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 trashking vs dick mcdick (krumkins)

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MessageSujet: trashking vs dick mcdick (krumkins)   Jeu 29 Sep - 0:13

Lorsqu'on est ambassadeur d'Australie, se trouver agenouiller à côté d'un caniveau l'air proprement scandalisé est sans doute la chose la plus naturelle qui soit. Hint : Non, ça ne l'est pas. Hint deuxième du nom : ça n'arrive qu'à Anders. Hint troisième, il est de retour et il est en colère : ça n'arrive vraiment qu'à Anders et il n'est pas bien sûr de pourquoi. Les mauvaises langues diraient qu'il est poursuivi par son karma depuis qu'il a folâtré en Inde. Les mauvaises langues ont cela en commun qu'elles sont universellement mauvaises et qu'Anders tend à ne pas les écouter. Le mot clé étant « tend » puisque, cette fois-ci, il se dit qu'elles n'ont peut-être pas tout à fait tort alors qu'il se passe une main pensive dans la barbe. L'Inde était un souvenir agréable. Agréable dans le sens : il ne se souvenait pas de tout mais ce dont il se souvenait avait été drôlement agréable, à commencer par les marchés, en passant par les femmes – il y avait cette prostituée, à Calcutta, qu'il n'oublierait jamais – pour finir par ses temples. Non, vraiment, il y avait passé un bon moment. Peut-être avait-il flirté d'un peu trop près avec l'épouse d'un dirigeant – c'était possible, il ne savait pas qu'elle était mariée, quand il l'avait appris elle était déjà déshabillée – et peut-être avait-il bu quelques vins antiques – enfin, antiques, personne ne savait de quand ils dataient, Anders non plus, mais il a le souvenir très clair d'avoir été malade les dix jours suivants. L'Inde, donc, est une bonne façon d'expliquer son karma. Non pas qu'il ait été sage dans les autres pays qu'il a visité mais il a pris plus de précautions, sans doute, et a surtout arrêté de tripoter des personnes mariées ce qui, en soit, est toujours un bon point pour le karma. En principe. En principe parce que la karma lui chie un peu à la gueule ce jour-là et qu'il est agenouillé à côté d'un caniveau qui dégueule d'eau à observer le cadavre d'un chat.

En vrai, Anders n'est pas un grand sensible. C'est à dire que si, il est sensible, mais que ce genre de trucs tendent pas tellement à l'émouvoir. Bien sûr, Ioana et ses peluches le rendent tout mou à l'intérieur, évidemment, les gens en général l'attendrissent mais les bestioles ? Non, pas vraiment son registre. En principe. Parce que forcément le monde est comme ça, des principes, des principes, et puis y a la pratique et définitivement c'est une autre paire de manche. Non parce que c'est pareil, en principe, Anders sait dire « Je t'emmerde » dans près de dix langues – sans compter les langues des êtres de l'eau, notez, et celle plus complexe des pixies – en pratique, il connaît le langage presque universel pour le dire et ne se gêne pas pour tendre le majeur – direct, simple, que demande de plus le peuple. Bref, la théorie et la pratique sont presque aussi éloignée que la terre de la lune et, la plupart du temps, Anders ne trouve que ce soit un souci majeur. Sauf que ça l'est aujourd'hui, parce qu'Anders a un faible pour les chats et qu'il ne parvient pas à détacher ses yeux du cadavre de chat dans le caniveau et que la pluie lui tombe sur la gueule.

Putain de karma.

Heureusement, Anders est pas un mec à se laisser abattre. Il choppe le truc par la peau de son défunt cou, inspire, se redresse, réfléchit. Faut croire que son crâne est pas composé à 95 % de barbe contrairement à ce que Ioana laisse sous-entendre parfois parce qu'une idée, il en a une et rapidement qui plus est – rapidement comme dans « suffisamment rapide pour que son jean ne soit pas imbibé et que ses chaussures ne soient pas remplies d'eau » – et il se dirige d'un pas rapide vers une rue qu'il a prise à l'aller, quelques minutes auparavant. Un salon funéraire, qu'il a vu, c'est sûr et certain et certainement pas un coup de son karma. Okay, okay, ça peut sembler tordu comme ça mais un mec avait répandu les cendres de son kangourou domestique quelques années auparavant alors il doit bien y avoir des timbrés pour vouloir embaumer des chats – pardon, coucou les égyptiens – et d'autres pour les embaumer effectivement. Et quoi de mieux qu'un salon funéraire pour trouver les dits tarés, hein, on vous le demande. Cherchez pas, rien.

Notre champion, donc, son cadavre de chat au bout du bras et la pluie dans les yeux se glisse donc dans la rue précédemment descendue pour se glisser dans l'échoppe précédemment dépassée – tout est un éternel recommencement – et coller son truc sur le comptoir – il n'est pas sûr des convenances à adopter avec un chat alors il fait ce qu'il peut, vous l'excuserez. Le propriétaire de la boutique – la seule personne présente, en tout cas – est pâle au premier sens du terme – soit vraiment pâle, soit vraiment transparente – et il fait une pause, une seconde, pour se frotter le menton.

« Bonjour ? » risque-t-il, mais il est presque sûr de n'avoir entendu qu'un « GASP » fort outré de la part de l'esprit, ce qui est une réaction qu'il provoque parfois mais jamais à cause de cadavres de chat. « Je viens faire enterrer ce chat. »

Le fantôme disparaît. Ce qui ne l'arrange pas, en soit, parce qu'il aimerait payer et pas juste laisser son cadavre sur le comptoir comme un malotru. Il tapote le bois, une seconde, avant de voir une figure familière sortir de ce qui est apparemment l'arrière-boutique – le range-cercueil, range-cadavre, ou peu importe, une salle au fond quoi. Ce n'est pas le fantôme qui revient, non, c'est quelqu'un qui sort de bien plus loin et le sourire d'Anders se fait moqueur.

« Anastas, mon brave ! » lance-t-il chaleureusement, pas déstabilisé pour deux sous parce que eh, le karma. « Ton patron vient de me claquer entre les doigts – haha – je viens faire enterrer ce chat. »  

Tout cela prononcé avant de pointer du doigt le truc miteux qui repose sur le comptoir.

« Ne fais pas attention à l'odeur, il était dans le caniveau. »

Au moins, personne ne pourrait l'accuser de malhonnêteté.
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MessageSujet: Re: trashking vs dick mcdick (krumkins)   Dim 6 Nov - 17:46

Pour être croque-mort, il faut être patient. Et attendre que les gens crèvent, sagement, sans chercher par tous les moyens à rester immortel (mais n’accablons pas ce bon vieux Nicolas qui n’avait sans doute pas l’intention première de faire couler mon business). Aujourd’hui est un jour sans. Un jour sans cadavre, j’entends. Pas de corbeaux pour venir m’annoncer un petit décès bien lucratif. Ça n’arrive pas très souvent. Les gens ont tendance à mourir. Et dans la masse de gens qui meurent, il y en a toujours bien quelques-uns dont la famille se pointe dans mon entreprise de pompes funèbres. Je ne peux pas me vanter d’avoir le plus beau et le plus spacieux salon funéraire de Londres, je viens pratiquement de m’installer, donc laissez-moi le temps. Mais j’ai des clients. Ce qui reste… essentiel quand on vend quelque chose, peu importe ce que c’est. Alors je traîne dans l’arrière-boutique devant un café et une bouteille de vodka à moitié vide – non je n’appartiens pas au type optimiste – à écrire ma dixième lettre du mois à B. L’ennui quand on s’installe dans une nouvelle ville et qu’on est aussi sociable qu’un ver solitaire, c’est qu’on se sent plutôt seul, et c’est pas les putes du bordel d’à côté qui apportent un semblant de compagnie. Moi, mon truc, c’est d’écrire à B. Je lui raconte généralement des conneries, mais ça occupe, ça fait du bien, et ça coûte moins cher que les filles de joie. En plus, Siegfried n’ose pas me déranger dès que je sors l’encre et le papier, si bien que j’ai fini par en faire un véritable rituel quand je n’en peux plus d’entendre sa voix et ses tirades interminables que je n’écoute jamais. Un bruit de fond continuel, je vous jure. Faut l’avouer, je n’écris pas à chaque fois. La plupart du temps, en fait, je ne fais que gribouiller des insultes sur toute la page, en variant les typographies et en les agrémentant de dessins obscènes. Mais pas aujourd’hui. Aujourd’hui j’écris vraiment à B. J’écrivais, en l’occurrence, parce qu’on se doute bien que personne ne me laisserait tranquille dans une situation aussi calme et dépourvue d’intérêt.

La clochette lugubre résonne dans l’entrée, et je vois Siegfried apparaître brutalement dans l’arrière-boutique, un air offensé sur le visage. « Quoi ? On t’a encore traité de face de cul ? » Je lui offre un sourire sarcastique avant qu’il ne disparaisse à nouveau. Ce fantôme est beaucoup trop facile à heurter. J’abandonne ma lettre et me dirige dans le magasin, blasé et plissant à peine le nez à l’odeur pestilentielle qui semble avoir pris possession des lieux. On s’habitue à la puanteur, quand on est croque-mort, au point de ne plus avoir d’odorat. Par contre, un sens qui fonctionne encore très bien chez moi, c’est la vue, et je n’aime pas du tout ce que ma vue me montre en ce moment. A savoir un chat – crevé, le chat – sur le comptoir et Anders Pire-Coup-de-la-Terre Adkins derrière. De blasée, mon expression passe à désert polaire sur une planète morte. « C’est ta petite copine ? Elle a crevé d’ennui ? » Je reste de marbre en attrapant un chandelier (une idée déco de Siegried) pour pousser le cadavre du comptoir, le laissant s’écraser aux pieds d’Anders avec un sourire compatissant. « Voilà. C’est mieux. Dis-moi, ça t’arrive souvent de prendre des carcasses avec tes mains nues et de te promener avec, comme ça ? Non, parce que tu m’avais pas prévenu que je devais me vacciner avant de te laisser me toucher. C’est un peu indélicat de ta part. » Je repose le chandelier sur le comptoir, assez loin de moi, cependant, en notant mentalement de m’en débarrasser dès que je le pourrais. Et je vais devoir le remplacer. Sinon Siegfried va encore me faire une putain de scène. « Je suppose que la réaction de mon ‘patron’ t’a déjà fait comprendre qu’on ne s’occupe pas des bestioles ici, mais des humains. Je sais que la frontière bestioles-humains est pas toujours évidente quand on ressemble à un sanglier barbu, mais le chat mort, là : pas humain. » Je pointe la chose du doigt comme pour illustrer mon propos. « En revanche, si t’as chopé une maladie fulgurante en touchant ce truc, je me ferai un plaisir de t’enterrer. » Mon plus beau sourire commercial s’accroche à mes lèvres alors que je m’accoude au comptoir pour observer ma plus grande déception sexuelle à ce jour. Je ne sais toujours pas comment j’ai fini dans le même lit que ce type. Peut-être que la cinquième bouteille de vodka avait été de trop.  
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