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 A new beginning. | Melpomène |

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Helios Black
Morsmordre
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Morsmordre
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Crédits :  .
 
Âge :  35
Sang :  Pur, evidemment.
Allégeance :  Tom Jedusor et Les Black, jusque dans la mort.
Profession :  Ancienne avocat du magenmagot, desormais fugitif.
Ancienne école :  Poudlard, Serpentard.
MessageSujet: A new beginning. | Melpomène |   Dim 22 Jan - 22:28

Helios jeta un regard circulaire au vaste hall. Luxueux, richement décoré, il gardait néanmoins la froideur caracteristique du mangemort. Le sol était de marbre, et, du centre, grimpaient en colimaçon deux imposants escaliers, donc les rampes en bois de cerisiers étaient entrelacé de serpents, gueule ouverte, crochets dehors. L'ensemble était silencieux et glacial, le moindre pas résonnant entre les murs de pierres. Autour de l'escalier apparaissaient plusieurs portes donnant sur les différentes pièce du QG des meilleurs partisans de lord Voldemort. Ce dernier avait misé sur tout ce qui faisait la noblesse des siens : de beaux matériaux mélangés à un luxe certain, sous entendant la prestance de ses membres, et leur succès futur. Huché sur le premier palier, Helios avait l'air fatigué. Son teint était cireux, ses traits tirés et de sombres cernes alourdissaient ses yeux, dont l'eclat intelligent et perspicace avait disparu. Tout, depuis la mort de Janus Black, semblait être parti dans la tombe avec lui. Sa mère ne sortait presque plus de sa chambre, les quelques membres autorisés à vivre dans le QG, fautes de pouvoir pointer le nez dehors, n'osaient pas leur adresser la parole. Le deuil flottait dans l'air et infiltrait la tapisserie. Il suintait jusque dans les beaux parquets, ne les leur laissait jamais le moindre répit. Lui même avait la desagréable impression d'être devenu fantôme. Chacun erraient dans les couloirs et les grandes salles, sans jamais s'attarder sur quoi que ce soit. Aucune occupations ne semblaient convenables. Helios passait ses journées à déambuler dans le QG, sans âmes qui vivent, chacun restant cloitré dans sa chambre, ou cherchant une pièce où personne ne pourrait l'y importuner.

La douleur avait mis du temps à arriver. D'abord le choc, le laissant insensible, incapable d'affronter la réalité, occultant ce qui s'était déroulé juste sous ses yeux. Puis la dure réalité. Janus était mort. Son père, le patriarche, le grand Black, celui qui menait tout, décidait tout. Celui qu'il admirait plus que quiconque, l'avait abandonné, le laissant triste hériter d'un empire qu'il n'était pas sure de vraiment vouloir diriger. Tout lui paraissait soudainement insurmontable, jusqu'à dans ses moindre mouvement. La douleur morale s'était élargie à la douleur physique, et désormais, il avait sans cesse l'impression de plonger dans un gouffre sans fin. Certes, il ne voyait pas souvent Janus, et, la plupart du temps, leur interminables diners le desespérait. Mais il le savait là. Il avait son père auquel se rattacher, il savait à qui parler en cas de doute. Quoi qu'il ai pu penser auparavant, a présent il le savait : Janus était son pilier. Son modèle. Sa disparition, brutale et imprévu, laissait Helios dans un nuage d'incertitude insupportable. Il ne lui avait rien donné, aucune indication, il ne s'était pas préparé à cela. Il n'avait aucune foutu idée de ce qu'il devait faire. De plus, son père avait eu la facheuse idée de mourir alors que le drame frappait en plein cœur. Obligés de se cacher dans un quartier générale, abandonnant leur affaires, leur maison, tout ce qui avait fait l'âme de leur père. C'était bien trop d'un coup pour les Black. C'était beaucoup trop pour Helios. Lui, d'habitude si fier et froid, naturellement sûr de lui, pleins d'assurance et d'arrogance. Aujourd'hui il n'était plus qu'un gigantesque nuage de vide. Un nuage de rien. Une ombre qui ne savait plus ni que il était, ni que faire, ni comment faire. Son père l'avait abandonné surement pleins d'espoir, mais c'était un héritier sans aucun pouvoir qu'il laissait, complètement terrassé par le choc, incapable de prendre la moindre décision.

Il savait qu'il devait se resaisir. Mais en fait, il s'en fichait. Il arpentait les jours, il voyait le soleil laisser place à la lune et la lune laisser place au soleil. Il se levait, puis se couchait. Il n'avait pas dit un mot depuis. Il attendait l'enterrement. Il ne ferait aucun discours. Il n'y avait besoin d'aucun discours. Son esprit était incapable de penser à la moindre chose, et, pour l'instant, seule la brume l'obscurcissait. Il descendit l'escalier lentement, un seul but dans son esprit, prenant le dessus sur le vide se servir un verre. Une autre pensée le taraudait aussi, depuis la mort de son paternel. Sa sœur, qu'il n'avait pratiquement pas vu, et dont le manque devenait presque physique. Il avait apprit sa nouvelle routine par cœur et savait qu'a cette heure, elle se trouverait dans le grand salon. Il n'avait pas besoin de faire semblant, avec Melpomène. Toutes les mauvaises pensées, les mauvaises phrases d'avant s'étaient évanouies. C'était comme si il n'y avait jamais rien eu avant la mort de Janus. Comme si leur vie recommencait aujourd'hui. Tout recommencait aujourd'hui.

Il ouvrit la lourde double porte, puis la referma doucement. Ses forces semblaient l'abandonner dans un geste aussi simple que celui de refermer une porte, il souffla. Sa tête lui tournait legèrement. Il lui fallait ce verre. Il se retourna, et son cœur s'apaisa quelque peu. Elle se tenait là, comme d'habitude. Droite, les yeux rivés sur le feu de la cheminée. Une longue robe flottait sur ses épaules, lui donnant l'air de l'ange, avec ses cheveux déroulés en cascade le long de son dos. Alors il se sentit soudain plus calme. L'eternel pouvoir de Melpomène. Toujours plus fort ensemble, dans l'adversité. Il savait qu'il avait été odieux, il savait qu'il devait s'en vouloir. Mais tout semblait avoir disparu depuis Halloween. Il se servit un verre au bar, se delectant de le porter à ses lèvres et de sentir le breuvage brûler sa gorge. Son corps trembla doucement il redevenait un peu lui même. Puis ce même corps demanda soudain de sentir le corps de sa sœur. C'en était presque vital. Elle lui manquait. C'était bien la seule chose qui lui donnait encore un semblant de vivant. Il posa le verre sur la table basse, s'approchant d'un pas doux, mais vif vers Melpomène. Elle ne bougea. Elle semblait comme hypnotisée. Il se posta dans le dos de la belle, parcourant sa nuque blanche de son doigt fin. Puis, il passa ses long bras autour de son cou, et posa doucement son menton sur son épaule, fermant les yeux. Il se sentait enfin reposé.


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Melpomène Lestrange
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Crédits :  Tearsflight (avatar), LAZARE (codage signature), MØRK (gif profil + signa)
 
Âge :  25 ans à se battre pour le pouvoir.
Sang :  Le sang des Black est pur, ode irrévérencieuse à la noirceur de leurs âmes, liquide vermillon qu'ils ne sauraient gaspiller. Sang royal où se mélange magie noire, ambition incontrôlée et soif de pouvoir.
Allégeance :  Marque des Ténèbres assumée, Melpomène fait partie des Mangemorts. Loyale servante depuis les premières heures de Voldemort.
Profession :  Melpomène travaillait autrefois à la morgue, embaumant derrière elle les secrets des siens. Aujourd'hui fugitive.
Ancienne école :  Poudlard dans une maison bordée d'émeraude - berceau de rencontres qui ont changé le cours de sa famille et qui ont façonné un destin aussi sombre que son patronyme.

Priori Incantatem
am i free?: no
Inventaire:
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MessageSujet: Re: A new beginning. | Melpomène |   Mar 24 Jan - 20:56



a new beginning


HELIOS & MELPOMENE

DEBUT NOVEMBRE 1951

Melpomène dormait mal. Derrière ses paupières, Janus tombait encore et encore. Elle se réveillait alors en sursaut, couverte de sueur et le coeur au fond des talons. Il y avait trop de douleur au fond de son âme et trop de colère au fond de ses yeux. Ses journées presqu'aussi sombres que ses nuits. Et même si elle se tenait au milieu des siens, la Black se sentait plus seule que jamais. Ceux d'entre eux dont le visage était placardé aux quatre coins de l'Angleterre magique pour le moment confinés entre les murs du quartier général. Ils n'étaient là que depuis quelques jours tout au plus. Reclus entre le marbre et les dorures, pansant leurs plaies et préparant déjà les prochaines étapes. Car si son coeur semblait s'être gelé, la benjamine refusait de se laisser totalement abattre. Elle esquissait des sourires vides de sens ou d'énergie, se ressourçait aux côtés de Cain et Aleksandr. Des rocs dans son océan de solitude. Car elle n'avait que brièvement eu le temps de voir Caerwyn à la mort de Janus. Car elle n'avait que brièvement eu le temps de verser quelques larmes au creux de son épaule avant de fuir le manoir familial. Elle n'avait plus non plus adressé la parole à Helios depuis Halloween. Elle n'était plus fâchée Melpomène, les mots durs et les ressentiments oubliés à la minute où les combats s'étaient déclarés. La mort de Janus et le vide qui s'en était suivi n'avaient fait qu'accentuer le pardon de la louve. L'oubli est doux mais le frère reste un fantôme. Elle ne sait plus comment lui parler, Melpomène. Pas alors qu'ils ont tout les deux tant perdu, pas alors qu'elle peut presque entendre son coeur se briser lorsque leurs regards se croisent. Ce qui lui paraissait hier si naturel est aujourd'hui calculé, volonté un peu brisée. Alors, la benjamine fait son deuil de son côté. Elle fait son deuil sur les épaules de ses amis, elle fait son deuil grâce à leurs rires et à leurs sourires. Elle se ressource au fond de leurs orbes inquiètes. Melpomène se rend cependant bien compte qu'elle ne pourra jamais réparer les fissures de son coeur sans son frère aîné. Remus, Morgana, Oreste, leurs cousins. Leur présence est un baume pour celle pour qui la famille compte plus que tout au monde - mais ils n'en seraient jamais pour autant suffisants.

Les yeux cernés, la sorcière s'ennuyait. Depuis Halloween, la Black était que plus remontée par leur cause commune - prête à sortir les crocs à la vue du premier Spanesi ou du premier Lux. Le trou béant au milieu de sa poitrine lui faisant d'ailleurs un peu moins mal pendant les réunions des Mangemorts. Penser à d'autres choses pour oublier, se concentrer sur tout et n'importe quoi plutôt que sur la tristesse qui menaçait à chaque moment de franchir la barrière de ses paupières. Mais il n'y avait aujourd'hui rien de prévu et Melpomène s'en trouvait tout d'un coup désoeuvrée. Privée de ses repères, privée de ce qui faisait d'ordinaire sa routine. Elle ne voulait pas retourner auprès de Morgana, ni retrouver les murs de ce qui lui servait maintenant de chambre. Elle voulait être seule. Enfin. Seule. Seule avec ses démons, seule avec ses pensées. Seule enfin avec sa peine. Melpomène n’était pas du genre à éviter la douleur, bien au contraire, elle avait besoin de ressentir les choses. Les ressentir trop fort et trop profondément. La Black avait au fil des années érigé tellement de barrières entre elle même et le monde que même la mort de Janus lui avait semblé distante les premiers jours. Comme un cauchemar sans fin, comme une spirale sans fond. Elle avait aujourd’hui besoin de la ressentir. La colère, la douleur, la tristesse. Le manque, l’absence, la rage. Tout pour contrer la fatigue qui semblait s’être emparée de ses yeux. Tout pour relancer son coeur qui semblait s'être éteint en même temps que son père. Tout.

Le feu de la cheminée grondait doucement sous son regard ébène et Melpomène semblait s'être figée. Immobile dans une longue robe noire, le teint légèrement cireux à la lueur des flammes. Fascinée par le feu léchant les parois de pierre, les traits glacés alors qu’elle prenait pour la première fois conscience de l’ampleur des changements à venir. Les miettes de son coeur éparpillés aux quatre coins de sa poitrine. Les sourcils froncés alors que son palpitant figé recommençait à battre maladroitement. Et avec chaque battement de son myocarde caduque, la douleur s’immisçait un peu plus au coeur de ses veines. Les mains légèrement tremblantes le long de sa silhouette fine alors que ses lèvres se serraient instinctivement, réprimant les larmes qui se pressaient derrière ses paupières. La respiration coupée par le couperet d’une peine qu’elle aurait aimé plus douce. La porte derrière elle se referme doucement et la benjamine n’a pas besoin de se retourner que pour reconnaître son aîné. Elle le connaît par coeur, Helios. Elle connait le moindre de ses gestes, le moindre de ses pas comme si elle les avait elle même dessinés.

Elle ne se retourne pas, Melpomène. Les yeux toujours rivés sur l’antre brulante, les mains toujours tremblantes. Elle ne sait pas quoi faire, Melpomène. Son coeur lui intime d’aller le rejoindre, son coeur lui hurle de pleurer entre ses bras mais son corps semble de marbre. Lourd. Les pieds fixés au sol et les muscles trop acides que pour seulement bouger. Alors elle ne fait rien. Elle ne le regarde pas encore, elle ne parle pas, ses lèvres ne se desserrent pas. Incapable seulement d’esquisser le moindre geste. Prisonnière d’un corps qui ne semble plus vraiment lui répondre. Helios pose son verre et s’approche, Melpomène fermant instinctivement les yeux, comme pour cacher ses orbes brisés. Il se poste dans son dos, sa main caressant la courbe de sa nuque et l’arc de son bras. Il lui avait manqué. C’était évident. Et toutes les horreurs du monde ne suffisaient pas à séparer l’inséparable. Ils reparleront très surement des raisons de leur dispute bientôt, mais aujourd’hui. Pas tout de suite. Quelques minutes de tendresse au milieu de la tempêtes, quelques gouttes d’amour au milieu d’un océan de larmes orphelines. Il pose son menton menton sur son épaule, Melpomène recouvrant enfin le contrôle de son corps. Ses mains bougent comme mécaniquement pour trouver les siennes, ses doigts s’emmêlant aux siens alors qu’une larme solitaire creuse un sillon sur sa peau pâle.  

Ses paupières s’ouvrent de nouveau, retrouvant les flammes hypnotisantes de l’antre. Elle soupire délicatement, ses doigts se serrant un peu plus sur les siens. Comme si elle craignait de se noyer. Comme si elle craignait de se perdre. Elle assume rarement avoir peur, Melpomène. Elle a trop confiance en elle. Pas assez conscience du danger, pas assez réfléchie certainement. Et pourtant, alors que le futur s’est teinté de noir et de points d’interrogations - Melpomène a peur. Elle ne le dira jamais mais ses yeux l’avouent pour elle, la commissure de ses lèvres figée encore alors qu’elle se contente de murmurer en esquissant un sourire un peu fané - « Tu m’as manqué, Hel. »  

Car c'est au final la chance chose ayant de l'importance.


uprising
You will hear thunder and remember me, And think: she wanted storms. The rim Of the sky will be the colour of hard crimson, And your heart, as it was then, will be on fire.
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Helios Black
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MessageSujet: Re: A new beginning. | Melpomène |   Mer 5 Avr - 16:32



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HELIOS & MELPOMENE

DEBUT NOVEMBRE 1951

Inséparables, si semblables et pourtant si différents... Helios ne ressemblaient pas tant à sa sœur, malgré leur puissant amour. Si la louve était d'un tempéramment de feu, prête à bondir toute griffes dehors, à planter ses crocs sur la première chair ennemie qui se présentait, Helios, lui, était le calme olympien. Deux caractère opposés qui se complétaient à merveille. La peine ne se lisait pas sur les traits du sorcier. Jamais. Jamais rien ne transparaissait sur son visage, comme si les émotions ne l'atteignait pas. Les années, l'âge, et l'experience lui avaient appris à se refermer, à devenir imperméable à toute humanité. Son ancien metier d'avocat, les longues audiences, les séances de tortures psychologiques et les peines abominables lui avaient démontré toute l'horreur que pouvait créer la société de Grindewald. Il était devenu imperturbable, fermé à toute émotions humaines. Les plaintes ne l'atteignait pas. Les supplication ne faisaient rien. Les larmes encore moins. Tout le desespoir qui stagnait dans la salle de magenmagot ne s'était jamais frayé un quelconque chemin jusqu'à son cœur. Beaucoup, dans les murmures, les regards fuyants, parlait de lui comme d'un fantôme. Le Black, celui dont la famille était aussi detestée que crainte comme la peste. Mais chacun connaissait le pouvoir qu'il avait réussi à obtenir grâce à ses plaidoyers glacial. On le savait froid comme la glace, et d'une cruauté sans pareille. Ce n'était que des rumeurs. Le sorcier appliquait seulement la loi, sans aucune émotions. Il analysait, observait, écoutait les peines, et se contentait de défendre l'accusé comme il le devait. Il cherchait une stratégie, il se référait aux textes et lorsqu'il trouvait quelque chose qui pouvait convenir, il l'appliquait. Simple logique. De la théorie pure, qui ne lui demandait aucun état d'âme.

Cette logique, Helios l'avait appliqué au fil du temps à son histoire familiale, à son intimité, et à tout ce qui l'entourait. Il n'avait pas besoin d'amour, il n'avait pas besoin du sexe. Il ne faisait confiance qu'a son cerveau et savait pertinemment ce qui arrivait lorsqu'il laissait ses besoins primaires prendre le dessus. Alors, elle lui apparaissait, nettement comme au premier jour, et le Black avait l'impression de baiser une charogne. Il jetait alors la femme qui se trouvait sous lui, comme un vulgaire amas de chair et ne pouvait s'empêcher de vomir, la sueur perlant son front. N'allait elle jamais le laisser en paix ? Il savait que non. Il savait que c'était l'amour. Il savait qu'il était un être si complexe que des émotions tel que l'amour ne pouvait devenir qu'extrême, et envers une seule et unique personne.

Il avait beaucoup pensé à elle dernièrement. Elle, parce que penser son prénom lui faisait encore trop mal. Il savait qu'ils avaient de la pitié, tous. Sa mère, sa sœur, son defunt père. Sa bande. Il avait que, quand il avait le dos tourné, quand il s'eclipsait en silence dans sa pièce, ils médisaient. Helios incapable de faire son deuil, Helios incapable de tourner la page. Helios dont la femme morte le hante encore après de nombreuses années. Mais il s'en foutait. Qu'ils aillent au diable, tous. Jamais il ne ressentiront ce que lui ressentait encore pour elle. Jamais aucune femme ne pourrait lui arriver à la cheville. Elle était trop parfaite. En tout point, et aucun de ceux qu'il connaissaient ne pouvait rivaliser avec elle. Pas même Melpomène. La mort de Janus, venait remettre ses souvenirs sur le tapis, et faisait ajouter une douleur supplémentaire. Il savait que partager son fardeau l'aiderait à aller mieux, et qu'il pouvait se reposer sur sa famille. Mais il ne leur avait pas dit le moindre mot depuis Halloween. Il essayait de les croiser le moins possible, il n'était pas présent au diner, il ne leur adressait pas la parole. Il était dans ce drôle d'état, le même que celui quand elle était morte. C'était comme si une partie de lui était morte avec son père, encore. Bientôt, au fur et a mesure, il ne resterait plus rien de plus, et il serait mort à l'interieur. Il esperait que ce jour arriverait bientôt, pour qu'enfin il ne puisse absolument plus rien ressentir, et n'être qu'une machine à tuer, une machine de pouvoir.

Mais il s'était fait une raison. L'amour parcourait encore ses veines, le peu d'émotions qu'il pouvait encore ressentir entre la haine, la colère et le sentiment de justice. Et cet amour il le dédiait désormais tout entier au sien. A sa sœur, plus qu'aux autres. Pas besoin de mots, les gestes suffisaient et c'était tout ce qu'il importait. Il n'avait pas envie, en réalité. Il aurait préféré rester enfermé dans sa chambre et potasser des plans pour Jedusor, à établir sa vengeance et comment arriver au pouvoir. Mais elle avait besoin de lui, et il avait besoin d'elle. Il s'était levé, avait soupiré puis était sorti.

Il ferma les yeux. Il sentait la peau delicate de sa sœur parcourir ses doigts. Il se laissa aller quelque secondes. Il le faisait pour elle. Il ne voulait pas de contact en vérité, mais il le faisait pour elle. Ils avaient besoin d'être une famille. Parce qu'il n'avait que ça. La famille. Se detachant, il lui prend la main pour l'inviter à s'asseoir à ses côté, lui tendant un verre de vin. Le vin. Il sait qu'elle aime ça. Plus que le whisky dont il s'abreuve negligemment depuis la mort de Janus. Il croise son regard et s'autorise un maigre sourire. Cela lui arrivait si peu, de sourire. Tant de gens l'en pensait incapable. Il lisait la peur dans les yeux de sa sœur, et resserra un peu sa main autour de la sienne. Un silence pesant alourdissait l'ambiance, le crépitement du feu dans l'acre pour seul son.  « Tu m'as manqué, Hel. » Il soupira. Un nouveau sourire. Il aimait qu'elle le surnomme ainsi, elle était une des rares qu'il laissait l'appeler par son surnom. « Je m'excuse d'avoir été si longtemps absent. J'avais des choses à faire. » Sa voix était plus rauque que d'habitude, signe qu'il ne l'avait pas utilisé depuis longtemps. Il baissa les yeux. Il ne se sentait à l'aise nulle part. Pourtant, il était devenu chef de famille. Il était temps qu'il se comporte comme tel. « J'ai tant de choses à faire.... desormais.» Le mot resta coincé en travers de sa gorge. Il vida son verre d'un trait. .


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