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Bazzart - PRD.
Ecoulement du temps
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 A propos des âmes perdues [FB] | Aleks

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Caleb Yaxley
Morsmordre
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Morsmordre
Parchemins :  84
Crédits :  LY52
 
Âge :  50 ans. Ou mille ans. Nul ne saurait le dire véritablement : Caleb Yaxley ne les fait guère. Mais Viktor Karkaroff, le vrai lui, a traversé tant d'épreuves qu'on ne saurait imaginer qu'il ne soit pas soixantenaire.
Sang :  Pur, indubitablement, quelque soit l'identité qu'il utilise. Dernière source de fierté d'un homme à la dérive.
Allégeance :  Il se dirait sans doute partisan de Voldemort. Il l'est, en fait, mais en réalité, c'est surtout parce qu'il y trouve son compte.
Profession :  Fournisseur d'antiquités et d'artéfacts magiques rares pour Barjow et Beurk. Tous ont plus ou moins un lien avec la magie noire.
Ancienne école :  Ancien élève de Poudlard. Serpentard avéré.

Priori Incantatem
am i free?: yes
Inventaire:
code couleur: Teal
http://www.mudbloodsandmurmurs.com/t904-caleb-yaxley-winter
MessageSujet: A propos des âmes perdues [FB] | Aleks   Lun 10 Avr - 12:36

Il était bientôt deux heures du matin et le personnage qui se servait de l'identité de Caleb Yaxley n'était pas prêt d'aller se coucher. Il lui arrivait souvent de travailler tard. Dans les affaires d'import/export d'antiquité, on ne comptait pas ses heures, et Yaxley non plus. C'était même, en réalité, une de ses heures préférées pour travailler, fumant à son aise une pipe bourrée d'un tabac d'excellente qualité, préparant lettres et courriers divers. Viktor Karkaroff s'était effacé derrière Caleb Yaxley avec une facilité surprenante, à tel point qu'il pouvait lui même s'identifier comme Caleb et que raconter son histoire pouvait se faire en utilisant l'un ou l'autre des prénoms ou patronyme sans réelle difficulté. Être un bon acteur avait toujours été un de ses dons : les noms et personnages s'adaptaient à lui aussi facilement qu'il les remisait au placard. Oublié Viktor Karkaroff et Victorien de Seconde-Chance, oubliés tous ceux là, ne restait plus que Caleb. Le seul témoignage, presque un clin d'oeil de sa vie passée, restait quelques vieux clichés du temps où Caleb et Viktor étaient encore amis. Il regrettait parfois cette période, et parfois la mort de Yaxley, chien fidèle parmi les fidèles, comme son prénom le signifiait si bien.

Les regrets ne duraient jamais longtemps. La mort de Yaxley était nécessaire. Caleb étant mort, vive Caleb, et il pouvait mener à bien sa vengeance. Le raisonnement était froid, calme, pragmatique, logique, d'une logique qui se fichait éperdument des pertes humaines qu'elle pouvait engendrer. A présent, il avait des choses à faire, et il n'était pas ennuyé par la construction d'une identité qu'il connaissait à peu près par cœur. Il pouvait donc se concentrer sur ses objectifs, tout en s'amusant à vendre quelques antiquités sur le côté. Il menait la belle vie, Caleb Yaxley. Fêtes, échanges, mondanités. Entre une coupe de champagne et la vente d'un sarcophage égyptien, il poursuivait ses objectifs de vengeance ou oeuvrait pour la cause des mangemorts. Discrètement, finement. Avec diplomatie, jusqu'au moment où il fallait frapper la cible, et là, son coup portait toujours au bon endroit.

Mais en cette période un peu troublée de début mars 1952, mieux valait se faire discret là-dessus. Encore plus que d'habitude. Caleb doutait sincèrement que quelqu'un s'intéresse à l'abominable excentrique qu'il était, vivant dans son manoir excentré de Londres, loin des autres Yaxley eux-mêmes, résidant pourtant eux-aussi dans l'Essex, et du monde en général, entouré d'un décor néo-colonial et de souvenirs africains, qui ne paraissait dans les fêtes que pour dire quelques bons mots moqueurs et boire un peu – histoire de dire encore plus d'horreurs. Mais il se méfiait. Les partisans de Lux et de Grindelwald étaient sur les dents après l'attaque de Pré-au-lard. Tout avait mal tourné, une des leurs avait été capturée. Sans doute n'aurait-il pas vraiment plaint Melpomène Black – l'inimitié entre eux était flagrante, rien que du fait de leur nom de famille, et puis qu'est-ce qu'elle ressemblait à son père, cette gamine, c'en était insupportable – s'il n'avait pas appris qu'elle avait gravement blessé Nikolai. Lorsqu'il avait appris cela, il s'était pris d'un léger regain de sympathie pour cette gamine. A l'occasion, peut-être qu'il faudrait faire quelque chose pour elle. En attendant, le chef avait dit de se faire oublier, jusqu'à ce qu'il donne de nouvelles consignes. Yaxley approuvait, et cela ne faisait pas massivement changer son rôle, sinon qu'à l'occasion, il avait décidé d'ouvrir sa porte à tous les mangemorts qui en auraient besoin. Ce qui expliquait également en partie pourquoi il veillait si tard, on ne savait jamais qui pouvait débarquer.

Et justement, ce soir là, quelqu'un débarqua. Mais pas n'importe qui.  L'elfe de maison lui signala d'un air penaud que quelqu'un l'attendait dans le hall, que c'était monsieur Aleksandr, mais est-ce que ce n'était pas dangereux, car monsieur Aleksandr était tout de même un fugitif, et monsieur Grindelwald, que dirait-il s'il l'apprenait ? Il balayait les atermoiements de l'elfe d'un coup de pied, la créature larmoyante ne valant guère mieux, et descendit les escaliers quatre à quatre.

Il aimait bien ce garçon. C'était rare qu'il le dise, rare qu'il le pense, et cela ne venait certainement pas que du fait qu'il était son neveu. Il voyait en lui ce qu'il avait été jeune, et contrairement à son père, à son oncle, et peut-être même à lui, un homme droit. Quelqu'un de meilleur qu'eux-tous, qui les sauveraient tous, peut-être, de cette malédiction familiale qui consistait à être des pourritures complètes. Arrivé dans le hall, pipe à la main, il se fendit d'un sourire : 

« Besoin d'aide, mon garçon, alors ? »
Il finit de descendre les quelques marches qui le séparaient d'Aleksandr et jeta sur lui un œil inquiet : « Tu as une sale gueule, sans vouloir te vexer, petit. On va te faire manger un peu. Puis tu me diras pourquoi tu débarques chez moi en pleine nuit. » Il  observait attentivement son neveu. Au moins, il n'avait pas l'air blessé ou mourant, ce qui était déjà ça de pris. Il tira une bouffée de pipe, et posant une main sur l'épaule de son compère mangemort, l'entraina à sa suite. « Tu as bien fait de venir me voir, en tout cas. Tu veux rester pour la nuit ? »





Le diable,
tout le temps.



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