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 War of change (flashback - Vidjaad)

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Galaad Slughorn
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Âge :  48 ans, le demi siècle s'approche et avec lui toutes ses promesses.
Sang :  Pur, depuis toujours et pour toujours - âme souillée de tout les pêchés, le poids du monde sur les épaules.
Allégeance :  Grindelwald, jusqu'à la mort de celui-ci. Il ne pense à présent plus qu'à lui-même, prêt à tout pour s'hisser sur le trône vacant. Les Zdravko sont pour cela essentiel, sa loyauté prétendument donnée à Aleksei.
Profession :  Directeur du département d'unification des nations, une fonction de la plus haute importance pour l'homme qui manie le bulgare aussi bien que l'anglais. Dévoué depuis 1948 à la cause de celui en qui il croit (bras droit chez les Spasenis).
Ancienne école :  Il est né dans la mauvaise génération, Galaad. Il est né avec ceux condamnés aux murs du château anglais, ayant toujours regretté quelque part ne pas avoir fait ses classes dans le froid de Durmstrang. C'est donc sous l'étendard des verts et argents qu'il a effectué sa scolarité - loup parmi les agneaux s'il en est.

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MessageSujet: War of change (flashback - Vidjaad)   Jeu 15 Déc - 0:11

War of change
vidja levski & galaad slughorn


Au retour de Loutry-St-Chaspoule.

Le chaos de la place avait laissé place au calme austère du Ministère de la Magie. Les dépouilles des innocents débarrassées de la place alors que le sang souillant les pavés était encore tiède. Il avait déposé un baiser rapide à la coupe des lèvres de Vidja, ange nappé d'hémoglobine - cheveux en bataille et robe déchirée -, avant de se diriger rapidement vers le devoir. Si le plan s'était déroulé exactement comme prévu, il n'en restait pas moins qu'il leur fallait réagir rapidement. Positionner Grindelwald et le régime en défenseurs des opprimés, positionner le mage bulgare comme le Sauveur de la Nation face à la terreur terroriste. Le plan était déjà pensé, échaffaudé - ne restait qu'à le mettre en action avant d'en cueillir les fruits. En retrait et à la droite de Grindelwald, Galaad avait revêtu un masque de circonstance. Accablé par les pertes civiles mais résigné à en finir avec ces rebelles sans foi ni loi. Du moins, en apparence. Car en coulisse les dés sont lancés depuis longtemps, car en coulisse c'est une partition pour le moment sans fausses notes. Certes, la rébellion gronde. Il ne l'oublie pas, Galaad. Il ne l'oublie jamais, à vrai dire, tout comme ses collègues. Tout comme Grindelwald. Malgré la victoire d'aujourd'hui, l'ombre des rebelles plane au dessus des couloirs du Ministère. La paranoïa insidieuse derrière même les portes les mieux scellées. Le discours est rapide, bref et efficace. Les mots sont clairs et durs: terroristes. La promesse de les anéantir accueillie dans un silence presque religieux. Il a gardé sa chemise tachée de sang, le bras droit. L'homme aux côtés du peuple. L'homme ayant vécu la bataille, se battant pour la veuve et pour l'orphelin. Un rictus réprimé alors qu'il pense aux corps piétinés et aux sortilèges perdus. Il n'a que faire des innocents, Galaad - mais c'est là le visage qu'il lui faut montrer. Les dents griffant le parquet derrière la politesse brandie comme gage de paix.

Il serre quelques mains pour se faire bien voir, hoche quelques fois le menton avec diligence avant de lui aussi se préparer à transplaner vers la demeure familiale - quelques kilomètres au dehors de Cardiff. Le Pays de Galles est calme après l'agitation du Londres sorcier. Oublié le bruit incessant des couloirs occupés de l'Angleterre, jamais vraiment oubliée l'odeur du pouvoir. A l'extérieur du manoir les citrouilles trônent toujours sur le porche et un sourire carnassier s'étire avec arrogance sur les lippes de Galaad - doux rappel de la victoire de ce soir. Pas de sang décorant l'orange des décorations cependant, la flamme des bougies faisant cependant danser leurs ombres macabres sur les murs immaculés du manoir. La pierre aux côtés du feu et quelques pas hâtifs alors qu'il se débarrasse à la hâte de sa cape de laine. Les manches de sa chemise retroussée sur quelques croûtes de sang. Le sien, celui des autres. Il desserre le noeud de sa cravate d'un air nonchalant alors qu'il se serre un verre de whisky pur feu. Il y a quelque chose de bienveillant à être de retour au manoir après la journée écoulée. Quelque chose de reposant dans le silence lourd des lieux, quelque chose de doux dans la morsure de l'alcool le long de sa gorge. C'est un esthète, le Slughorn. Il trouve la beauté au milieu de l'horreur, la délectation au milieu des cauchemars et le repos au coeur des abysses.

Il parcourt les pièces les unes après les autres, trouvant enfin Vidja affalée dans un des canapés de la vaste demeure, pieds nus et toujours engoncée dans ses vêtements tâchés. C'est comme ça qu'il la préfère, Galaad. Dans l'inimité de la nuit installée, le corps embelli du sang des autres. De la terre sous les ongles et les cheveux décoiffés. Elle est belle même apprêtée mais elle prend toute sa noblesse à la tombée du jour, l'ovale de son village nappé de la lumière de la lune. Il porte le verre à ses lèvres alors qu'il défait un peu plus sa cravate, laissant un fin soupir s'échapper de ses lèvres serrées. Il se retourne doucement vers un tourne-disque à l'opulence à peine déguisée, un léger rire résonnant au fond de sa gorge alors que les premières notes de Bach résonnent. « Die Kunst der Fuge. » murmure t'il plus pour lui même que pour elle. Elle est déjà debout, la Levski. Mutine, elfe aux desseins bien gardés. Il pose son verre de whisky sur un guéridon de marbre et se dirige d'un pas rapide vers elle, une de ses mains se glissant autour de sa taille - l'autre venant chercher la naissance de son cou. Elle est souvent maladroite quand elle danse, Vidja - mais il y a pourtant une grâce au fond de ses gestes. Un peu du prédateur et beaucoup de la femme enfant. Une sensualité derrière les pas manqués. Il danse rarement, Galaad. Il est pourtant un excellent danseur, fort des années de pratique. Car même chez les sang-pur, la valse est politique et les décisions se prennent bien souvent entre deux jupons.

Mais ce soir, le contexte se prête à quelques pas. En effet, ne viennent-ils pas de gagner une bataille. Une seule certes, une seule dans la guerre qui se profile - un peu plus certaine chaque jour. Issue inéluctable. Mais ce soir, Galaad ne veut pas penser au régime. Cette nuit, il compte laisser les parchemins de côté. La plume restera dans le tiroir, les plans des prochaines actions resteront fermement sous clé. Le travail peut attendre, le travail peut attendre le temps d'une valse. Car le monde ne s'est pas encore arrêté de tourner et le Slughorn ne compte pas attendre la tempête sans profiter - encore et toujours - de la merveille qu'il tient du bout des doigts. Un de ses pouces se perd le long de sa mâchoire alors que ses yeux restent plantés dans les siens - orbes sombres se toisant mutuellement. Un sourire fin se dessine progressivement sur ses traits alors qu'il se rapproche d'un pas supplémentaire, articulant avec amusement alors que ses doigts se referment sur les contours de son menton. « Dommage que tu ne l'aies pas attrapée. » rien ne lui aurait en effet fait plus plaisir que de voir les dents acérées de la belle se refermer autour des chairs de l'engeance Black. Oh, il les déteste tous autant qu'ils sont. Les amis d'hier transformés en ennemis, le souvenir de la défunte femme mort et enterré depuis longtemps. Les alliances ont parfois ça de magnifique qu'elles ne sont jamais immortelles.

Et au rythme des notes qui s'égrènent les unes après les autres, au rythme de la mélodie qui s'écoule avec clarté - c'est la mort qu'ils célèbrent. Celles de leurs ennemis, chaque goutte de sang célébrée avec l'avidité d'en vouloir toujours plus. C'est à la mort de Janus Black qu'il danse, Galaad. C'est aux rebelles tombés au combat qu'il dédie ces quelques pas, Galaad. Parés encore de leurs apparats mortuaires, c'est à la Faucheuse elle-même qu'ils semblent offrir une valse. La victoire a cela d'éternel qu'elle est gravée au fond des coeurs. Le désir a cela de fascinant qu'il incendie les corps. La musique se meurt et les dernières notes résonnent entre les pierres brutes et le parquet tandis que le grésillement du bras se présente comme une invitation à une deuxième danse. La piste change et le Concerto n°2 en fa majeur commence, le Slughorn saisissant l'opportunité une énième fois - passant de l'anglais au bulgare avec tout l'agrément de sa position. « Shte mi dade tozi tants ? »* alors qu'il lui tend une main polie, traits amusés et le masque finalement fissuré. Ode irrévérencieuse à ceux osant douter de ses choix.

* M'accorderiez-vous cette danse ?


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Vidja Levski
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MessageSujet: Re: War of change (flashback - Vidjaad)   Dim 19 Mar - 19:52

War of change
vidja levski & galaad slughorn



Déception. Cet affrontement, sa première grande bataille depuis son arrivée de Bulgarie, lui avait laissé un goût amer dans la bouche. Elle n’avait guère brillé alors, elle n’avait pas eu le sentiment d’être au sommet de ses capacités en matière de combat et de répression. Après un baiser sur les lèvres de son fiancé, elle avait transplané chez eux, le laissant régler les formalités d’usage relative à son rang élevé dans le gouvernement. C’est dans un manoir Slughorn qui lui paru bien triste et solitaire qu’elle réapparu, dépenaillée et ébouriffée. Vidja balaya la pièce du regard et croisa les bras, enroulant ses doigts autour d’elle comme si elle avait froid, comme pour se protéger de l’extérieur, rentrant légèrement la tête dans les épaules. Elle aura voulu que Galaad rentre en même tempe qu’elle plutôt que de devoir rester elle ne savait combien de temps seule entre ces murs trop vastes. Elle avait besoin de sortir, de prendre l’air. A l’intérieur, la lumière rouge du crépuscule donnait l’impression que tout était en feu et la sensation d’enfermement n’en était que plus oppressante.

La jeune bulgare descendit aux cuisines au sous-sol pour se servir un bol de yaourt brassé, ignorant les suppliques empressées des elfes de maison pour la servir, focalisée sur sa tâche. Contrairement à la majorité des Sangs-Purs, Vidja préférait faire les choses elle-même quand elle en avait la capacité – ou même quand elle ne l’avait pas, on se souviendra de ses tentatives désastreuses mais sincères pour cuisiner un repas à son fiancé. Sans un regard pour les petits domestiques, la jeune femme remonta avec un petit bol rempli de yaourt dans une main et une cuillère dans l’autre, le pas aussi régulier qu’un métronome, le visage neutre si ce n’est un léger froncement de sourcils et une moue discrète sur les lèvres, le regard dur et froid, rivé droit devant elle, le port de tête haut. Vidja était comme un livre ouvert pour qui savait parler le même langage qu’elle et si Galaad avait été là, il aurait tout de suite remarqué que sa jeune fiancé était contrariée, pensive et présentement habité par l’un de ses rares moment de sérieux absolu. Si la Bulgare avait souvent tendance à tout prendre avec une légèreté désinvolte, il arrivait qu’elle se mure dans une gravité des plus glaciales ; auquel cas ce n’était pas bon signe pour quiconque était la cause de ce radical changement d’attitude.

Vidja franchit la lourde double porte qui menait à l’arrière du manoir et s’assit sur les marches du grand escalier de pierre qui reliait la terrasse au jardin qui s’épanouissait à perte de vue. Son bol sur les genoux, la jeune femme observait les arbres incendiait par la lumière incandescente du crépuscule, l’herbe comme un champ de lave, les statues qui brûlaient dans les flammes de l’enfer. Portant une cuillère de yaourt brassé à sa bouche, Vidja pensa amèrement qu’elle aurait dû lancé un incendio qui aurait tout consumé à cette stupide fête d’Halloween. Où était la terrible guerrière qui avait fait trembler l’Ukraine ? La Lituanie ? Où était l’aventurière qui avait écumé l’Europe de l’Est sans que rien ne l’arrête ? Ni la police, ni les autres gangs, ni son gang, ni rien, ni personne, ni la faim, ni le froid. Si elle devait mettre un mot sur ça piètre performance de cet après-midi, ça aurait été : Minable. Avec un grand M. Elle avait fait honte à sa famille, l’ancienne comme la future. « Tŭp... », marmonna-t-elle. Stupide. Stupide Vidja. Stupide fête. Était-elle redevenue une débutante ou quoi ?

Elle resta là un long moment à broyer du noir car lorsqu’elle finit par reprendre conscience de ce qui se passait autour d’elle, son bol était terminé sur ses genoux et du rouge, la lumière avait pris les teintes bleutées qui annonçait l’arrivée de la nuit ; la luminosité ayant considérablement baissée. Abandonnant bol et cuillère sur la marche, Vidja se redressa et rentra à l’intérieur, frissonnant légèrement car l’air s’était considérablement rafraîchi. A présent, le manoir baignait dans les tons bleus et froids et la jeune femme si demanda ce qui était le pire. Elle se traîna dans l’un des salons du manoir – celui qu’elle préférait, le plus petit, tout drapé de vert émeraude, avec un gramophone et une grande cheminée – et se blottit dans l’un des canapés de soie, sans se préoccuper de l’état lamentable de sa robe, encore maculé de sang et de terre. Le feu ronflait déjà dans l’âtre de marbre et d’or et Vidja laissa son regard se perdre dans le feu. Cet équilibre précaire de lumière et d’obscurité lui convenait, si bien qu’elle resta immobile, en chien de fusil, jusqu’à ce qu’un elfe lui apporte de lui-même – car il connaissait ses habitudes – un verre de vin sombre et presque sirupeux, qui raclait subtilement la gorge quand on le buvait. La jeune femme se redressa un peu et prit le verre pour le boire lentement, sans détacher ses lippes de la dureté du cristal, le regard fixé sur les flammes dansantes. Il se faisait parfaitement nuit à présent et le seul éclairage venait de la cheminée – chaud et agité – et de la lune – diffus et argenté, se reflétant sur ses orbes sombres. Elle ne savait pas quelle heure il était, peu lui importait, mais ça faisait longtemps qu’elle était seule, non ? La gorge serrée Vidja se relaissa glisser contre les coussins de soie, son verre encore à moitié plein sur le guéridon à côté d’elle. La jeune femme hésitait à partir à la recherche de Galaad quand elle entendit la porte et le son de sa démarche résonnait plus loin dans les vastes pièces. Son corps nerveux se détendit sur le canapé et elle ferma un instant les yeux en poussant un soupir de soulagement. Sa démarche était normale, il n’avait rien.

Vidja était déjà debout à côté du canapé, dans la semi-obscurité, quand Galaad entra dans le petit salon. Elle lui laissa le temps de se poser un peu malgré son envie bouillonnante de se jeter dans ses bras. Lorsqu’il eu posé son whisky et desserré sa cravate, Vidja fondit sur lui et le laissa passer un bras assuré autour de sa taille alors qu’elle se blottissait contre son torse, la joue contre son épaule, le visage fourré dans son cou. La jeune femme respira son parfum, frémissante, rassurée par cette seule fragrance. Quand son pouce passe le long de sa mâchoire, Vidja se redresse pour le regarder dans le yeux, le visage tendu vers lui, emprunt d’émotions contraires qui le rend difficilement interprétable. Soulagement, amour, amertume toujours,…

« Dommage que tu ne l'aies pas attrapée. » Vidja s’éteint et baisse la tête, le cœur serrée, la mâchoire crispée. Dommage, oui. Elle le regrette. Vidja, elle voulait que le sang de la Black gicle dans sa bouche lorsqu’elle aurait refermé ses dents sur sa chaire, la dévorant comme un chien à la curée. Elle aurait voulu l’entendre crier puis gargouiller, la gorge remplie de son propre sang, à l’agonie. « Shte mi dade tozi tants ? » Lentement, Vidja pose sa main blanche dans celle de son fiancé mais lorsqu’elle redresse la tête, c’est un air soucieux et peinée que dépeint l’ovale de son visage. Pourtant, elle murmure : « Da... » Ses doigts se referment sur les siens et son autre main se pose sur l’épaule de Galaad, rapprochant son corps de celui du Gallois.




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Vivi ☽ I put the fun in funeral. I put the laughter in manslaughter. I put the hot in psychotic.
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Galaad Slughorn
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Ancienne école :  Il est né dans la mauvaise génération, Galaad. Il est né avec ceux condamnés aux murs du château anglais, ayant toujours regretté quelque part ne pas avoir fait ses classes dans le froid de Durmstrang. C'est donc sous l'étendard des verts et argents qu'il a effectué sa scolarité - loup parmi les agneaux s'il en est.

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MessageSujet: Re: War of change (flashback - Vidjaad)   Mer 24 Mai - 16:07

War of change
vidja levski & galaad slughorn



La journée n’avait rien d’un échec ni pour le gallois, ni pour le gouvernement. Leurs plans s’étaient après tout déroulés sans accroc, leurs efforts récompensés par la mort de la vermine. Si les rebelles en étaient déjà à s’entretuer, le bras droit ne se faisait pas de soucis: la révolution finirait par s’écrouler sur elle même telle un château de cartes. Fragile, vacillant. Pitoyable. Et le Slughorn se ferait une joie d’être celui étouffant les braises d’espoirs morts trop tôt, ombre macabre planant au dessus de leurs desseins. La main de Vidja au creux de la sienne, amants terribles des temps à venir. La main de Vidja au creux de la sienne alors que leurs pas foulaient une Angleterre à feu et à sang. Plus proches du pouvoir que jamais, sourires providentiels des hypocrites. Le plan était clair: détruire les consciences, piétiner les coeurs. Attaquer les coeurs et les esprits, réprimer les âmes pour qu’au final il ne reste que ceux ayant eu l’intelligence de supporter le régime. Pour qu’au final il ne reste plus qu’eux. Eux au sommet du monde. Dressés sur les malheureux.

Elle est belle, Vidja. Plus belle encore lorsque ses vêtements sont tachés de sang et ses ongles terreux. Le gallois était bien conscient des murmures et des mauvaises langues, les ragots n’épargnaient personne dans les hautes sphères. Mais Galaad n’en avait cure, ayant trouvé au creux des bras de la Levski ce qu’il n’avait jamais trouvé auprès de Laverna. De la passion, toujours aussi vive qu’aux premiers jours, et un amour dévorant. Bien loin de la tolérance teintée de mépris qu’il avait toujours ressenti pour sa femme. Il pose son verre de whisky à peine entamé sur un guéridon et desserre le noeud de sa cravate, sa propre chemise teintée du sang des autres. C’est un soupir fatigué qui rejoint la pénombre, le parfum de Vidja l’annonçant avant même qu’elle ne rejoigne son corps. Un sourire fin étirant ses lèvres, le Slughorn passa un bras autour des hanches de celle qui serait un jour sa femme. Si il avait jusque là fondé sa famille plus par devoir que pas désir, il lui tardait de recommencer à zéro aux côtés de la bulgare. L’esprit posé du père et la folie mutine de la mère, les yeux gallois et la force bulgare.

D’un geste tendre de la main, il vient effleurer les contours de sa mâchoire du bout du pouce. Le visage de sa douce est tiraillé d’émotions contradictoires et Galaad la connaît assez bien que pour reconnaître les notes d’amertume au fond de ses orbes. Elle relève la tête alors qu’il plante ses yeux dans les siens, tentant d’en percer tout les secrets. « Dommage que tu ne l'aies pas attrapée. » La belle s’éteint et Galaad comprend sans avoir besoin de plus d’indications. Sa mâchoire se crispe sous ses doigts, guerrière mécontente. Il lui arrive parfois d’oublier l’éducation des Levski, le gallois. Jamais pour bien longtemps cependant tant il y a du prédateur au fond des gestes de Vidja. Tout naturellement, il bascule à sa langue natale, espérant qu’elle trouvera au fond du bulgare un peu de réconfort. « Shte mi dade tozi tants ? » - l’encourageant d’un sourire tendre à se laisser aller au creux de ses bras - « Da... » Il peut lire tout les regrets écrits au coeur même de ses traits soucieux, refermant ses doigts sur les siens au rythme de la musique. Son corps se rapproche du sien alors qu’une de ses paumes glisse de son épaule à la courbe de ses reins. Insensible au sang tachant ses vêtements, la peau encore glacée par l’air d’octobre de Galaad se réchauffant rapidement sous les mains de sa fiancée.

Il approche son visage du sien, ses lèvres venant trouver ses orles dans un demi-sourire. « Tu l’auras la prochaine fois. » souffle t’il comme une promesse le long de sa peau de satin, la source de ses soucis identifiée. Elle a soif, Vidja. Soif du sang de ses ennemis, soif du sang du monde. Ses paumes poisseuses comme une raison supplémentaire de l’aimer toujours. Sa guerrière. Le gallois n’avait rien à lui reprocher, jamais. Aucun reproche, ni du coeur ni de la raison, à lui adresser. Il continue de mener la danse, automate bien rôdé par des années de pratique. La bataille qu’ils viennent de livrer n’est que la première d’une longue série et la Black n’aura pas toujours autant de chance qu’elle n’en a eu aujourd’hui. « Elle a eu de la chance. » murmure t’il de nouveau, le long de ses lippe cette fois. Sans ça, les dents de la bulgare se seraient refermées autour de sa peau de lait et les pavés de Loutry-St-Chaspoule se seraient retrouvés souillés du sang d’une vermine supplémentaire. Ce jour arrivera. La musique continue mais ses pas de danse s’arrêtent, ses doigts quittant les siens pour venir replacer une mèche de jais derrière l’une de ses oreilles. Les doigts posés pour quelques secondes sur la peau de sa joue. Ses lèvres s’étirent en un sourire presque carnassier - « Sans ça, elle n’avait aucune chance. » Aucune, il en est persuadé. Car il a vu assez de combats que pour reconnaître la férocité des Levski, et plus encore celle de sa promise.


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