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 Mad world (Claire)

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Crédits :  Moi (avatar, code signa, gif profil), Tumblr (gifs signature)
 
Âge :  Vingt six ans (1er juillet), vingt six chandelles qui ont déjà marqué son coeur et son corps de trop de cicatrices.
Sang :  Sang de bourbe, né moldu,.. ce ne sont pas les qualificatifs qui manquent pour décrire cette tare qui le réduit en esclavage. Il ne pourra jamais prétendre à plus, il ne pourra plus jamais prétendre à rien de par ce sang qui souille ses veines depuis la naissance.
Allégeance :  Desislav ne croit en rien et en aucun leader. Mais il croit encore en l'amour, Desislav. En l'amour de Mihayl. Alors il a décidé de le suivre, où le Krum ira - le lié suivra.
Profession :  Fidèle serviteur des Krum, il endosse tour à tour les rôles de majordome, assistant et domestique. C'est là tout ce qu'il se verra jamais offrir.
Ancienne école :  Aucune. Magie faible.

Priori Incantatem
am i free?: yes
Inventaire:
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MessageSujet: Mad world (Claire)   Mer 26 Oct - 20:29

Mad world
claire barrow & desislav stonyanov


Assis à la terrasse d’un café, Desislav jouait distraitement avec une fine cuillère d’argent. Il n’était plus chez lui nul part, le bulgare. Indésirable dans le monde sorcier, mal à l’aise au milieu des moldus - les plaines de son village à jamais réduites à néant. Il n’avait cependant pas à se plaindre, Desislav. Du moins, c’est ce qu’il se répétait inlassablement - du moins c’est la certitude à laquelle il s’accrochait que pour pouvoir continuer. La guerre était finie et les cadavres n’étaient plus que des souvenirs, chimères amères envoyées depuis le Purgatoire que pour le torturer. C’est donc pour une fois débarrassé de la rune rouge ornant habituellement le col de sa veste qu’il s’était rendu dans le Londres moldu, le coeur gros et l’âme occupée ailleurs. De nouveau, Mihayl s’était fait distant ces derniers temps. S’il s’était pris à croire l’espace d’un instant que leurs malheurs étaient une bonne fois pour toute teintés de douceur, il était aujourd’hui forcé devant la plus déplaisante des évidences: le sang-pur échappait une fois de plus à ses étreintes. Son regard fuyant encore imprimé sur la rétine et ses visites de plus en plus rares. C’était comme un mauvais rêve qui s’éternisait, c’était comme avoir ses cauchemars imprimés sur la peau. Il aimait à se fondre dans la masse, Desislav. Là où il n’était qu’un anonyme, là où il n’était qu’un fantôme de plus parmi les passants. Personne pour s’arrêter et dévisager la honte épinglée sur son torse, personne pour s’arrêter sur son accent à couper au couteau - juste une douce indifférence. C’est pour toutes ces raisons qu’il avait décidé de donner rendez-vous à Claire à la terrasse de ce café minuscule perdu dans une ruelle de Londres. La vie était ici plus paisible et même si le pourtant né-moldu avait perdu la plupart des automatismes inhérents à la vie sans magie, il y avait une certaine sérénité à n’être plus qu’un parmi tant d’autres. Il n’était plus inférieur, il n’était plus une disgrâce. Non.

C’est donc les jambes croisées et un bouquin entre les paumes qu’il attendait son amie, tapotant distraitement du doigt sur la couverture de l’ouvrage. Il lisait beaucoup, Desislav - et toujours en anglais. Tout pour oublier qu’il serait toujours un étranger. Tout pour oublier qu’il ne serait jamais l’un des leurs - tout pour oublier les mots qui parfois se perdaient au fond de sa gorge, faute de vocabulaire ou de prononciation. C’était un peu jouer avec le feu, que de côtoyer Claire. Trop impliquée contre le régime, préserver la réputation des Krum faisait aussi partie des raisons qui avaient poussé Desislav à lui donner rendez-vous du côté moldu. Il ne pourrait jamais lui expliquer, à son amie. Que leur combat était vain, que l’espoir au fond de leurs yeux bientôt s’éteindrait. Qu’il avait déjà vu tout ça, qu’il avait déjà vécu la guerre - et que personne ne gagnait jamais vraiment. Les gagnants comptabilisent toujours autant de morts que les perdants et les traumatismes ne meurent pas avec la victoire. Il aurait voulu pouvoir lui expliquer l’horreur et les cendres, il aurait voulu pouvoir lui expliquer la mort - la vraie. Mais encore une fois les syllabes s’étouffaient sous le manque de pratique et les mots mourraient dans un silence tacite. Alors il ne disait rien, Desislav. Il se contentait de phrases laconiques et d’allusions, son accent bulgare roulant sèchement sous sa langue.  

Et pourtant, malgré les risques - malgré son attachement aux Krum et malgré son désir absolu de ne pas s’impliquer dans les rébellions naissantes, il n’aurait échangé ses petits rendez-vous avec la jeune femme pour rien au monde. Car son sourire était comme un baume au coeur, car son rire cristallin avait encore une touche d’innocence - certes fragile, certes brisée mais présente encore sous les gravats. Car leur complicité suffisait à sauver les meubles et la danger paraissait toujours moins menaçant lorsqu’ils se perdaient au détour d’une conversation. Il n’avait pas énormément d’amis, le bulgare. Pas d’amis et plus de famille depuis longtemps - Desislav avait appris à vivre sous les quolibets et les moqueries. Il n’en avait jamais vraiment eu, des amis. Trop occupés à prendre soin de son père lorsqu’il était enfant, pas assez incisif au coeur des tranchées que pour se faire apprécier - le jeune homme semblait avoir vécu sa vie en demi teinte. Il s’était depuis habitué à la solitude, ne trouvant un peu de réconfort qu’au creux des bras tant désirés. Il l’a dans la peau, Mihayl. Et ce malgré toutes leurs erreurs, et ce malgré toutes les montagnes qui semblent se dresser sur le chemin - un peu plus infranchissables chaque jour, éloignant toujours un peu plus l’amant de ses caresses amoureuses. Alors, malgré toutes leurs divergences d’opinion, il chérissait les moments partagés avec Claire comme les enfants s’échangent des colliers de pâtes sèches: avec une simplicité déchirante et une dévotion sucrée.  

Un bruit de pas lui fit relever doucement la tête, un sourire illuminant ses traits tendus alors qu’il refermait le bouquin dans un bruit sec et qu’il se levait précipitamment afin d’accueillit la brune - « Claire ! ». Son sourire joyeux fut rapidement remplacé par une moue coupable alors qu’il se rasseyait, visiblement mal à l’aise, s’excusant avec sa diligence habituelle « Je suis désolée de t’avoir fait venir jusqu’ici pour un café… » murmure t’il en baissant les yeux, sa main frôlant mécaniquement l’endroit où sa rune se serait normalement trouvée - brillante et synonyme de rejet. « J’ai juste pensé que cela serait mieux pour nous deux. » - termine t’il en haussant distraitement les épaules. Au loin, le son d’un accordéon éclaire la ruelle de ses délices, le soleil d’octobre brillant haut dans le ciel de l’après-midi.  


are you home ?
it feels like everyday stays the same, it's dragging me down, and I can't pull away. so here I go again chasing you down again. why do I do this? over and over, over and over I fall for you.

cutie en chef:
 
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Mad world (Claire)
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