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Intrigue n°4
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 The devil within. (Aoife)(FB)

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Melpomène Lestrange
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Âge :  25 ans à se battre pour le pouvoir.
Sang :  Le sang des Black est pur, ode irrévérencieuse à la noirceur de leurs âmes, liquide vermillon qu'ils ne sauraient gaspiller. Sang royal où se mélange magie noire, ambition incontrôlée et soif de pouvoir.
Allégeance :  Marque des Ténèbres assumée, Melpomène fait partie des Mangemorts. Loyale servante depuis les premières heures de Voldemort.
Profession :  Melpomène travaillait autrefois à la morgue, embaumant derrière elle les secrets des siens. Aujourd'hui fugitive.
Ancienne école :  Poudlard dans une maison bordée d'émeraude - berceau de rencontres qui ont changé le cours de sa famille et qui ont façonné un destin aussi sombre que son patronyme.

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MessageSujet: The devil within. (Aoife)(FB)   Sam 8 Avr - 0:37



the devil within


MELPOMÈNE & AOIFE

12 JANVIER 1952, EN SOIRÉE

Melpomène étouffait entre les murs du QG. Fleur abimée par le deuil et le manque de liberté, la louve tournait en rond. Et malgré qu’elle soit entourée de sa famille et de ses meilleurs amis, chaque moment de silence lui rappelait l’absence de Janus. Chaque mot étouffé était un couteau enfoncé un peu plus profondément entre les fissures de son coeur, chaque éclat de rire était un rappel amer de tout les mots que le patriarche ne murmurerait plus jamais. Le myocarde aux abois alors qu'elle s'évertuait à cacher jour après jour sa souffrance. Jeu subtil qui ne prenait jamais vraiment, les traits de fer de la Black étant un livre ouvert pour qui savait les lire. Masque fatigué qu'elle portait pourtant avec fierté, port de tête altier lippes serrées. Comme si tout allait bien. Comme si tout allait bien. Comme si tout son monde ne s'était pas effondré sur lui même. Comme si Janus n'était déjà plus qu'un fantôme. Comme si l'absence de Caerwyn ne pesait pas sur son coeur fatigué. Comme si. Princesse de pacotille, comédienne ratée.

Mais aujourd'hui, tout cela allait enfin disparaître pour une nuit.

La pleine lune était pour Melpomène synonyme de rituels. Le fourmillement caractéristique précédant la transformation au creux de ses muscles mêlé à un mélange d’excitation et d’amertume avait fait flotter un sourire absent sur ses lèvres toute la journée. C’était comme retrouver un vieil ami oublié. Un vieil ami à qui on ne sait plus vraiment quoi dire. Un vieil ami à qui on a déjà tout dit. Depuis la mort de Janus et sa dernière entrevue avec Caerwyn, la pleine lune avait pris une signification nouvelle pour la benjamine des Black. Elle était devenue l’oubli. Cela faisait bien longtemps que la lune ne faisait plus peur à Melpomène. La louve enroulée autour de l’estomac, elle se pliait chaque mois aux désirs de la reine blanche. Fourrure poisseuse du sang des malheureux et pupilles dilatées. Le souvenir du rouge tapissant la boue oublié avec les premiers rayons du jour. Les souvenirs marqués au fer rouge sur ses chairs. Entre rêve et réalité, entre la bête et la femme, se trouvait son exutoire. Quelque part loin de ses doutes et de ses regrets, quelque part loin de l’étouffante sensation de vide. Quelque part où plus rien ne comptait. Quelque part où plus personne n’existait.  

Une fois le soir tombé, Melpomène s’était retirée dans sa chambre - prétextant une migraine. Elle avait croisé le regard d’Helios. Elle avait croisé le regard de Cain. Elle avait croisé le regard d’Aleksandr. Ils savaient. Comment oublier. Les paumes moites le long de sa cape, quelques gouttes d’une sueur froide perlant sur sa peau brûlante - elle s’était ensuite évanouie dans la nuit. Le pas pressant et un capuchon abaissé jusque sur ses yeux, tête baissée et poings serrés. S’il lui tardait de retrouver la louve, l’heure précédant la transformation était une torture sans nom. Ses veines semblaient prendre feu sous sa peau, chauffées à blanc. Ses enjambées s’allongeant et se transformant en course au fur et à mesure que la nausée lui montait aux lèvres, reprenant son souffle contre un mur de brique avant de transplaner à la lisière de la forêt interdite. S’assurant d’un regard circulaire que personne ne se trouvait à proximité, la silhouette floue avait ensuite disparu entre les arbres. Le souffle court, elle court. Ses pas erratiques alors qu’elle déboutonne le haut de sa cape, passant une paume tremblante sur son front livide. Elle ne s’autorise à s’arrêter que lorsqu’elle estime s’être enfoncée assez loin dans la forêt que pour s’offrir une tranquillité toute relative. Un grognement sourd s’échappe de sa gorge nouée alors que son coeur bat à lui en briser les tempes, chaque centimètre de sa peau douloureux à la lumière de la lune. Ses ongles s’enfoncent dans la peau de ses mains alors qu’elle se laisse tomber sur une souche morte, penchant la tête entre ses genoux. La nausée lui laisse un goût amer à l’arrière de la langue.

Avant de se relever brusquement, alertée par un bruit tout proche. Son coeur s’arrête un instant alors qu’elle sent l’emprise de la lune de plus en plus pressante autour de son corps. Il ne lui reste pas beaucoup de temps. La peur danse avec la colère au fond de ses yeux alors que c’est une silhouette qu’elle reconnaîtrait entre mille qui se dessine dans la pénombre. Une silhouette qu’elle pourrait dessiner les yeux fermés. Une silhouette si semblable à la sienne. Trop semblable à la sienne. Aoife. Un nouveau grognement remonte entre ses lippes alors qu’elle claque des doigts en direction de l’intruse, se forçant à reprendre son souffle pour aboyer en sa direction, la langue claquante et le ton sec - « Quoique tu fasses ici, vas t'en. » - rassemblant ses forces et réprimant une grimace, la Black se lève, faisant une place en direction de la cracmole. Les sourcils froncés et les orbes suspicieuses. Elle scrute le visage d’Aoife sans vraiment le voir, toute sa concentration étant dirigée sur le maintien d’un masque pourtant déjà usé. « Que fais-tu ici, d’ailleurs ? » le menton inquisiteur alors qu’elle retourne s’asseoir quelques mètres plus loin.

Elle soupire, belle alanguie sur sa racine. Elle ne compte pas bouger, Melpomène. Il est trop tard pour ça, elle le sait. Il ne lui reste donc qu’à persuader l’insolente de se traîner ailleurs, avant que la bête n’étouffe la femme. Elle ne sait plus si son coeur s’emballe sous le coup de la transformation qui gronde sous sa peau ou de la colère qu’à fait naître en elle la simple présence d’Aoife. De tout les lieux et de tout les moments, il fallait que ça soit maintenant. Que ça soit elle. Melpomène croise les jambes, vaine tentative de donner le change - apparences tremblantes sous le coup des minutes.

Ce soir, il semblerait que tout les monstres soient de sortie.


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Aoife O'Connor
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Âge :  27 ans (02.08.1925)
Sang :  Souillé, faussement mêlé sans magie au sein d'un monde qui ne vie que pour elle.
Allégeance :  Lux, la mémoire de Dumbledore la pousse à se battre, la mémoire de son père la pousse à rester en vie.
Profession :  Danseuse étoile moldue, elle vit de son rêve. Secrétaire du chef du département de contrôle et de régulation des créatures magiques, elle se nourrit d'informations qui peuvent sauver la vie d'autres, qui peuvent aider le combat.
Ancienne école :  Aucune, une différente magie traversant ses veines, elle n'a jamais connu une quelconque école.

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MessageSujet: Re: The devil within. (Aoife)(FB)   Mar 25 Avr - 23:36



the devil within


MELPOMÈNE & AOIFE

12 JANVIER 1952, EN SOIRÉE

« Come on boys! » La voix est lourde. La voix est profonde. Elle a appris à la reconnaitre, Aoife. Cette voix qui crispe ses muscles, cette voix qui arrête son corps. Cela fait à peine un mois que le quatrième étage du ministère est devenu une part de son monde. Un court mois qu’elle a délaissé le balai du chemin de traverse pour la plume du centre de Londres. Veine tentative de s’investir dans cette organisation qui a toujours été celle de son père. Elle ne dort plus vraiment, Aoife. Elle danse avant le lever du jour, danse après le coucher du soleil. Un court moment, elle feigne une blessure, elle laisse sa doublure parcourir la scène à sa place. Elle attend. Elle attend de devenir la meilleure employée de son département. Elle attend de pouvoir s’éloigner une journée durant, tout pour continuer à prendre part à son art. Mais le moment n’est pas venu, pas encore. Ainsi, alors que les premiers coups de cinq heures sonnent, elle est assise à son bureau. Autour d’elle, le département suinte d’une violence qui la dégoute. Là, au milieu de la large salle, le chef de la milice de Grindelwald regroupe ses minions, ses assistants. Il parait qu’il en choisi de nouveau chaque mois, a la recherche d’un sorcier au potentiel caché. Le rire du chasseur parcourt l’échine du monstre. Elle n’a jamais eu peur d’autrui comme elle a peur de lui, peur de sa famille, peur de son clan. Enfin, il a trouvé un assistant digne, et il se dirige vers la sortie. Un court instant, il s’arrête, son regard posé sur le visage de la banshee. Elle ne lui offre que de la force, Aoife. Ce visage de marbre qui en fascine tellement, ce visage qui ne laisse rien paraitre, surtout pas le désespoir qui n’a fait que grandir alors que la journée s’est avancée. Chaque pas que le Murdarov fait en sa direction semble se heurter à son corps délicat avec une douleur qu’elle ne peut décrire. Il s’appuie à son bureau, approche son visage de la secrétaire, sa large silhouette déposant une ombre terrifiante sur la paperasse. « Tomorrow will be a long day, Skŭpa*. » Son rire accompagne ses mots, alors qu’il s’éloigne. « Sorry about the paperwork! » Il disparait au détour d’un couloir, alors que la danseuse s’autorise enfin à respirer. L’étage se vide, et elle ne tarde pas à faire de même, une larme silencieuse coulant le long de sa peau immaculée.

Elle a perdu le compte, Aoife. Perdu le compte du nombre de fois que les cendres ont entouré son corps. Enfin, après quelques minutes, une heure peut-être, elle se remet en mouvement. Pré-Au-Lard est silencieux, déjà sombre, illuminé seulement par la lueur de la lune qui tente de pénétrer au travers des nuages. Elle accélère le pas, Aoife, consciente que son temps est limité. Une fois loin du village, elle court presque, sa cape sombre volant derrière elle. Enfin, ses pas rencontrent la mousse qui parsème la foret que certains appellent interdite. La, dissimulée entre les arbres, son pas se ralentis. Sa respiration est profonde, calme. Ses pas sont gracieux, poussés par une mémoire que ses muscles ne peuvent ignorer. Une douleur délicate se réveille au sein de son crâne, alors qu’elle essaie tant bien que mal de ne pas laisser les larmes couler. Elle ne dormira pas, Aoife, pas ce soir. Elle sait quelle area de la foret les chasseurs ont choisi pour la soirée, et elle s’assure de s’en éloigner. Silencieuse, elle prête attention au monde qui l’entoure. Elle entend les grognements d’autres monstres qu’elle fera tout pour éviter. Elle sent la brise inconnue qui caresse son visage. Elle attend. Elle attend la mort. Patiente.

Elle finit par reconnaitre la foret, Aoife. Une clairière d’un côté, un cours d’eau de l’autre. Et puis, soudainement, le monde change. La, sans prévenir, se tient une silhouette. Elle s’immobilise, tentant d’évaluer le danger qui se présente devant elle. « Quoique tu fasses ici, vas-t’en. » Ses muscles se calment. Elle se redresse, laissant son air arrogant prendre place sur son visage. Melpomène. Elle. La princesse Black. Elle. La fugitive. « Que fais-tu ici, d’ailleurs ? » Elle croise les bras sur sa poitrine, Aoife, se contentant de répondre avec un signe de tête. « Just having a stroll. » Elle s’approche de la mangemort, pensant que le danger se trouve bien loin de ce corps qui semble ne pouvoir se maintenir. « What are you doing here? You’d think the forest was too dirty for your highness. » Les tables ont tournées. La sorcière n’est plus rien ni personne. Chassée comme un animal. Faible. Si faible. Trop faible. Les sourcils d’Aoife se froncent. La, assise sur sa racine, la Black n’est que l’image d’une grandeur passée. Quelque chose ne va pas. Quelque chose ne va pas, et la danseuse ne sait quoi. Puis, quelque part dans la distance, un nouveau grognement résonne. Elle comprend. Le corps d’Aoife hurle un langage différent. Prêt à courir, il se durcit. « You… Fuck. » Elle pourrait courir, la banshee, mais elle sait parfaitement que le loup finira par la trouver. Parce que les loups la trouvent toujours. Elle réfléchit, tente de trouver une solution au problème qui se pose. Mais la lune ne la laisse pas penser. Les nuages s’écartent. Le feuillage se sépare. C’est à peine un rayon lunaire qui caresse la peau de la danseuse. Quelques centimètres à peine. Mais cela suffit. La danseuse disparait. Le monstre prend sa place. Un clignement d’œil, la est tout ce qu’il suffit. La femme n’est plus. Le monstre vit. Elle retrouve le regard de Melpomène, ses yeux chocolat perdus dans des orbites qui semblent vide. Sa peau s’est fanée, et c’est presque inconsciemment que son dos s’arche. « This is just great… » Le monstre attend le loup.

*Skŭpa - darling.



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Melpomène Lestrange
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Allégeance :  Marque des Ténèbres assumée, Melpomène fait partie des Mangemorts. Loyale servante depuis les premières heures de Voldemort.
Profession :  Melpomène travaillait autrefois à la morgue, embaumant derrière elle les secrets des siens. Aujourd'hui fugitive.
Ancienne école :  Poudlard dans une maison bordée d'émeraude - berceau de rencontres qui ont changé le cours de sa famille et qui ont façonné un destin aussi sombre que son patronyme.

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MessageSujet: Re: The devil within. (Aoife)(FB)   Mar 9 Mai - 23:09



the devil within


MELPOMÈNE & AOIFE

12 JANVIER 1952, EN SOIRÉE

Ses mains tremblent sur ses cuisses malgré ses lèvres serrées. Sous sa peau diaphane, ses veines brûlent et son corps hurle - prémisses de la transformation qui fait bouillir son sang. Des gouttes de sueur perlent sur les tempes de la louve alors que Melpomène tente tant bien que mal de garder une contenance. Le monde tourne, le monde hurle. Aoife s’approche d’elle et la Black esquisse un mouvement de recul, partagée entre le dégoût peint sur ses lèvres et la douleur criée par ses muscles bandés. « What are you doing here? You’d think the forest was too dirty for your highness. » - son corps tremble, son corps faiblit. Chaque seconde qui passe donne un peu plus de puissance au loup, chaque minute qui s’égrène la rapproche un peu plus de l’oubli. Si Melpomène a apprit à aimer le loup, la transformation n’en reste pas moins d’une douleur presqu’insupportable. Le coeur au bord des lèvres, la nausée sur le bord du palais. Relent âcre au fond de sa gorge alors qu’elle s’efforce de garder le menton haut, princesse fissurée devant celle qu’elle ne considère pas mieux qu’une souillon. Car c’est un spectacle d’une fragilité sans pareille que Melpomène livre bien malgré elle à Aoife. Des scènes dont elle ne parle pas même aux siens. Des scènes dont elle ne parle à personne. Elle n’en parle pas, Melpomène. Elle ne parle pas de la souffrance déchirant sa peau et de l’étau se resserrant autour de sa poitrine à l’en rendre malade. Dernier secret de celle qui s’est pourtant donnée toute entière à ceux qu’elle aime. Torture mensuelle d’une malédiction qu’elle chérit. Prix à payer pour connaître le loup, sacrifice à assumer pour une nuit sous la lune. Les mots de la Black se perdent dans un souffle exaspéré. « It’s none of your business. » murmure t’elle entre ses dents serrées.

Le silence retombe lourdement alors que la princesse déchue fixe la cracmole avec hargne. Au détour des traits de son visage, quelque chose change. Le loup gronde depuis le creux de son estomac, chacun de ses muscles lui intimant de se jeter sur son corps frêle. Un nouveau grognement remonte depuis le fond de sa gorge, s’échappant d’entre ses lippes retroussées. La lune, vivante à présent, au fond de ses orbes mordorées. Chacun de ses sens lui hurlant une seule pulsion. Son instinct se réveillant au fond des yeux d’Aoife. La banshee. Le monstre. « You… Fuck. » un rayon de lune vient confirmer ce que son corps lui intime déjà. La lune ne fait de cadeau ni à Melpomène ni à Aoife, un cri étouffé s’échappant de la gorge du loup alors que la banshee remplace la danseuse. La lune ne leur laisse aucun échappatoire, la Black bien consciente de voir là ses dernières minutes de conscience pour la nuit. Bientôt il n’y aura plus que l’animal. Bientôt il n’y aura plus que la louve et la banshee. Bientôt il n’y aura plus que la chasse et la sensation moite du sang sur son visage. Bientôt la nuit deviendra de nouveau son royaume, princesse chassée. Les yeux de Melpomène se perdent derrière ceux du loup, dos courbé alors que la lune se reflète sur sa peau. La louve s’accroche à un dernier lambeau de conscience. Juste assez que pour esquisser un sourire carnassier, crocs s’ouvrant sur ses lèvres rougies. « This is just great… » Juste assez que pour lui souffler un avertissement joueur - « Run. »

La lune trouve de nouveau sa peau, la lune trouve de nouveau son âme. Elle ne la lâche plus, cette fois ci. Son emprise ferme autour de son coeur, autour de son corps. Un grognement se perd au creux de la nuit. Au loin, quelques oiseaux quittent leur nid dans un bruissement d’aile précipité. Aoife n’est plus le seul monstre à habiter la clairière. Melpomène elle aussi s’est perdue derrière le loup, méconnaissable derrière la lycanthropie. En un clignement d’oeil, la femme a cessé d’exister. En un clignement d’oeil, le loup est né une énième fois.  


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Aoife O'Connor
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MessageSujet: Re: The devil within. (Aoife)(FB)   Dim 4 Juin - 17:36



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MELPOMÈNE & AOIFE

12 JANVIER 1952, EN SOIRÉE

Elle est bien décidée à savourer ce court moment, Aoife. Elle qui sait parfaitement que son temps est limité, elle ne peut résister à l’idée de rappeler à la Black qu’elle est désormais dans une position de pouvoir. L’arrogance de l’une n’a jamais eu de pire rival que l’arrogance de l’autre. Deux poupées à la beauté divine, deux femmes que l’on admire, deux femmes que l’on désire. C’est le monde qui les entoure qui a arraché ce pouvoir à celle que la magie considère étrangère. La Black a longtemps régné, princesse hautaine d’une société qui lui a tout offert. Une société qui lui a permis d’écraser la compétition un court instant – vain souffle éphémère d’une sorcière qui n’a fait qu’attendre la chute. Lorsque cette dernière est arrivée, la vermine était prête à l’observer. Le déclin de la famille n’a fait que dessiner un sourire au visage de la danseuse qui s’est alors sentie libérée. Quelques mois durant, rien n’est parvenu à la faire sourire comme le visage de son ancienne employeuse placardé sur les enceintes de chaque bâtiment publique. Forcée malgré elle à rester cachée, l’Irlandaise y a trouvé une bouffée d’air frais. Et puis elle s’est rapidement rendu compte que, d’une étrange façon, peu de choses la faisaient rire comme les confrontations que les deux belles ont si souvent partagées. Mais la mangemort a longtemps été introuvable, alors elle a du se faire à l’idée que leur temps ensemble a touché à sa fin. C’est donc sans même essayer de s’en cacher qu’elle s’amuse de la présente situation. Elle ne sait pas ce qui touche la Black – et s’en fiche presque – tout ce qui lui importe étant le fait qu’elle semble incapable de pouvoir se mouvoir comme elle le peut normalement. « It’s none of your business. » Une expression faussement penseuse au visage, Aoife laisse ses mains prendre place sur sa taille. « Why, I’m sorry to have even asked, your majesty, » annonce-t-elle d’une manière extravagante. Un sourire moqueur habite son visage, tandis qu’elle continue de fixer celle qui semble avoir tout perdu.

Mais le sourire n’est que de courte durée. Il ne dure pas, le sourire. Il ne dure pas parce que quelque chose dans le fond de l’esprit du monstre réveille en elle un doute qu’elle n’apprécie que peu. Une seconde durant, tout d’abord. Puis deux. Puis trois. Jusqu’à ce qu’enfin, la sorcière – non, l’animal – explique ses doutes. Le jeu disparait immédiatement, tandis qu’Aoife ne peut retenir un léger mouvement de recul. Le moment n’est plus au rire, le moment n’est plus à la moquerie. Elle qui connait si bien la mort sait parfaitement quand l’éviter. Ce n’est pas une terreur qui habite son visage, après tout, cela n’est pas la première fois qu’elle croise le chemin d’un loup, mais la pointe de peur ne peut être ignorée. Ainsi, il lui faut un moment avant de réaliser que son propre corps se révèle au monde. Son regard planté sur celle qui ne tardera pas à devenir plus monstrueuse encore, la banshee s’immobilise. Son attention parcourt la foret sombre, reconnait d’autres grognements, identifies les endroits qu’elle se doit d’éviter. Puis, quelque chose l’interpelle sur le visage de la Black, une expression joueuse à laquelle elle ne peut s’empêcher de lever les yeux au ciel. « Run. » « Yeah, no shit, » soupire-t-elle, laissant ses jambes se plier légèrement, prête à fuir.

Enfin, la transformation est finie. Plus rapide que ce à quoi la Lux s’attend, elle semble surprise lorsque le regard du loup trouve le siens. « Sit… » murmure-t-elle alors que l’animal n’est pas encore certain de la trouver appétissante. Un moment durant, rien ne se passe. La foret elle-même semble se taire, curieuse de connaitre la suite des évènements. Et puis le regard change, l’animal a pris sa décision. « Fuck. » Elle s’élance, Aoife, étrangement rapide malgré son corps visiblement âgé. Aidée par sa forme physique, elle évite les obstacles qui parcourent son chemin avec agilité. Silencieuse, ses pas semblent ne faire aucun bruit sur le sol parsemé de branches, ce qui lui permet de rester conscience du loup qui, prédateur, se contente de traverser le monde avec violence. Rapidement, elle sent ses muscles fatiguer, son esprit tentant de trouver un arbre robuste qui pourrait lui servir de refuge. Mais la foret n’en possède aucun, alors elle se doit de continuer. Jusqu’à ce que, dans le coin de son regard, la lune se heurte a quelque chose qui ne se doit pas d’être. Son virage est serré, utilisant de ses mains afin de maintenir son équilibre tandis qu’elle s’élance de nouveau. Elle entend le loup se heurter à un tronc avant de la suivre, plus énervé que jamais. Malgré ses meilleurs efforts, alors qu’il se jette sur sa proie, sa mâchoire se referme sur un vide surprenant. Elle a disparu, Aoife, ne laissant derrière elle que le son lointain d’un vol d’oiseau. Déçu, l’animal s’éloigne.

Peut-être aurait-il dû attendre. La banshee ne tarde pas. Elle qui disparait quelques fois pour plusieurs jours, la voilà revenue moins d’une heure plus tard. Vacillante, elle tente de garder ses sanglots silencieux. Elle ne désire rien ne plus que de se laisser tomber au sol, mais le hurlement lupin la pousse à s’élancer de nouveau. Plus lente cette fois, elle finit par trouver un arbre auquel elle grimpe avec facilité. Là, perchée loin du danger, elle observe la danse lunaire qu’elle connait tant, ne se déplaçant que lorsque des chasseurs approchent. Ombre sombre d’une nuit éclairée, elle ne parvient à sécher ses larmes qu’une fois le soleil levé.



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