instabilités de ce corps empoisonné par le venin. M’asseyant sans pour autant sortir du bain, je commence par me masser le bras gauche, espérant ainsi profiter des effets de l’eau pour récupérer l’entière mobilité de mes muscles. « A moins que tu ne veuilles rester pour profiter d’un véritable bain. » Une façon comme une autre de sonder ses véritables intentions. Celles qui se cachent derrière son obéissance feinte, et qui le poussent à s’opposer farouchement à moi. Ce qui n’est pas pour me déplaire, tant qu’il ne cherche pas à me tuer pendant mon sommeil, bien sûr. Ce serait dommage d’être contraint de me débarrasser de lui.  

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