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 the shell of devils (quincaad)

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MessageSujet: the shell of devils (quincaad)   Sam 7 Jan - 23:52

the shell of devils
galaad & quincey

Far too young to die [...] Well I never really thought that you'd come tonight when the crown hangs heavy on either side ✰
Le miroir se tenait devant elle, majestueux, mais si pauvre de sens désormais. Sa nouvelle identité elle s'y faisait très mal. Elle détestait cette peau, elle se sentait serrée. Et étrangement plus âgée. Même si intérieurement son corps avait toujours le même âge, à peine trentenaire. Elle se regardait, à moitié nue. Le reflet qu'elle voyait devant elle était celui d'une femme qui avait probablement été forte à un moment donné. Désormais elle se sentait faible. Et même si les traits de son visage n'étaient pas les siens, elle sentait sur son visage parsemé de poudre la fatigue. Les dernières semaines de sa vie avaient été des plus chaotiques. Une fête sans importance, à laquelle elle aurait bien du s'abstenir d'aller. Puis l'accident. Ces brûlures sur tout son corps, ces brûlures qui avait détruit sa peau. Puis une annonce de la plus haute importance. Une seconde chance. Un nouveau souffle à cette vie fatiguée. Tu ne pourras pas en changer après coup. Tels avaient été les mots de son père. Elle avait eu besoin de réfléchir quelques instants mais elle avait accepté. Et contre toute attente elle se retrouvait avec un nouveau visage, frais, neuf, mais puant. Haleine fétide des sangs-mêlés. Et pourtant il ne s'agissait que de peau, d'un sortilège. Mais elle ne se sentait pas bien dans ce corps, trop à l'étroit, comme privée d'elle-même. Et bientôt elle avait du dire adieu à toute sa famille, qui avait organisé de fausses funérailles, splendides, pleines de collègues qui se fichaient éperdument qu'elle soit morte – même si elle ne l'était pas de toute évidence. Une fête somptueuse pour cette journaliste partie trop tôt. Le déménagement avait été rapide. De la magnifique demeure des Levski à une maison miteuse, pleine de poussière, héritée probablement d'un grand oncle moldu. Elle détestait cette maison en plein milieu d'un village. Rien n'était à proximité. Et même si la magie aidait, elle ne se sentait pas chez elle. Elle devait même se forcer à adopter un accent anglais en permanence. Son accent de base, elle ne s'en souvenait désormais plus. Car elle n'avait pas l'occasion d'être en colère contre quiconque, et ce serait le seul moment où elle l'adopterait, probablement. Et voilà que désormais elle se voyait reléguée au rang de laquais de Slughorn.
Le plus dur dans cette transition n'avait même pas été le fait de perdre son propre visage, sa propre identité. Mais elle devait désormais jouer le rôle de la secrétaire d'une des nombreuses personnes qu'elle ne pouvait pas supporter de voir. Et elle devrait désormais le voir tous les jours. Bien évidemment, le plan était ingénieux. Une secrétaire. Quel meilleur moyen de trouver des informations. Le fait que la secrétaire soit celle de Slughorn, en revanche, était beaucoup plus dérangeant. Se plier à ses ordres serait un supplice sans nul doute. Et avant la fin de sa première journée elle voudrait probablement mettre fin à ses propres souffrances. L'idée de devoir répondre aux moindres désirs de ce balafré lui donnait le vertige. Mais encore une fois, l'idée était brillante. Elle pourrait s'infiltrer chez l'ennemi sans trop de soucis, ayant recueilli assez d'informations de la part de la réelle propriétaire de ce visage et de cette identité. Ils avaient de toutes façon tous été d'accord sur le plan alors revenir en arrière était inutile.

Quelques minutes après avoir regardé une dernière fois son visage, mince et gracieux malgré tout, elle prit le chemin de sa cheminée, reliée au ministère. Et quelques secondes plus tard la magie opérait déjà. Les portes du Ministère de la Magie s'ouvraient enfin à elle. Elle examina chaque détail avec attention. Un pic de déception saisit sa gorge. Ce n'était pas un si beau bâtiment que cela au final. Mais qu'importe. Elle avait reçu des instructions très claires. Ne pas s'attarder à admirer les lieux. Monter directement à l'étage indiqué par Slughorn. Ne pas être en retard. Selon ses calculs elle arriverait à l'heure pile.
Quelques cinq minutes plus tard elle se retrouva devant son propre bureau, à deux pas de celui de Slughorn. Elle n'avait encore adressé la parole à personne, la gorge quelques peu sèche. Ne prenant le temps que de poser le sac qui lui pendait à la main, elle s'empressa d'aller frapper à la porte de son nouveau patron, ses talons claquant sur le sol comme un bourreau avant d'aller arracher la tête d'un traître. Ne prenant pas le temps d'attendre que Slughorn réponde à ses trois coups sur le la porte, elle entra et fit face à Galaad Slughorn, membre de sa famille, nouveau patron, et très probablement source de cauchemars pour ces quelques prochaines heures.

CORRUPTION WILL HAUNT YOU ↓ MUDBLOODS AND MURMURS
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Galaad Slughorn
the animal i've become
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the animal i've become
Parchemins :  424
Crédits :  ?? (avatar - si quelqu'un sait, MP moi), astra (code signa), Marge (crackship), Tumblr (gif)
 
Âge :  48 ans, le demi siècle s'approche et avec lui toutes ses promesses.
Sang :  Pur, depuis toujours et pour toujours - âme souillée de tout les pêchés, le poids du monde sur les épaules.
Allégeance :  Grindelwald, jusqu'à la mort de celui-ci. Il ne pense à présent plus qu'à lui-même, prêt à tout pour s'hisser sur le trône vacant. Les Zdravko sont pour cela essentiel, sa loyauté prétendument donnée à Aleksei.
Profession :  Directeur du département d'unification des nations, une fonction de la plus haute importance pour l'homme qui manie le bulgare aussi bien que l'anglais. Dévoué depuis 1948 à la cause de celui en qui il croit (bras droit chez les Spasenis).
Ancienne école :  Il est né dans la mauvaise génération, Galaad. Il est né avec ceux condamnés aux murs du château anglais, ayant toujours regretté quelque part ne pas avoir fait ses classes dans le froid de Durmstrang. C'est donc sous l'étendard des verts et argents qu'il a effectué sa scolarité - loup parmi les agneaux s'il en est.

Priori Incantatem
am i free?: yes
Inventaire:
code couleur: #cc3300
MessageSujet: Re: the shell of devils (quincaad)   Dim 8 Jan - 23:29

La vie avait repris son cours. Pas tout à fait comme avant, mais pas vraiment autrement non plus. Le monde continuait de tourner et, avec lui, le Slughorn avait repris la routine de ses occupations. Le Ministère, inlassablement. Les murs de son bureau, jour après jour. Le travail n’avait jamais fait peur à Galaad et plus que le perfectionnisme, c’était l’ambition qui brûlait ses veines. Certains auraient pu penser que devenir bras-droit apaiserait ses envies - non, son besoin - de pouvoir mais il n’en était rien. Toucher le ciel du bout des doigts n’avait fait qu’accroître la boule grondant au creux de son estomac et, depuis Halloween, les opportunités de se montrer digne de toujours plus de responsabilités ne manquaient pas. Après tout, il n’avait rien perdu lors des évènements de Loutry-St-Chaspoule, le rescapé. Il y avait même gagné prestance et confiance. Après tout, le plan s’était déroulé exactement comme prévu. De nombreux rebelles avaient été identifiés - certains s’étaient révélés être d’amères surprises alors que d’autres n’étaient qu’évidentes déceptions - aussi bien chez les Lux que les Mangemorts et Grindelwald était plus puissant que jamais. Il avait évité toute erreur, Galaad. Le guerrier aux vêtements immaculés, invisible lorsque Vidja se trouvait à ses côtés. C’est donc le pas résolu et la tête ailleurs qu’il s’était rendu au travail ce matin là, laissant sa fiancée au manoir. Il ne faisait aucun doute que la Levski savait s’occuper seule. Ce n’est qu’en s’asseyant derrière son bureau que Galaad se souvint: aujourd’hui était le premier jour de Quincey. Le premier jour de la nouvelle Quincey. Et à celle seule pensée, un sourire fin - sarcastique et presque carnassier - se dessina sur ses lèvres.

Les funérailles avaient été fastes. Les larmes nombreuses, toutes aussi fausses les unes que les autres, alors que le cercueil de Zornitsa Levski passait le parvis de l’église. Il n’avait pas pleuré, Galaad. Un masque de circonstance revêtu, un de plus, pour marquer le sourire narquois de ses lèvres. La main posée sur la paume de Vidja alors qu’ils jouaient tous la comédie. Leurs peines grimées avec brio sur leurs traits alors que les roses se posent sur le cercueil - bien évidemment fermé. Une mascarade macabre pour un jeu qui l’était tout autant. Un nouveau visage pour celle qui avait perdu le sien, des regrets creux pour celle qui n’était pas vraiment morte. Le plan était astucieux, bien que risqué. Infiltrer les Lux. Se servir de la peau brûlée de Zornitsa pour en apprendre toujours plus. Une nouvelle vie, avait-on susurré à la malheureuse. Loin des siens, loin du monde dans lequel elle avait toujours évolué. Loin. Si Galaad avait été capable de la moindre empathie, sûrement son coeur se serrait-il brièvement tordu de peine. Une chance tout autant qu’une condamnation. Son sang pur bafoué, sa jeunesse oubliée derrière le déguisement qui était maintenant le sien. Sa vie résumée à une mission. Le nom de Quincey s’était imposé assez rapidement comme nouvelle identité. Une informatrice pour le compte de Lux. La traitre capturée et emprisonnée dans le plus grand des secrets, remplacée par une copie conforme. Chair et sourires, mimiques et inflexions. Il n’avait jamais vraiment apprécié Quincey - le directeur. Elle faisait son travail correctement et il n’avait jamais attendu beaucoup plus de la part de ses employés mais il y avait quelque chose - quelque chose de profondément exaspérant perdu à la commissure de ses lèvres.

Les trois coups sont brefs sur le bois de la porte et, pourtant, il a peine le temps de relever le nez de la gazette dépliée sur son bureau que déjà Zornitsa se glisse dans l’entrebâillement. Il sourit, Galaad. De ce sourire poli, de ce sourire trop poli qui crie toute son hypocrisie. Ce sourire qui la nargue sans pour autant jamais aller trop loin, ce sourire qui la défie à chaque minute de ne pas oublier sa nouvelle position. Ce sourire qui scande un mépris doucereux. Ce sourire qui murmure tout ça tout en déclamant des politesses plates. Des années d’entraînement pour donner à ses lèvres cette inflexion exacte, toute l’éducation des Slughorn résumée dans une canine qui se dévoile. On dit souvent des Slugorn qu’ils sont trop polis pour être honnêtes et c’est peut-être là la rumeur la plus exacte du monde magique. Il replie doucement la gazette sans lui prêter plus d’attention que cela, ses doigts s’enroulant autour de la hanse d’une tasse de café, ne prenant pas la peine de lui en proposer une. Sont-ils encore seulement égaux.

L’autre partie de l’arrangement est aussi simple qu’ennuyeuse: transmettre à l’isolée des nouvelles de sa famille. « Vous avez le bonjour de Vidja. » en guise de seul et unique bonjour. Vidja et son ton chantant, Vidja et son enthousiasme débordant lorsque cela touchait à sa famille. Les mots sont récités mécaniquement, par habitude plus que par réel intérêt. Il n'a jamais compris l'attachement de sa princesse à sa cousine, Galaad. Trop d'arrogance au fond de ses yeux sombres. Les yeux de Quincey étaient d'ailleurs la dernière relique de Zornitsa. Le dernier endroit où la silhouette de la jeune femme existait encore - ayant désormais teinté les pupilles de Quincey d'un soupçon d'élégance. Il tapote machinalement le rebord du bureau alors qu'il pèse silencieusement les options s'offrant à lui. Il congédiait habituellement Quincey dès ses premières minutes dans son bureau, la renvoyant derrière ses parchemins d'un geste hautain de la main. Mais il est d'humeur joueuse, le Slughorn. Joueuse ou assassine, les deux se rencontrent souvent pour ne plus former qu'un. Il porte la tasse à ses lèvres alors qu'il plante ses yeux au fond des siens - l'orbe narquoise alors qu'il se lance. « Avez-vous changé quelque chose à vos cheveux, Quincey ? » se moque t'il allègrement alors qu'il emphase son prénom avec adresse. Car c'est tout ce qu'elle est aux yeux du monde à présent: Quincey Fitzpatrick. Personne. Car même si le plan est ingénieux, car même s'il reconnaît le sacrifice de la jeune femme - même si au fond il salue son courage et sa détermination, l'occasion est trop belle que pour ne pas la saisir. Il porte une nouvelle fois la tasse à ses lèvres, s'humectant les lèvres après la brûlure du café alors qu'il compte bien refermer ses serres autour du coup de sa proie.


You'll never know what hit you, won't see me closing in. i'm gonna make you suffer. this hell you put me in, i'm underneath your skin. the devil within. you'll never know what hit you.


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