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 (Anders) I can't give my heart

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MessageSujet: (Anders) I can't give my heart   Jeu 22 Sep - 20:49

TOBY
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ANDERS
I do the dare, I wasn't scared, I know the truth. Now hold me, and I can't wait on you.


Il a cette manière bien à lui d’occulter son entourage. Relégué au rang d’inexistant, dénué de toute importance. Il a également cette capacité à se faire invisible. Un simple passant comme les autres, ne se démarquant pas dans la foule. Ces petites balades sur le chemin de traverse ont l’air bien banales. Pourtant, c’est elles qui lui permettent de conserver une quelconque forme de santé mentale. C’est l’ancre qui le rattache à la berge, pour qu’il ne s’aventure pas trop loin dans les rivages inconnus de l’aliénation. Prisonnier d’une situation qu’il exècre, mais qu’il est bien obligé de supporter s’il espère demeurer dans le monde magique. Ici, il prétend qu’il est libre. Ici, il est un sang-mêlé, ou peut-être même un sang-pur. Ses faits et gestes ne sont dictés par aucune voix autoritaire, dérangeante et déplaisante. Il arpente juste les rues, attendant qu’on le rappelle à sa niche. Il jette un regard dédaigneux à l’artefact qui entoure son poignet. Une impression d’être tenu en laisse grandissante le talonne et gâche ces moments précieux. Il le cache sous sa manche, sachant pertinemment que c’est une mauvaise idée. Ce serpent enroulé sur l’extrémité de son avant-bras, dont les yeux s’allument quand sa présence est nécessaire auprès du Rowle. Nécessaire est un bien grand mot quand la plupart du temps, cela est synonyme d’une tâche qu’il aurait pu accomplir lui-même mais qu’il se plaît à déléguer à son servant. Non, son garant n’est pas l’être le plus commode au monde, mais au moins il le laisse tranquille à l’occasion. Et Tobias déteste ce semblant de gratitude qu’il semble éprouver pour ces instants privilégiés de paix. En tous cas, si le signal est ainsi camouflé sous son vêtement, il risque d’avoir une désagréable surprise lorsque le reptile commencera à serrer de plus en plus. Tant pis, il est trop dans son monde pour s’en soucier. Il a besoin de se sentir lui-même, pour quelques minutes. Juste quelques moments volés au temps pour ne pas perdre la raison. Le calme ne pouvait aisément pas durer. Le voilà face à deux imbéciles qu’il n’a aucun mal à reconnaître. Après tout, eux aussi semblent mettre une identité sur son faciès. La voix dédaigneuse de l’un d’eux résonne pour dissiper les doutes. "Et bien, Fowler. On fait le tour des magasins ? On regarde toutes les choses qu’on ne peut plus se permettre d’acheter ?" Un beau duo d’opportunistes, profitant de la situation pour le rabaisser. Mais il est bien au-dessus de ça. Il décide de les ignorer, malgré toute la rage qui bouillonne dans ses veines.

Croire pendant une seule seconde qu’il s’en tirerait comme ça était extrêmement naïf. Peut-être que dans un sens, il pensait s’en être pris suffisamment dans la gueule pour que ça s’arrête. Mais non, le malotru le retient par sa manche. Son regard pervers présage le pire. L’impuissance coule en lui, flot torrentiel et acide dont il garde le goût sur le bout de la langue. Il est loin d’être incapable de se défendre. Les circonstances ne lui permettent tout simplement pas de le faire. "Lâche-moi,  Parkinson." "Ou sinon quoi ?" "Ouais, ou sinon quoi ?" Ses yeux s’écarquillent, la poigne ne se desserre pas. Pincez-le, il est en plein cauchemar. Sa baguette vibre dans sa main libre, elle rêve de crépiter et de les envoyer dans l’envers du décor. "Je vois que votre sens de la repartie ne s’est pas amélioré avec les années. J’avais un maigre espoir pour vous, quand même. Futile, finalement." Sa langue claque, son échine ne se courbe pas. Ils sont supérieurs à lui, selon les standards de cet univers pourri par Grindelwald. Mais il refuse de leur faire savoir. Il refuse de leur faire le plaisir de n’être qu’un chiot qui réclame de la pitié. "Tu sais, nous, on peut faire ce qu’on veut de toi. C’est pas du cadavre d’un sang-de-bourbe qu’ils vont se soucier." "Ouais par contre, si toi tu nous touches, tu vas être dans la merde." Ils ont totalement raison. Bien entendu. Il n’en est que conscient. L’injustice flotte dans l’air, le fantôme de l’égalité hurle dans son coin. Tout le monde semble l’entendre, mais personne n’y prête attention. Ils sont tous là, à passer, à ne pas vouloir intervenir. S’il est ainsi malmené, c’est qu’il y a une raison. Personne ne veut s’exposer, se mouiller. "Je suis bluffé que vous ayez assez de neurones pour faire une telle analyse de la situation, je l’avoue. Je ne peux certes pas vous faire du mal." Il marque une pause, effet volontaire qu’il tente de cause. Une pincée de mystère, alors que ses méninges travaillent à une vitesse hallucinante. "Mais je ne crois pas que mon garant soit très content que je sois ainsi ralenti. Je suis chargé d’une course, et ce serait dommage que vos deux noms soient mentionnés dans la conversation ennuyante que j’aurais avec lui si je suis en retard." Le doute est instauré, les sourcils se froncent et il lui faut un intervalle d’inattention pour se dégager de l’étreinte et courir. Courir comme un moldu. Courir à en perdre le souffle. Des larmes de rage perlant au coin de ses iris, un combat qu’il pourrait gagner facilement. Si seulement il avait une meilleure naissance. Si seulement les conditions n’étaient pas aussi défavorables. Dans son galop effréné, il se heurte à quelqu’un et atterrit sur son cul. Ses billes se lèvent aussitôt sur l’obstacle, tombant sur un homme surpris comme s’il ne comprenait pas comment la personne qui lui fait face s’est retrouvée à ses pieds. En voyant les deux importuns accourir, et sachant pertinemment qu’il n’aura pas le temps de se redresser et de reprendre son élan, son instinct de survie se déchaîne. "S’il vous plaît, prétendez que vous êtes mon garant. Engueulez-moi." Il vibre d’un espoir fou. Il croit en cette aura que dégage son interlocuteur muet, ce halo de gentillesse et de douceur incroyable qu’on n’associerait pas à un quidam de son gabarit.
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MessageSujet: Re: (Anders) I can't give my heart   Sam 24 Sep - 3:23

En un mot comme en cent, Anders déteste accompagner Claudia sur le Chemin de Traverse. En un mot comme un cent, cela réside en une chose toute simple, un tout petit, ridicule, infime, même détail : Claudia est un être redoutable dépourvu de remords. Claudia, bien sûr, ne paye pas de mine. Un mètre quarante les bras levés et des boucles blondes comme on en fait plus depuis Heidi, elle ressemble en tout point aux portraits débiles qu'on retrouve dans les musées à travers le monde entier avec un panonceau qui annonce « Fille de l'artiste » ou « Jeune fille perdue dans ses pensées » ou ce genre de conneries qui fait rouler des yeux Anders à chaque fois qu'il se retrouve traîné dans un musée pour être honnête – sauf les musées d'histoires naturelles, okay, ça il aime mais il y a des os et des animaux empaillés et il trouve cela fascinant ; ça et l'archéologie aussi, sérieusement, l'archéologie évidemment. Les peintures par contre ? Nope, niet, nada, ça lui passe au-dessus de la tête, fait un salto ou trois cent et se casse la gueule quelque part à côté des moustiques (qui a inventé ces suppôts de Satan ?) et des accordéons (non, il ne racontera pas pourquoi il déteste les accordéons, non.) Claudia, donc, est une Bête. Les gens sourient quand il dit cela et c'est un tort, parce qu'il n'a jamais été aussi sérieux de sa vie : Claudia est une Bête et, lâchée dans le Chemin de Traverse, se transforme en furie. Le problème n'est pas de faire les magasins – Anders aime faire les magasins – le problème, le vrai, c'est qu'ils n'ont pas du tout le mêmes goûts. Là où Claudia tempête rouge, Anders achète vert, là où elle boude le jaune, il se jette dessus, là où il plisse le nez devant du violet, elle tournoie dans un jupon prune ; le problème, le vrai, donc, c'est qu'ils sont foncièrement incompatible, le problème, le vrai, suite, bis, c'est que Claudia s'entête à l'embarquer à sa suite.

La solution, la vraie, donc, a été évidemment de lui échapper.

Échapper à Satan, ça ne s'improvise pas, ça demande du doigté, de la patience, beaucoup, beaucoup, beaucoup de chance et peut-être un peu de métamorphomagie – qui est un terme qui n'existe sans doute pas mais Anders n'a jamais été réputé pour s'arrêter à ce genre de choses – faute de quoi, un peu de polynectar ferait aussi bien l'affaire mais, eh, il fallait bien qu'il tire un peu partie de ses talents de temps en temps. Le plan, lorsqu'il le met à exécution, ne comporte que trois étapes : 1/ rentrer chez Madame Guipure, 2/ lancer Claudia sur le sujet des dentelles, 3/ se transformer. La quatrième étape, évidente, s'intitule « Run for your life » et c'est précisément ce que fait Anders à présent, un sourire de malfrat sur les lèvres et la fierté accrochée aux chaussures. Il sait qu'il a quelques heures devant lui, parce que Claudia s'écoute parler et qu'il y a trop de monde dans la rue marchande pour qu'elle ne se lance à sa poursuite. Il sait que tout ira bien pour lui dès qu'elle se sera calmé et il compte bien profiter de chaque seconde de paix qu'il peut tirer. Il est assez loin, lorsqu'il reprend visage et aspect, les mains croisées derrière la tête alors qu'il observe le ciel, bien trop satisfait de sa connerie pour prêter attention au monde extérieur. La surprise, donc, est totale lorsqu'il rencontre un obstacle – ou qu'un obstacle le rencontre, plus précisément – et c'est peut-être pour cela qu'il n'est pas aussi réactif qu'il aurait dû l'être, pour cela qu'il met une demi-seconde avant de repérer le pourquoi de la requête qu'on lui adresse, les deux types qui courent et qui ont l'air vraiment, vraiment, vraiment antipathiques.

« Tu penses aller où comme cela, saleté. » grogne-t-il, en direction de l'inconnu, avec un naturel façonné par des années d'infiltrations diverses et variées. Il s'agenouille et il se sait menaçant, sait que son visage est dissimulé de la foule alors qu'il inspecte avec attention le type avant de le saisir par le col de sa chemise plus doucement qu'il n'y paraît pour l'aider à se redresser alors qu'il se relève lui-même. « Des liés ! » tonne-t-il, l'air mauvais. « Tout ça pour récupérer des bons à rien, franchement. Qu'est-ce que tu fichais, sale larve ? Tu penses peut-être que j'ai du temps à perdre ? » Il serre les dents, le lâche, une expression un poil dédaigneuse sur le visage alors qu'il demande, les sourcils froncés : « Tu as fait ce que je t'ai demandé, au moins ? » Et il improvise, parce qu'il est bon pour cela, adresse un regard mauvais aux deux autres avant de pousser le fuyard dans la direction opposée – enfin un compromis entre la direction opposée de Claudia et des deux abrutis, ce qui le conduit à tourner à droite, en fait, en direction d'un magasin d'attirail de vol dont Anders n'a positivement rien à foutre. Il laisse passer une seconde, marmonne dans sa barbe, tant qu'ils sont à proximité, pousse une dernière fois le jeune homme pour la forme, laisse tomber son masque acariâtre : « Désolé. » dit-il, et c'est le premier mot prononcé sans le grondement résiduel dont il a nimbé sa voix. « Tu vas bien ? » Et sa familiarité n'a rien de méprisant, et sa familiarité n'est qu'une façon d'être amical, d'apaiser un peu la rudesse dont il a été obligé de faire preuve. Il jette un coup d’œil par-dessus son épaule. « Il faut que tu ailles quelque part ? »

Et c'est, oui, une proposition de l'escorter. Il n'a rien de mieux à faire après tout.
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MessageSujet: Re: (Anders) I can't give my heart   Mar 4 Oct - 3:59

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Le cœur s’agite dans sa cage, l’adrénaline fuse dans les veines. Il aurait pu transplaner, Tobias. Disparaître sans prévenir. Profiter de l’avance qu’il a pour se volatiliser dans les airs, retourner chez les Rowle, et reprendre son souffle. Mais il était plus moldu que sorcier. Rabaissé, humilié en public. Désarmé alors qu’il avait sa baguette à portée de main. C’était flou dans son esprit, en lettres de feu prédominaient les mots inférieur et sang-de-bourbe. Il avait des perles de fureur coincées au bord des yeux. Il ne s’habituera jamais à cette idée. Peu importe les années qui passent. Maintenant, c’est légalisé. Maintenant, c’est le droit de tout le monde de l’amoindrir ainsi. Comment apprécier cette sensation d’être aplati, avili, enlaidi juste pour son ascendance ? Pris dans le vortex infernal de ses pensées funestes, il n’avait pas du tout remarqué où il met les pieds. C’était devenu complètement arbitraire. Tout ce qu’il voulait, c’était s’éloigner. S’isoler pour se demander s’il avait bel et bien pris la bonne décision en revenant dans le monde sorcier. Toujours la même question qui le taraude. Puis le souvenir d’une sœur convaincue de la nécessité de ce retour. Et encore celui du sens perdu en quittant la magie et la sensation merveilleuse de la manier. Il n’a pas pris la mauvaise décision. Il a juste choisi la moins pire. L’homme qui lui fait face est pourvu d’un physique atypique en cette douce Angleterre. Cette barbe drue, ces tatouages, tout en lui suggère une autre provenance. Mais ce qui choque le plus le Fowler, c’est cette tendresse qui semble l’entourer comme une phosphorescence rassurante. C’est évident, c’est une lumière que l’on ne peut occulter. Hypnotisé par les reflets bienveillants, et assuré qu’il est trop tard pour reprendre sa course, les circuits de son cerveau s’affolent.  Les apparences sont trompeuses, et il en est l’incarnation. C’est ce qu’il se surprend à espérer. Il est sûr d’être dans l’erreur, mais ce n’est pas comme si une alternative s’offrait à lui. L’aspect contradictoire de cet homme remue en lui une foi approximative. Et il est récompensé. Une voix aussi méprisante semble presque incongrue chez cet être paradoxal. Son jeu d’acteur est tellement bien réussi qu’il en demeure estomaqué. Attitude appropriée pour le rebut qu’il est supposé être, lorsqu’il ne proteste pas, et qu’il se contente de le fixer avec des yeux de merlan frit. "O-Oui, Monsieur" qu’il réplique juste à temps, éberlué par le tournant que prennent les événements.

"Alors là… Je suis complètement bluffé. Non, sincèrement !" Il éclate de rire, victorieux de cette situation qui aurait pu si mal finir. Sa main passe nerveusement à l’arrière de son crâne pour trifouiller dans ses cheveux, toujours sous le choc. La mine déconfite des deux lascars, et leur capitulation étaient particulièrement jouissives. Un flot de reconnaissance semble avoir trouvé refuge en son for intérieur. "Pourquoi êtes-vous désolé ? Au contraire, vous avez été très convaincant, c’est fou. Êtes-vous un comédien ?" Cela expliquerait beaucoup de choses. Notamment cette impression d’avoir en face de lui un étranger. Sûrement un acteur d’un lointain pays, en tournée avec sa troupe. Les suppositions se mêlent et s’entremêlent dans sa caboche, mais un seul moyen de savoir et de confirmer laquelle est la bonne. "En tous cas, je vous remercie énormément pour votre… intervention. Je ne sais pas ce qui me serait arrivé s’ils ne vous avaient pas cru. Vous avez joué le rôle avec brio, d’ailleurs ce fût une parfaite imitation de mon vrai garant." Il roule des yeux en évoquant Wendell, une pointe de mépris sur sa langue qui claque avec amusement. En fin de compte, tout finit bien pour lui et il en ressort avec une expérience mémorable. Il n’arrive pas à retenir un énième rire, on dirait un enfant admiratif d’un spectacle exceptionnel. Et au fond, c’est ce qu’il est. À cet authentique éblouissement par la performance de l’individu se joint une joie certaine. Celle d’avoir été défendu, malgré son statut. Celle d’avoir été sauvé d’une injustice par quelqu’un qu’il ne connaît même pas. "Oh oui, tout va bien, grâce à vous." Ses prunelles brillent d’une infinie gratitude. Il ne sait comment revaloir ce geste fondamentalement altruiste. Il n’a pas d’emploi à St-Mangouste pour promettre un allié dans cet hôpital de folie. Il n’a pas d’amis haut placés pour promettre une quelconque faveur. Tout ce qu’il a, c’est sa compagnie, son amitié, quelque chose de ce genre-là qu’il n’est pas habitué à offrir. "Non, je… Je ne dois aller nulle part, c’est l’un de ces rares instants de répit auxquels j’ai droit. Mais je ne vais pas vous importuner avec mes histoires, vous avez sûrement mieux à faire. À moins que…" Ses sourcils se froncent. Il n’est pas totalement sûr de lui, mais il se jette quand même à l’eau. C’est le moins qu’il puisse faire, proposer après avoir ainsi été secouru d’un sort qu’il n’ose conjecturer. "Me laisseriez-vous vous offrir un verre ?" Quel meilleur moyen d’en savoir un peu plus sur cet excentrique personnage ? Il faut avouer que sa curiosité est attisée. Il est incontestable que les histoires qu’il a à raconter sont loin d’être ennuyeuse, et qu’elles en valent clairement le détour.
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