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 You're the doctor (Prudence)

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MessageSujet: You're the doctor (Prudence)   Jeu 20 Oct - 9:44



you're the doctor


Contraction dans la poitrine et engourdissement douloureux du bras gauche. Voilà, il allait mourir. Il commença à suffoquer. Au début ça ressemblait à une envie de bâiller qu'il n'arrivait pas à satisfaire. Alors il inspirait à s'en faire péter les poumons comme s'il voulait aspirer l'atmosphère. Il avait la sensation d'être au bord de l'explosion et en même temps il continuait de manquer d'air. Il allait mourir, cette fois c'était certain. C'était ce qu'il se disait à chaque fois. Ça n'arrivait jamais. Bon sang. Il vivait ça régulièrement depuis son entrée à Poudlard et il n'avait toujours pas réussi à se faire entrer dans le crâne que, non, il n'allait pas mourir. Pas comme ça. La crise cardiaque ou l'insuffisance respiratoire, c'était un truc de moldu, et il savait pertinemment que dans son cas, ce n'était ni l'un ni l'autre, juste une banale crise d'angoisse. Un truc de moldu aussi, soit. En attendant, il avait toujours du mal à raisonner son corps capricieux dans ces moments-là et, pour faciliter les choses, à exécuter correctement même les sorts les plus simples.

La tête rentrée dans les épaules, crispé, il jeta un regard anxieux à la vitrine de sa boutique. Il ne tenait pas à ce qu'un client le voie dans cet état, ce serait mauvais pour les affaires. Qui faisait confiance à des médecins malades ou à des banquiers pauvres ? Un apothicaire incapable d'apaiser des symptômes aussi anodins, d'attraper le bon flacon sur ses étagères pour se calmer vite fait, ça la foutait mal. Heureusement, il n'y avait jamais grand monde en début de matinée, à part la mamie qui venait presque tous les jours à l'ouverture pour lui acheter une pincée d'ingrédients, au lieu de faire son stock une bonne fois pour toute. Elle était sûrement contente d'avoir une raison de sortir de chez elle – être vieux, ça avait vraiment l'air d'être l'enfer. Mais elle était déjà passée ce matin.

Toujours suffoquant, Urizen se força à respirer plus calmement, en vain. Alors il revint derrière son comptoir, fouilla dans le grand tiroir bas où il rangeait les sacs en papier pour les clients et, rageur, se jeta dans son fauteuil en cuir en se collant le sac sur le nez et la bouche. Remède de moldu mais, à sa connaissance, il n'y avait pas plus efficace. Il avait les yeux fermés, le nez encore plongé dans son sac, lorsqu'il entendit sonner la clochette indiquant qu'un client venait d'entrer. Pas un foutu Spaseni, pas maintenant. Il rouvrit les yeux en fronçant le sac dans son poing. Ce n'était pas un foutu Spaseni.
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MessageSujet: Re: You're the doctor (Prudence)   Mar 1 Nov - 15:59

You have to be stronger
“The world breaks every one and afterward many are strong at the broken places.” - Ernest Hemingway
D
ans le silence matinal du petit appartement de Kensington, le gong de l'antique horloge du salon fit brusquement sursauter Prudence, la tirant d'un sommeil léger dans lequel elle ne s'était pas sentie glisser. Tout son corps, ou du moins elle en avait l'impression, la faisait souffrir de s'être endormie assise à son bureau, le menton dans la main, la plume encore appuyée contre le papier. Un léger soupir résigné lui échappa alors qu'elle repoussait sa chaise pour se lever, se dirigeant sans entrain vers la fenêtre arquée devant laquelle elle étira longuement ses membres tout en promenant son regard sur la rue en contrebas. De la maison d'en face, la sorcière vit surgir un berger allemand surexcité tirant derrière lui un adolescent mal réveillé. Peter était déjà debout ? Mais quelle heure était-il ?

A
près s'être rapidement lavée et changée, la jeune femme était sortie de chez elle, héroïne macabre dans son manteau noir boutonné jusque sous le menton, ses cheveux défaits, sa peau pâle et ses paupières gonflées et violacées par le manque de sommeil. Elle avait pourtant tenté de se donner meilleure mine, mais le noir qui rehaussait ses cils et le rouge de ses lèvres ne faisaient que lui donner un air d'autant plus tragique. Elle se sentait vidée, mais l'air frais matinal lui fit du bien, et son pas se fit rapidement pressé, revigorée. Il fallait qu'elle passe au Chemin de Traverse, qu'elle passe chez Urizen pour lui acheter de nouveau des somnifères. A ce stade, elle ne sentait plus toujours capable de réfléchir correctement, et cela risquait de devenir handicapant. Et puis ... Elle avait parfois envie de pouvoir momentanément oublier. Ne plus penser à rien.

I
l n'était pas encore tout à fait 11h lorsqu'elle franchit le passage entre la petite cour du Chaudron Baveur et le Chemin de Traverse, une fine cigarette coincée entre les lèvres. Juliet lui aurait certainement fait la morale en lui signalant que de fumer en public faisait mauvais genre, pour une femme, mais Prue n'en avait - et n'en avait jamais eu - cure, et c'est d'une allure toujours décidée qu'elle prit le chemin de la boutique de l’apothicaire, qui n'était plus très loin. Après avoir tiré une dernière bouffée, elle écrasa discrètement le mégot contre le montant de la porte avant de le glisser dans la petite boîte métallique qui lui servait de cendrier. Puis, elle pénétra dans la boutique, déserte de ce qu'elle avait pu en juger de l'extérieur. Parfait.

U
rizen n'était pas derrière le comptoir, elle pouvait apercevoir son profil en biais, engoncé dans son fauteuil. Le jeune homme semblait tenir un sac de papier froissé dans son poing. Les sourcils légèrement froncés par la perplexité, Prudence s'approcha de lui, le parfum d'un tabac léger et fruité flottant encore autour d'elle.

Bonjour, Urizen. fit-elle doucement en contournant le fauteuil pour se placer face à lui, son regard perçant fixé un instant sur le sac de papier avant de se planter dans le sien.
© Mister Hyde


AS I BLEED, I KNOW I'LL BLEED AGAIN
I'm trying, I'm trying to sleep, I'm trying, I'm trying to sleep, But I can't, but I can't when you all have, Guns for hands Twenty One Pilots

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MessageSujet: Re: You're the doctor (Prudence)   Mer 16 Nov - 18:24

La silhouette sombre et élancée d'une femme élégante apparut dans son champ de vision. Prudence Descombes. Il l'appelait Madame Descombes lorsqu'elle n'était que cliente de sa boutique, mais il se rappelait son prénom. Il avait quelque chose d'imposant et austère, ce prénom, à l'image de celle qui le portait.

« Bonjour, Urizen. »

Il fut un peu surpris de l'entendre prononcer le sien. Qu'elle l'ait retenu, qu'elle s'adresse à lui de façon familière. Et comme souvent lorsqu'elle parlait, il fut surpris aussi de sa douceur, parce que l'idée qu'il s'était fait d'elle – sévère, juste et sage, son opposé en somme – était encore ancrée dans son esprit. Il semblait à Urizen qu'elle s'était adoucie depuis qu'ils s'étaient rencontrés au sein des Lux. Ils ne se connaissaient toujours pas vraiment, mais avoir un engagement commun rapprochait sans doute les gens, même deux opposés comme elle et lui. Elle, qui portait si bien son nom, lui, qui s'amusait de l'ironie du sien.

Douce ou rigide, Prudence Descombes avait tendance à l'intimider. Il avait le sentiment que si elle avait pu lire en lui, elle l'aurait haï, méprisé – et peut-être écrasé, car elle dégageait une certaine force aussi. Il avait tendance à se montrer méfiant, prudent, avec elle. Pas parce qu'il se méfiait d'elle, au contraire, elle lui inspirait confiance, mais parce qu'il avait peur qu'elle le débusque, qu'elle le voit pour le monstre qu'il était. Alors, s'il préférait que ce soit elle plutôt qu'un Spaseni qui lui tombe dessus en pleine crise d'angoisse, il n'en était pas heureux pour autant. C'était dans un moment de faiblesse, où le masque se fissurait, qu'elle venait de le surprendre. Et ça lui faisait peur.

Il s'était suffisamment calmé pour ne plus suffoquer, et la situation occupait au moins son esprit. Il se leva du fauteuil et jeta le sac froissé sur le comptoir.

« Prudence. » Il inclina poliment la tête. Au ton de sa voix, il devait être clair qu'il n'était pas disposé à discuter de ce qu'elle venait d'apercevoir. D'un autre côté, se dit-il, si elle venait pour ses habituels somnifères, c'est bien qu'elle aussi avait ses soucis. Il se racla la gorge et ponctua son salut, un peu tard, d'un sourire.

« Qu'est-ce que je peux faire pour toi ? Comme d'habitude ? » On aurait dit un barman qui parlait à une habituée. Mais c'était vrai qu'elle venait souvent lui en rechercher, des somnifères. Il avait même déjà dû varier la formule qui ne lui convenait pas. Elle avait l'air de marbre, mais de toute évidence son esprit n'était pas si tranquille.
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