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 La légende des fils [FB] | Nikolai - Grigor

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MessageSujet: La légende des fils [FB] | Nikolai - Grigor   Lun 10 Avr - 12:38

1932. Il faisait un froid de tous les diables dans ce foutu pays. Viktor Karkaroff jeta un regard maussade par la fenêtre de son bureau au manoir Karkaroff. De la neige à perte de vue, rien que de très banal. Il attendait avec impatience que le vieux passe à l'as ; il pourrait alors repartir en Afrique. La chaleur lui manquait diablement. Il y résistait bien, bien mieux qu'à ce froid, où il n'acceptait de mettre le pied dehors qu'emballé, littéralement, dans un lourd barbour, en bottes de chasse, pour aller tuer un ou deux cervidés – ou n'importe quelle créature animale se présentant à lui – histoire de passer le temps. Imaginant que c'était, pour la plupart du temps, un ou deux, selon son humeur, de ses imbéciles de frères.

En vérité, il s'ennuyait plus qu'il ne détestait être revenu au manoir de son enfance. Vitya n'y possédait strictement aucune attache, son élément, c'étaient les chantiers de fouilles, les voyages et les paquebots, les pays désertiques et des tombeaux antiques. Autant dire que la nostalgie de son enfance ne le frappait guère, en grande partie parce que s'il pensait à ses jeunes années, il avait plutôt envie de se demander « quelle enfance, d'ailleurs ? » qu'autre chose. L'agonie de son père, distant et lui montrant peu d'intérêt, le touchait finalement peu. Il avait accepté de revenir, en 1929, pour aider Nikolai, parce que si son ainé n'avait pas le sens de la famille, lui l'avait – du moins il l'avait eu à ce moment là. Viktor n'était là que pour filer un coup de main, au départ, mais ses deux frères s'étant montrés une fois de plus distants et froids, il avait simplement décidé d'être là de temps en temps, par convention, parce que ça se faisait, parce que même s'ils se détestaient, bordel, à la fin, ils restaient tout de même des êtres civilisés qui partageaient au moins une chose en commun, un vieux père mourant, à l'agonie.

En revanche, il ne partageait pas avec ses frères la connaissance du mal qui rongeait le vieux, ça non ! Hors de question. Il aurait pu le faire. Aurait du. Sa mère lui avait avoué que c'était elle qui empoisonnait le vieux, pour le faire lui, Vitya, l'héritier. Il aurait pu gifler sa mère, car il se doutait de ce qui se passait, la traîner par les cheveux devant ses frères, et régler cette histoire. Il ne l'avait pas fait. Pourquoi ? Parce qu'ils ne le méritaient pas, ces abrutis, avec toute leur froideur. Parce qu'ils méritaient, autant Nikolai que Grigor, de se prendre la gifle de leur vie – de devoir lui obéir, sans avoir le choix, pour une fois. Ce serait un juste retour des choses. Parce que Arkadiy, que Viktor avait toujours tenu comme, sinon un père modèle, au moins un arbitre juste dans leur conflit, le détestait lui aussi. Il en avait été déçu. Mais pas si surpris que ça. Tant pis pour cette famille. Il la soumettrait à son pouvoir, puis il s'en irait – ça lui suffisait. Ce n'était même pas le pouvoir qui intéressait Vitya, ou l'argent, ou, comme sa mère, d'exclure les deux autres. Non, c'était simplement d'avoir, pour une fois, la possibilité d'avoir un peu de respect dans cette famille.

Peine perdue, sans doute, le respect, chez les Karkaroff, était mort depuis longtemps. Tout ça était en 1929, aujourd'hui on était en 1932, Arkadiy n'était toujours pas mort et les choses stagnaient. Et c'était vraiment pénible. Viktor était un homme de mouvement. Rester ici ne pouvait que le conduire à l'ennui profond. Totalement blasé, il se décida à traverser le manoir – les frères traînaient dans un des salons du manoir. Sa mère n'était pas avec eux. Cela dit, Ariane n'était jamais avec eux : la détestation était mutuelle. Mais ceci étant, le vieux allant de plus en plus mal, elle passait beaucoup plus de temps avec lui. Pour faire quoi, il ne voulait pas le savoir, même si ça devait sans doute concerner, encore et toujours, son testament. Il daigna les saluer d'un :

« Gentlemen. » Sec, ironique, anglais. Avant de repasser à des tons plus slaves, reprenant en bulgare : « Je suppose que ma mère est encore avec père ? » Guère de réponse. Feindre de l'ignorer était une technique éprouvée de Grigor et Nikolai. « Puisque vous êtes là, j'en déduis que notre géniteur n'a pas encore passé l'arme à gauche, j'ose espérer qu'on m'aurait prévenu si l'agonie en était à son dernier stade...ou je me trompe ? »
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Nikolai Karkaroff
Contra Bonos Mores
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Contra Bonos Mores
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Sang :  Pur qui pourrait en douter?
Allégeance :  Il n'a d'allégeance qu'envers lui même et sa famille. Citoyen neutre pendant la guerre civile, il compte bien profiter de la situation pour s'enrichier un peu plus. Son coeur balance entre l'allegeance de sa fille et de son frere et celle de son neveu mais il est officiellement plus ouvert aux Spasenis.
Profession :  Gerant d'un cabaret bien sous tous rapports.
Ancienne école :  Durmstrang, l'école des forts qui ne laisse passer aucune faiblesse.

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MessageSujet: Re: La légende des fils [FB] | Nikolai - Grigor   Lun 10 Avr - 15:30

La légende des fils
Nikolai , Grigor & Caleb


I
l ne savait pas bien ce qu’il faisait ici, Arkady agonisait depuis des mois et la situation devenait quelque peu pénible. L’ainé des Karkaroff avait un respect profond pour son père ou en tout cas pour l’homme qu’il avait été et non l’épave chancelante qu’il était devenu. Il n’était plus très clair la plupart du temps, sa mémoire lui jouait parfois des tours et il n’était plus que l’ombre de lui-même. Nikolaï n’aimait pas le voir comme ça, n’appréciait pas de voir la déchéance d’un homme qu’il avait élevé en un si haut regard. Il n’avait pourtant jamais été bien présent pour ses fils, en tout cas pour ses ainés et c’était sans doute car il ne connaissait pas vraiment l’homme qu’il l’idéalisait autant. Il blâmait cette femme, cette anglaise pour cette chute si puissante, il la blâmait depuis toujours pour avoir entrainé son père sur une pente qui n’était pas faite pour lui, il la blâmait de l’avoir éloigné de Grigor et lui-même et pire que tout, erreur des plus fatales à ses yeux, il la blâmait d’avoir fait naitre ce parasite, cet infâme placebo qu’était Viktor.

Il l’avait toujours détesté, il l’avait toujours vu comme un rival : pour l’affection de leur père, pour l’affection de Grigor. Il touchait et possédait des choses qui aurait du revenir de plein droit à son ainé. Nikolaï n’avait jamais apprécié la compétition et avait fini par la tolérer pour son cadet mais jamais pour le benjamin. Il n’était pas son frère, il ne le serait jamais, il salissait le nom des Karkaroff avec chaque respiration qu’il prenait. Il pouvait le tolérer un minimum quand il partait en escapade à la recherche d’objets, d’artefacts et qu’il n’était pas sous son nez toute la journée toutefois l’agonie du père forçait le parasite à rester dans le même domaine que Nikolaï et il le supportait de moins en moins. Ses mots de plus en plus glaçants, son attitude d’enfant pourri gâté de plus en plus exagéré. Il avait hâte qu’Arkady respire son dernier souffle pour être débarrassé du petit dernier et pour qu’il puisse garder un souvenir ému de leur géniteur.

Enfin, c’était un sentiment partagé, le « jeune » Nikolaï avait été heureux que son père vive si longtemps pour des raisons d’affection bien sûr mais aussi car cela lui permettait d’échapper à ses responsabilités d’ainé. Il n’avait aucune envie de mettre sa vie en pause, sans doute définitive, pour prendre la tête de la famille. S’il appréciait la position pleine de respect, déférence que cela lui prodiguerait, il acceptait très mal l’idée de se faire enchainer à des choses dont il n’avait que faire. S’il avait pu sans perdre la face tout laisser à Grigor il l’aurait sans doute fait mais il était d’une vanité sans limite et la compétition permanente entre les deux frères ne lui offrait pas cette possibilité. Grigor toujours, Viktor jamais. Nikolaï préférait se couper les deux mains et l’appareil génital plutôt que de laisser ne serait-ce qu’une miette de son héritage au vicieux parasite.

Nikolaï n’avait jamais été partageur, il avait été l’enfant unique, aimé sans limite et chouchouté par la plus parfaite des mères avant que son petit frère n’arrive et ne gâche tout. Il lui avait pardonné bien sûr, en grandissant et en comprenant que le bébé n’était pas réellement responsable. Il avait pourtant eu beaucoup de mal à entrer dans son rôle de grand frère, regardant avec des yeux plein de haine le petit nourrisson que son père avait voulu lui mettre dans les bras. Après bien sur, il avait fini par apprécié le petit bambin qui trottinait partout derrière lui, le petit bambin qui avait même fait ses premiers pas dans sa direction et c’est à cet instant que Nikolaï avait laissé tombé sa haine pour une affection sans limite mais durement acquise pour Grishka. Son frère avait été un charmant enfant, plein de joie, faisant confiance à tout le monde, toujours un sourire aux lèvres comme les choses avaient changé maintenant. Nikolaï cette réflexion à l’esprit, un verre à la main observe la version adulte et morose du bambin posé dans ce que l’ainé pense affectueusement être le fauteuil de Grishka, comme celui sur lequel il est lui-même posé est celui de Nikolaï. Chacun à sa place comme les choses devraient l’être. Étirant lentement ses jambes, l’ainé laisse échapper un souffle lasse avant de prendre la parole.

« Les medicomages ne savent toujours pas ce qu’il a ? » Il prend une gorgée du liquide ambrée avant de continuer. « Tu penses que… » sa pensée est interrompue par le bruit de pas se rapprochant, trop lourd pour être Ariane ou l’un des discrets serviteurs du manoir, il ne pouvait s’agir que d’une personne à ce stade. Une moue méprisante aux lèvres, il reprend : « Le parasite arrive pour nous honorer de sa présence. »

La porte s’ouvre, l’individu entre. L’anglais suintant de ses lèvres de damnés, exaspère l’ainé qui juge de plus en plus durement les gouts de celui-ci. Il était fier de ses origines mais il oubliait qu’il était avant tout bulgare et cela n’aidait pas Nikolaï à le porter dans son cœur. Il prit le parti de l’ignorer comme souvent, et de le faire à nouveau pour la question suivante. Il relève cependant les yeux de Grigor pour fixer méprisamment l’insolent, il n’appréciait pas d’être mis dans le même panier que lui avec ce « notre », il n’aime pas qu’on lui rappelle qu’il partage une partie de son sang avec lui. Il était le dernier lien entre eux et Nikolaï avait vraiment hâte de n'avoir plus de contact avec Viktor. Il s’agit de SON père, de celui de Grigor, de leur père. Mais jamais Viktor dans son esprit n’avait été inclus dans ce « leur ». Se tournant vers son seul et unique frère, il lui lance d’un ton cynique dans leur russe natal, langage quasiment secret entre les deux frères : « S’il se trompe ? C’est plutôt nous qui devrions nous inquiéter de ne pas avoir de nouvelles de père avec sa Cerbere de mère qui rode à ses côtés. » Nikolaï ne rendait presque jamais visite au mourant pour diverses raisons mais le fait de devoir respirer le même air qu’Ariane en était la principale. Il reprend en bulgare pour le bénéfice du plus jeune « Aux dernières nouvelles, mon père est toujours en vie. Il ne t’a pas demandé si c’est ce qui te préoccupe mais tu peux en être sûr en allant voir par toi-même, nous libérant par la même occasion de ta présence. »




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