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Bazzart - PRD.
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 Stay longer

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MessageSujet: Stay longer   Lun 24 Oct - 19:14

Собой остаться дольше
To stay with you longer


U
n craquement parvint à ses oreilles ; la douce protestation des lattes de l'appartement qui accueillaient son poids après le transplanage. L'odeur d'herbes et de fleurs séchées émanait de la boutique, malgré l'épaisseur des murs, un encens auquel Arkady était particulièrement sensible. Vraiment, l'endroit aurait pu être sa résidence secondaire.
L'alarme stridente qui se déclencha une demi-seconde après son arrivée se chargea de lui rappeler que ce n'était pas le cas, pour l'heure.

Ha. Cri de banshee en ré mineur. Ses oncles utilisaient la même. Ce n'était pas faute d'avoir dit à Urizen de la changer, voir de la désactiver. Il ne l'avait pas écouté -pas encore- mais un ou deux réveils en panique au bruit de son alarme devraient finir par le faire changer d'avis. Le slave était confiant, qui aimait se faire hurler dans les oreilles comme ça ? Pour être honnête, il n'avait pas tout à fait prévu d'arriver au milieu de la nuit ; ça s'était fait comme ça. Dans les villes civilisées (Sofia et la partie habitée de la Mère Russie) il faisait jour ! Qu'y pouvait-il si l'ouest était en retard ? Rien, et Merlin n'avait encore rien inventé contre le décalage horaire.
Le russe poussa la porte de la chambre. Vu l'heure, c'était là qu'Urizen devait se trouver. Il ne se souciait pas réellement du fait que le sorcier dormait probablement jusqu'à peu, pas plus qu'il ne culpabilisait d'être la cause de son éveil très probable. Il ne se demanda pas non plus s'il avait ramené une fille ; l'égocentrisme avait cette tendance quasi-magique à enfermer dans un monde qui limitait sincèrement les contrariétés extérieures. Du moins la capacité à les envisager. Il prit place sur le bord du lit, comme si le meuble avait toujours eu pour seconde fonction de lui servir de sofa, et secoua ses cheveux blancs, répandant sur les draps quelques vestiges de neige fondue venue de l'autre bout d'Europe.

« Il faut que je te montrre ce que je j'ai trrrouvé. »

Le ton était impérieux par habitude, mais il se permettait avec l'anglais une palette de sentiments qu'il dissimulait d'ordinaire au commun des mortels. La joie, l'engouement, tous ces petits emports qu'un vrai snob ne saurait tolérer. Il prit le temps de se débarrasser de son épais manteau en fourrure de léopard avant de lâcher en travers des jambes (ou du ventre, il n'avait pas fait très attention) de sa victime son ami un épais volume relié de cuir. À sa surface s’étalaient des lettres en cyrillique d'aspect hautement sérieux, bien que très peu parlantes pour la majorité de ceux qui vivaient de ce côté de l'Oural. Arkady l'ouvrit jusqu'à un page gardée par une cordelette de velours sombre où des caractères similaires formaient une colonne de texte bien formée. Seul le titre était agrémenté d'une gravure en forme de cobra.

« C'est Philtrrre de l’Urrræus, » éclaircit le slave qui s'encombrait rarement de grammaire anglaise quand les émotions prenaient le pas, « La Potion de Cléopâtrrre. »

Ses mains froides et chargées de bagues caressèrent presque amoureusement le papier. De toutes les potions, le poisons avaient sa préférence. Il les confectionnait volontiers, les collectionnait, les enchâssait dans de petites fioles de verre ouvragées qu'il réunissait dans une armoire d'ébène. Ceux qui tuaient comme un baiser de sommeil, ceux qui offraient les agonies les plus lentes...
Son ongle peint courrait le long des lignes, oubliant si Urizen pouvait ou non les comprendre, commentant la préparation avec entrain.

« Morrrt instantanée et sans douleurrr, » précisa-t-il dans un soucis de professionnalisme, « Mais surtout conserrrve la beauté dans la morrrt. Pas de gonflement ou de chairrr pourrrie. »

Et ça, ce n'était pas banal. Ni sur le marché par ailleurs. Et plus que tout, ça lui parlait -comme ça parlerait certainement aux hordes adolescentes et romantiques qui avaient le vague à l'âme. Une mort belle et sans tâche, digne d'un conte...
Son index poursuivit le long d'une ligne qu'il tapota pensivement.

« Besoin ingrrrédients rarrres parr contrrre. »

Et, enfin, ses yeux cerclés de maquillages cherchèrent ceux de l'apothicaire, quêtant enfin son avis.
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MessageSujet: Re: Stay longer   Jeu 27 Oct - 21:57

Il le savait, il aurait dû mettre en place un véritable sortilège anti-intrusion, empêcher le transplanage à domicile. Si c'était trop difficile pour lui, il faudrait qu'il trouve quelqu'un qui en soit capable, quitte à y mettre le prix. Le fait était que la plupart des sorciers ne se permettaient pas de transplaner directement dans la maison d'un autre, mais Arkady n'était pas comme la plupart des sorciers, Arkady était le genre de personne qui se permettait tout, avec cette désinvolture qui déconcertait même Urizen. Lorsque le cri de banshee le tira brutalement de son sommeil agité – il n'avait pas passé une bonne nuit depuis le temps de Poudlard –, Urizen sut presque instinctivement qu'il s'agissait d'Arkady. Premièrement parce qu'il lui avait déjà fait le même coup, ensuite parce que Urizen gardait un scrutoscope près de son lit qui se serait déclenché s'il s'était agi d'un ennemi. L'alarme ne faisait pas ce genre de discrimination, et Arkady ne semblait pas se lasser d'en déclencher le doux chant chaque fois qu'il débarquait sans prévenir.

La panique qui avait réveillé Urizen laissa donc rapidement place à l'exaspération. Il mit fin au cri de banshee d'un mouvement sec de sa baguette et alluma sa lampe de chevet. Une seconde plus tard, la tête décolorée apparut à la porte de sa chambre et Arkady prit place sur son lit avec l'air d'être le propriétaire des lieux – voire de l'apothicaire lui-même. Bien sûr, ce qui agaçait particulièrement Urizen dans tout ça, c'était qu'il le laissait faire et ne protestait que trop peu. À croire qu'il aimait jouer les larbins pour un merdeux de Spaseni plus jeune que lui.

« Il faut que je te montrre ce que je j'ai trrrouvé. »
Arkady avait l'air enthousiaste et cela suffit à éveiller la curiosité d'Urizen car, il devait bien l'admettre, il adorait travailler avec ce merdeux Russe. Par contre, il se serait passé des gouttes de neige fondue qu'Arkady lui envoya en pleine face en enlevant son manteau et plus encore du lourd volume qui manqua de peu son entrejambe.
«  P'tain, fais gaffe ! » fit-il d'une voix pâteuse que l'autre ignora. Il ne remarqua pas davantage le regard noir que dardait sur lui Urizen alors qu'il cherchait sa page dans son maudit livre. Urizen finit par abandonner et baissa les yeux sur les pages noircies d'un alphabet qui semblait renfermer d'autant plus de secrets qu'il était incapable de le lire.

«C'est Philtrrre de l’Urrræus. La Potion de Cléopâtrrre. »
Tout à coup extrêmement intéressé, Urizen plaça ses deux mains sur les pages de l'ouvrage et inclina la tête, comme si y coller les yeux pouvait lui permettre de rendre les mots intelligibles.
«Morrrt instantanée et sans douleurrr. Mais surtout conserrrve la beauté dans la morrrt. Pas de gonflement ou de chairrr pourrrie.
C'est beau... » fit l'apothicaire en caressant du doigt la gravure qui ornait le titre, promesse d'une mort immaculée. Ce qui était beau, de cette idée d'une mort poétique ou de la gravure, Urizen n'en était pas certain.

« Besoin ingrrrédients rarrres parr contrrre. »

Il releva les yeux sur le visage d'Arkady, sur ses yeux aussi intriguant et mystérieux que sa langue natale pour l'apothicaire qui refusait encore de l'admettre, par dépit ou par fierté, puis il scruta la ligne que le Russe lui indiquait. Il ne reconnut que les quelques lettres partagées par les alphabets de leurs deux langues mais, par déduction, il devina que Василиск voulait sûrement dire :

« Basilic ? Du venin de basilic ? » suggéra-t-il en posant son doigt sur le mot qu'il pensait avoir reconnu. Rien à voir avec un vulgaire cobra, comme le pensaient les moldus et les ignorants. « Tu m'étonnes que c'est rare... J'en ai même pas à la boutique. T'as entendu parler d'un basilic vivant récemment ? »

Lâchant un long bâillement, il repoussa le livre vers Arkady et sortit les jambes de sous ses couvertures. Il n'avait aucune idée de l'heure qu'il était. Trop tôt, pour sûr. En tout cas, il avait faim. Il se leva et attrapa une robe de chambre bleu nuit au pied de son lit, qu'il enfila.

« J't'offre le p'tit dèj' ? » proposa-t-il dans un nouveau bâillement. « C'est pas que tu débarques un peu tôt mais... » Il ne fit rien pour dissimuler le ton reproche dans sa voix. Au contraire, il en mit autant qu'il le pouvait.


Dernière édition par Urizen Keynes le Mer 16 Nov - 9:13, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Stay longer   Lun 31 Oct - 18:37

L
a question de l'empathie avait visiblement subit une dramatique ellipse au cours de son éducation tant il ne faisait aucun doute que le slave ne supporterait pas le dixième ce qu'il infligeait à son entourage. Une inclinaison naturelle pour l'égocentrisme et l'indifférence à son environnement ne le rendaient pas aveugle. Il était au contraire très bon pour guetter les réactions -dès lors qu'il s'y intéressait un minimum- mais il était encore plus doué pour feindre l'ignorance -ou l'éprouver de toute son âme. La technique fonctionnait bien sur Urizen. Le temps lui avait prouvé que l'apothicaire pouvait être chatouilleux, mais ne gardait pas les rancunes vivaces. Du moins à son égard. S'agissait-il de l'instinct primaire d'un sang-mêlé face à un supérieur, ou d'une exception plus personnelle ? Arkady l'ignorait. S'il n'avait pas formulé sa question à voix haute, c'était par manque d'intérêt plus que par délicatesse. Leur relation fonctionnait, défiant toutes les probabilités ; c'était l'un des rares sujets au monde sur lequel il serait incapable d'acidité.
La réaction d'Urizen -la seule qui importait, et qui n'avait donc rien à voir avec le bruit, l'heure ou la température- lui tira un sourire d'orgueil, comme si le compliment lui était directement destiné. À l'intérieur, il exultait. Personne, même parmi sa famille de potionniste au sang-pur n'aurait eu cette réponse. Les mots justes. Et c'était parfois... tellement étrange de trouver un écho de son âme sur les lèvres d'un autre. Chez un sang-mêlé.

« T'as entendu parler d'un basilic vivant récemment ? »

Arkady leva une main aux ongles peints, passa ses doigts le long de sa nuque pour chasser les cheveux qui se logeaient à l'intérieur de son manteau tape-à-l'oeil.

« Non, moi... je ne sais pas, » répondit-il en soignant un peu plus son anglais, « Mais vous avez Allée des Brrrumes ici à Londrres non ? Peut-êtrre là-bas des gens en vendent. Sinon » il agita doucement sa main, « Marrché noir de Sofia aurra peut-êtrre. Mais ici c'est plus prrroche pourr toi. »

Ce n'était pas seulement parce qu'Urizen avait le rôle du fournisseur. Son statut de commerçant l'amenait régulièrement à fréquenter un peu tout et n'importe quoi -le bas peuple donc, et au contraire d'Arkady, il saurait réprimer le besoin instinctif d'afficher son dégoût, voire de le beugler dans une rue mal famée. La lucidité du slave n'atteignait pas ces rivages, mais il préférait ne pas avoir à marchander lui-même -surtout avec des anglais.
Il récupéra le lourd volume, caressant pensivement la page tandis qu'Urizen se levait.
Arkady aimait les tatouages de l'anglais. Il avait passé toute une vie à juger ces dessins à l'encre comme vulgaire ; l’apanage des mafias, de toutes les organisations qui oeuvraient comme des rats dans l'ombre. Comment ne pas mépriser ça, en vivant dans une famille qui étalait son pouvoir au grand soleil ? Sur Urizen, les tatouages étaient différents. Ils devenaient motifs, ornement d'un corps mince et pâle. C'était. Esthétique. Pas de son esthétisme à lui, toute en excès et en clinquant ; quelque chose de plus. De différent. Il ne mettait pas encore précisément les mots dessus, mais savait le reconnaître. Et pour ça, il pardonnait beaucoup. Le sang impur et la stupide nationalité, par exemple. Une exception, et s'il n'avait fallu en faire qu'une, celle-ci valait la peine.

« Tu as pu lirrre. Tu apprrrends Rrrusse ? »

La plupart des occidentaux frôlaient le malaise devant l'alphabet cyrillique -alors qu'il comprenait bien leur alphabet lui. Si l'apothicaire apprenait une langue slave, il pourrait définitivement abandonner ce putain de dialecte sans saveur.

« Pourr t'accompagner, » répondit gracieusement le Karkaroff à l'invitation à manger.

Arkady avait un rapport conflictuel avec la bouffe. Habitué à de trop hauts standards, il n'avait pas su adapter son alimentation à son changement de... ''situation''. Sa maîtrise des potions ne s'étendait pas à l'art culinaire -quoi qu'il n'avait pas essayé les soupes. Il s'était résigné rapidement, et ne survivait que grâce à des philtres au goût atroce qui apportaient à son corps les nutriments nécessaires. Une vie sur perfusion, en somme. Il gardait un mauvais souvenir de la période où il ajustait encore les dosage, constatait l'apparition de tâches blanches sous ses ongles ou ses cheveux devenus cassants. Il referma le livre avec une délicatesse presque tendre, disposant le marque-page de velours contre la gravure de serpent.

« Tu pourrrrais t'habiller, » répondit-il à Urizen, levant ses sourcils blancs de l'air critique et totalement légitime de l'invité qui trouvait son hôte en pyjama au milieu de l'après-midi.

Celle là... Elle était un peu gratuite. Il l'avouait et l'assumait. Il aimait chercher Urizen. Il aimait quand il cédait, il aimait quand il lui résistait. Du reste, l'anglais avait plus de charme dévêtu qu'habillé -son total opposé, en somme.

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MessageSujet: Re: Stay longer   Mer 16 Nov - 11:24

La vérité était que Urizen n'avait jamais eu entre les mains du venin de basilic. Ce n'était peut-être pas introuvable – il n'en avait jamais vraiment cherché – mais Arkady n'avait pas l'air de réaliser à quel point c'était rare. Il hocha la tête sans grande conviction, pas encore assez réveillé pour réfléchir et encore moins pour argumenter.

« Tu as pu lirrre. Tu apprrrends Rrrusse ?
Non, j'ai juste reconnu les premières et dernières lettres. Je comprends rien au cyrillique, mais par déduction... Tout le monde sait que Cléopâtre s'est tuée avec du venin, même les moldus. Mais ils se trompent de serpent, et ils ne savent pas tout, bien sûr, » précisa-t-il avec un brin de mépris dans la voix, histoire de satisfaire les tendances anti-moldus d'Arkady.

Urizen fit mine d'ignorer la remarque d'Arkady sur sa tenue. En traversant le salon faiblement éclairé, il remarqua un pli dans le tapis et passa par-dessus sans le lisser en espérant que le Russe s'y prendrait les pieds. Il lui jeta un regard innocent avant d'entrer dans la cuisine. Il avait toujours du mal à supporter qu'on le prenne de haut ou qu'on lui impose quoique ce soit, et s'imposer était la spécialité d'Arkady. Le fait était que Urizen appréciait sa compagnie et leurs discussions même les plus animées, mais il n'était pas près à lui baiser les pieds pour autant, bon sang. Il alluma deux feux d'un coup de baguette sur sa cuisinière, un sous la bouilloire et un sous une poêle dans laquelle il jeta quatre tranches de lard. Il n'invita pas Arkady à s'installer et à se mettre à l'aise, il savait qu'il le ferait tout naturellement. À l'évidence, Arkady prenait déjà cet appartement pour une – très modeste – résidence secondaire.

« J'espère que t'aimes les œufs brouillés. » Urizen préférait ne pas lui laisser d'autre option, parce que le jeune prince était sûrement du genre à exiger des œufs pochés au champagne ou autre chose de trop contraignant. S'il aimait les œufs. Maintenant qu'il y pensait, Urizen réalisa qu'il ne savait rien de ses goûts culinaires. C'était quelque chose dont ils n'avaient jamais parlé, mais il était persuadé qu'Arkady était extrêmement difficile. Il l'était de façon générale, après tout. Et délicat. Au pire, Urizen était capable de manger pour deux le matin. Il s'affaira quelques instants puis servit deux assiettes d'œufs brouillés, lard et champignons sur la table, avec une théière, du lait et du sucre. Si Arkady avait du mépris pour ce qui était trop anglais, il était servi. Mais malgré son incontestable britishness, Urizen n'avait rien contre la culture de son collègue.

«  Tu veux m'apprendre le russe ? » demanda Urizen la bouche pleine d’œuf. «  Ça m'intéresserait, en fait. Pas pour les potions, ça, tu peux traduire les recettes facilement, et puis je suis sûr que tout est trouvable en anglais. C'est la langue universelle après tout. »

Il prenait un malin plaisir à dédaigner ce qu'Arkady pensait sans doute être la suprématie de sa langue et sa culture, mais il était sincère : l'idée d'apprendre le russe l'enchantait. Il ne lui dirait pas pourquoi. Il ne lui dirait pas qu'il serait aux anges s'il pouvait lire dans leur langue originale les grands romans russes – parce qu'ils avaient été écrits par des moldus, et Urizen ne savait pas comment son prince prendrait sa passion pour leurs écrits –, et il ne lui dirait pas non plus qu'il s'exaltait à la pensée de partager sa langue maternelle avec lui, de mieux comprendre sa façon de raisonner et les mots qui l'avaient façonné. Parce que ça, il ne le comprenait pas tout à fait lui-même, il n'en avait pas envie.

« Il faut d'autres ingrédients rares, du coup ? On pourra aller faire un tour vers l'Allée des Embrumes après, si tu veux. Mais je te promets rien. À part que je m'habillerai. » Il lui lança un regard appuyé et fit un sourire en coin. «  Ça me prend sûrement moins longtemps qu'à toi. » Arkady, il devait prévoir deux heures, au moins. Urizen aimait tous ses artifices, toute la place qu'ils laissaient à l'imagination, mais ils titillaient sa curiosité, aussi.
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