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 I see fire hollowing souls, I see fire blood in the breeze | Kettleburn.

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MessageSujet: I see fire hollowing souls, I see fire blood in the breeze | Kettleburn.   Ven 20 Jan - 3:17

Kettleburn S. Silvanus
Listen carefully to the sound of your loneliness


A little taste of magic on your lips
▲ Nom : Kettleburn. Un nom récemment entré dans l’Histoire de Poudlard et qui en a certainement marqué plus d’un. Si les parents de Silvanus ont toujours été un couple de sorciers ordinaires, propriétaires d’une animalerie magique spécialisée dans l’élevage de Salamandres de Feu, c’est avec Silvanus que le nom des Kettleburn a pris une certaine ampleur. Synonyme de témérité voire de folie, Kettleburn est le professeur de Soins aux Créatures Magiques à la carrière courte dont les temps de mises à l’épreuve ont probablement été plus longues que les temps d’enseignements dispensés. Kettleburn est l’allégorie même de la passion dévorante qui vous consume petit à petit, dont les nombreuses cicatrices et brûlures sur le corps sont autant de preuves contre la témérité du jeune sorcier et, d’après les mauvaises langues, son irresponsabilité.
▲ Prénom : Silvanus. Un prénom qu’il affectionne. Inspiré de la déité romaine protectrice des forêts du même nom, Silvanus partage un lien profond avec la nature et surtout la faune et se sent responsable envers elle, toujours prêt à jouer son rôle de protecteur des espèces. Et si la racine latine de son prénom devrait être suffisante pour que tous les sorciers et toutes les sorcières puissent en déduire la signification, dans son enfance, elle a toujours échappé à son entourage qui préférait l’appeler par des quolibets sur la fin de son prénom, et ce de manière exacerbée depuis son coming-out lors de sa cinquième année. Silvanus a le plaisir de jouir d’un deuxième prénom qu’il affectionne tout autant que le premier : Salazzle. S’il ne lui a pas été donné officiellement lors de sa naissance, ses parents ont tout fait pour qu’ils puissent l’avoir quelques années après. Spécialisés dans l’élevage de Salamandres de Feu, ils avaient l’habitude de faire rencontrer les jeunes créatures avec leur propre progéniture qui en est tombé amoureux depuis son plus jeune âge. Jeu de mots entre Salamandre et dazzle, en référence aux yeux pétillants de bonheur du petit sorcier à chaque fois qu’il voyait les créatures de feu, le surnom Salazzle est venu naturellement chez les parents et ils ont décidé de l’officialiser.
▲ Date et lieu de naissance : En avance sur son terme, la mère de Silvanus n’a pas eu le temps de préparer son voyage à Ste Mangouste pour accoucher en toute sécurité. Habitant dans une petite maison à Pré-au-Lard, c’est à l’infirmerie de Poudlard qu’elle s’est réfugiée en toute urgence pour donner naissance à son fils unique au beau milieu de la nuit le 22 novembre 1918.
▲Nature du sang : Si les deux générations précédant celle de Silvanus sont exemptes de Moldus, il est communément admis que les Kettleburn sont une famille de Sang-Mêlés tout à fait respectable.
▲Profession : Ancien Professeur de Soins aux Créatures Magiques. Il a décidé de cesser l’enseignement après l’incident lors de la représentation de La Fontaine de la Bonne Fortune à Poudlard qui a conduit à une énième suspension temporaire. Supposé revenir, il a préféré quitter le confort du château pour devenir un Magizoologiste à l’image de son idole, Newt Scamander, et de fait protéger les créatures magiques de Grande Bretagne à qui Grindelwald a déclaré la guerre.
▲Statut matrimonial : Amoureux de la nature et des créatures magiques, Silvanus consacrait beaucoup plus de temps aux animaux qu’aux autres humains avant qu’ils ne commencent à être exterminés. Victime de sa sensibilité aiigüe et des désirs qui habitent son esprit, il n’hésite cependant pas à se livrer à des jeux charnels avec les autres mâles de son espèce, n’ayant pas encore trouvé l’homme qui a su conjuguer sa vie professionnelle envahissante et sa vie privée qui peine à exister, mais aussi parfois d’autres espèces. On raconte qu’il aurait déjà couché avec des Tritons et des Veelas. Dans tous les cas, il est célibataire.
▲Ancienne maison : Deux minutes et quarante-sept secondes, c’est le temps que le Choixpeau a pris pour décider de la maison dans laquelle il allait envoyer le jeune Kettleburn. Cependant, malgré un courage exacerbé présent chez Silvanus que beaucoup considèrent comme de la témérité, du haut de ses onze ans, le petit sorcier a été réparti dans la Noble maison de Helga Poufsouffle pour sa gentillesse, son équité et sa loyauté. Travailleur acharné, il ne rechigne pas devant les tâches à faire, encore moins lorsqu’il s’agit de créatures magiques.
▲Patronus : Il a fallu des années de pratique à Silvanus pour faire apparaître un Patronus corporel mais plus que la nécessité, c’était la curiosité de savoir à quel animal il ressemblerait qui l’a poussé à s’entrainer, la possibilité qu’il aurait à s’en servir contre des Détraqueurs ou même un Moremplis étant trop minces pour une quelconque utilité. Et c’est sans grande surprise mais non sans fierté qu’il a pris l’apparence d’une Salamandre de Feu. Tout comme les flammes sont le moteur de ces créatures, sa passion pour les animaux fantastiques le maintien en vie. Sans toutes ces merveilles de la nature, il n’aurait plus de but et dépérirait.
▲Baguette Magique : Le jour où un sorcier reçoit sa première baguette est certainement un des moments les plus marquants de sa vie. La découverte de sa nouvelle compagne au travers de nombreux essais, souvent dévastateurs pour la boutique d’Ollivanders, Silvanus ne l’a pas vraiment connue. Accompagné de ses parents qui étaient pressés, ces derniers ont tout de suite briefé le vendeur sur le caractère du petit magicien, sa passion pour les animaux et le fait qu’ils possédaient tous deux une baguette en bois de châtaignier (fait qu’ils n’avaient pas besoin de rappeler d’ailleurs, le vieux vendeur se souvenant parfaitement des baguettes qu’ils leur avaient vendues). Ecoutant attentivement les deux Kettleburn, il s’était naturellement vers une section de son magasin et avait hésité quelques minutes devant plusieurs boites avant d’en sortir une. Bois de Châtaignier et plume de Phénix, 28,75 centimètres, flexible. avait-il dit, religieux, en remettant délicatement l’écrin au petit Silvanus. A peine avait-il eu le temps d’effleurer du boit de ses doigts la baguette qu’une sensation de chaleur se répandit jusqu’aux tréfonds de son être, un sentiment de reconnaissance mutuelle s’établissant entre lui et l’objet magique. Oubliant rapidement la frustration de ne pas avoir pu essayer plusieurs baguettes, Silvanus referma vivement l’écrin comme si la magie allait s’en échapper, fier d’avoir trouvé sa nouvelle partenaire.
▲Particularité : Pendant ses plus jeunes années, on a longtemps pensé que le sorcier était doué d’empathie. Un peu trop réceptif à son entourage, la charge émotionnelle qui l’envahissait à chaque fois qu’ils se retrouvaient en compagnie des enfants de son âge, et parfois même des adultes, étaient si forte qu’il ressentait le besoin de s’éclipser. A l’abri de tout ce tumulte de sentiments lors qu’il s’occupait exclusivement des créatures, le calme et la confiance qu’elles pouvaient lui inspirer l’ont convaincu qu’il était fait pour travailler avec elles. En grandissant, cette empathie s’est considérablement affaiblie si bien qu’une fois à Poudlard, il n’en restait plus grand-chose. Véritablement don inexploité ou sensibilité un peu trop accrue, ses parents ne le sauront jamais et lui non plus. Silvanus reste cependant un garçon sensible capable de ressentir les choses et inspirant la confiance. Pour le reste, il ne possède aucune particularité magique à proprement parler.
▲Amortentia : Silvanus ne s’est retrouvé qu’une seule fois face à de l’Amortentia, lors d’un cours de Potions avec le Professeur Slughorn. Après avoir fait longuement la queue pour découvrir les odeurs que prendraient la potion, il avait brièvement pu déceler quelques odeurs particulières avant de céder sa place, un peu trop vite à son goût, à l’élève qui attendait derrière lui. Parmi elles, il avait reconnu l’odeur d’allumette craquée, les sous-bois et l’odeur dite naturelle des hommes.
▲Epouvantard : De toutes les choses qui peuvent terrifier le jeune sorcier, il n’en est de pire que le déclin de la faune et la flore magique causé par l’activité des Sorciers et pour représenter cette perte de vitalité, son épouvantard prend la force d’une Salamandre de Feu qui, même au sein de son foyer, n’arrive plus à se nourrir de ses flammes qui représentent la vie et finit par mourir au milieu du feu.

Je jure solennellement de faire usage du sortilège
Protego
pour servir ma cause

"Parlez-nous un peu de vous. Si vous deviez vous décrire en quelques mots que diriez-vous ?"
Imprudent, fou, irresponsable vous diront certains. Excentrique, amusant, bienveillant pour d’autres. Véritable passionné de créatures magiques, Silvanus prend souvent des risques inconsidérés pour approcher et tenter d’apprivoiser les animaux. Que ce soit lors de ses voyages ou même pendant les cours qu’il dispensait à l’école de magie Poudlard en tant que professeur de Soins aux Créatures Magiques, les accidents finissent toujours par se produire. C’est bien pour cela que le jeune Silvanus a subi de nombreuses mises à pied durant sa carrière, les parents inquiets de l’intégrité physique de leurs enfants exigeant bien souvent le renvoi de ce professeur dangereux. Mais derrière toute sa témérité et sa passion dévorante se cache un homme loyal, gentil et bienveillant qui n’aime pas faire du mal, aux animaux comme aux humains. Toujours à l’écoute et patient, il donnera de temps en temps un conseil un peu fou, ou se contentera d’écouter la plupart du temps. Son corps est parsemé de griffures et de cicatrices, plus ou moins visibles, infligées par ses créatures. A son poignet droit, on peut même voir une brûlure qui, malgré les années, n’a pas décidé de s’effacer. Plusieurs fois il a manqué de se faire amputer d’un membre et beaucoup dans son entourage lui prédisent un avenir funeste prématuré. Mais il préfère encore se faire dévorer par un dragon plutôt que de vivre dans le même monde que Grindelwald où l’extermination des créatures est devenu un sport.

"Grindelwald domine l'Angleterre et la Bulgarie depuis 6 ans en quoi cela-t-il influé sur votre quotidien ?"
Le monde a bien changé depuis six ans. Plus sombre, plus malfaisant. Pour Silvanus, le monde magique n’a pas seulement perdu un membre éminent de sa communauté il y a six ans, il a aussi perdu un ami, un collègue. Si le temps qu’ils ont partagé en tant qu’enseignants à Poudlard a été court, les deux hommes ont su toutefois noué un véritable lien d’amitié, Silvanus apprenant toujours aux côtés de ce mage excentrique, ce dernier lui sauvant la mise bien des fois lors de ses nombreuses suspensions. Cependant, s’il n’y avait eu que la mort de Dumbledore, il aurait pu s’en accommoder, mais la dictature imposée par le mage noir devenant plus oppressante, Silvanus a senti qu’il était de son devoir de se rapprocher de Lux, ce groupuscule destiné à rendre sa lumière à la communnauté magique. Aujourd’hui, entre sauvetages de créatures et missions top secrètes pour Lux, la vie du sorcier est loin d’être calme mais il sait que le jeu en vaut la chandelle. Quoiqu’il en coûte, Grindelwald doit être défait.

"Etiez-vous présent lors des évènements de Loutry St Chaspoule ? Si oui, quelle a été votre réaction ? Si non, que pensez vous de cet attentat ?"
Cet attentat est une immense catastrophe. Silvanus ne l’a appris que le lendemain, ayant profité d’un peu de répit dans sa petite maison de campagne pas loin de Pré-au-Lard pour le soir d’Halloween. Et pour lui, cet attentat est une catastrophe. Mais une catastrophe suspicieuse. Loyal comme peut l’être un Poufsouffle, il a du mal à trouver une raison à l’assassinat qu’aurait commis un Mangemort sur un membre de Lux quand ils doivent affronter ensemble le même ennemi et ce, quand bien même leurs opinions politiques divergent. Cependant, le mal est fait et c’est de nouveau un compagnon que Silvanus a perdu. Et comme si la vie n’était pas assez difficile, voilà qu’une loi interdit toute appartenance à un des deux groupuscules, plaçant de fait le Magizoologiste dans une position illégale. Si ses convictions sont n’ont pas changé pour autant, il sait que le peu de confort qui lui reste lui sera rapidement enlevé si des soupçons se portent sur lui, ainsi que le peu d’aide qu’il peut apporter aux créatures magiques en fuite. Depuis, il adopte la même attitude que Lux, c’est-à-dire se mettre en retrait, sans pour autant arrêter définitivement, pour se faire un peu oublier.

« Vous voila devant le miroir du Riséd, que pensez-vous y voir ? »
Silvanus n’est pas un homme d’ambition d’ordinaire. Mais ce sont les circonstances qui font les hommes et s’il pouvait exaucer son vœu le plus cher durant ces sombres jours, ce serait de pouvoir restaurer la paix entre les sorciers et les créatures et êtres magiques. Il se verrait donc aux côtés de Newt Scamander, présidant une assemblée où seraient représentées toutes les espèces, signant l’accord de paix et de protection qui assureraient la pérennité de la diversité du monde magique.

« Par chance, vous vous trouvez en présence des trois reliques de la mort, mais vous ne pouvez en choisir qu’une. Laquelle prendriez-vous ? »
Le choix de Silvanus se porterait naturellement vers la Cape d’Invisibilité. Atout stratégique majeur, c’est surtout par élimination que le sorcier aurait procédé pour choir sa relique. Il aurait délaissé la Baguette de Sureau en premier, n’était absolument pas un homme de pouvoir. Ensuite il aurait laissé tomber la Pierre de Résurrection. Bien sûr, il aimerait revoir certaines personnes, dont Dumbledore, mais il n’est pas homme à s’apitoyer sur le passé. On peut toujours travailler pour rendre l’avenir meilleur et même s’il la communauté magique connait des jours sombres, il ne doute pas qu’ils parviendront à mettre fin au règne de terreur de Grindelwald. Alors reste la Cape, pour des missions d’infiltration, d’espionnage, de sabotage. Un objet magique qui offre tellement de possibilités. Mis entre les mains des bonnes personnes, il pourrait faire la différence dans cette guerre.

▲ pseudo ou prénom :  Lestrarcher.
▲ âge :  XXV *out*
▲pays :  France.
▲ Connexion  :  Je pense me connecter au moins une fois par jour. Après niveau RP, j'essaie de m'y remettre donc je ne serais pas le plus rapide. Je me fixe un par semaine pour commencer.
▲ scénario ou inventé :  Inventé.
▲ avatar :  Lucas Bernardini. Mon amour de toujours  
▲ Où avez-vous connu le forum ? : Merci Bazzart.
▲ quelque chose à rajouter : Rien pour le moment.
▲ crédits :  Stolen Paradise pour l'avatar. Bamby galaxy pour le Gif.
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Dernière édition par Silvanus S. Kettleburn le Mar 24 Jan - 18:00, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: I see fire hollowing souls, I see fire blood in the breeze | Kettleburn.   Ven 20 Jan - 3:17

mudbloods and murmurs
I SEE FIRE BURNING THE TREES. I SEE FIRE HOLLOWING SOULS. I SEE FIRE BOOD IN THE BREEZE



WE, WE DON’T HAVE TO WORRY ‘BOUT NOTHING ‘CAUSE WE GOT THE FIRE AND WE’RE BURNING ONE HELL OF A SOMETHING


« Aie. » Il s’était encore brûlé. Mais cela n’avait pas d’importance. Laissant tomber sa main sur le côté, ignorant les rougeurs et les petites cloques qui s’y formaient, Silvanus gardait les yeux rivés sur la créature qui irradiait la pièce de son éclatante lumière, si jeune et pourtant si vive. Les picotements qui tiraillaient sa peau et ses muscles n’étaient rien comparé à la clarté hypnotique de la Salamandre. C’était la première fois qu’il en voyait une vraie. Une Salamandre de Feu d’Amazonie. Et mieux encore, elle lui appartenait. « Tu verras, ce sont les plus grosses Salamandres du monde magique. », lui avait dit son père. Elle était si petite pourtant. Sortie de son œuf seulement quelques jours plutôt, la créature s’aventurait pour la première fois hors de son foyer. Fier d’assister à sa première sortie, Silvanus avait tout de suite voulu la prendre dans sa main, mais son corps ardent lui avait brûlé les tissus, l’empêchant de réitérer le geste. Et pourtant, toujours hypnotisé, il tendit l’autre main pour essayer de l’attraper. « Silvanus, non ! » Le cri affolé de sa mère l’arrêta net. Figé, il imaginait déjà les remontrances que sa mère allait lui faire. Et pendant qu’elle dévalait les escaliers pour le rejoindre, il se demandait comment il allait sortir de cette situation. Après tout, il avait déjà volé d’œuf de la salamandre une semaine plus tôt pour le mettre dans un coin de la cave qu’il avait spécialement aménagé pour la créature, sa mère n’allait certainement pas se montrer tendre avec ce nouvel écart de conduite. « Tu sais bien que tu n’as pas le droit de t’en approcher sans avoir été protégé par le sortilège de Gèle-Flamme. Fais-moi voir ta main. » Attendant le reste, il détourna les yeux de la créature pour fixer sa mère. Cependant, rien ne sorti. « Ta main ! » réitéra-t-elle, un peu plus incisive. Certain cette fois qu’elle n’en dirait pas plus, il se détendit, la peur de se faire remonter les bretelles aussitôt évanouie, l’excitation reprenant instantanément sa place dans les yeux du petit sorcier. « C’est rien Maman. Allez, jette le sort. » dit-il, trépignant. Sa main ne lui faisait même plus mal. Avec sa mère à côté de lui, il allait pouvoir prendre la bestiole sans risquer de se blesser et cette seule pensée suffisait à effacer tout le reste. Sautillant sur place, il implorait sa mère de lancer le sortilège. « Calme-toi un peu. Elle ne va pas s’enfuir. » Une pointe d’agacement s’était ressentie, toutefois rapidement remplacée par une bienveillance propre aux Kettleburn. Avec un sourire, elle capitula devant ce fils qui ne cessait de l’étonner, tant par son intérêt et sa bonté envers toutes les créatures que cette Terre ait pu porter. Mais elle devait l’avouer aussi, sa patience ne rivalisant en aucun cas avec l’agitation du jeune garçon. « Bon d’accord, enlève ton t-shirt. Tu n’auras bientôt plus d’affaires à te mettre si ça continue. » ajouta-t-elle, à demi-amusée. Inconscient des risques, Silvanus fonçait toujours tête baissée vers les ennuis et bien souvent, ses habits subissaient le manque de réflexion de l’enfant, finissant toujours par brûler aux contacts des Salamandres ou faire déchirer par les griffes des autres animaux du magasin. Enlevant son T-shirt en quelques secondes avant de le jeter dans un coin de la cave, Silvanus vint se poster devant sa mère pendant qu’elle sortait sa baguette. « Allez Salazzle, va t’amuser. » dit-elle après avoir jeté le sort, un sourire franc étirant ses traits. Sans demander son reste, le jeune sorcier retourna auprès de la créature qui s’était réfugiée dans les flammes de son foyer. Plongeant sans hésiter la main dans le feu, tout ce qu’il ressentit fut une sensation de chatouillis qui lui parcourut le bras, les flammes venant lécher son corps tout frêle sans y apposer aucune marque. Même sa brûlure ne lui faisait plus mal à présent. La créature dans la main, il sorti de sa poche quelques graines de poivre noir qu’il donna à la salamandre pour la nourrir. Il savait tout ce qu’il y avait à savoir sur les Salamandres. Aussi, ce fut sans plus aucune inquiétude que la mère de Silvanus quitta la pièce, laissant son fils avec ce qui deviendrait par la suite, son animal de compagnie préféré. Entretenant le feu, il resta là plusieurs heures à jouer avec la créature ce jour-là, s’amusant de voir la Salamandre plonger allégrement dans les flammes, s’y prélasser et s’en délecter.

FLAMES, THEY LICKED THE WALLS, TENDERLY THEY TURNED TO DUST ALL THAT I ADORE.
Cinquième rang. Huitième siège. Il était bien placé. Au milieu de la salle et pas très loin de la scène. La soirée s’annonçait bien. Accueillant sa toute première représentation théâtrale produite par le Professeur Beery et interprétée par les élèves eux-mêmes, Poudlard avait troqué les longues tables de la Grande Salle contre une immense scène aux décors magiques et pour les spectateurs, de longues rangées de bancs en bois recouvert du velours le plus agréable au toucher. Confortablement installé, le Professeur de Soins aux Créatures Magiques attendait avec impatience que la pièce ne commence, pressé de voir le moment où sa contribution allait apparaître. Sa participation au projet n’était que modeste, tout le mérite revenant au Professeur de Botanique, mais dès lors qu’il s’agissait de créature, il n’y avait pas de petite fierté et c’était justement pour cette raison qu’Herbert avait fait appel à lui. Petit à petit, la Grande Salle se remplissait d’élèves, professeurs et autres spectateurs venus des villages alentour. Sorciers et sorcières riant allégrement en attendant que la soirée ne commençât, les discussions allant bon train sous le ciel étoilé. Dans un coin, quelques parents se tenait stoïques, visiblement pressés que la représentation ne fût terminée. *Des Sang-Purs probablement…* se dit Silvanus. L’espace d’un instant, il se demanda comment le Professeur Dippet avait eu l’autorisation du gouvernement pour jouer cette pièce qui faisait l’apologie du mariage entre une sorcière et un Moldu. La Fontaine de la Bonne Fortune n’était généralement pas le conte préféré des famille de Sang-Purs qui, au fil des années, avaient à de nombreuses reprises d’en modifier la morale de l’histoire sinon de l’interdire. Si Grindelwald n’était pas au courant de ce qu’il se passait ce soir, il le saurait tôt ou tard. Abandonnant ces sombres pensées, Silvanus balaya une nouvelle fois la salle de ses yeux. Au loin, il aperçut le Professeur Beery, trop occupé à donner les dernières instructions à ses élèves afin de garantir le succès de cette première. Levant les mains en sa direction pour l’encourager, il fut interrompu par les lumières qui s’éteignirent, plongeant la Grande Salle dans la pénombre. Les derniers arrivés s’installèrent rapidement, quelques cris étouffés se faisant entendre dans la salle alors qu’ils écrasaient les pieds de quelques sorciers au passage. Bientôt, le silence régna dans la pièce et le Professeur Beery monta sur la scène pour présenter son œuvre. « Mesdames et Messieurs, je vous souhaite la bienvenue en cette douce soirée d’hiver à Poudlard pour la première représentation théatrale de l’école. La première d’une longue série espérons-le. Sans plus attendre, voici pour vous ce soir, La Fontaine de la Bonne Fortune mise en scène par mes soins et interprétée par les élèves de Poudlard ! » Quittant la scène sous les applaudissements de l’assemblée, il attendit que le calme retomba pour donner le coup d’envoi, tirant les immenses d’un petit mouvement de baguette.


Quelques secondes de calme pendant lesquelles les premiers rôles s’avancèrent sur la scène, prêt à réciter leur texte qu’ils avaient assidûment appris. Quelques secondes où les spectateurs purent s’émerveiller devant les décors magiques que le Professeur de Métamorphose avait créés pour l’occasion. Quelques secondes avant le chaos. Dans le coin de la scène, non loin de la petite colline enchantée, attendait sa contribution. Un énorme ver blanc tout boursouflé soumis au Sortilège d’Empiffrement attendait son heure de gloire, le moment où il avancerait sous la lumière pour réciter son unique vers. Cependant, quelque chose n’allait pas et Silvanus le comprit de suite, l’énorme créature commençant à se tordre dans tous les sens. Il n’eût même pas le temps de se lever que la créature explosa, projetant des gerbes de flammèches et de poussière sur toute la scène et les spectateurs. Tous les décors prirent aussitôt feu et bientôt la Grande Salle se retrouva plongée dans le chaos le plus total, élèves et sorciers criant de toutes parts, essayant de quitter les lieux en toute vitesse sous les ordres des Professeurs en proie à la même confusion. La scène entière était victime des flammes qui se propageaient rapidement et atteignaient maintenant les premiers bancs. Au milieu de cette apocalypse théâtrale, deux des élèves qui jouaient dans la pièce commencèrent un duel, se lançant férocement tous les sortilèges qu’elles connaissaient. Tentant de mettre fin au duel, le professeur Beery s’interposa entre les deux jeunes sorcières et fût pris dans leurs feux croisés. Victimes de plusieurs maléfices, la tête du sorcier se mit instantanément à enfler de manière disproportionnelle. Et là où tout n’était que hurlements et crépitements des flammes, au milieu de cette débâcle, un seul sorcier n’avait pas bougé de son siège, en proie à ce qui était le plus gros fou rire de toute sa vie. Il avait rapidement compris ce qu’il s’était passé. Il avait confondu un simple ver avec un Serpencendre. Une Serpencendre. Accroché à son banc, Silvanus ne parvenait pas à se reprendre, complètement estomaqué par l’erreur stupide qu’il avait commise. Stupide et pourtant tellement drôle. Il ne fallait jamais soumettre un Serpencendre au Sortilège d’Empiffrement, c’était bien connu. Et pourtant, il l’avait fait. En y repensant, il comprenait mieux pourquoi il avait trouvé ce ver bizarre et avait dû lui lancé plusieurs sortilèges pour le faire ressembler à un vrai ver. Le visage complètement déformé par l’hilarité qui l’avait gagné, il n’arrivait pas à s’arrêter de rire et les larmes coulaient sur ses joues sans qu’il ne puisse les empêcher. Si ça continuait, il allait en crever.  « SILVANUS ! » La voix magiquement amplifiée du Professeur Dippet résonna dans la Grande Salle couvrant le bruit incessant des flammes qui dévoraient maintenant le parquet de l’immense pièce. *Et une nouvelle suspension … * Cette pensée ne fit toutefois que rajouter à son hilarité. Plié en deux, il ne parvenait pas à répondre à son directeur qui n’attendait cependant pas de réponse. « VOUS ÊTES VIRÉ ! » hurla-t-il, sa voix retentissant dans chaque couloir, chaque pièce du château ainsi que le parc.

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Dernière édition par Silvanus S. Kettleburn le Lun 23 Jan - 3:14, édité 9 fois
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MessageSujet: Re: I see fire hollowing souls, I see fire blood in the breeze | Kettleburn.   Ven 20 Jan - 3:17

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THINGS WE LOST TO THE FLAMES, THINGS WE’LL NEVER SEE AGAIN. ALL THAT WE’VE AMASSED SITS BEFORE US, SHATTERED INTO ASH.

Les deux hommes se jaugeaient du regard, chacun attendant de l’autre qu’il commençât l’entretien. Assis confortablement dans son fauteuil, le Professeur Dippet arborait une mine sérieuse, son visage marqué par les affres du temps et de sa fonction. Être directeur d’un tel énergumène n’était pas chose aisée et c’était contre vents et marées qu’il devait se battre chaque jour pour justifier de la présence de son professeur au sein de l’école Poudlard. Repensant à Dumbledore, le directeur poussa un léger soupir. Il avait toujours pris la défense du Professeur de Soins aux Créatures Magiques, renvoyant chez eux tous les détracteurs de ce talentueux, quoique dangereux, professeur. Mais depuis sa mort, c’était au directeur qu’incombait la tâche de défendre ses professeurs. Et Silvanus ne lui avait pas rendu le travail plus aisé. De son côté, le professeur Kettleburn attendait patiemment que son interlocuteur ouvre la discussion. Il lui semblait avoir pris quelques rides de plus depuis la dernière fois qu’ils s’étaient vu, trois mois auparavant, le lendemain de la représentation de la Fontaine de la Bonne Fortune. Il se demanda comment allait le professeur Beery depuis le temps, si sa tête avait fini par désenfler ou pas encore. Un petit sourire étira ses lèvres un court moment au souvenir de la catastrophe avant qu’il reprenne une mine sérieuse lui aussi. Il avait un message à faire passer et plus le temps passait, moins il ne savait comment annoncer la chose et ce n’était certainement pas les tableaux des anciens directeurs qui allaient les aider à engager la discussion, la plupart dormant paisiblement, certains regardant avec avidité la scène étrangement calme qui se déroulait sous leurs yeux, attendant le moment où le directeur craquerait une nouvelle fois et hurlerait sur le professeur. « Je ne reviendrai pas, Professeur Dippet. » Rompant le silence, Silvanus lâcha la bombe.  Franche et directe, c’était l’approche qu’il avait choisie finalement, préférant casser la tension qui devenait insoutenable entre les deux hommes. « Je vous demande pardon ? » répondit le Professeur Dippet, la voix grave et son vieux visage affichant une surprise réelle. Il ne s’était pas attendu à cela et l’espace d’un instant, Silvanus eu quelques remords. Voilà qu’il donnait encore du fil à retordre au vieil homme. Mais il n’avait plus le choix, il se devait d’aller jusqu’au bout. Pour cette école, pour ses convictions, pour lui.« Je suis désolé, mais je vous présente ma démission. » Un nouveau silence s’installa entre les deux hommes. Un silence gêné cette fois, Silvanus se mordit l’intérieur de la lèvre, attendant la réaction de son supérieur. « Pourquoi Silvanus ? Alors que j’allais vous annoncer la fin de votre suspension. » De la culpabilité s’installa sur le visage du jeune sorcier. Il détestait faire faux bond. Lui qui se targuait d’avoir une loyauté à toute épreuve, voilà qu’il trahissait la confiance du Professeur Dippet et de Poudlard. Cependant, il ne voyait pas de colère dans les yeux de son interlocuteur. Juste de l’incompréhension. « Il y a d’autres choses plus importantes pour moi à régler. » Il avait appris son texte par cœur et il le récitait machinalement, peu importait ce qu’il ressentait sur le moment. Il s’était fixé un but, une nouvelle raison d’avancer dans la vie, de se sentir utile et pour l’atteindre, il se devait de quitter ces lieux. Alors peu importait la culpabilité, les remords et les regrets, il devait dire ce qu’il avait à dire, quitte à être un peu brusque. « Plus importantes ? Que Poudlard ? » Cette fois, de l’agacement commença à pointer dans sa voix, toujours accompagné par cette incompréhension totale. « Oui Monsieur. » Ca, c’était pour l’énerver un peu. Le faire aller dans son sens. Lui rappeler cette envie de le foutre dehors qu’il avait si souvent éprouvé. Il avait toujours réussi à mettre le Professeur Dippet dans tous ses états et il le referait si ça lui assurait une sortie du château.« Je ne comprends pas. Qu’est-ce qu’il vous arrive à la fin ? »Silvanus non plus ne se reconnaissait pas. Dérouté par son propre comportement, il imaginait à peine la confusion qui devait gagner le Professeur. Mais cette fois, l’incompréhension avait fait place à l’énervement. Le vieux sorcier voulait des réponses pour justifier son attitude. Il taperait du poing sur la table s’il le fallait, il l’avait déjà fait avec Silvanus. Ce dernier se leva et commença à faire le tour du bureau, regardant tour à tour les tableaux endormis des illustres sorciers et sorcières qui avaient eu le privilège et la lourde tâche de diriger Poudlard. Il aurait préféré taire ses motivations pour des raisons évidentes. Sous cette dictature, tout acte de rébellion donnait le droit à un aller simple pour Azkaban. Mais il savait qu’entre ces murs, il pouvait parler en toute confiance. « Ne vous méprenez pas. J’adore ce château, j’adore travailler et vivre ici. Un sourire tendre se dessina sur ses lèvres. C’était vrai ce qu’il disait, Poudlard était sa maison et il avait eu une chance incroyable et insolente d’avoir pu récupérer le poste de Professeur de Soins aux Créatures Magiques. « J’adore toutes nos créatures et même nos élèves, contrairement à ce que peuvent penser les parents. Mais ici, tout le monde est en sécurité. » *Quand ils ne sont pas avec moi en cours bien sûr* se retint-il d’ajouter, les yeux pétillants de souvenirs farfelus et incroyables, conscient des nombreux dommages matériels et physiques qu’il avait causé à cette école et ses élèves. Son sourire cependant s’effaça rapidement alors qu’il reprit : « Alors que dehors, de nombreuses créatures sont pourchassées et exterminées. Je ne peux pas rester à l’abri de ces murs et regarder le monde partir en fumée, voire les créatures de Mère Nature s’éteindre les unes après les autres. Je dois pouvoir faire quelque chose. » Fixant le Professeur Dippet intensément, il voulait lui faire ressentir sa détresse mais aussi sa détermination.  Grindelwald massacrait tous les jours des innocents, Moldus comme sorciers, humains comme créatures, et si Silvanus n’avait pas le pouvoir de changer la donne, s’il n’était pas un véritable guerrier, il savait qu’il serait bien plus utile pour la communauté magique en dehors des murs de Poudlard pour aider les êtres et autres créatures à se dissimuler et à survivre. « C’est pourquoi je ne reviendrai pas à Poudlard. Je dois sauver le monde.» Un faible sourire étira ses lèvres à cette dernière pensée. *Tu ferais un beau Gryffondor tiens…* se surprit-il à penser. Après tout, il était ce qu’on appelait un Chapeauflou. Presque deux décennies plus tôt, il s’était assis sur le tabouret et avait enfilé le Choixpeau. Deux minutes et quarante-sept secondes, c’était le temps que le vieux morceau de tissu avait mis pour le répartir, hésitant fortement entre Gryffondor et Poufsouffle. Mais le courage de Silvanus n’avait pas été suffisant pour l’envoyer dans la Maison des Rouge-et-Ors et c’était avec un immense plaisir qu’il avait rejoint les rangs de la juste Helga Poufsouffle, une maison qui lui avait ouvert les bras sans retenue, lui et sa folie. D’un léger mouvement de tête, il chassa ces souvenirs heureux d’une autre époque pour se reconcentrer sur sa conversation. Le Professeur Dippet n’avait pas bougé de sa chaise, mais ses traits s’étaient quelque peu adoucis même s’il gardait son air sérieux. « Je comprends. » finit-il par lâcher, une once de nostalgie dans la voix. Il comprenait certainement le combat que voulait mener son professeur, il en aurait fait de même s’il avait pu mais entre ces murs, il pouvait au moins protéger ses élèves et c’était ce devoir qu’il avait choisi d’assumer. « Faites attention à vous Professeur Kettleburn. Sachez que vous pourrez toujours revenir à Poudlard si l’envie vous reprenez.» A nouveau, un sourire se dessina sur le visage du jeune sorcier. Il était soulagé. Soulagé que son message fût passé. Soulagé qu’il comprît. Soulagé qu’il le laissât partir sans chercher à le retenir. « Merci Professeur Dippet. » Le Directeur aussi affichait un petit sourire, une certaine tristesse se lisant toutefois sur ses traits. Plus léger, Silvanus reprit le mouvement, tournant les talons pour se diriger vers la porte. Au moment où il posa la main sur la poignée, il s’arrêta et étouffa un petit rire. Derrière lui, le Professeur Dippet ne le lâchait pas des yeux, se demandant quelle dernière excentricité il allait lui faire. Se retournant avec un grand sourire, de la malice plein les prunelles, il s’exclama : « Oh et, faites leur plaisir. Dites-leur que vous m’avez viré. Je pense que ça nous arrangera tous les deux. » S’esclaffant à sa propre remarque, il quitta le bureau, son rire résonnant dans l’escalier magique, laissant derrière lui un directeur également amusé. Il avait raison, son exclusion ferait plaisir à de nombreux parents et feraient remonter la popularité de ce directeur qui était jugé trop laxiste. Et lui, ça lui donnait une couverture.



JUST LIKE FIRE, BURNING UP A WAY, IF I CAN LIGHT THE WORLD UP FOR JUST ONE DAY, WATCH THIS MADNESS, COLORFUL CHARADE.

« Silvanus, on doit rentrer. La lune va bientôt se lever. » Le sorcier n’écoutait pas. Il ne devait pas le perdre. S’aventurant toujours plus loin dans la forêt, il suivait les traces et les bruits de branches sèches qui craquaient sous le poids de l’homme en fuite. S’il avait bien une certitude, c’était que le Loup-Garou qu’il recherchait était un homme. Glissant entre les arbres, écorchant sa longue cape noire, Silvanus remit sa capuche en place et accéléra le pas. Il le savait, le futur Loup avait l’avantage du terrain. Mais le sorcier ne perdait pas espoir de le rattraper avant qu’il ne fût trop tard. Ils avaient une mission. Identifier le Loup-Garou pour pouvoir l’approcher et le recruter quand il redeviendrait humain. Ils avaient presque réussi à l’acculer dans une ruelle sombre mais au dernier moment, l’homme avait compris qu’il était suivi et s’était enfui dans les bois qui bordaient ce petit village écossais. Leurs silhouettes n’étaient pas engageantes mais ils n’avaient pas le choix que de se protéger également. Ignorant les soupirs de sa partenaire qui peinait à le suivre, Silvanus tira sa baguette, certain qu’il se rapprochait de son but. « Silvanus ! » Elle avait crié cette fois. S’arrêtant un instant le temps qu’elle le rattrapât, le jeune sorcier tendit l’oreille. Plus aucun bruit ne parvenait à ses oreilles. Le bruit avait dû alerter le jeune Loup qui s’était arrêté. «Pas encore, on touche au bout. Si on ne le voit pas clairement avant qu’il ne se transforme, on perdra sa trace. » répondit le sorcier, véhément. Il avait une mission à exécuter, un possible allié à recruter, une créature à sauver. Au moment où il voulut reprendre sa course, une main agrippa son bras pour l’empêcher de partir. « Silvanus, c’est trop dangereux. » Il se tourna vers son acolyte. Il pouvait voir dans les yeux d’Aoife une anxiété grandissante et il comprenait pourquoi. La Pleine Lune, cette révélatrice de monstres qui pouvaient vivre à l’intérieur de bien des êtres. Mais perdus au beau milieu de cette forêt, Silvanus ne parvenait pas à comprendre cette peur qui était pourtant justifiée. Ou du moins ne primait-elle pas sur la mission. Se défaisant de l’étreinte de la Banshee, il reprit son chemin encore plus rapidement pour rattraper les quelques instants de retard qu’elle leur avait causé. Les pupilles dilatées, l’excitation le gagnait alors qu’il se savait approchant du but ; les bruits de pas avaient repris eux aussi, mais ils étaient plus forts, plus lourds. Il courrait. Devant l’urgence de la situation, Silvanus s’élança à son tour. « Putain... » Une nouvelle fois, elle avait parlé trop fort. Tuant dans l’œuf l’élan du jeune sorcier, ce dernier se retourna vivement pour lui intimer de se taire mais la vue de la jeune fille faillit lui provoquer un arrêt cardiaque. Il la connaissait déjà sous cette forme, l’ayant vue plusieurs fois, mais au milieu de ces bois, concentré sur la tâche qu’il devait accomplir, il n’avait pas un instant imaginé se retrouver nez à nez avec elle. La lumière vive de la Pleine Lune qui perçait à travers le maigre feuillage révélait la vraie apparence d’Aoife. Visage blafard et émacié, dénué de chair et de peau, ne gardant de sa forme humaine que ses magnifiques yeux bruns engoncé dans leurs orbites sombres. Ses beaux cheveux noirs avaient perdu tout leur éclat, devenus ternes et fins, raides et éparses, sinistre coiffe au-dessus de ce crâne dépouillé de toute vie humaine. Blessée par le regard surpris du sorcier, elle remit rapidement sa capuche pour cacher ce qui était sa plus grande honte, sa propre nature. Silvanus voulut s’excuser de sa réaction, il la devinait vexée et fulminante à la fois, elle qui avait horreur de se montrer telle qu’elle était, mais il n’en eut pas le temps. « Ahouuuuuuuuuuu. » Le hurlement les figea sur place, remplissant les deux êtres d’une terreur qu’ils savaient dangereuses. C’était trop tard. Lui aussi avait subi les effets de la Pleine Lune, rendant ses instincts sauvages et meurtriers au loup qui sortait enfin de sa prison humaine. Proie il était, Prédateur il devenait. Sans réfléchir, Silvanus prit la main d’Aoife et commença à rebrousser chemin. La mission était un échec, il n’était plus nécessaire de risquer leurs vies. Ils devaient vite rentrer maintenant pour sauver leur peau. Et courir.

« Il est pas loin, dépêche-toi ! » Essouflé, Silvanus s’arrêta net et s’appuya à un tronc d’arbre pour se reposer. Il avait reconnu cette voix sans une once d’hésitation. Une voix qui lui faisait froid dans le dos, une voix qu’il avait déjà eu l’occasion d’affronter fugacement. Une voix de Chasseur de Créatures. La dernière fois, il avait dû s’enfuir pour éviter de trahir son identité. Il l’aurait sans hésiter refait s’il avait été la cible du Spasenis mais pour ce soir, ils en avaient après le Loup-Garou. Le Loup-Garou… Il n’avait aucune chance contre deux chasseurs. «Aoife, on peut pas l’abandonner. » Si les muscles d’expression de son visage avaient tous disparus, il imaginait aisément l’incompréhension totale qu’elle pouvait ressentir. « J’vais crever si on s’bouge pas d’ici. » Sa réponse ne s’était pas faite attendre. Elle avait beau être une Banshee, créature de la Grande Faucheuse, elle n’en restait pas moins mortelle elle aussi. Et elle n’avait pas prévu de mourir au milieu de ses bois sordides, perdus au fin fond de l’Ecosse, dévoré par un Loup Garou ou exécuté par des Spasenis. Mais Silvanus ne l’écoutait toujours pas. Il réfléchissait à toute vitesse pour éviter une mort certaine à l’esclave de la Lune. « Sil’, tu écoutes bordel ? On va crever ! » Véhémente, insistante, sa voix trahissait une franche panique mais aussi de l’énervement. Lui s’y était résigné longtemps auparavant. Il avait mis son corps et son âme au service de Lux, au service des créatures, au service du Bien. S’il devait mourir en essayant de sauver d’autres innocents, alors soit. Une nouveau hurlement lupin rompit le silence de la nuit. Cependant, si la situation affichait un niveau maximal de dangerosité, une certaine excitation le gagnait à nouveau. Sensible à l’adrénaline qui montait en lui, il commença à faire demi-tour, se dirigeant vers l’endroit où se trouvaient Loup et Spasenis. «Je m’en fous, il faut les en empêcher. » répondit-il machinalement. C’était son devoir. « T’as qu’à te faire tuer tout seul. » lâcha Aoife, visiblement énervée par le peu d’intérêt que Silvanus portait à leur survie. Tournant également les talons, elle se remit à courir à travers les bois pour échapper à la mort, retournant vers le village où ils logeaient.

La discrétion n’était plus de la partie, le sorcier courrait à toute vitesse, essayant de retrouver la trace des Chasseurs, priant pour ne pas se retrouver nez à nez avec la Bête. Il n’était pas certain d’en réchapper, mais ses ressources et une chance inouïe l’avaient toujours sorti de toutes les situations les plus dangereuses. Il croyait en sa bonne fortune. Imaginant toutes sortes de plans plus farfelus les uns que les autres, il ne vit pas tout de suite qu’il avait perdu de vue la lumière que diffusait les baguettes ennemies. S’arrêtant au bout d’un moment, il tendit à nouveau l’oreille pour essayer de repérer le moindre bruit. Son cœur battait la chamade, l’empêchant de percevoir les bruissements de feuilles à quelques pas de lui. Cependant, les grognements rauques ne manquèrent pas de parvenir jusqu’à lui. Son cœur faillit s’arrêter à nouveau mais l’adrénaline qui l’avait conduit jusque-là ne l’avait pas abandonné. Sa baguette fendit les airs, enflammant les bois qui le séparait du danger mortel. Toutes les créatures de la nuit craignaient le feu et la lumière trop vive et il comptait bien sur ça pour faire fuir la Bête dans l’autre sens mais un simple feu ne suffirait pas, il fallait un véritable incendie. « Engorgio ! » s’écria-t-il, la baguette pointée sur les flammes qui s’élevèrent brusquement jusqu’au sommet des arbres, embrasant jusqu’à la plus haute feuille, engloutissant tout sur son passage et progressant rapidement sous la légère brise. Une fois la barrière de feu dressée, Silvanus ne chercha pas à s’imposer plus longtemps, certain d’avoir réussi à effrayer le Loup-Garou. Le crépitement des flammes qui ravageaient la forêt ne lui permettait plus d’entendre la créature toutefois, il n’avait pas plus l’intention que ça de s’assurer de présence ou non. Il avait fait ce qu’il avait à faire, il pouvait partir maintenant. « Tiens, tiens, qu’est-ce qu’on a là … ? » Se retournant vivement une nouvelle fois, il comprit que si la lumière des baguettes des Spasenis avaient disparu, ce n’était pas parce qu’ils étaient allés dans la mauvaise direction. Leurs baguettes pointées directement sur lui, les deux Spasenis tenait en joue le jeune sorcier qui se sentait à son tour acculé, en proie à la panique. Il avait toujours sa capuche sur la tête et les flammes derrière lui ne permettaient certainement pas à ses opposants de distinguer quoi que ce soit qui puisse l’identifier. « Protego ! » s’écria-t-il avant de transplaner pour se mettre à l’abri, protégé des éclairs de lumière ennemis par son charme.



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Dernière édition par Silvanus S. Kettleburn le Mar 24 Jan - 18:00, édité 4 fois
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Galaad Slughorn
the animal i've become
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the animal i've become
Parchemins :  424
Crédits :  ?? (avatar - si quelqu'un sait, MP moi), astra (code signa), Marge (crackship), Tumblr (gif)
 
Âge :  48 ans, le demi siècle s'approche et avec lui toutes ses promesses.
Sang :  Pur, depuis toujours et pour toujours - âme souillée de tout les pêchés, le poids du monde sur les épaules.
Allégeance :  Grindelwald, jusqu'à la mort de celui-ci. Il ne pense à présent plus qu'à lui-même, prêt à tout pour s'hisser sur le trône vacant. Les Zdravko sont pour cela essentiel, sa loyauté prétendument donnée à Aleksei.
Profession :  Directeur du département d'unification des nations, une fonction de la plus haute importance pour l'homme qui manie le bulgare aussi bien que l'anglais. Dévoué depuis 1948 à la cause de celui en qui il croit (bras droit chez les Spasenis).
Ancienne école :  Il est né dans la mauvaise génération, Galaad. Il est né avec ceux condamnés aux murs du château anglais, ayant toujours regretté quelque part ne pas avoir fait ses classes dans le froid de Durmstrang. C'est donc sous l'étendard des verts et argents qu'il a effectué sa scolarité - loup parmi les agneaux s'il en est.

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MessageSujet: Re: I see fire hollowing souls, I see fire blood in the breeze | Kettleburn.   Ven 20 Jan - 9:20

Je connaissais pas du tout ton avatar tiens et faut dire qu'il est pas mal du tout Je vois que ta fiche est déjà bien avancée, j'ai lu tout ça ce matin et j'aime beaucoup ta plume ainsi que le personnage que tu présentes

ET ENFIN UN HOMME CHEZ LUX   C'est Ludwig qui va être content, jusque là il était le seul homme dans une armée de femmes Arrow

Bienvenu parmi nous donc J'ai hâte de la suite de ta fiche et si tu as la moindre question n'hésite pas à me contacter (ou un autre membre du staff )


You'll never know what hit you, won't see me closing in. i'm gonna make you suffer. this hell you put me in, i'm underneath your skin. the devil within. you'll never know what hit you.


Not impressed:
 
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Aoife O'Connor
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dance be the ritual of immortality
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Crédits :  marge & tumblr.
 
Âge :  27 ans (02.08.1925)
Sang :  Souillé, faussement mêlé sans magie au sein d'un monde qui ne vie que pour elle.
Allégeance :  Lux, la mémoire de Dumbledore la pousse à se battre, la mémoire de son père la pousse à rester en vie.
Profession :  Danseuse étoile moldue, elle vit de son rêve. Secrétaire du chef du département de contrôle et de régulation des créatures magiques, elle se nourrit d'informations qui peuvent sauver la vie d'autres, qui peuvent aider le combat.
Ancienne école :  Aucune, une différente magie traversant ses veines, elle n'a jamais connu une quelconque école.

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MessageSujet: Re: I see fire hollowing souls, I see fire blood in the breeze | Kettleburn.   Ven 20 Jan - 14:57

MAIS QUEL BEL HOMME
Pardon fallait bien le dire

Bienvenuuuue
En tout cas, je suis amoureuse du début de cette fiche, et de la cuteness du personage Du coup si je campe ici jusqu'à la fin, ça te dérange ou bien ?
Du coup il me faut trop un petit lien, et j'aurais maybe une petite idée de base, donc je t'envoie un MP de ce pas



accent disclamer & others:
 
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MessageSujet: Re: I see fire hollowing souls, I see fire blood in the breeze | Kettleburn.   Sam 21 Jan - 1:00

Haha, ravi de vous faire découvrir l'homme de ma vie Lucas PERFECT Bernardini
Et oui, il est temps de ramener un peu de testostérone chez Lux Même si au final, ces demoiselles ne pourront pas tellement faire joujou avec lui Arrow En revanche, Ludwig ... *out*

Content que la fiche vous plaise en tout cas Je vais faire de mon mieux pour la terminer rapidement Et je t'en prie Aoife, tu peux camper Je suis actuellement en train de réfléchir à ton MP, je te réponds sous peu

Merci en tout cas à vous deux
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Melpomène Lestrange
live like legends
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live like legends
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Crédits :  Tearsflight (avatar), LAZARE (codage signature), MØRK (gif profil + signa)
 
Âge :  25 ans à se battre pour le pouvoir.
Sang :  Le sang des Black est pur, ode irrévérencieuse à la noirceur de leurs âmes, liquide vermillon qu'ils ne sauraient gaspiller. Sang royal où se mélange magie noire, ambition incontrôlée et soif de pouvoir.
Allégeance :  Marque des Ténèbres assumée, Melpomène fait partie des Mangemorts. Loyale servante depuis les premières heures de Voldemort.
Profession :  Melpomène travaillait autrefois à la morgue, embaumant derrière elle les secrets des siens. Aujourd'hui fugitive.
Ancienne école :  Poudlard dans une maison bordée d'émeraude - berceau de rencontres qui ont changé le cours de sa famille et qui ont façonné un destin aussi sombre que son patronyme.

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Inventaire:
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http://www.mudbloodsandmurmurs.com/t107-melpomene-child-of-the-night http://www.mudbloodsandmurmurs.com/t77-melpomene-uprising
MessageSujet: Re: I see fire hollowing souls, I see fire blood in the breeze | Kettleburn.   Sam 21 Jan - 1:21

Boh un peu de testostérone ça peut pas faire de mal    Après tout faut bien quelqu'un pour ouvrir les bocaux


uprising
You will hear thunder and remember me, And think: she wanted storms. The rim Of the sky will be the colour of hard crimson, And your heart, as it was then, will be on fire.
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MessageSujet: Re: I see fire hollowing souls, I see fire blood in the breeze | Kettleburn.   Sam 21 Jan - 9:23

Je connaissais pas ce monsieur non plus, mais mes yeux sont plutôt contents de cette découverte

Bienvenue parmi nous, j'ai hâte d'en apprendre plus sur Silvanus
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MessageSujet: Re: I see fire hollowing souls, I see fire blood in the breeze | Kettleburn.   Dim 22 Jan - 16:31

Il n'y a pas que les bocaux que Silvanus aime ouvrir :

Anyway, merci à tous, plus qu'une anecdote et demie
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Admin
En ligne
Parchemins :  1281
Crédits :  Marge (avatar) / NEON DEMON (code signature) / Melpo (GIF)
 
Âge :  26 ans
Sang :  Pur (et dur)
Allégeance :  C'est désormais une évidence ; Tom Jedusor
Profession :  Ex-employé au département d'unification des nations, désormais mangemort reconnu et fugitif
Ancienne école :  Poudlard ~ Serpentard

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am i free?: no
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code couleur: #91C893
http://www.mudbloodsandmurmurs.com/t483-aleksandr-never-explain-anything http://www.mudbloodsandmurmurs.com/t449-aleksandr-karkaro
MessageSujet: Re: I see fire hollowing souls, I see fire blood in the breeze | Kettleburn.   Mar 24 Jan - 21:05

Félicitations !
bienvenu(e) sur Mudbloods & Murmurs

tes premiers pas parmi nous
Omg, je l'aime déjà trop ce petit gars ! Ta fiche était extrêmement agréable à lire et Silvanus est plein d'intérêt ! Ma foi, je suis bien contente d'avoir un nouveau mâle parmi les Lux 8D Je peux vachement relate pour l'odeur d’allumette craquée dans l'Amortentia, d'ailleurs Arrow Et j'ai trouvé trop chou les petites références à Newt Scamander ♥️


Tout d'abord félicitations et bienvenu(e) sur Mudbloods & Murmurs!

Maintenant que ta fiche est validée, il te reste juste quelques petites étapes avant de pouvoir commencer à RP parmi nous! Tout d'abord, n'oublie pas de vérifier dans le bottin des avatars que ton avatar t'a bien été réservé, ainsi que dans les différents listings, afin de vérifier que tu es correctement recensé. Il est également obligatoire de passer remplir les quelques informations dont nous avons besoin dans ce sujet de recensement. Tu n'auras ensuite plus qu'à créer ta fiche de liens afin de pouvoir commencer à trouver toutes sortes de liens plus farfelus les uns que les autres avec les autres joueurs

Mais par dessus tout n'oublie pas de t'amuser et de prendre du plaisir à RP. On a hâte de lire toutes vos histoires et on cale d'ors et déjà un bisou sur vos fesses. N'oubliez pas qu'en cas de question/demande ou quoi que ce soit d'autre, tout le staff est à votre disponibilité par MP, chouette, beuglante ou crieur
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Everyday it's a-gettin' closer
Goin' faster than a roller coaster
Love like yours will surely come my way


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