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 Jet black heart (flashback - Helios)

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Melpomène Lestrange
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Crédits :  FRIMELDA (avatar), LAZARE (codage signature), Tumblr (gifs signature), Marge (gif profil)
 
Âge :  25 ans à se battre pour le pouvoir.
Sang :  Le sang des Black est pur, ode irrévérencieuse à la noirceur de leurs âmes, liquide vermillon qu'ils ne sauraient gaspiller. Sang royal où se mélange magie noire, ambition incontrôlée et soif de pouvoir.
Allégeance :  Marque des Ténèbres assumée, Melpomène fait partie des Mangemorts. Loyale servante depuis les premières heures de Voldemort.
Profession :  Melpomène travaillait autrefois à la morgue, embaumant derrière elle les secrets des siens. Aujourd'hui fugitive.
Ancienne école :  Poudlard dans une maison bordée d'émeraude - berceau de rencontres qui ont changé le cours de sa famille et qui ont façonné un destin aussi sombre que son patronyme.

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MessageSujet: Jet black heart (flashback - Helios)   Mer 14 Déc - 15:16

Jet black heart
helios & melpomène black


Une semaine avant Halloween.

Depuis la Place Claremont, il y avait comme un froid entre les inséparables d’hier. Une colère glaciale au fond des yeux d’Helios et des frissons le long du dos de Melpomène. Quelque chose d’insidieux. Quelque chose de laid. Car la benjamine a bien conscience d’être allée trop loin. D’avoir laissé ses doigts se perdre un peu trop longtemps autour de ceux de Caerwyn. Bien consciente que la peur de le perdre avait fait voler en éclat leur secret déjà si fragile. Dès leur retour de la place, Helios s’était isolé. Figure fantomatique qu’elle avait évité depuis, avouant ses mensonges de par son silence. Car si elle ne regrette rien, elle est assez intelligente que pour se rendre compte que ses manipulations l’ont rattrapée. Qu’en s’accrochant de toutes ses forces à son coeur qui bat, elle a peut être blessé son frère plus que de raison. Elle sait aussi que la tempête arrive, imminente et violente. Elle ne sait pas, Melpomène, si les choses auraient pu être différentes. Mais les mots d’Helios résonnent encore au fond de son palpitant fêlé. La honte. Le vice. Le dégoût et la déception. Leur complicité est à double tranchant et si leur relation particulière était en temps normal source de réconfort et de bonheur - la belle trouvant au creux de ses bras de quoi apaiser son âme bien trop souvent noire - ses mots la blessaient également bien plus vite et bien plus profondément.

Enfoncée dans un des divans du grand salon des Black, la benjamine tournait machinalement les pages d’un vieux grimoire sans pourtant y prêter attention. L’esprit ailleurs alors que les syllabes se noyaient au milieu des virgules. Bien incapable de seulement expliquer les chapitres se déroulant sous ses yeux absents. Les mêmes images passaient inlassablement sous son regard couleur charbon. La main de Caerwyn autour de son bras et le regard d'Helios. L'inquiétude au fond des yeux de l'être aimé se reflétant dans ceux du frère. Toutes les deux si semblables et si différentes à la fois. Elle tourne et elle retourne les pages inlassablement, la princesse. Elle s'occupe les mains pour oublier le vide dans lequel s'est engouffré son coeur. Le menton appuyé sur l'un de ses genoux, la belle s'offre un imperceptible soupir alors qu'elle entend au loin la porte du manoir claquer. Un pas, deux pas, trois pas - Melpomène aurait reconnu le son de la démarche d'Helios entre milles. Elle referme son livre d'un geste sec alors qu'il pénètre dans l'opulent salon. Les moulures se mêlent avec harmonie aux dorures et la jeune femme laisse un de ses doigts le perdre le long d'un énième ornement - le regard fuyant devant la colère contenue qui émane encore et toujours de l'aîné. Et alors qu'il se racle la gorge, la Black sait qu'elle n'a plus le choix. Que la dispute qu'elle a tant tenté d'éviter est sur le point d'exploser, que tout les discours qu'elle a ravalé depuis l'exécution de la place Claremont seront inutiles.

Elle finit enfin par trouver le courage de relever les yeux du divan, orbes inquisitrices qu'elle plante sur la silhouette du frère. Lèvres pincées et l'oeil décidé. Elle aurait voulu avoir un peu plus de temps, Melpomène. Un peu plus de temps pour faire le deuil de quelque chose qu'elle n'avait que trop peur de briser, un peu plus de temps pour préparer son coeur à la douleur. Un peu plus de temps pour vivre, tout simplement. Machinalement, elle croise les bras sur sa poitrine alors qu'elle ne le quitte pas du regard. Il y a une pointe de défi à présent au fond des yeux de Melpomène. Un cri qui le nargue, un hurlement qui lui dicte d'oser seulement la blesser. « Qu'est-ce qu'il y a, Helios ? » de l'innocence, toujours et encore. Un sourire discret alors qu'elle incline doucement la tête sur le côté, observatrice. Et si son port de tête est altier, et si ses mains ne tremblent pas, et si elle exulte d'assurance alors qu'elle se relève d'un mouvement félin - au fond, la benjamine a le palpitant qui tremble et le souffle coupé. Les entrailles tordues d'appréhension alors qu'elle fait un pas vers lui, bien consciente de courir vers sa perte. Car il y a quelque chose de brisé au fond de leurs yeux. Car pour la première fois depuis des années, les Black ne se comprennent pas. Parce que pour la première fois en vingt quatre ans, des non-dits menacent le frère et la soeur. Eux qui se targuent de tout se dire, eux qui se vantent de si bien se connaître.

Même les inséparables ont des secrets. Plus vicieux même que les autres, mensonges aux allures de serpents. Plantée devant Helios, talons vissés au sol et bras croisés - Melpomène est sur la défensive. Il n'y a plus autour d'elle que le silence froid du frère, il n'y a plus autour d'elle que le bruit de son coeur qui bat à lui en faire mal. Elle a la détermination à la commissure des lèvres, la benjamine. Car si déjà les fissures de son coeur semblent s'étirer douloureusement, elle sait aussi qu'elle est prête à défendre ses secrets. Elle sait aussi qu'elle est prête à défendre son palpitant qui s'affole, elle sait aussi qu'elle est prête à être l'objet de toutes ses déceptions. Car autour d'eux flottent également les spectres des mensonges passés, les mots de la benjamine probablement encore ancrés dans la mémoire d'Helios: tu te fais des idées, il n'y a rien entre Caerwyn et moi. Je te le promets, je te le jure. Sa confiance bafouée au nom d'un amour qu'il ne comprend pas encore, leur complicité risquée pour quelques semaines de tranquillité supplémentaire. Elle relève un peu plus le menton, compensant son manque d'assurance pour un excès d'arrogance - lippes serrées alors qu'elle se contente de murmurer « Si tu n'as rien à me dire je m'en vais. » car elle préféra toujours l'absence à ce silence lourd et pesant. Parce qu'elle préférait qu'il crie, parce qu'elle est prête à essuyer la tempête. Tout plutôt que la lueur profondément déçue de son regard. Tout plutôt que l'éclat terni de ses pupilles.


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Helios Black
Morsmordre
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Morsmordre
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Crédits :  .
 
Âge :  35
Sang :  Pur, evidemment.
Allégeance :  Tom Jedusor et Les Black, jusque dans la mort.
Profession :  Ancienne avocat du magenmagot, desormais fugitif.
Ancienne école :  Poudlard, Serpentard.
MessageSujet: Re: Jet black heart (flashback - Helios)   Jeu 15 Déc - 23:32

Une ombre se profilait au loin sur le chemin de gravier qui mènait au majestueux manoir des Black. Le ciel gris etait plombé de lourd nuages bas, menacant d'exploser à la moindre seconde. Un ciel noircis par les sombres pensées de l'ainé de la famille, Helios. Les mains enfoncées aux fond de ses poches, il avancait, tête baissé, regard voilé, ses pas lourds se trainant jusqu'au portail de fer forgé. Une première goutte tomba sur le bout de son cil. La tempête arrivait. Lente, obscure, terrifiante. Le sorcier releva la tête et s'immobilisa. Il poussa un profond soupir, le regard perdu dans sa demeure qui se présentait sous ses yeux. Il n'avait aucune envie de franchir le seuil, car il savait pertinemment ce qui l'y attendait. Il prenait tout le temps possible et inimaginable pour retarder la tempête à venir, car il savait qu'elle ne serait pas sans conséquences. Des jours, des semaines qu'Helios franchit le seuil de sa maison le cœur plombé de colère et d'amertume. Autrefois, d'habitude, le manoir est pour l'ainé un lieu d'apaisement. De solitude, de connaissances. Pour lui, il n'y avait pas lieu plus réconfortant que sa vaste chambre au premier étage. De là, il s'installait, comme d'habitude, à son bureau, collé contre cette immense fenêtre. Puis il méditait. Le menton dans la paume, le regard perdu dans les dédales de la campagne sorcière. Le manoir était (presque) toujours silencieux, comme si ses habitants voyaient dans ce silence une façon d'honorer leur illustres ancêtres. La famille Black. Si réputée, si connues, puis maltraitée, insultée. Le manoir restait l'unique endroit où l'on pouvait encore leur restituer un minimum de leur gloire d'antan. Helios aimait cette ambiance. Il aimait retrouver ses objets, son odeur, ses habitudes. Rien n'était plus important pour lui que ses habitudes.

Mais voilà que depuis quelque temps, l'ainé était devenu bien irritable. Il appréhendait de rentrer chez lui, la boule au ventre. Il ne désirait que fuir, loin d'ici, loin d'elle. Et loin de lui. Il savait que derrière ses murs, il trouverait Melpomène. Et rien que la pensée de voir sa sœur lui retournait les entraille, et chauffait ses joues pourtant glacée par le froid hivernal. Une colère sourde habitait son corps depuis plusieurs semaines, depuis qu'il avait decouvert la trahison de sa sœur, si chérie. Depuis qu'il avait confirmé, et qu'elle avait confirmé ses doutes. Helios ne se trompait jamais. Il passait trop de temps à réfléchir, à peser les pour et les contre pour se tromper. Cette fois, en revanche, il aurait aimé avoir tort. C'était pour lui bien plus qu'une trahison. C'est une véritable guerre intérieure, un déchirement. Un deuil. Le deuil de sa moitié. La simple pensée de devoir partager celle qu'il aimait le faisait entrer dans une colère noir. Il refusait de partager. Elle était sienne, elle était la sienne, et lui appartenait, et ce serait ainsi pour l'eternité toute entière, et aucun, AUCUN être vivants sur cette terre n'aurait jamais le droit de l'aimer comme il l'aimait. De la chérir, de l'admirer, comme il l'admirait.

Et elle, elle, de toute sa prestance, son arrogance piquée, son visage de poupée tendu par la fierté. Elle osait démentir, elle osait lui dire, à lui, des mensonges. Lui taire la vérité, alors que, depuis sa naissance, ils s'était juré de toujours se dire la vérité, rien que la vérité. Melpomène était allée trop loin, et la colère d'Helios dépassait ce qu'il avait toujours ressenti jusqu'alors. Il n'avait même plus envie de se retrouver dans la même pièce que sa sœur. Il ne voulait plus la voir, plus l'entendre. Même sentir son odeur, qu'il appréciait tant pourtant, lui donnait la nausée.

Il ne pouvait simplement pas reconnaître qu'elle en aimait un autre.

Egoïste, possessif, l'ainé des Black possédait certe une belle liste de qualités, mais aussi de rares, mais très forts défauts. Dont sa possessivité exacerbée. Sa jalousie maladive. Et sa colère froide, qui pouvait doucement, se muer en une violence insoutenable. Beaucoup de sang tachait les mains de l'ainé des Black. Un sang qu'il aimait verser, et qu'il versait sans aucun remords. Dechirer la chair, marteler les corps, faire craquer les os, et écouter les longues plaintes de celui qu'il voulait voir mourir. Il se delectait dans le sang qui giclait. Il aimait faire souffrir ceux qui s'étaient joué de lui. Et il avait pensé à de multiples scénarios pour son cousin, durant ses longues nuits d'insomnies. Scenarios qui ne resterons que de simples rêves. On ne touche pas à sa propre famille. Car Helios avait un goût du respect extremement prononcé. Et Melpomène venait tout simplement de le briser. Il se sentait bafouée, tellement brisé de l'interieur, qu'il n'adressait plus le moindre mot à la sorcière. Aujourd'hui, pourtant, l'heure était venue. Il ne supportait plus ses longs moments de silence à table, et les regards interrogateurs de ses géniteurs qui connaissaient pourtant la fusion de leur enfants. Et puis, il sentait qu'il ne pouvait plus contenir sa colère, qu'il fallait qu'elle explose, ou elle pourrait bien le tuer. Il se sentait trahit parce que lui, lui avait toujours tout dit. Pour Emilia, pour ses secrets. Il avait toujours trouvé en sa sœur, un journal dans lequel couché ses pensées les plus secrètes, ses désirs, ses envies, ses regrets aussi. Il lui avait tout donné. Son âme toute entière. Il s'était donné à elle pour sa vie toute entière. Il ne pourrait jamais lui pardonner. Pas seulement parce qu'elle avait une relation avec Caerwyn, non, Helios savait qu'on ne choisissait pas qui le cœur avait decidé d'aimer. Non, il était surtout ecoeurée, qu'elle lui ai menti. Et c'était en cela qu'il était le plus faché. Cela brisait leur confiance mutuelle. Desormais, il ne pouvait plus lui faire confiance. Elle était allée trop loin. Elle avait touché la chair de sa chair, sans même lui en parler, sans même lui confier ses doutes, et ses craintes. Helios lisait en Melpomène comme dans un livre ouvert, et bien qu'elle lui eut dit le contraire, il voyait sur ses traits, le désir mêlé à la peur.

Il ouvrit la porte, qu'il referma doucement derrière lui. Dejà, le subtil parfum de sa sœur embaumait ses narines et faisait grimper une volée de larme à la lisière de ses paupières. Sa main tremblait sur la poignée, il respira profondemment. La colère commencait à prendre completement possession de son esprit. Et, lorsqu'il ne la contenait plus, elle l'effrayait. Car il n'était plus maître de rien. Avancant doucement, il penetra dans le grand salon. Elle était là, impétueuse, comme toujours, nonchalamment posée sur un divan. Elle osait lui adresser un sourire. Il releva le menton, la toisant, l'air impassible, mais l'oeil plus glacial que jamais. « Qu'est ce qu'il y a, Helios ? » Un nouveau sourire discret. Elle joue l'innocence, alors qu'il lit dans ses yeux que la peur ronge son ventre. Il le voit au fond de ses pupilles, elle danse, la peur, comme une flamme vive, qui ne cesse de se rallumer dès qu'il pose le regard sur elle. Il la regarde et la jauge. A cet instant, il la voit plus reelle qu'il ne l'a jamais vu. Il la constate, sans tout l'amour qui l'avait toujours aveuglé : il voit la prétentieuse insatisfaite, la mauvaise comédienne. Il voit comme elle tente, desespéremment, de tenter de faire bonne mine alors qu'elle est prête à défaillir de terreur. Il voit comme elle essait de paraître. Toujours, de paraître. Comme elle sait faire semblant, elle comme tout cela est proprement ridicule. Il la trouve ridicule, a cet instant. Car il voit qu'elle se démène pour sembler un tant soit peu à la hauteur, alors qu'elle n'arrive pas à la cheville du moindre cracmol. Il voit ce qu'il n'a jamais vraiment vu : Un imposteur. Une comédienne. Une pauvre, mauvaise, comédienne qui ne vaut pas le moindre sous. Elle se pavane, dans ses beaux habits, son beau maquillage, elle se targe de son nom, la Black, elle se languiT sous les yeux ébahis, consciente de son pouvoir, elle n'est qu'une vulgaire poupée de porcelaine, entièrement vide de tout sentiments humain. Derrière le masque, il n'y a rien. Elle se promène, l'arrogante, alors qu'elle ne vaut pas un tier de ce qu'elle dit.

Il la voit comme jamais il n'aurait osé la voir. Il ne voit que son arrogance et son mensonge, et tandis que le vrai visage se dévoile, la colère lui brûle presque le corps tout entier. Il aurait envie de se jeter à son cou, de la jeter sur le sol et de lui montrer toute la souffrance qu'elle était en train de lui infliger. « Si tu n'as rien à me dire, je m'en vais. » « Stop. » Il prononce, ce seul mot. Resonnant dans le grand salon. Il se poste en travers de la porte. Les deux pieds ancrés dans le sol, les bras croisés sur la poitrine. Son regard est terrifiant. Le dégoût est l'ecoeurement avec lesquel il regarde sa sœur sont terrifiant. « Tu vas rester ici, t'asseoir. Cesser de te comporter comme une gamine arrogante, et assumer une fois dans ta vie tes actes, Melpomène. » C'est le ton qu'elle deteste. Le ton qui la fige, qui la remet en place. C'est le ton du grand frère, moralisateur, le ton de celui qui a raison. « Tu m'a assez humilier pour les dix années à venir. » Sa voix est encore calme, la colère l'a rendant encore plus froide que d'ordinaire. Il est prêt désormais. Même s'il doit blesser sa sœur, même s'il doit la faire souffrir, il sait que c'est le seul chemin vers la réconciliation : Mettre à plat leur souffrance mutuelles.


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Melpomène Lestrange
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MessageSujet: Re: Jet black heart (flashback - Helios)   Mer 21 Déc - 18:15

Jet black heart
helios & melpomène black


Elle avait abandonné toute idée de culpabilité il y a bien longtemps, Melpomène - la raison noyée sous un baiser. Elle avait attendu, aussi, la Black. Chérissant une patience nouvelle au creux de ses paumes. Les semaines et les années s’étaient étirées sans elle. Là où les coeurs s’énamouraient, là où les histoires d’amour faisaient trembler les palpitants - Melpomène Black avait attendu. Des semaines et des années. Elle avait abandonné l’idée de séduire ou de plaire pour le plaisir, la benjamine. On la disait inaccessible, on la condamnait bien trop froide et on détournait rapidement le regard devant celle qu’on pensait incapable d’aimer vraiment. Ils murmuraient souvent, les oiseaux de malheur, que l’absence de sentimentalité de la soeur était preuve d’inceste. Elle avait cessé de s’offusquer des rumeurs, Melpomène. Préférant en jouant, préférant les manipuler à son avantage - toujours. Cachant son secret dans l’ombre d’Helios, profitant de chaque main posée sur le contour de ses hanches pour alimenter les langues déliées, impératrice des soupçons - instigatrice de la méfiance.

Elle a la nausée, l’arrogante. Derrière le masque qui maintient ses traits en place, elle a le coeur au bord des lèvres. Un battement fêlé entre les feulement d’un palpitant caduque, la rage au fond des pupilles. Car elle l’a laissé aimer, Melpomène. Parce que jamais elle ne s’était permise de juger les battements de son coeur. Car si elle avait été jalouse - diablement jalouse - d’Emilia, car si elle avait eu peur de voir son frère l’oublier au profit du blond des cheveux de sa femme, elle avait fini par le laisser partir pour quelques temps. Elle avait sourit devant celle qu’il avait choisie, retenu remarques acerbes et remarques hypocrites. Elle avait prit sur elle, Melpomène. Elle avait prit sur elle pour apprendre à l’apprécier, elle avait prit sur elle pour le rendre heureux. Toujours et chaque jour un peu plus. Elle avait pansé ses plaies lorsqu’elle s’était évaporée une ultime fois, elle avait apporté soutien et amour à son âme déchirée, elle avait séché ses larmes d’un doigt patient. Elle avait tout donné pour son frère, Melpomène. Elle lui avait tout donné sauf la vérité, les révélations se bloquant systématiquement au fond de sa gorge. Elle aurait aimé pouvoir tout lui avouer, la Black. Elle aurait tant aimé pouvoir lui parler du feu de son coeur à chaque fois qu’elle croisait son regard, elle aurait tant aimé pouvoir être sûre qu’il serait capable de la même dévotion. Mais avec les secrets s’invitent également les doutes, serpents insidieux, et Melpomène n’était plus sûre. Helios n’était pas exactement reconnu pour sa tolérance et chaque fois qu’elle s’apprêtait à avouer, les mêmes mots revenaient avec force au creux de l’esprit de la benjamine: Déception, Dégoût, Immonde. Triptyque menaçant se nourrissant de ses peurs et effilochant ses certitudes les unes après les autres.

« Stop. Tu vas rester ici, t'asseoir. Cesser de te comporter comme une gamine arrogante, et assumer une fois dans ta vie tes actes, Melpomène. » si le ton du frère suffit habituellement à calmer les ardeurs de la soeur, il n'en est là rien. Ses mots ne servent qu'à stabiliser son coeur. Effacée la peur de le blesser, fondue l'appréhension. L'éclat tremblant de ses pupilles disparaît sous les flammes d'une colère mal contenue. Si les humeurs d'Helios sont aussi froide que les vents de Sibérie - celles de Melpomène possèdent la chaleur des déserts. Le feu et la glace face à face. Il a le dégoût sur le bout de la langue, Helios. Elle ne se fige pas, la benjamine - sous le courroux du frère. Loin de là, elle se rapproche d'un pas supplémentaire - un air de défiance résigné installé sur les traits. Il l'a cherchée, Helios, avec ses airs vertueux brandis comme l'ultime Vérité. « Tu m'as assez humilié pour les dix années à venir. » un hoquet de colère se coince dans le fond de sa gorge alors qu'elle se fige sur place, le défi remplacé par la colère. Elle peut presque sentir ses veines se dissoudre sous sa peau, Melpomène. Ses poings se serrent alors que ses ongles s'enfoncent dans la chair de ses paumes. Elle maîtrise mal ses colères, la Black. Il y a trop du loup au fond de son âme, il y a trop de lune teintant son sang. Trop de magie noire autour de ses clavicules. Elle savait qu'il y aurait un prix à payer, l'acculée, lorsque Janus avait posé ce collier d'or sur sa peau délicate. Elle savait qu'il y aurait un prix pour la paix offerte par ces quelques grammes de métal. Il y a toujours un sacrifice à faire avec la magie noire. Même les Black ne faisaient pas exception, ils le savaient même mieux que personne.

« Humilié ? » le ton est volontairement raillant - « De la même manière que tu m'as humiliée ? » elle hausse les épaules alors que ses syllabes sont assurées, réchauffées seulement de la hargne qui s'en échappe. « J'étais censée courir t'en parler après ton petit discours de l'autre jour ? » elle est profondément blessée, Melpomène. Alors elle se braque, sourcils froncés et ton moqueur. « Après avoir dû écouter à quel point tu serais profondément dégoûté par mes choix ? Après avoir dû écouter à quel point tu ne pourrais plus me regarder en face ? » elle croise les bras sur sa poitrine alors qu'elle renifle avec dédain, la poupée, alors qu'elle le cite sans vergogne. Les mots exacts de l'aîné sont encore marqués au fer rouge sur les parois de son coeur. Ils hantent encore parfois une larme solitaire. Il ne s'en est peut être pas rendu compte, Helios - d'à quel point le poignard s'est enfoncé profondément. Elle replace une mèche de cheveux de jais derrière son oreille, ses lèvres s'étirant en un sourire sarcastique. « Tu as raison je ne vois pas du tout pourquoi je t'ai menti. Pas du tout. » elle lui tourne le dos et elle se rapproche de la cheminée, laissant ses doigts courir le long du marbre sombre. Elle soupire avec exaspération alors que ses orbes croisent de nouveau les siennes. « Ne me fais pas la morale, Helios. » elle fait une pause alors que le silence retombe. Elle finit par souffler entre ses lèvres pincées ces quelques mots - « Pas quand il y a tant de choses que toi tu n'assumes pas. » elle le défie du regard d'oser seulement la provoquer plus. Parce qu'ils ont tous des squelettes entre leurs costumes soigneusement repassés, les Black. Et le cadavre d'Emilia hante encore les placards d'Helios. Parce que l'ombre d'Anna plane aux côtés de celle de sa femme. Elle en est bien consciente, Melpomène. Et si elle gardait jusqu'ici ses opinions pour elle, le jugement d'Helios ne fait que raviver une flamme bien trop mesquine. Elle sait où appuyer pour faire mal, la princesse.

Elle se retient encore. Juste un peu. Parce qu'au fond de son coeur, le blesser lui tord l'estomac. Mais elle n'hésitera pas, Melpomène - elle en a la conviction. Mise au pied du mur et attaquée, la louve n'aura pas peur de sortir les crocs. Ses doigts se referment autour du manteau de la cheminée alors qu'elle ne quitte pas ses yeux. Elle n'a pas peur de lui, Melpomène. Ils se connaissent bien trop que pour encore être intimidés l'un par l'autre. Alors elle attend, le coeur au fond des talons et un trou béant à la place des sentiments. Elle est prête, Melpomène. Prête à assumer appartenir à un autre. Prête. 


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MessageSujet: Re: Jet black heart (flashback - Helios)   Mer 21 Déc - 19:42

Si le frère et la sœur étaient proches au point de ne faire presque qu'un, c'était parce qu'ils étaient chacun les versants opposés d'une seule et une âme. Melpomène, le sang chauffé à blanc, la hargne, la violence et le bouillonnement au creux des reins. Le côté sulfureux, hystérique, impatient, l'animal sauvage gravé sur ses traits. Helios, la force calme. La colère froide, glaciale, les pupilles acérée et la violence ancrée dans les mots plutôt que les gestes. Deux êtres si différents qui, ensemble, formait le plus formidable des être humains. Seulement, plusieurs choses manquaient cruellement aux deux Blacks, symbole de leur famille, idéaux connus de tous. L'absence de tolérance, les convictions marquées au fer rouge, une empathie peu prononcé, et un fort goût pour la violence et la douleur. Des psychopathes, en somme. Cependant pas tout à fait car l'amour pour leur famille brûlait vivement dans leur veines. Les Black étaient certes de mauvaises âmes, malsaine, mais ils avaient l'intelligence et le raffinement, l'amour subtil qui se méritait. Le manoir familial avait beau être vide, les murs vibraient de la dispute qui s'echauffait au salon. Les rancoeurs et les blessures grimpaient le long des murs, courraient dans les escaliers. La fierté et la colère couchées dans les chambres, envahissant les draps. Helios et Melpomène se tenait chacun à un bout du vaste salon. Elle, appuyé sur le manteau de la cheminé, le corps acré et le feulement vif, prête à attaquer. Lui, nonchalamment adossé a la porte de la salle à manger, les mains dans le dos, fixant sa sœur d'un regard haineux.

Il deteste qu'elle le défie de cette manière. Il deteste cela en même qu'il l'admire. Il ne supporte pas qu'elle se sente supérieure à lui, car il a depuis l'enfance appris qu'il était l'ainé et qu'il devait toujours se comporter comme tel. Diriger la fratrie d'une main de fer, habituer ses frères et sœurs pour le jour où ses parents ne seraient plus là. Il a appris de son père qu'il était celui qui pouvait donner les ordres et qu'il ne devait jamais laisser personne avoir un mot plus haut que lui. Il était l'ainé. Il était celui qui pouvait, qui devait avoir le dernier mot. Mais Helios n'avait pas l'âme du leader. Encore moins du tyran. Il aimait manipuler, mais toujours en douceur. Ainsi il préférait garder une ambiance fraternelle conviviale, car il refusait de se mettre ses frères et sœurs à dos. Très tôt, il découvrit leur intelligence remarquable, et fut fier de constater que tous étaient finalement égaux malgré leur âge différents. Il a toujours refusé de s'imposer comme ainé, tout simplement car il n'a jamais eu à le faire. Sa bienveillance envers eux avait toujours eu raison de leur disputes naissantes, et c'est facilement qu'ils lui donnait raison lorsqu'ils n'étaient pas sage. Helios a toujours été le plus sage de tous. Celui qui parle peu, préfère écouter. Il préfèrait parler, conseiller, ecouter plutôt que de leur beugler dessus. Puis, pour les punir, ses reproches calmes et glacial avaient toujours eu beaucoup plus d'effet qu'une énorme gueulante.

C'était ainsi qu'il fonctionnait pour Melpomène. La connaissant par cœur, il savait exactement où piquer pour faire mal. Il connaissait sa fierté et son sang chaud, il allait parfois jusqu'à la pousser dans ses retranchements, parce qu'il voulait qu'elle apprenne. Bien entendu, réfléxions après reflexions il savait qu'il ne pourrait jamais empêcher la benjamine d'aimer qui elle voulait. Lui même n'y était pas parvenu avec sa femme. Mais il voulait que sa sœur apprenne, qu'on ne peut pas imposer ce qu'on veut. Et surtout, qu'on ne doit rien cacher aux siens sous peine de très lourdes conséquences. Melpomène était trop gatée. Elle considérait beaucoup trop de choses comme acquises, et cela influencait énormément sa sagesse. Elle n'était pas sage, très loin de là. Elle était impulsive, pire qu'une enfant, capricieuse. Elle aimait tout mener à la baguette et penser que tout ce qu'elle désirait pouvait être executé. Elle pensait, depuis toujours, que tout, tout lui était toujours dù.

Helios pensait qu'il était temps que sa sœur apprenne a se comporter comme une adulte. Il admettait que lui même n'était pas toujours très sage. Mais il était l'ainé. Il avait juré à Janus qu'il veillerait sur eux jusqu'à sa mort. Jusqu'a leur mort. Et c'était parfois à lui que revenait l'éducation de ses frères et sœurs. Très lourde tâche qu'il prenait très à cœur. Aujourd'hui, il était en colère. Il était même hors de lui. Il savait que ses paroles n'avaient aucun impact sur elle, et c'était en partie ce qu'il recherchait. Il voulait stimuler sa colère, et l'entendre dire ce qu'elle refusait de lui avouer. L'entendre dire tout ce qu'elle pensait. « De la même manière que tu m'as humilié ? J'étais censée courir t'en parler après ton petit discours de l'autre jour? » Helios eu un rictus. Un rictus mauvais, moqueur. Elle ne comprenait pas. D'habitude si perspicace, elle se trompait complètement sur la raison de sa colère. Elle ne comprenait pas que ce qu'il reprochait était de lui avoir caché depuis le début. D'avoir douté de lui. Bien qu'il comprenne, en vue de sa tolerance moyenne, qu'elle eut peur d'avoir que c'était leur cousin. Il était blessé qu'il ne lui eut pas fait confiance, dès le début de ses sentiments et c'était exactement ça que lui reprochait Helios. « Après avoir dû écouter à quel point tu serais profondément dégoûté par mes choix ? Après avoir dû écouter à quel point tu ne pourrais plus me regarder en face ?  Helios claqua la langue. Elle faisait des amalgames. Elle était jeune, impulsive et n'allait pas au bout des choses. Il n'a jamais, et n'aura jamais honte de sa sœur. Encore une fois, elle se rebutait dès que quelqu'un n'était pas d'accord avec ce qu'elle faisait. Il soupira, plongeant ses iris dans les siennes. Il était fatigué. Il avait le sentiment d'être face à une adolescence en crise.  « Tu as raison je ne vois pas du tout pourquoi je t'ai menti. Pas du tout. » Il secoua la tête. Ne l'interrompit pas. Il attendait qu'elle ai terminé. Il était calme et immobile, malgré l'electricité qui courrait le long de ses veines. Il sentait le pique arriver plus vite que son ombre et sa colère attendait, prête à bondir, derrière la porte de ses yeux. «Ne me fais pas la morale, Helios. Pas quand il y a tant de choses que toi, tu n'assumes pas. »

Il se redressa. Piqué au vif. Il avait esperé qu'elle n'en arrive pas là, mais le mal était fait. Sa langue claqua fortement. Il eut un mouvement de recul degouté. Qu'elle vicieuse arrogante, incapable de comprendre les conséquences de ses actes. La colère grimpait maintenant tout le long de son corps, et son ton grimpa d'un cran. Sa voix était calme mais forte, sèche, glaciale. Tout son corps était maintenant engagé vers sa sœur. Il était déçu. Déçu d'un tel manque de sagesse. Déçu de son manque de recul et de son arrogance insupportable. « Et qu'est ce que tu aurais voulu que je dise ! Oh bravo ma chérie, tu te laisse baiser par ton cousin c'est super ! Et si on organisait un super diner pour célébrer tout ça ? » Il crachait. Il crachait littérallement sa haine et sa rancoeur envers sa sœur. Elle ne comprenait rien et se comportait comme une princesse. Elle allait en subir les conséquences, il était temps qu'elle descende de son piedestal. «  J'existe en partie pour te proteger, Melpo ! Je suis ici pour veiller sur toi et aussi pour te dire quand tu chies complètement ! Et là ma grande tu as mis les deux pieds dans le plat. » Il se rapproche d'elle. A présent, sa voix est très forte et résonne dans tout le salon. Il tremble des pieds à la tête. « Je te fais la morale parce que c'est mon job, MON job. Et qu'est ce qu'il se serait passé, si quelqu'un de la famille s'en était apercu ? QUI, t'aurait encore sorti de ton merdier Melpomène ? Parce que tu ne penses toujours qu'a toi, qu'a ton désir avant toute chose. Tu ne réfléchi pas Melpo. Jamais. Tu agis, et tu gémis ensuite. Et puis je viens réparer les pots cassés.

Il soupira. Il était fatigué de son insolence. « Je n'assume peut être pas tout ce que je fais, certes. Mais j'ai le mérite de te faire confiance, et de tout te partager. Parce que moi, au moins, je sais que tu seras toujours là pour me rattraper, comme tu l'as toujours fait. Toi, en revanche, ce n'est pas que tu ai menti, le problème. Le problème, Melpomène, c'est que je l'ai découvert. Tout seul. Et que pas un seul instant, dans ta douleur, dans tes doutes et ta souffrance, tu n'as songé, pas une fois à venir te confier à moi. Je ne te juge pas, Melpo. Je ne te jugerais jamais. J'essaie seulement de te faire comprendre tes erreurs. »  Il baisse la tête, se recule. Sa colère laisse place à une deception sourde. « Tu m'as déçu, Melpo. Je te pensais plus intelligente que ça, quand une situation te dépasse. Je pensais que ton secret t'avait appris à maitriser plus grand que toi. Il redresse la tête et plante ses yeux dans les siens.  « Je me suis trompé. »

Il soupira une nouvelle fois longuement. Cette discussion le mettait vraiment mal a l'aise, et il n'avait plus qu'une envie, que sa sœur parte. Il était déçu, se sentait trahi. Il ne se reconnaissait plus dans celle qu'il avait toujours aimé plus que lui même. Elle prenait un tournant qu'il n'aimait pas, et si il y avait bien une chose que l'ainé Black ne supportait pas, c'était le mensonge.


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Melpomène Lestrange
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Crédits :  FRIMELDA (avatar), LAZARE (codage signature), Tumblr (gifs signature), Marge (gif profil)
 
Âge :  25 ans à se battre pour le pouvoir.
Sang :  Le sang des Black est pur, ode irrévérencieuse à la noirceur de leurs âmes, liquide vermillon qu'ils ne sauraient gaspiller. Sang royal où se mélange magie noire, ambition incontrôlée et soif de pouvoir.
Allégeance :  Marque des Ténèbres assumée, Melpomène fait partie des Mangemorts. Loyale servante depuis les premières heures de Voldemort.
Profession :  Melpomène travaillait autrefois à la morgue, embaumant derrière elle les secrets des siens. Aujourd'hui fugitive.
Ancienne école :  Poudlard dans une maison bordée d'émeraude - berceau de rencontres qui ont changé le cours de sa famille et qui ont façonné un destin aussi sombre que son patronyme.

Priori Incantatem
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MessageSujet: Re: Jet black heart (flashback - Helios)   Mar 17 Jan - 13:59

Jet black heart
helios & melpomène black


La colère et ses affres. Celle dont les sourires en toc sont des coups de poignard ne connaît que trop bien l’impression de sentir son coeur brûler. Le visage d'Helios est lointain et à vrai dire, il se perd derrière sa vision qui danse. Elle voudrait arracher l'or qui fait battre son coeur trop fort, Melpomène. Elle voudrait être de nouveau capable d'enrouler les doigts autour de ses émotions. Le contrôle est un luxe qu'elle a apprit à maintenir, jouant la plupart du temps une habile comédie. La princesse des glaces n'était en fait habitée que de flammes. Elle danse, la colère. Elle danse, la douleur. Derrière le masque imperturbable, elles tournoient, toujours plus vives - toujours plus fortes. Le myocarde contracté devant un énième soupir exaspéré. Elle lève les yeux au ciel, la Black. Les poings serrés le long de ses flans, prostrée à un bout de la pièce alors qu'Helios la toise. Les lèvres serrées comme pour se retenir de trop en dire. En vain. Car elle peut sentir l'irritation ramper sous sa peau, la benjamine. Rongeant le moindre nerf dans le silence qui retombe, étouffant et lourd. Le collier est un appel constant au loup, se nourrissant de ses colères et de ses frustrations à chaque instant. Elle savait ce dans quoi elle s'engageait, Melpomène, quand elle avait accepté l'offre de son père. Ils connaissaient la magie noire comme très peu d'autres sorciers, les Black. Et ils savaient mieux que quiconque qu'elle vient toujours avec un prix à payer. Le louve avait abandonné la colère froide pour sa vie, la louve avait échangé le contrôle contre quelques grammes ensorcelés. Quelques fils d'or qui lui assuraient survie et tranquillité, quelques fils d'or tissés au creux des Enfers. Une malédiction pour celle dont la lune hypnotisait les orbes. Elle franchit la ligne avec la tête haute, Melpomène. Piquée au vif, la jeune femme sait où appuyer pour faire sortir le frère de ses gonds. Il a beau la trouver impulsive, le frère. Il a beau la regarder de haut alors que la colère danse au fond de ses yeux, la cadette a hérité de la langue acérée de Morgana et elle le repousse avec mesquinerie. Le blesser avant qu'il ne puisse de nouveau fissurer son coeur.

La langue du frère claque et Melpomène s'accoude un peu plus au manteau de la cheminée, le regard noirci encore de toujours plus d'affect. « Et qu'est ce que tu aurais voulu que je dise ! Oh bravo ma chérie, tu te laisse baiser par ton cousin c'est super ! Et si on organisait un super diner pour célébrer tout ça ? » - elle ne prend même pas la peine de sourire, Melpomène. Oubliés les sourires hypocrites et les manières de princesse - le froncement furieux de ses sourcils comme seul témoin des tempêtes au fond de ses yeux. « Pas besoin d'être vulgaire, Helios. » le ton presqu'aussi froid que ses yeux. « J'existe en partie pour te proteger, Melpo ! Je suis ici pour veiller sur toi et aussi pour te dire quand tu chies complètement ! Et là ma grande tu as mis les deux pieds dans le plat. » elle le pousse à bout, Melpomène. « Je te fais la morale parce que c'est mon job, MON job. Et qu'est ce qu'il se serait passé, si quelqu'un de la famille s'en était aperçu ? QUI, t'aurait encore sorti de ton merdier Melpomène ? Parce que tu ne penses toujours qu'a toi, qu'a ton désir avant toute chose. Tu ne réfléchis pas Melpo. Jamais. Tu agis, et tu gémis ensuite. Et puis je viens réparer les pots cassés. » elle ricane, la Black. D'un rire mêlant colère et dédain, d'un rire qui ne lui ressemble pas et qui pourtant lui appartient. Et si quelques secondes auparavant, ses pupilles étaient gelées elles sont maintenant léchées de trop de colère. Ils tournent en rond et la jeune louve s'impatiente, piquée au vif. « Je ne t'ai jamais rien demandé, Helios ! » sa voix qui tremble légèrement alors qu'elle hausse le ton, brasier. « Je gémis ? Mais si ça te pèse tant que ça, je t'en prie - cesse de réparer les pots cassés, Helios. Tu seras surpris de voir que je peux survive sans le grand Helios Black ! » en colère maintenant, les doigts serrés autour du marbre.

Elle se braque, Melpomène. Des orages au fond des yeux alors que ses tempes brûlent. « Je n'assume peut être pas tout ce que je fais, certes. Mais j'ai le mérite de te faire confiance, et de tout te partager. Parce que moi, au moins, je sais que tu seras toujours là pour me rattraper, comme tu l'as toujours fait. Toi, en revanche, ce n'est pas que tu ai menti, le problème. Le problème, Melpomène, c'est que je l'ai découvert. Tout seul. Et que pas un seul instant, dans ta douleur, dans tes doutes et ta souffrance, tu n'as songé, pas une fois à venir te confier à moi. Je ne te juge pas, Melpo. Je ne te jugerais jamais. J'essaie seulement de te faire comprendre tes erreurs. » la colère laisse place à la déception et son air affligé ne fait qu'attiser le feu qui lui ronge le coeur. Elle est en colère, Melpomène. D'une de ces colères qui consument l'âme tout autant que l'être, d'une de ces colères qui font tanguer ses yeux. Le geste est impulsif et inattendu, même pour elle. Le geste est violent, empreint de tristesse aussi. Si elle s'énerve souvent, Melpomène lâche rarement le contrôle à ce point. Si les disputes entre le frère et la soeur sont rares, ils en ont déjà eues. Mais jamais la benjamine n'avait t'elle perdu le contrôle sur le loup de façon aussi évidente, car derrière son coeur enrobé d'or se profile une douleur plus grande qu'elle ne l'avouera jamais à vois haute. Elle balaie le menton de la cheminée d'un bras enflammé, Melpomène. Envoyant les vases de porcelaine au sol, le verre se perdant dans les photographies. Elle s'en fiche, Melpomène. Elle se fiche des coupures qui ornent ses doigts et du sang qui perlent au bout de ses ongles. Il n'y a plus que le bruit du verre brisé et ses pupilles dilatées par la colère.

« Souffrance ? Encore une fois tu te trompes. Ce que tu penses ne change rien, Helios. Tu pourrais encore me juger autant que tu veux que ça ne changerait rien aux faits. Tu ne peux juste pas supporter que j'aime quelqu'un plus que toi, que je puisse préférer un autre à toi. » appuyant encore une fois sur leurs faiblesses du point de ses doigts ensanglantés. « Il faudra te faire à l'idée pourtant. » parce que la benjamine ne compte pas renoncer à son coeur, parce que la louve ne compte pas abandonner l'amour. Non. Elle préfère encore finir exsangue au milieu du salon familial plutôt que de renoncer aux battements de son coeur. Elle renifle, les mains tremblantes encore de l'énervement qui bout encore doucement dans ses veines. « Tu m'as déçu, Melpo. Je te pensais plus intelligente que ça, quand une situation te dépasse. Je pensais que ton secret t'avait appris à maitriser plus grand que toi. Je me suis trompé. » elle hausse les épaules, lasse et blessée. « Ravie d'enfin apprendre tout le bien que tu penses de moi. » pour seule réponse alors qu'elle quitte la pièce d'un pas volontairement lent.


ain't nobody fucking with my clique
You will hear thunder and remember me, And think: she wanted storms. The rim Of the sky will be the colour of hard crimson, And your heart, as it was then, will be on fire.
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Jet black heart (flashback - Helios)
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