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 Sweet elixir. (ft Anders)

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MessageSujet: Sweet elixir. (ft Anders)   Jeu 6 Oct - 3:00


Sweet elixir


Le premier verre n’était qu’un moyen de se détendre, de sortir du manoir, du bestiaire, d’un quotidien dans lequel je me coupe du monde. Parce que c’est ce que je sais faire de mieux, m’éloigner de ces mondanités, de ce contact humain sans intérêt, pour étudier les serpents, faire face à toutes ces créatures magiques, l’adrénaline au creux du ventre. Le second verre, c’était pour oublier ce bar miteux, pour en apprécier l’ambiance plus décadente, loin de ces soirées guindées que j’aurais préféré éviter. Tous les autres verres étaient venus d’eux-même pour oublier un corps aux lignes masculines tentatrices, inaccessible. Peut-être pour ne pas y céder, pour trouver un ersatz qui me contenterait, un inconnu sans visage et sans intérêt. Du moins, c’est ce que je me dis, pour protéger mon secret, pour ne pas me lier à n’importe quel manant qui pourrait me trahir.  « Un verre de plus ? » Il m’observe avec ses yeux bien trop clairs, son sourire qui invite à tout accepter et c’est l’alcool qui me rend faible. Pourtant, je résiste et impassible, je m’empare du verre qu’il me tend. « Bien sûr, j’ai payé la bouteille après tout. » Sûrement dans l’idée de l’entrainer dans une activité plus intime avant d’acheter son silence. Bien qu’aucun n’ait jamais eu le courage de me provoquer par peur des représailles sans doute ou parce qu’ils avaient autant à perdre que moi. Mais on n’est jamais trop prudent et je suis prêt à enterrer mes secrets avec quelques cadavres si besoin. « Et tu comptes acheter autre chose ? » Une porte ouverte, un regard qui en dit long. Je pourrais accepter, j’ai suffisamment bu pour me montrer sociable, avenant, pour l’entraîner dans mon antre. Pourtant, alors que je suis sur le point d’accepter, je remarque un visage qu’il est difficile d’oublier. Sa barbe, ses tatouages, cette impression de force, sans en faire trop. Un homme qui – selon Neyris – s’est fait passer pour moi, ou du moins pour le garant de Toby. Ce qui, à mes yeux, est exactement la même chose. « Non, il y a quelqu’un à qui je dois parler d’abord. » Quelqu’un qui m’intrigue, qui m’agace, qui attire plus mon attention qu’il ne le devrait.

Sans plus d’explication, je m’éloigne pour me rapprocher de ma cible, mon verre à la main. Il ne m’a probablement jamais vu, mais ce n’est pas vraiment quelque chose qui me préoccupe. Je veux simplement en savoir davantage sur celui qui a défendu Toby en se faisant passer pour moi et je me soucis peu du reste. « Alors comme ça, on aime se faire passer pour moi ? » Peut-être que l’alcool qui emplit mon verre joue en ma faveur, même s’il n’a aucune influence sur mon manque de subtilité, de tact ou même de politesse à cet instant précis. J’aime être direct, avoir ce que je veux sans détour, même lorsqu’il ne s’agit que d’une information mineure. « Enfin, plutôt pour le garant d’un lié qui m’appartient en réalité, mais la différence est mince. » Seulement à mes yeux mais j’omets volontairement de le préciser. Ce n’est qu’un détail. Ce qui m’intéresse vraiment, c’est de savoir qui il est vraiment et pourquoi il vole au secours des sangs de bourbe. Est-ce Toby qui lui plait ou ressent-il vraiment de l’empathie pour tous les nés moldus ? Même si aucune des deux options ne trouverait grâce à mes yeux. Mais il l’ignore sans doute. « ça vous arrive souvent de sauver les sangs de bourbe que vous croisez sur votre route, ou c’est simplement mon lié qui a attiré votre pitié ? » Mon ton semble détaché, bien qu’étiolé par l’alcool qui me rendrait presque fantasque. Au fond, je ne suis pas certain de vouloir comprendre ce qui s’est passé, et j’aimerais croire que ça n’a aucune importance. Peut-être que je suis juste curieux. Alors que j’espérais pouvoir ne pas penser une seule fois à ce bon à rien de Fowler en venant ici, en m’imprégnant d’une autre odeur que la sienne, d’une autre image que celle de son corps dévoilé qui m’appelle, sans que je ne puisse céder à ses attraits. A croire que je n’ai pas assez bu. Ou peut-être trop. Peu importe. Cet homme tatoué dont j’ignore tout, devrait être une curiosité, une distraction. Du moins, c’est ce que j’espère.  

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Dernière édition par Wendell Rowle le Dim 6 Nov - 0:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Sweet elixir. (ft Anders)   Dim 6 Nov - 0:36

Anders est un type cool. Non, vraiment. C’est un mec sympa, un mec qui se prend pas la tête, genre l’archétype de ton voisin trop cool qui te tient la porte, retient l’ascenseur et te file de la bière pour se faire pardonner parce qu’il a fait une soirée bruyante. Anders, donc, est le prototype du mec chouette, du mec avec qui tu kiffes te bourrer la gueule, du parfait wingman quand t’as besoin de tirer en soirée. Ça ressemble à de la vanité, clairement et c’en est peut-être un peu – mais pas que – parce qu’il y a un fond de vérité et que, lorsqu’il rentre dans le bar ce soir-là accompagné de Cole, un collègue de travail, il est plus ou moins très décidé à l’aider à rencontrer quelqu’un ou à, en tout cas, boire suffisamment pour se bourrer la gueule – ce type a une descente tellement puissante qu’Anders n’est pas bien sûr d’où il met l’alcool qu’il boit. Bref. C’est censé être une soirée tranquille, de type : je me pose, je dragouille, je repère, je bats un peu des cils, je tire mon coup éventuellement et emballé c’est pesé. Ça aurait pu être comme ça, évidemment, sauf que la vie d’Anders n’est jamais aussi simple, qu’il y a toujours machin à sauver et truc à libérer, telle ou telle personne à séduire et rebelote et c’est précisément ce qui le perd ce soir-là, lorsqu’un type – un type hyper beau, il tient à le signaler et hyper dingue aussi, même si ça le tue de l’indiquer – décide de porter des accusations étranges. Étranges parce que, effectivement, ça ressemble à Anders, mais qu’il n’a aucune idée de ce dont il parle exactement. Ce qui est fâcheux, parce que ce sont des accusations graves, déjà, et parce qu’il ne pense pas avoir attrapé Alzheimer entre le moment où il est arrivé à Londres et maintenant et il y a peu de chance que ça lui soit sorti de l’esprit en claquant des doigts – c’est beaucoup trop drôle pour qu’il ait oublié.

« Je vous demande pardon ? » lâche-t-il en attrapant machinalement un verre sur une table à côté, ignorant royalement la protestation que lance le type à qui il a tiré le verre. « Je veux dire, je ne suis pas en train de m’excuser parce que je ne vois absolument pas ce que vous me reprochez mais vous pourriez répéter ? Histoire qu’on soit bien sur la même longueur d’onde. »

Il vide cul sec le verre qu’il rend à son heureux propriétaire, finit par attraper par le coude son nouveau compagnon slash accusateur pour le traîner vers le bar et réclamer un verre de la substance la plus forte qu’ils ont parce qu’il sent que la soirée va être longue, très très très longue. C’est terrible, parce qu’il aimerait parler de choses plus agréables avec l’homme, s’il doit être honnête, parce qu’il a un faible pour les bourges et pour la façon trop digne dont il se tient, un gros faible même pour la façon dont la colère s’inscrit sur ses traits. Il lui proposera peut-être une pipe, après leur discussion, un coup vite fait dans les toilettes parce qu’il en a envie et que c’est facile, parce qu’il y a douze mille façon autres d’évacuer la tension plutôt que d’en venir aux poings – il pourrait en venir au poing mais eh, il préférerait franchement faire quelque chose de plus sympa avec ses doigts.

« On récapitule. » dit-il, platement quand son verre est dans sa main. « Vous m’accusez de quoi en fait ? Vous devez me confondre avec un autre métamorphomage. » Il se frotte la barbe, l’air franchement perplexe, et plisse les yeux en direction de son vis-à-vis : « Je n’ai pas saisi votre nom, d’ailleurs, Monsieur ? » Il incline la tête, joue avec le verre qu’il a dans les mains. « Non parce que soyons clair, oui, ça m’arrive souvent, donc si vous parlez vraiment de moi, ce qui me semble risible, soit dit en passant, autant vous dire qu’il va falloir être sacrément plus précis dans vos propos. »

Et genre franchement plus précis, réellement, parce que rien que la semaine dernière il avait tiré d’un mauvais pas deux liés, avait pris sous son aile une née-moldue et avait fait un croche-patte à trois spasenis – bon, sous l’apparence d’Andrea, certes, talons aiguilles et robe et sourire comme une balle de revolver, mais tout de même.
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